Bilan des smartphones au MWC : des annonces à foison, mais peu de surprises

De moins de 100 euros à plus de 2 000 35
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Crédits : cokada/iStock
Smartphones MWC
Sébastien Gavois

Le MWC de Barcelone a fermé ses portes fin février ; l'heure du bilan a sonné. Comme prévu, les annonces ont été nombreuses du côté des smartphones 5G et/ou pliables, tandis que la photo occupe une place toujours plus importante.

Impossible de passer à côté : le MWC 2019 était placé sous le signe de la 5G (dans la continuité du CES de Las Vegas), aussi bien du côté des opérateurs, des équipementiers que des fabricants de smartphones. Ils étaient d'ailleurs nombreux à présenter des produits dont la commercialisation devrait débuter cette année.

C'était notamment l'occasion pour Stéphane Richard de revenir sur ce qu'il considère comme le retard de la France, un discours déjà tenu l'année dernière. La procédure d'attribution des fréquences, qui devrait débuter dans les prochaines semaines/mois, était au centre des débats.

Pour rappel, lors d'une interview en octobre dernier, Sébastien Soriano (président de l'Arcep) reconnaissait lui aussi que la France affichait un retard de six à douze mois par rapport à certains de nos voisins européens.

 « Il y a un petit décalage dans le temps, ça ne me paraît pas problématique » tempérait-il toutefois, qui préfère prendre son temps pour que « les fréquences soient distribuées de manière pertinente par rapport aux enjeux du marché ». C'était d'ailleurs tout l'enjeu de la dernière consultation du régulateur.

Qualcomm règne sur la 5G avec son modem X50...

La 5G est déjà une réalité dans certains pays – au moins sur le fixe – mais pas encore en France. Il faudra pour rappel attendre l'année prochaine pour que les premiers réseaux commerciaux ouvrent dans l'Hexagone.

Les professionnels devraient alors être une cible privilégiée. Inutile donc de vous ruer sur l'un ou l'autre des modèles 5G qui seront vite dépassés, et dont on doit encore découvrir l'autonomie. La 4G(+) a donc de beaux jours devant elle, d'autant que les opérateurs améliorent régulièrement leur réseau avec un débit de 1 Gb/s attendu pour cette année.

Si les designs des différents appareils annoncés sont loin d'être identiques, leur base était quasiment le même à chaque fois : SoC Snadragon 855 et modem Snapdragon X50 de chez Qualcomm. Le Mate X fait exception avec des puces maison : un SoC Kirin 980 et un modem Balong 5000, supportant la 5G SA (Standalone) et 5G NSA (Non Standalone).

... que l'on retrouve chez Samsung, Oppo, Xiaomi, LG et ZTE

Nous ne reviendrons pas en détail sur les nombreuses annonces de Samsung, déjà évoquées dans cette précédente analyse. Il était pour rappel question du Galaxy Fold pliable et de la nouvelle série Galaxy S10 qui comprend notamment une version 5G (Non Standalone).

Oppo aussi a présenté un prototype lors de sa conférence de presse. Assez peu de détails ont filtré : il exploite un SoC Snapdragon 855 de Qualcomm avec un modem X50, ne prenant en charge que la 5G NSA (Non Standalone), contrairement au Snapdragon X55 annoncé récemment.

En attendant que la 5G se démocratise, le constructeur « s'est engagé à exploiter pleinement les capacités de partenaires opérateurs comme Swisscom, Telstra et Optus », tandis que d'autres comme Singtel sont des « partenaires potentiels ».

Au MWC, la société proposait une démonstration autour de la 5G avec le jeu SoulCalibur 6 en streaming via Shadow, en partenariat avec Qualcomm et Ericsson.

Sur le stand du père des Snapdragon, nous pouvions également entr’apercevoir un smartphone 5G de OnePlus (voir cette vidéo de Digital Trends). Aucune annonce ou présentation officielle n'a été faite par OnePlus à Barcelone : il s'agissait juste de montrer un bout de smartphone pour montrer que la société travaille aussi sur la 5G... En même temps on ne s'en serait pas douté.

