Plan fibre : sans accord, « il n'y aura pas d'autre choix que des voies plus coercitives »

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Crédits : Gregory_DUBUS/iStock
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le mardi 29 août 2017 à 08:31
Guénaël Pépin

Alors que le gouvernement doit donner une nouvelle voie au très haut débit d'ici la fin de l'année, l'Agence du numérique contrôle au quotidien les mouvements des opérateurs. Pour son directeur, Antoine Darodes, une nouvelle répartition public-privé est à prévoir, avec la menace d'une planification publique plus forte sans accord.

SFR promet de « fibrer la France » d'ici 2025, quitte à concurrencer les réseaux publics. Orange remplace des déploiements de fibre publique dans certains départements, promettant des économies aux collectivités. Des industriels des réseaux publics rêvent de millions de foyers connectés en 4G fixe. Le gouvernement annonce, lui, une étape en « bon débit » en 2020 avant le très haut débit en 2022, avec une feuille de route pour fin septembre (voir notre analyse).

Entre ces feux croisés, l'Agence du numérique, qui pilote le plan France THD, tente de trouver ses marques. « Il y a une nouvelle donne, c'est clair, qui ne date pas des déclarations de SFR ou de juillet. En fait, cette nouvelle appétence des opérateurs privés pour investir (y compris dans des zones rurales) sur des ressources propres date de la fin de l'année dernière » nous affirme Antoine Darodes, le directeur de l'agence.

Avec lui, revenons sur l'état du plan et la navigation difficile entre les aspirations des protagonistes du dossier, qu'ils soient publics ou privés. L'institution prévient que sans réorganisation volontaire, attendue d'ici la fin de l'année, l'État pourrait sortir le bâton pour protéger cette infrastructure essentielle.

Orange, victoires et défaites avec les collectivités

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