Très haut débit : les défis du moment, les doutes de l'après-2022

Courage, fibrons 31
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Crédits : kynny/iStock
FAI
Guénaël Pépin

Le 31 décembre 2022, l'ensemble des Français doit disposer du très haut débit. Pourtant, les défis politiques et techniques restent encore nombreux, comme l'ont illustré ces dernières semaines. Des zones d'ombre de l'accord mobile aux critiques de la Cour des comptes, en passant par le volte-face de SFR, retour sur les points d'interrogation du plan.

Fin mai, se tenait le colloque semestriel de l'Avicca, une association de collectivités. L'occasion pour tous les acteurs du secteur, du gouvernement aux opérateurs, de se repositionner sur les sujets chauds du moment, et de livrer des détails dans le confort d'un « entre soi » des télécoms.

L'événement est devenu le point d'étape presque officiel du plan France THD, qui peine toujours à réduire efficacement la fracture numérique, cinq ans après son démarrage officiel. Ces 29 et 30 mai, les promesses gouvernementales avaient deux axes, désormais bien connus : maintien du cap pour atteindre les objectifs de 2020 (8 Mb/s pour tous) et de 2022, et transparence.

Les semaines qui ont suivi ont montré des avancées sur plusieurs sujets, avec l'accord européen sur le futur Code télécom, qui déblaie le chemin pour une protection des réseaux d'initiative publique, l'arrivée d'une nouvelle carte des déploiements à l'Arcep et (enfin) un accord entre Orange et SFR dans les zones moins denses, 12 millions de lignes, pour partie sujettes à une guerre des tranchées.

Malgré tout, les sujets d'inquiétude restent sur les objectifs nationaux (le très haut débit pour tous en 2022, dont 80 % en fibre) et le déploiement des réseaux après la date fatidique du 31 décembre 2022, qui interroge les collectivités, sans vraie réponse du gouvernement.

Vigilance orange sur les déploiements

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