Oppo misait également sur un autre point pour se démarquer : « la première technologie zoom 10x sans perte au monde ». Cette solution, déjà annoncée mi-janvier, est « créée à partir des caractéristiques les plus avancées de l'industrie, notamment une structure de caméra à triple objectif composée d'une caméra principale, d'un objectif ultra grand-angle et d'un téléobjectif ». On espère qu'il aura plus de succès que le zoom 5x « sans perte » de 2017 qui n'était jamais arrivé dans un smartphone commercial.

Cette configuration à base de Snapdragon 855 et X50 se retrouve également dans le Mi Mix 3 de Xiaomi. Il s'agit d'un clone du Mi Mix 3 avec quelques ajustements sur la mémoire et le stockage, mais aussi avec une augmentation de la batterie qui passe de 3 200 à 3 800 mAh.

L'autonomie n'est par contre pas annoncée, alors que la consommation énergétique de la 5G est un point qu'il ne faudra pas prendre à la légère. On regrette d'ailleurs que les constructeurs ne soient pas plus transparents sur ce sujet. Annoncé à 600 euros en Espagne, il devrait être vendu aux alentours de 650 euros en France.

LG aussi répondait présent à l'appel de la 5G avec son V50 ThinQ. Il est équipé d'un écran OLED QHD+ de 6,4" (3 120 x 1 440 pixels) avec devinez quoi : un Snapdragon 855 et un modem X50. La batterie affiche 4 000 mAh, le smartphone mesure 8,3 mm d'épaisseur et pèse 183 grammes, mais pour le reste des caractéristiques techniques on repassera. Le constructeur annonce qu'il est partenaire d'une dizaine d'opérateurs majeurs à travers le monde – États-Unis, Corée du Sud, Australie et « de nombreux pays européens ») – mais ne donne aucune liste précise.

On prend les mêmes (Snapdragon 855 et X50) et on recommence avec l'Axon 10 Pro 5G de ZTE. Ce smartphone dispose d'un écran de 6,47" (2 340 x 1 080 pixels) avec encoche, d'un port USB Type-C, mais pas de connecteur jack. Il devrait arriver dans le courant de l'année en Chine, sans information sur sa disponibilité pour le reste du monde ni son prix. ZTE affirme travailler avec huit opérateurs, là encore sans plus de détails.

Orange aussi mettant en avant la 5G avec des démonstrations (comme l'année dernière), mais pas uniquement. Trois smartphones 5G étaient exposés sur son stand : le Galaxy S10 et le Mate X (nous allons y revenir), ainsi qu'un smartphone « maison ». Son tarif devrait tourner aux alentours des 600 euros.

Il dispose d'un écran de 6,47" et n'est pas sans rappeler l'Axon 10 Pro 5G de ZTE sur de nombreux points. L'opérateur n'a par contre pas précisé officiellement s'il s'agissait d'une collaboration avec ZTE. Pour rappel, Orange avait déjà noué un partenariat du genre pour son SoshPhone 3, un clone du Nova 80 produit par le fabricant chinois. 

Sony avait également un smartphone 5G au MWC, mais il ne s'agissait pour le moment que d'un prototype pensé pour exploiter les ondes millimétriques. Aucune annonce n'a par contre été faite, le fabricant voulait certainement montrer qu'il travaillait quand même sur le sujet.

Huawei fait bande à part : Mate X 5G pliable avec modem Balong 5000

Huawei a décidé de jouer sur deux tableaux à la fois avec son Mate X qui est à la fois 5G et pliable. Contrairement au Galaxy Fold, la dalle se replie vers l'extérieur, signifiant qu'une fois le smartphone plié, les deux moitiés de la dalle sont visibles de chaque côté ; attention aux rayures donc.

La dalle OLED de 8" affiche une définition de 2 480 x 2 200 px, alors que les deux écrans une fois pliés mesurent 6,4" (2 480 x 892 px) et 6,6" (2 480 x 1 148 px),  le reste des pixels étant sur la bordure. 

