du 15 juin 2018
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Fibre : Orange et SFR enterrent la hache de guerre en zones moins denses

Les deux opérateurs, qui bataillent sur la responsabilité de 12,7 millions de lignes dans les agglomérations de taille moyenne, ont trouvé un nouvel accord, rapporte Le Monde.

SFR récupère donc 1,2 million de lignes à construire, le menant à un total de 2,6 millions d'ici 2020. Dans ces zones AMII, Orange et SFR déploient le réseau pour le compte de l'ensemble des opérateurs. Jusqu'ici, l'opérateur historique gardait jalousement 90 % de cette charge.

Depuis le rachat de SFR par Numericable en 2014, le groupe a gelé les déploiements de fibre, préférant moderniser son réseau câble. Revenu à de meilleurs sentiments, SFR a réclamé un nouvel accord à Orange, qui refusait de bouger jusque là. La marque au carré rouge s'est même cassé les dents en justice sur le sujet.

Chacun mettait en doute la capacité de l'autre à tenir ses délais, sans que les collectivités concernées n'aient vraiment leur mot à dire. L'Avicca, une association de collectivités, s'inquiète toujours sur le sujet. Comme nous le révélions, les deux groupes ont mené une guerre des tranchées, préemptant des quartiers, quitte à en laisser une partie non couverte.

Selon Le Monde, cet accord a été signé sous pression du gouvernement. Orange aurait même cédé des zones déjà déployées. Les deux entreprises devront bien tenir le rythme, leurs engagements étant enfin opposables.

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À découvrir dans #LeBrief
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Microsoft tâche de faire monter la pression autour du prochain lancement de Visual Studio 2019, prévu pour le 2 avril.

L'événement a ainsi son agenda, avec des sessions prévues toute la journée : présentation générale, session de questions/réponses, chasse aux bugs, DevOps, IA, développement C++, multiplateforme avec Xamarin, Azure, .NET Core et ainsi de suite.

Toutes les sessions seront retransmises sur Twitch (canal twitch.tv/visualstudio), en plus de YouTube et Channel 9. Seule la #CodeParty prévue en fin de journée sera exclusive à Twitch.

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Apple commercialise depuis hier deux nouveaux modèles d’iPad. À commencer par un mini enfin modernisé, même s’il ne change pas de châssis, exactement comme l’évoquaient les rumeurs.

Les dimensions sont strictement identiques, avec un poids de 300,5 g pour la version Wi-Fi et 308,2 g pour la version cellulaire, soit respectivement 1,5 et 4,2 g de plus que le modèle précédent.

L’écran reste sur une définition de 2 048 x 1 536 pixels pour une résolution de 326 ppp, mais gagne la compatibilité True Tone, couvre l’espace colorimétrique DCI-P3 et est 25 % plus lumineux (500 nits). Comme l’iPad d’entrée de gamme, il est également compatible avec le Pencil de première génération.

À l’intérieur par contre, l’iPad mini laisse tomber la vieille puce A8 au profit d’une A12, soit la même équipant les iPhone XR et XS, soit un joli petit bond de performances. Le Bluetooth passe quant à lui du 4.2 au 5.0, et le modèle 4G gagne une eSIM.

À l’avant, l’ancien capteur 1,2 mégapixels est abandonné pour un 7 MP capable d’enregistrer en 1080p. La caméra arrière ne change pas et gagne simplement la compatibilité Live Photo. L’autonomie annoncée reste de 10 heures en Wi-Fi et 9 heures en 4G.

Les couleurs proposées restent les mêmes : argent, gris sidéral et or. Le nouvel iPad mini existe en versions 64 et 256 Go, vendues respectivement 459 et 629 euros, auxquels il faudra ajouter 140 euros pour la version 4G.

Si le renouvellement de l’iPad mini est attendu, le retour de l’iPad Air est beaucoup plus surprenant. Lui aussi reprend les lignes de l’ancien design mais passe à la puce A12. Les bords fins, Face ID et l’USB-C restent l’apanage des iPad Pro.

Le nouvel Air passe à 10,5 pouces (2 224 x 1 668), contre 9,7 pouces auparavant, avec les mêmes nouveautés que pour le mini 5 : espace colorimétrique P3, luminance de 500 nits et compatibilité Pencil de première génération. Le True Tone était déjà de la partie.

