du 07 mai 2018
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Des opérateurs réclament une action de l'Arcep sur IPv6

L'Association des opérateurs télécom alternatifs (AOTA) interpelle une nouvelle fois le régulateur, cette fois sur la pénurie d'adresses IPv4. Pour ces petits acteurs, la situation profiterait aux grands opérateurs.

Leurs concurrents régionaux auraient de plus en plus de mal à fournir des lots d'adresses IPv4 dédiées à chaque client, n'ayant pas les réserves d'adresses des plus grands acteurs. L'AOTA estime également que ces derniers peuvent s'alimenter sur le marché gris, où des sociétés commercialisent leurs réserves inutilisées.

Cela mènerait à des limites concrètes pour des sociétés ayant d'importants besoins en adresses (par exemple pour l'Internet des objets), alors que la qualité de service en IPv6 ne serait pas toujours aussi bonne que sur l'ancien protocole.

L'association réclame à l'Arcep un observatoire régulier du marché, et la création d'un comité d'experts IPv6 avec les opérateurs. Surtout, elle demande un contrôle strict de la compatibilité avec IPv6 de l'ensemble des acteurs des réseaux, des terminaux aux services, en passant par les équipements télécoms.

Depuis le début d'année, les terminaux vendus dans l'Hexagone doivent être compatibles avec le « nouveau » protocole. Comme le reconnaissait l'Arcep, ce n'est pourtant pas le maillon limitant aujourd'hui, alors que Free et Orange affichent à peine un tiers d'utilisation d'IPv6 sur leurs réseaux.

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La directive « sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique » a été publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE). Le texte va engendrer de nombreuses réformes législatives dans les États membres, avec déjà l’instauration d’un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse, outre une industrialisation du filtrage sur les plateformes d’hébergement commercial d’une certaine importance.

La France a déjà les pieds dans les starting-blocks avec la proposition de loi Assouline, déjà votée au Sénat en janvier dernier. Elle attend son passage en séance à l’Assemblée nationale pour prévoir une compensation payée par les sites et services en ligne au profit de la presse. La grande loi sur l’audiovisuel promise par Franck Riester sera, elle, examinée en 2020. Outre une réforme de la Hadopi, elle devrait aussi transposer l’article 17 (ex article 13) de la directive. Selon le ministère de la Culture, cet article aboutira à des « avancées majeures », à savoir que « les plateformes de diffusion en ligne devront filtrer les publications mises en ligne pour s’assurer qu’elles ne contiennent pas des œuvres protégées ».  

La publication au JOUE de la directive a un effet mécanique : le texte entrera en vigueur le vingtième jour suivant cette diffusion, conformément à l’article 31. Dans tous les cas, les États membres devront mettre à jour leur droit national au plus tard le 7 juin 2021.

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Cet accord, signé une première fois en 2011 puis prolongé en 2016, prévoit que les séries du groupe arrivent automatiquement sur la plateforme de streaming après leur diffusion à la télévision. C'est par exemple le cas de Riverdale, Supernatural, The Flash et Arrow.

Comme l'affirme The Verge, l'accord expire ce printemps et CW ne prévoit pas de le renouveler. Les nouvelles séries comme Batwoman, Nancy Drew et Katy Keen n'arriveront donc pas automatiquement sur Netflix. Néanmoins, des accords individuels peuvent toujours être mis en place.

Rien ne change pour le moment pour les anciennes séries : les nouvelles saisons continueront d'arriver sur la plateforme de streaming, c'est du moins ce qu'affirment nos confrères.

Dans tous les cas, ce changement de stratégie ne concerne pas que Warner Bros et CBS. Disney aussi a rapatrié ses contenus afin de les proposer sur sa propre plateforme : Disney+, qui sera lancée le 12 novembre.

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Après un très court teaser, Microsoft annonce cette version en réalité augmentée du célèbre jeu qui fête ses 10 ans. La mécanique du jeu est sans surprise : « explorez votre quartier pour trouver des blocs et des créatures pour vos builds. Ensuite, n'importe quelle surface plane est une opportunité de construire ».

La FAQ officielle permet d'apprendre quelques détails intéressants. Il faudra par exemple disposer d'un smartphone avec Android 7 ou iOS 10 minimum. Les bêtas fermées seront lancées cet été sur les deux plateformes mobiles, et de plus amples informations seront données au MINECON.

Un site dédié pour être informé des nouveautés, voire de participer à la bêta est disponible par ici.

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« Effectivement, il va y avoir un recours », nous confirme le Conseil de l’Ordre des médecins ce jour. Celui-ci va attaquer devant le Conseil d’État le décret autorisant la mise en relation des fichiers de suivi des personnes en soins psychiatriques sans consentement (HOPSYWEB) et de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Ce recours sera effectué à titre conservatoire d’abord, afin de préparer la suite du contentieux avec des arguments axés sur la protection des droits et libertés.

Ce croisement de fichiers avait tout autant subi les critiques de la CNIL qui rappelait combien est sensible la question du secret médical, pas seulement sur l’autel du règlement général sur la protection des données personnelles.

L’extension d’Hopsyweb à la lutte contre la radicalisation à caractère terroriste et la transmission des données médicales au Ministère de l’Intérieur avait eu également les honneurs du Syndicat des avocats de France : elle « implique que chaque personne hospitalisée sans son consentement, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme, se retrouve suspecte et potentiellement soumise à un principe de précaution à long terme au risque d’être suivi médicalement sans limite liée à la nécessité des soins ».

Plusieurs syndicats et associations du secteur médical ont aussi démultipliés les reproches. Cette interconnexion « constitue une étape supplémentaire inacceptable et scandaleuse au fichage des personnes les plus vulnérables touchées par la maladie mentale dans notre pays, dans un amalgame indigne entre le champ sanitaire et celui de prévention de la radicalisation ». Ils signalaient le précédent « SI-VIC » (système d’information pour le suivi des victimes) soit le fichage des gilets jaunes, admis aux urgences lors des mouvements sociaux.

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Les policiers de l’Essonne ont procédé la semaine dernière à plusieurs contrôles routiers par l’intermédiaire d’un drone. Le principe de cette expérimentation (qui n’est pas la première du genre) : un agent surveille les images retransmises en direct par l’appareil, et peut ainsi ordonner à des collègues d’intercepter un véhicule en infraction.

Plusieurs confrères, dont Le Parisien et France Info, ont pu assister à cette opération menée sur une bretelle de l'autoroute A126, considérée comme particulièrement accidentogène. Les forces de l’ordre se sont toutefois focalisées sur un type d’infraction : le franchissement de ligne continue (infraction passible d’un retrait de trois points du permis de conduire et de 135 euros d’amende). Plus d’une soixantaine de motards ont été verbalisés en deux heures.

« C'est un amplificateur pour les yeux de l'agent verbalisateur. On peut voir à plusieurs centaines de mètres, voire un kilomètre ou deux. En plus, à titre pédagogique, on peut faire voir au contrevenant les images pour faire taire toute contestation », a expliqué Jean-Marc Ruiz, commandant de la CRS autoroutière, à Europe 1.