Il est équipé d'un modem 5G Balong 5000 maison qui prend en charge les 5G NSA et SA (Standalone), contrairement au X50 de Qualcomm qui se contente de la 5G NSA. Selon Huawei, il est capable de tenir un débit théorique de 4,6 Gb/s en téléchargement. 

Un lecteur d'empreintes digitales est placé dans le bouton permettant de l'allumer et il est animé par un SoC Kirin 980. Plié, il mesure 11 mm d'épaisseur seulement. Le Mate X intègre une batterie de 4 500 mAh, pouvant être rechargé à 85 % en 30 minutes grâce au chargeur SuperCharge de Huawei (55 watts). Celui-ci se veut plus compact que la moyenne.

Selon plusieurs de nos confrères sur place, le Mate X sera vendu à partir de 2 300 euros avec 8 Go de mémoire et 512 Go de stockage. Il devrait arriver au milieu de cette année. 

Huawei Mate X

Smartphones pliables et Dual Screen à l'honneur

Sans surprise, les smartphones pliables étaient une autre tendance attendue au MWC. En plus des terminaux Samsung et Huawei, nous attendions un nouveau Motorola Razr, en vain. Anthony Barounas, vice-président et directeur général de Motorola, confirme par contre travailler sur le sujet, comme le rapporte Trusted Reviews.

« Si vous faites le tour des magasins aujourd'hui, selon moi, les téléphones ont tous la même apparence. Il est difficile de voir s'il s'agit d'un Motorola ou d'une autre marque. Les téléphones pliables permettent de nous différencier et de montrer aux clients quelque chose de vraiment nouveau », expliquait le dirigeant. Il n'en dira pas plus, si ce n'est qu'il a dans les cartons des produits qui auront « un impact très important ». « Wait and see » comme disent les Américains. 

Pas de téléphone pliable non plus chez LG, mais une coque Dual Screen pour ajouter un second écran OLED de 6,2" (2 160 x 1 080 pixels) au V50 ThinQ dont l'écran principal mesure 6,4" (3 120 x 1 440 pixels). Les deux peuvent être utilisés indépendamment l'un de l'autre, ou bien de concert : lors d'une partie, l'un peut afficher les images du jeu et l'autre les commandes par exemple. LG ne précise par contre pas l'autonomie lorsque les deux écrans sont utilisés ni si l'on rajoute une connexion 5G, mais elle doit fondre comme neige au soleil.

LG V50 ThinQ Dual

Pour rappel, Xiaomi a mis en ligne une vidéo de présentation de son concept de smartphone pliable deux fois juste avant le MWC, mais aucun prototype n'était visible à Barcelone. Le fabricant avait aussi dévoilé son Mi 9 haut de gamme de 6,4" quelques jours avant l'ouverture du salon.

Pour le moment, les smartphones pliables partent un peu dans tous les sens. Le Galaxy Fold semble le plus prometteur à condition de pouvoir se limiter à un écran de 4,6" en mode smartphone. Les usages sont dans tous les cas assez limités même si les constructeurs multiplient les promesses. Ils devraient néanmoins se développer rapidement si ce genre de produit gagne les faveurs des utilisateurs. Comme pour la 5G, il semble pour le moment prématuré de sauter le pas... d'autant que les tarifs sont prohibitifs.

Gemalto présente sa carte SIM 5G

Gemalto profitait aussi de l'exposition médiatique de la 5G au MWC pour annoncer « la première carte SIM 5G de l'industrie ». Point de superlatif sur la vitesse cette fois-ci, mais une mise en avant de la sécurité et de la confidentialité : elle « apporte non seulement une amélioration en termes de confidentialité des données et une itinérance mondiale 5G transparente, imposées par les normes les plus élevées. C'est également la première carte SIM à ajouter une protection améliorée contre les tentatives d'intrusion afin d'anticiper les exigences futures ».  

