État d'Internet : l'Arcep veut chambouler les mesures de débits, vers un IPv6 à deux vitesses

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FAI
Guénaël Pépin

Le régulateur a publié son épais rapport sur l'état de l'Internet français. L'autorité projette une harmonisation de la mesure de qualité de service Internet, en impliquant services et FAI. En parallèle, elle s'inquiète de la généralisation du « zero rating » sur mobile et pointe le retard de SFR sur IPv6.

Hier, l'autorité des télécoms a publié la seconde édition de son rapport sur l'état d'Internet en France. Au cœur de l'étude : les mesures de qualité de service, qui ne satisfont pas l'Arcep, alors que la question devient de plus en plus sensible. La fracture numérique est un thème porteur depuis quelques années. En introduction du rapport, le président du régulateur, Sébastien Soriano, en rappelle donc les dangers, dans l'accès aux réseaux et dans les compétences.

L'an dernier, la  première édition était focalisée sur la neutralité du Net (voir notre analyse), avec l'entrée en application de l'Internet ouvert européen. Elle était surtout l'occasion d'obtenir nombre de données inédites, par exemple sur l'interconnexion. Pour la première fois, le régulateur livrait des statistiques précises sur les fournisseurs d'accès Internet (FAI) français et la manière dont le trafic leur parvient. La domination d'acteurs comme Google, Netflix et Facebook était palpable.

L'Arcep continue donc son œuvre, en répétant sa volonté d'étendre la neutralité des réseaux à celle des terminaux, dans l'espoir de devenir le régulateur d'Internet, et non plus seulement des télécoms.

Qualité de service, ton univers impitoyable

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