du 08 novembre 2018
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Samsung présente son prototype de smartphone pliable, Android se prépare

Comme prévu, le fabricant l'a annoncé durant sa conférence SDC à San Francisco. Un prototype fonctionnel de sa dalle Infinity Flex Display était présenté sur scène (avec des lumières tamisées pour éviter que les personnes dans la salle ne voient autre chose que l'écran). Pour rappel, le fabricant s'est fait couper l'herbe sous le pied par Royole avec son FlexPai à 1 388 euros.

Ce dernier affiche une diagonale de 7,8" (1 920 x 1 440 pixels) lorsqu'il est déplié, contre 7,3" (2 151 x 1 536 pixels) pour le smartphone Samsung. Une fois plié, l'utilisateur profite d'un second écran de 4,6 pouces (840 x 1 960 pixels).

Le fabricant annonce que trois applications peuvent fonctionner en même temps (deux sur l'écran pliable, une sur l'autre écran). Et c'est tout : aucune autre information n'a été données sur ce smartphone.

En même temps, Google publiait un tweet pour annoncer la prise en charge des terminaux pliables, « un nouveau format qui arrivera l'année prochaine chez les partenaires d'Android » affirme l'éditeur.

Pour ne froisser personne, la vidéo présente deux types de smartphones pliables. Le premier est dans le style de Samsung avec l'écran qui se replie sur lui-même, un second écran prend alors la relève. Le second reprend le fonctionnement du FlexPai de Royole : l'écran principal est « divisé » en deux et une partie reste visible par l'utilisateur.

Selon Justin Denison, un des responsables du groupe, le fabricant serait prêt pour la production de masse de sa dalle dans les mois qui viennent, là encore sans aucune précision supplémentaire. Aucun délai n'est donné concernant la disponibilité du premier smartphone pliable Samsung.

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Dans un billet de blog, DeepMind (une société appartenant à Alphabet) annonce que l'application médicale Streams rejoint le vaisseau mère Google, avec l'idée de la développer au niveau mondial. Pour ce faire, « l'équipe travaillera au sein de Google ». Pour rappel, DeepMind et Google étaient jusqu'à présent deux entités distinctes au sein du groupe Alphabet.

Au Royaume-Uni, ce rapprochement est perçu comme la trahison d'une promesse faite il y a deux ans par Mustafa Suleyman (cofondateur de DeepMind) quand la société travaillait avec le National Health Service, comme l'explique The Guardian.

« DeepMind fonctionne de manière autonome vis-à-vis de Google. Dès le départ, nous avons clairement indiqué que les données des patients ne seraient jamais liées ni associées à des comptes, produits ou services Google », affirmait-il en 2016 sur Medium.

Selon un porte-parole de Google repris par nos confrères, il n'y aurait pas de changement : « toutes les données des patients restent sous le strict contrôle de nos partenaires, à qui incombent les décisions relatives à leur utilisation. Ces données restent soumises à des contrôles d’audit et d’accès stricts. Leur traitement dépend de nos contrats et de la législation sur la protection des données. Le passage à Google n'y change rien ».

Julia Powles, spécialiste en protection de la vie privée, n'est pas du tout du même avis, jugeant ce rapprochement « totalement inacceptable » : « DeepMind a déclaré qu'il ne connecterait jamais Streams à Google. L'ensemble de l'application Streams est désormais un produit Google ! Il s'agit d'un abus de confiance ».

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Le régulateur américain commence par proposer deux blocs de 425 MHz dans les 28 GHz, qui seront suivis par sept blocs de 100 MHz dans la bande des 24 GHz. Soit un total de 1,55 GHz de spectre.

Ajit Pai précise qu'il Il faudra ensuite attendre 2019 pour les 37, 39 et 47 GHz. L'ensemble de ces bandes millimétriques sont importantes car elles permettent de disposer d'une grande largeur de spectre et ainsi augmenter la bande passante des réseaux.

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Initialement promis pour cette année, le jeu mobile en réalité augmentée basé sur l'univers d'Harry Potter connaît un peu de retard.