La société continue son envolée lyrique : « Les bénéfices clés de cette nouvelle carte SIM 5G  incluent l'anonymisation totale des identités des abonnés, grâce au cryptage (sic) embarqué de l'identité qui permet d'éliminer la possibilité d'utiliser abusivement ce type d'informations dans le but de localiser et de suivre les particuliers, ou de recueillir des données personnelles, tout en garantissant que les opérateurs mobiles se conforment aux réglementations, comme le cadre général de protection des données ».

Le fabricant travaille évidemment de concert avec les opérateurs et les fabricants (dont Qualcomm). La carte SIM 5G sera disponible dans tous les formats actuels au cours du premier semestre de l'année : SIM amovible pour les téléphones et tablettes, SIM M2M (Machine to Machine) et eSIM. Il sera alors temps de vérifier si les promesses sont tenues. 

Pour rappel, des failles sur la 5G ont déjà été signalées par plusieurs équipes de chercheurs (ici et ), il faudra donc voir comment la sécurité mise en avant par Gemalto se conjuguera avec ces brèches.

Des LG G8(s) ThinQ avec détection « des veines de la paume de la main »

En plus de son smartphone V50 ThinQ, LG présentait un G8 ThinQ visant lui aussi le haut du panier : Snapdragon 855 (avec de la 4G uniquement), écran HDR10 OLED de 6,1" (3 120 x 1 440 pixels), 6 Go de mémoire, trois caméras à l'arrière de 16, 12 et 12 Mpixels (dont un téléobjectif et un grand-angle), USB 3.1 Type-C, Quad DAC, certification DTS:X 3D Surround pour la partie audio, certification IP68 (étanche), etc. 

Le fabricant le présente surtout comme « le premier smartphone au monde doté d'une authentification avancée des veines de la paume de la main ». Les détails techniques manquent pour l'instant, LG explique simplement qu'elle utilise un capteur ToF (Time of Flight) pour la distance et un autre infrarouge pour l'identification biométrique.

Elle serait « plus sécurisée que la technologie de reconnaissance des empreintes digitales »... mais les retours de nos confrères sur place n'étaient pas aussi enthousiastes. Sans pouvoir juger de sa sécurité pour l'instant, déverrouiller son smartphone avec sa main ne serait dans tous les cas pas si facile, il faut bien souvent s'y reprendre à plusieurs reprises.

Pour le fabricant, ce n'est pas le seul usage possible : des gestuelles peuvent servir à contrôler des fonctions (le volume par exemple). Là encore il semble y avoir un important fossé entre théorie et pratique.

LG annonce aussi un G8s ThinQ de 6,2" (2 248 x 1 080 pixels) reprenant une partie des fonctionnalités du G8 ThinQ : Snapdragon 855, 6 Go de mémoire, trois capteurs à l'arrière (12, 12 et 13 Mpixels) et détection des veines de la paume. Par contre le Quad DAC, le HDR10, l'étanchéité et le HDR10 ne sont plus présents. Les caractéristiques techniques des deux G8(s) ThinQ sont disponibles par ici.

Comme pour le V50, LG ne prévoit pour le moment pas de commercialiser son G8(s) en France.

LG G8sLG G8s
LG G8s ThinQ et G8

ZTE Blade V10 : 32 Mpixels pour vos selfies

ZTE aussi avait un autre smartphone dans ses cartons : le Blade V10. Sans surprise, c'est une mise à jour du V9 avec un écran Full HD (2 280 x 1 080 pixels) de 6,3" occupant 90,3 % de l'espace, avec une encoche en forme de goutte d'eau. Il embarque un SoC à huit cœurs  à 2,1 GHz dont la référence n'est pas précisée.

Le reste est assez classique avec l'accent mis sur les selfies : deux capteurs optiques de 16 et 5 Mpixels à l'arrière, 32 Mpixels en façade, batterie de 3 200 mAh, port USB Type-C, prise jack, lecteur de cartes microSD, capteur d'empreintes digitales au dos, etc. Android 9.0 sera aux commandes. 