Les modifications sur les parties connectivité et photo sont les mêmes ici aussi : caméra avant de 7 MP pour de la vidéo 1080p, Bluetooth 5.0, ajout d’une eSIM pour la version 4G, etc.

L’objectif d’Apple semble être de combler un vide pour ceux qui voulaient un iPad plus grand sans forcément investir dans un iPad Pro. La question d’une éventuelle cannibalisation est cependant légitime.

Car là où l’iPad Pro 11 pouces démarre à 899 euros, l’iPad Air débute à 569 euros pour la version 64 Go, contre 739 euros pour 256 Go. Comme d’habitude, on ajoutera 140 euros pour les moutures 4G.

Pour toutes ces nouvelles tablettes, les commandes sont ouvertes dès maintenant, pour des livraisons prévues entre le 3 et le 5 avril.

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En février, la Securities and Exchange Commission demandait à un juge de condamner Elon Musk pour outrage à la justice. En cause, un tweet envoyé sans qu'il soit approuvé au préalable par un avocat de la société, comme l'y oblige normalement son accord du mois d'octobre avec la SEC.

Les avocats d'Elon Musk avaient rapidement contre-attaqué, accusant le régulateur de saisir la justice sans fondement légal « pour un simple tweet sans importance qui respectait parfaitement l'accord ». Ils se montraient également virulents envers le régulateur : « la SEC demande instamment à la Cour de lire et d’appliquer l’ordonnance de manière inconstitutionnelle ».

La Securities and Exchange Commission ne compte visiblement pas en rester là et a réitéré sa demande lundi. Elle qualifie son tweet de « violation flagrante » de son accord, comme l'explique The Verge.

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13 pays et 19 médias – dont l'AFP, le Monde, Libération et 20 Minutes – se sont regroupés « pour répondre à vos questions sur les élections européennes », et uniquement ce genre de sujets.

La plateforme propose des « articles de vérifications sur les élections publiés par les partenaires, des analyses et réponses sur les idées reçues sur l'Europe, et toutes les réponses à vos interrogations sur ces élections ».

Tous les participants ont signé le code de conduite de l'International Fact-Checking Network (IFCN). Le financement provient de divers organismes, comme le détaille les Echos : 10 000 euros de l'IFCN, 40 000 euros de l'Open Society for Initiative for Europe et 44 000 euros de Google.

Jules Darmanin, coordinateur éditorial du projet, le site devrait « à priori » fermer quelques semaines après les élections de mai… « mais cela dépendra de son succès ».

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L'année 2018 a été particulièrement dure pour la société, avec une baisse de 28 % de son chiffre d'affaires. Le groupe dispose néanmoins de plus de 160 millions d'euros de trésorerie au 31 décembre 2018, notamment grâce à la vente de Parrot Faurecia Automotive.

Dans un entretien aux Echos, Henri Seydoux explique que la dégradation des résultats s'explique d'abord par l'échec commercial du drone Anafi, sur lequel le groupe avait « fondé beaucoup d'espoirs ». Problème : « nous n'avons vendu qu'un tiers de ce que nous avions prévu ».

Le dirigeant revient aussi sur l'OPA qu'il a lancée sur l'ensemble du groupe Parrot : « La valeur de la boîte s'est effondrée jusqu'à devenir négative ! Je ne pouvais laisser sur le marché une boîte qui vaut trois fois moins que sa trésorerie ».

Quant à l'idée de chercher des actionnaires, Henri Seydoux ne tourne pas autour du pot : « en toute lucidité, je pense que nous n'intéresserions personne [...] Financièrement, nous avons deux ans pour redresser la situation, sinon c'est fini pour Parrot tel que nous le connaissons aujourd'hui. Notre visibilité est réduite, je conçois que ce ne soit pas un profil très attractif en Bourse ».

Par contre, « Parrot n'abandonnera pas les drones », affirme-t-il. Il pense d'ailleurs que le drone est un produit d'avenir : « Mon souci aujourd'hui c'est le temps qu'il va mettre à rencontrer ses publics ».