Le studio Niantic, à qui l'on doit déjà le célébrissime Pokémon Go, a décidé de repousser la sortie du jeu à l'an prochain, sans donner la moindre explication à ce report. Comme pour s'en excuser, la société a diffusé une nouvelle bande-annonce... qui ne montre absolument rien du jeu. Teasing, quand tu nous tiens…

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Hier, Iliad publiait ses résultats du troisième trimestre 2018. C'était aussi le jour où se terminaient les différentes offres promotionnelles de l'opérateur sur le marché français.

Sans surprise, celles-ci ont été prolongées, tant sur le fixe que sur le mobile. Mais Free a décidé d'être taquin et d'indiquer qu'elles prendront fin le 20 novembre, soit dans un peu moins d'une semaine.

Certains ont évoqué le lancement de la nouvelle Freebox à cette date, une information non confirmée par le directeur général de Free lorsqu'il a été interrogé sur le sujet. Un lecteur nous a indiqué que cette information lui aurait été confirmée par le service client.

Un lancement si proche peut paraître étonnant, tant le FAI nous a habitué à des périodes de teasing et autres jeux du chat et de la souris en amont de ses conférence de presse. Mais les retards à répétition de sa nouvelle box peuvent avoir changé la donne.

Une chose est sûre (ou presque), ce sera avant Noël. Mais si le Free doit lancer sa nouvelle box mardi, il fera parvenir les invitations à la presse dans la journée ou d'ici demain. Nous devrions donc rapidement être fixés.

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Le New York Times publie une enquête sur les campagnes d’influence du réseau social pendant deux ans de scandales sur la manipulation politique et la vie privée, qui avaient culminé avec l’audition de Mark Zuckerberg au Congrès en avril.

En 2015, une publication de Donald Trump appelant à l’interdiction de l’immigration musulmane aurait déclenché une vague de protestations internes et externes à Facebook. Les critiques demandaient la suppression du message, ce à quoi la société s’est refusée, aucune règle n’étant officiellement violée.

Peu après l’élection de Donald Trump, en novembre 2016, Facebook a nié l’ingérence d’acteurs russes dans l’élection présidentielle de 2016, jugeant l’idée absurde.

Selon le NYT, il aurait pourtant repéré des signes d’ingérence dès le printemps 2016, et des emails de comptes piratés avec des journalistes quelques mois plus tard. Facebook aurait accumulé des preuves un an avant de l’annoncer au public et aux investisseurs.

Surtout, la société aurait lancé une campagne de lobbying, dirigée par sa numéro 2 Sheryl Sandberg, « pour combattre les critiques et diriger la colère contre les autres sociétés technologiques ».

Le réseau social aurait notamment embauché l’ex-directeur de cabinet du sénateur Mark Warner pour influencer ce dernier. Sheryl Sandberg aurait directement appelé la sénatrice Amy Klobuchar pour se plaindre de ses attaques.

Facebook a engagé le cabinet Definers Public Affairs pour attaquer personnellement les critiques. Entre autres méthodes, la société établissait des liens entre des critiques et le financier George Soros, bête noire des conservateurs américains, décrit par une étude financée par Definers comme une éminence grise derrière les attaques contre Facebook. Au NYT, les fondations Open Society de Soros déclarent ne jamais avoir financé de campagne contre le réseau social.

Le site conservateur NTK Network (lié à Definers) aurait par ailleurs défendu Facebook, en déviant les critiques contre la concurrence, dont Google.

Selon le NYT, Facebook aurait tout juste coupé les ponts avec l’entreprise, après son premier article. Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg n’auraient pas été au courant des agissements du cabinet, assure une source interne.

Le sénateur démocrate Chuck Schumer soutiendrait toujours le groupe, dont les employés auraient plus largement financé la campagne que tout autre parlementaire américain en 2016. Il aurait demandé à Mark Warner de cesser ses attaques et de travailler avec l’entreprise, plutôt que de la blâmer.

Selon le quotidien, la société pensait aussi pouvoir contenir l’outrage résultant du scandale Cambridge Analytica, sur le profilage politique de dizaines de millions de membres, en mars dernier.  Elle a remplacé son chef du lobbying outre-Atlantique et envisagé une campagne interne pour rassurer les employés.

Après les nombreuses scandales des deux dernières années, Apple a mis Facebook dans son collimateur. Le groupe de Cupertino, qui a fait de la vie privée un de ses grands axes marketing, tire à boulets rouges comme le réseau social… qui aurait ordonné à ses cadres de ne plus utiliser que des téléphones Android en réponse.