Des versions avec 3 Go de mémoire et 32 Go de stockage, ou 4 et 64 Go seront proposées. Pas de tarifs ni de disponibilité pour l'instant, mais il ne devrait pas être bien loin du Blade V9, qui est actuellement vendu dès 200 euros.

Wiko lance ses View 3 et 3 Pro de 179 à 299 euros

Après les View 2 l'année dernière, voici donc la série View 3 de Wiko, toujours avec une encoche en forme de goutte d'eau. Le View 3 dispose d'un écran HD+ de 6,26", tandis que celui de la version Pro est de 6,3" avec une définition Full HD+. Si les deux intègrent trois capteurs optiques à l'arrière, les ressemblances s'arrêtent là.

Le View 3 est animé par un SoC MediaTek Helio P22 avec 3 Go de mémoire et 64 Go de stockage, tandis que le View 3 Pro a droit à un Helio P60 avec 4 ou 6 Go de mémoire et jusqu'à 128 Go de stockage. Les capteurs photo de la version Pro proposent plus de pixels (notamment en façade où il passe de 8 à 16 Mpixels) et du NFC.

Android 9.0 est présent dans les deux cas. Ils seront disponibles au mois de mai à partir de 179 euros pour le View 3 et de 249 euros pour le View 3 Pro avec 4/64 Go. Comptez 299 euros pour celle avec 6/128 Go. 

Wiko View 3

Trois smartphones et une tablette chez Alcatel, de 109 à 179 euros

Les smartphones de marque Alcatel (auparavant Alcatel OneTouch) sont proposés par TCL depuis des années maintenant. Comme à l'IFA de Berlin (lire notre compte rendu), le fabricant mise sur l'entrée de gamme pour essayer de se démarquer. 

Le premier exemple est le 1S avec un écran Full View de 5,5" et une définition HD+. 3 Go de mémoire et 32 Go de stockage sont présents, aux côtés d'un processeur à huit cœurs, sans plus de détails. Des caméras de 13 + 2 Mpixels sont de la partie à l'arrière (on vous épargne cette fois encore le laïus sur l'IA) ainsi qu'un capteur d'empreintes digital.

L'Alcatel 1S sera disponible dans le courant du second trimestre à partir de 109 euros avec Android 9.0. Un placement intéressant vu ses caractéristiques, mais il faudra attendre les premiers tests pour en avoir la certitude.

Montons en gamme avec la série 3 et l'Alcatel 3L de 5,9". La dalle à encoche occupant 88 % de l'espace, mais toujours avec une définition HD+ seulement. Le SoC à quatre cœurs provient de chez Qualcomm, mais pour la référence on repassera. Des capteurs de 13 + 5 Mpixels sont présents sur le dos. Il faudra par contre se contenter d'Android 8.1 Oreo au lancement, mais Android 9.0 arrivera au second trimestre affirme le fabricant. Prix du smartphone : à partir de 139 euros.

L'Alcatel 3 reprend l'écran de 5,9" de son petit frère, avec un SoC Qualcomm à huit cœurs cette fois-ci. 3 ou 4 Go de mémoire avec respectivement 32 ou 64 Go de stockage sont proposées. Un emplacement pour cartes microSD est également présent. Un lecteur d'empreintes est intégré (rien n'est précisé concernant le 3L), mais la version d'Android n’est pas spécifiée. L'Alcatel 3 sera disponible au second trimestre pour 159 euros avec 3/32 Go et 189 euros avec 4/64 Go.

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Alcatel 1S et Alcatel 3

Enfin, une tablette 3T 10 vient renforcer la gamme du constructeur, qui comprend notamment une 3T 8 sous Android Go annoncée à l'IFA. Sans surprise, cette nouvelle version dispose d'un écran de 10" avec une définition HD. Alcatel reste avare en détails, précisant simplement qu'Android 9.0 est installé.

