du 11 mai 2018
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Outre-Atlantique, la neutralité du Net sera guillotinée le 11 juin

L'autorité américaine des télécoms, la FCC, annonce que le couperet tombera dans un mois. Le décret « restaurant la liberté sur Internet » s'appliquera à cette date.

Depuis l'élection de Donald Trump, les jours de la non-discrimination des contenus sur Internet étaient comptés. Malgré une forte opposition d'associations, de start-ups et de millions d'internautes, l'autorité passée sous pavillon républicain a signé l'arrêt de mort de la neutralité à la mi-décembre, trois ans après sa mise en place.

Pour le président de la FCC, Ajit Pai, il s'agissait ni plus ni moins que d'une entrave à l'innovation des opérateurs, que la concurrence saurait régler. Quand bien même nombre d'Américains n'ont pas le choix de leur fournisseur d'accès.

En réponse à l'annonce, les organisations et entreprises groupées sous le pavillon Battle for the Net ont lancé l'opération Red Alert. Les internautes peuvent réclamer le rétablissement de la neutralité au Congrès, où deux propositions de loi ont été déposées en ce sens. Certaines collectivités, dont des États, tentent de restaurer cette non-discrimination localement, malgré l'opposition de la FCC et des opérateurs.

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Comme on pouvait s'y attendre, la course à la 5G commence tôt chez les opérateurs. Après la bataille sur les expérimentations – à coups de « je suis le premier à… » – SFR ouvre les hostilités avec le grand public.

Mais comment faire alors que les fréquences de 3,5 GHz ne sont pas encore attribuées et que les conditions de la procédure ne sont même pas connues ? L'équipe marketing a trouvé la solution : vendre des smartphones 5G qui resteront sur le réseau 4G pendant encore des mois.

Trois terminaux sont ainsi proposés : les Xiaomi Mi Mix3 5G (non disponible sans forfait), Huawei Mate20 X 5G (1 049 euros) et Galaxy Note 10+ 5G (1 309 euros). Sur cette page, l'opérateur précise évidemment que « l'achat d'un téléphone compatible 5G n'implique pas l'utilisation du réseau 5G », qui n'existe pas en France pour l'instant.

« Grâce à la 5G SFR les clients bénéficieront, dès les premiers déploiements et lors de la commercialisation des offres attendues en 2020, d’un débit identique à celui de la fibre et d’un temps de latence quasi nul », affirme la marque au carré rouge.

Comme c'était déjà le cas lors de l'arrivée de la 4G, les annonces autour de la 5G laissent souvent de côté toutes les améliorations apportées sur la 4G. Par exemple, il est déjà possible d'attendre 1 Gb/s sur le réseau commercial 4G de SFR.

Concernant la latence, la 5G Ultra Low Latency High Reliability permet effectivement d'être dans l'ordre de grandeur de la milliseconde, mais cette technologie concernera bien plus « la santé connectée, la robotique industrielle ou encore l’automobile » que les smartphones des particuliers, explique Orange.

Bref, inutile de vous jeter sur un smartphone supportant la 5G puisqu'aucun opérateur ne propose de réseau en France. Le déploiement ne débutera que l'année prochaine et les opérateurs n'ont pas encore précisé par quels usages et zones ils comptaient commencer.. ni les forfaits qui seront proposés.

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La prochaine mouture de la distribution Linux récupèrera son nom d’après un grand félin de Madasgacar, de la taille d'un petit cougar.

En-dehors de son petit sobriquet, Ubuntu 20.04 sera majeure, puisqu’il s’agira d’une nouvelle version LTS, avec son support de cinq ans.

Les déçus par le manque de nouveautés dans Ubuntu 19.10 ne devront pas en attendre beaucoup plus de Focal Fossa. Les moutures LTS mettent à jour les composants, mais introduisent rarement des apports majeurs.

On peut donc tabler sur un nouveau noyau, la traditionnelle meilleure prise en charge du matériel, GNOME 3.36, des applications à jour, ou encore la suite des travaux sur ZFS.

Ubuntu 20.04 sera disponible le 23 avril. La bêta publique devrait être proposée le 2 avril.

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Les deux partenaires expliquent que, « à côté des options VTC, trottinettes et vélos, les utilisateurs d’Uber vont prochainement aussi pouvoir se déplacer en scooter électrique en Ile-de-France », une première pour le VTC. 

« Les utilisateurs pourront directement y géolocaliser l’un des 4 000 Cityscoot, le réserver et effectuer un trajet. Le paiement est également effectué automatiquement au sein de l’application Uber. L’option sera disponible au prix de 29 centimes par minute (comme sur l’application Cityscoot), à Paris et dans une douzaine de villes d’Ile-de-France ».

Uber veut ainsi que son application propose à terme « l’ensemble des moyens de transport permettant de se rendre d’un point A à un point B » et vient ainsi jouer sur les platebandes d'Île-de-France Mobilités, une autre application dont l'ambition est de « payer et accéder à tous les modes de transports », mais uniquement pour la région parisienne.

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C'est un autre produit qui disparaît après la conférence du géant du Net sur ses nouveautés matérielles, comme l'a repéré 9To5Google

La caméra lancée début 2018 n'était visiblement pas la hauteur de ses ambitions, c'est du moins ce qu'il ressortait des différents tests. Peu de mises à jour ont été déployées et sa disparition ne devrait donc pas surprendre grand monde.

Interrogé par plusieurs de nos confrères, Google a pour le moment refusé de répondre aux questions. 

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Lors du Conseil des ministres franco-allemand, à Toulouse, les deux pays « réaffirment leur détermination à mettre en œuvre la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur et à assurer le plein respect de ces règles ».

« Nous avons récemment renforcé le droit d’auteur au niveau européen en l’adaptant à l’univers numérique. Des acteurs comme Google souhaitent aujourd’hui s’affranchir de ces règles » a soutenu le chef de l’État, à cette occasion. 

Google s’est faufilé dans une brèche béante de la directive sur le droit d’auteur

Si, dans l’idéal espéré par ses partisans, la société aurait dû négocier et surtout payer pour la reprise des extraits d’articles de presse sur sa page actualités, elle va tout simplement désactiver ces « snippets » dès le 24 octobre. Mieux, elle laissera à chaque éditeur et agence le soin de les réactiver, mais cette fois gratuitement.

Une stratégie condamnée par Pierre Louette, numéro un des Échos, et un grand nombre d’éditeurs qui comptaient sur la manne, à l’exception notable de Rainer Esser, PDG de Die Zeilt. 

« Nous demandons aux autorités nationales et européennes de la concurrence d’examiner et d’engager au plus vite toutes les procédures possibles » a indiqué le chef de l’État. « J’ai proposé à Mme la chancelière que nous développions au niveau européen de nouvelles règles pour réguler les grandes plateformes avec des mécanismes de sanction plus rapides ». 

En France, l’Autorité de la concurrence a déjà ouverte une enquête exploratoire, comme l’a révélé Contexte.com.

Selon LeFigaro.fr, l’Alliance de la presse d’information générale suggère deux autres pistes : saisir la même autorité, cette fois au fond, faire déposer un amendement à la loi audiovisuel pour instaurer une commission de règlement des différends. 

Un dernier choix qui aurait l’avantage de réduire la publicité de ce bras de fer.