Une station d'accueil Audio Station permet d'ajouter de la profondeur au son. Elle propose une entrée audio jack pour lecteur externe, un emplacement microSD et un port micro USB. Comptez 179 euros pour la tablette seule et 229 euros avec la station d'accueil. Les deux seront disponibles dans le courant de l'année.

Lenovo Tab V7 : une phablette de 6,95" dès 249 euros

Lenovo s'adresse à ceux qui veulent des terminaux toujours plus grands. Avec son Tab V7, le fabricant joue d'ailleurs sur deux tableaux : téléphone d'une main, tablette de l'autre. Pas d'écran pliable cette fois-ci, il faudra donc rentrer les 6,95" d'une traite dans sa poche. Le terminal mesure 17,79 x 8,65 x 0,79 cm pour 195 grammes.

L'écran affiche une définition de 2 160 x 1 080 pixels, et il est animé par un SoC Qualcomm Snapdragon 450 avec un maximum de 3 Go de mémoire. Deux haut-parleurs prennent place en façade, et l'audio est certifiée Dolby Audio. Une batterie de 5 180 mAh, des caméras de 13 et 5 Mpixels et un lecteur d'empreintes digitales complètent l'ensemble. 

Le smartphone/tablette sera disponible en avril, à partir de 249 euros. Pour rappel, Lenovo dispose également de la marque Motorola pour les smartphones et la société avait lancé quatre Moto G7 quelques jours avant l'ouverture du MWC de Barcelone.

Lenovo Tab V7

Nokia : des téléphones de 35 à 699 euros, le 1 Plus avec Android 9 Go

Nokia était particulièrement prolifique à Barcelone avec une ribambelle de nouveaux smartphones. Dans le haut de gamme, nous avons le Nokia 9 PureView avec pas moins de cinq capteurs optiques signés Zeiss à l'arrière (deux en couleurs, trois en niveaux de gris).

« Chaque photo prise est en HDR, les cinq appareils photo capturent simultanément l’image et la fusionnent en une seule de 12 Mpixels avec une plage dynamique et une profondeur de champ exceptionnelle », affirme le constructeur. Un capteur ToF et un flash complètent l'ensemble, ce qui explique la présence des sept emplacements à l'arrière du téléphone.

Pour le reste, il est question d'un écran pOLED QHD de 5,99", d'un SoC Snapdragon 845, d'un lecteur d'empreintes sous l'écran, de la charge Qi sans fil et d'Android One 9.0 One. Le smartphone est d'ores et déjà en précommande pour 699 euros. Il devrait être disponible d'ici quelques semaines.

Nokia MWC
Cinq capteurs photos, un ToF et un flash

Vient ensuite le Nokia 4.2 dans le milieu de gamme. Son écran de 5,71" (1 520 x 720 pixels) dispose d'une encoche. Un Snapdragon 439 avec 2 ou 3 Go de mémoire et jusqu'à 32 Go de stockage prennent place à l'intérieur. Nous retrouvons aussi des caméras de 13 + 2 Mpxiels à l'arrière et 8 Mpixels en façade. Android 9.0 est là encore une fois. Le Nokia 4.2 avec 2/16 Go sera disponible en avril pour 169 dollars, contre 199 dollars avec 3/32 Go. 

On descend encore d'un cran avec le Nokia 3.2 de 6,26" (1 520 x 720 pixels) avec un Snapdragon 429 et deux capteurs de 13 et 5 Mpixels. Il faudra attendre le mois de mai pour qu'il soit disponible, dès 139 dollars avec 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage, contre 169 dollars avec 3/32 Go.

Le Nokia 1 Plus est un smartphone à moins de 100 dollars qui débarquera d'ici deux semaines. Les caractéristiques techniques sont à la hauteur de son placement tarifaire : écran de 5,45" avec une définition faiblarde de 480 x 960 pixels, SoC Mediatek, 1 Go de mémoire, 16 Go de stockage, etc. Il vient donc jouer sur les plates-bandes de l'Alcatel 1S, mais avec Android 9.0 en version « Go » cette fois.

Terminons avec un feature phone : le Nokia 210 de 2,4" (240 x 320 pixels). Même si Opera Mini est préinstallé il ne faudra pas en attendre beaucoup plus qu'un téléphone 2G permettant d'envoyer des messages et de prendre des photos. Son tarif : 35 dollars.

Nokia MWC Nokia MWC Nokia MWC
Nokia 4.2, 3.2 et 1 Plus

Pour son Xperia 1, Sony a été puiser des technologies chez Alpla, CineAlta, etc.

Chez Sony, le Xperia 1 prend place dans le haut du panier. Comme son nom ne l'indique absolument pas, il succède à la série XZ (Premium) et mise sur la vidéo et la photo, en puisant (enfin) dans des technologies disponibles en interne.

Il s'agit, selon le fabricant, du « premier smartphone OLED 4K au monde doté d'un écran CinemaWide 21:9 de 6,5" et de technologies de remasterisation HDR », avec des couleurs sur 10 bits. Fait rare sur ce genre de téléphone : il n'y a pas la moindre encoche ou trou dans l'écran. C'est également le « premier smartphone au monde avec la technologie Eye AF » que l'on retrouve normalement sur les APN et qui permet un suivi en continu des yeux du sujet pour un meilleur résultat de la mise au point.

Xperia 1 Sony Xperia 1 Sony

Bref, Sony profite de ses connaissances dans le domaine de la télévision et des appareils photo pour renforcer certaines caractéristiques techniques de son smartphone... et il était temps. On se demande pourquoi il a fallu attendre 2019 pour y arriver. Adam Marsh donne des éléments de réponses à Trusted Review.

Un des premiers éléments a été une restructuration interne faisant de Kimio Maki – le gourou des appareils photo Alpha de Sony – le responsable du développement des produits mobiles. Il aurait alors arrêté le développement du Xperia ZX4 pour une approche différente afin de tirer parti des multiples facettes de la société : « Nous travaillons avec Alpha sur ce point, prenons cet élément ; nous travaillons également avec notre marque CineAlta sur celui-ci », etc.

Pourquoi ne pas l'avoir fait avant, demandent nos confrères : « Même si nous sommes une seule et même entreprise, il existe parfois des obstacles faisant que la marque Alpha ne veut pas donner à la branche mobile certaines technologies car, tout d'un coup, vous avez la même chose sur un smartphone que ce que l'on retrouve sur un appareil photo à 3 000 euros », explique le responsable. Les mentalités seraient donc en train de changer... de quoi redonner un intérêt aux smartphones Sony ? 

Pour en revenir aux caractéristiques techniques, la dalle de 6,5" est certifiée HDR, BT.2020, affiche 100 % de l'espace colorimétrique DCI-P3 et propose une définition de 3 840 x 1 664 pixels. Ce format 21:9 est adapté aux films et séries afin de ne pas avoir de bandes noires ou de louper certains morceaux de la scène. Un Snapdragon 855 est aux commandes, avec Android 9.0 bien évidemment.

Trois capteurs de 12 Mpixels sont présents à l'arrière, dont un grand-angle permettant de profiter d'un zoom optique x2. La caméra en façade est pour sa part de 8 Mpixels. Bluetooth 5, USB 3.1 Type-C, Wi-Fi 5 (802.11ac 4x4 MIMO) sont également présents. Les caractéristiques techniques détaillées se trouvent par là. Le Xperia 1 sera disponible au printemps pour 1 000 euros environ.

Xperia 10 (Plus) : écran 21:9 dès 350 euros

Plus accessibles, mais toujours avec un écran 21:9, voici les Xperia 10 et 10 Plus de respectivement 6" et 6,5" (Full HD+). Si leur design est identique (hormis la diagonale), leurs caractéristiques techniques différentes sur plusieurs points.

Le Xperia 10 exploite un Snapdragon 630 avec 3 Go de mémoire, contre Snapdragon 636 et 4 Go pour la version Plus. Les deux ont deux capteurs optiques à l'arrière : 13 + 5 Mpixels pour le Xperia 10 et 12 + 8 Mpixels avec zoom optique x2 pour le Xperia 10 Plus.

Les deux terminaux ont Android 9.0 Pie, un connecteur USB 2.0 Type-C, du Bluetooth 5, un lecteur d'empreintes digitales, du Wi-Fi 5, etc. La partie audio est encore une fois soignée avec du High-Resolution Audio y compris sans fil avec LDAC et un Digital Sound Enhancement Engine (DSEE HX). Le Xperia 10 est d'ores et déjà disponible à partir de 350 euros, contre 430 euros pour le Xperia 10 Plus. 

Enfin, Sony présentait aussi son Xperia L3, remplaçant du L2. Son écran HD+ (seulement) au format 18:9 mesure 5,7", sans encoche ou trou. Un SoC Mediatek Helio P22 avec 3 Go de mémoire et 32 Go de stockage prennent place, mais il faudra se contenter d'Android Oreo 8.x comme chef d'orchestre. Il est proposé à 200 euros chez les revendeurs.

Xperia 10 Plus Sony Xperia 10 Plus Sony

Montre-smartphone de Nubia, Galaxy A30 et A50 de Samsung

Le MWC c'est aussi l'occasion de (re)découvrir des produits insolites comme la montre-smartphone Alpha de Nubia. Elle dispose d'un écran incurvé tout en hauteur et d'une eSIM. Elle avait déjà été présentée à l'IFA de Berlin, mais le MWC était l'occasion de pouvoir l'essayer. The Verge propose une prise en main en vidéo de ses fonctionnalités.

Si la conférence et les communiqués de Samsung sont exclusivement tournés vers les Galaxy Fold et S10, le fabricant exposait deux autres smartphones de milieu de gamme sur son stand : les Galaxy A30 et A50

La dalle SuperAMOLED des deux est de 6,4" en Full HD+, avec une encoche goutte d'eau. Le Galaxy A50 profite d'un capteur d'empreintes sous l'écran, alors qu'il sur le dos du A30. Ce dernier intègre un SoC Exynos 7904 avec 3/4 Go de mémoire, contre respectivement 9610 et 4/6 Go pour son grand frère.

Enfin, trois capteurs photo sont présents à l'arrière, avec un dos en plastique dans les deux cas. Samsung prévoit de commercialiser le Galaxy A50 en France d'ici le mois d'avril. Nous devrions en apprendre davantage à ce moment-là.

Alpha de NubiaAlpha de Nubia

Un MWC 2019 bien chargé, mais finalement sans surprises

Le MWC 2019 n'a donc pas déjoué les pronostics : 5G et smartphones pliables étaient bien au rendez-vous. Les premiers sont encore inutiles à l'heure actuelle et les seconds semblent encore chercher les usages qu'il sera possible d'en tirer.

La machine est néanmoins en route puisque des tarifs et des disponibilités sont annoncés, pour cette année. De son côté, Google prépare depuis déjà plusieurs mois la prise en charge des écrans pliables dans Android. Pour le reste, la photo occupe une place toujours plus importante.

Cette tendance se traduit par deux phénomènes : un nombre accru de capteurs optiques à l'avant et l'arrière, ainsi que des promesses à tout-va sur la qualité du rendu et des améliorations avec l'aide d'algorithmes et d'intelligence artificielle.

Les écrans avec encoche, goutte d'eau ou un trou se répandent également comme une trainée de poudre chez l'ensemble des fabricants, qui peuvent ainsi se livrer une guerre de celui dont la dalle occupe le plus gros ratio de l'écran. Sony se démarque par contre avec son Xperia 1 et sa dalle « classique » rectangulaire.

 Le fabricant pourrait d'ailleurs se réveiller sur le monde des smartphones puisque ses branches mobiles, TV et photos communiquent désormais mieux entre elles. Affaire à suivre.

Samsung Galaxy Fold


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