LeBriefdu 16 mars 2022
Meta écope d’une amende de 17 millions d’euros, infligée par la CNIL irlandaiseCrédits : imaginima/iStock

La Data Protection Commission a infligé une amende de 17 millions d’euros à Meta Platforms Ireland Limited. Cette amende prononcée par la CNIL irlandaise fait suite à une série de douze notifications de violation de données reçues au cours entre le 7 juin 2018 et le 4 décembre 2018. Des faits qui remontent donc à plus de trois ans. 

Pour la DPC, Meta n’avait pas mis en place les mesures techniques et organisationnelles appropriées lui permettant de démontrer facilement les mesures de sécurité mises en œuvre pour protéger les données à caractère personnel en Europe. 

La CNIL irlandaise profite de la fenêtre pour publier des statistiques sur le traitement des plaintes transfrontalières, dans le cadre du mécanisme de guichet unique cher au RGPD. Sur les 634 plaintes transfrontalières traitées par elle, en tant qu’autorité-chef de file, 544 (86 %) ont été résolues à l'amiable dans l'intérêt du plaignant.

Pas sûr que cela rabote les critiques adressées par l’Irish Council for Civil Liberties (ICCL) qui a rappelé cette semaine avoir saisi l’autorité irlandaise voilà trois ans et demi en mettant à l’index le « Real-Time Bidding », le système d’enchères publicitaires de Google. Et l’ICCL de se plaindre d’un magnifique sur place de l’autorité irlandaise… trainée pour l’occasion devant la haute cour du pays.

5G : deux mesures pour « favoriser l’accès des industriels et d’autres utilisateurs "verticaux" »

Elles sont annoncées par le gouvernement et l’Arcep, qui a publié un communiqué pour l’occasion.

La première mesure concerne « l’ouverture d’un guichet d’expérimentations dans la bande 3,8 – 4,0 GHz », jusqu’au 31 décembre. Il « s'adresse aux acteurs qui souhaiteraient expérimenter de nouveaux cas d'usages de la 5G : industriels, logisticiens, acteurs des secteurs de l'énergie, de la santé ou encore de la ville intelligente ». Il vient compléter les bandes 2,6 GHz TDD et 26 GHz déjà accessibles à ces acteurs.

La seconde est « la création d’un portail pour simplifier l’accès à la bande 2,6 GHz TDD pour les réseaux mobiles professionnels ». Il remplace le formulaire qui était auparavant en place et permet ainsi « aux acteurs des réseaux mobiles professionnels de visualiser sur une carte la ressource en fréquences disponibles et les fréquences déjà attribuées, d’effectuer une demande de fréquences, et de suivre l’instruction de leur demande par les services de l’Arcep ».

Intel va investir 80 milliards d’euros en Europe, un centre de R&D et de conception en France

Le fondeur a dévoilé hier « la première phase de son projet d'investissement de 80 milliards d'euros dans l'Union européenne au cours de la prochaine décennie ». Pour cette première étape, l’investissement initial est de « plus de 33 milliards d'euros pour la R&D et la fabrication de semi-conducteurs dans l'UE ».

Plusieurs pays sont concernés, avec « des projets d'investissement initial de 17 milliards d'euros dans un méga-site de fabrication de semiconducteurs de pointe en Allemagne, la création d'un nouveau centre de R&D et de conception en France, et l'expansion de la R&D, de la fabrication, des services de fonderie et de la production finale en Irlande, en Italie, en Pologne et en Espagne ».

Selon Pat Gelsinger, ces investissements s’inscrivent dans le cadre du Chips Act européen qui « permettra aux entreprises privées et aux gouvernements de travailler ensemble pour faire progresser de façon spectaculaire la position de l'Europe dans le secteur des semi-conducteurs ». Intel a récemment fait de même aux États-Unis, en s’appuyant sur le plan de Joe Biden cette fois-ci.

« Dans un premier temps, Intel prévoit de développer deux usines de semi-conducteurs, premières du genre, à Magdebourg, en Allemagne, la capitale de la Saxe-Anhalt. La planification commencera immédiatement, tandis que la construction devrait débuter au cours du premier semestre 2023 et la production devrait être mise en service en 2027, sous réserve de l'approbation de la Commission européenne », explique la société.

Pour la France, c’est autour du Plateau de Saclay (non loin du CEA) qu’Intel « prévoit de construire son nouveau centre européen de R&D, créant ainsi 1 000 nouveaux emplois de haute technologie chez Intel, dont 450 seront disponibles d'ici la fin 2024 ». L’Hexagone deviendra alors « le siège européen d'Intel pour les capacités de conception de calcul haute performance (HPC) et d'intelligence artificielle (AI) ».

Dans un autre communiqué, l’entreprise explique que « ce centre de R&D ouvrira la voie vers l’informatique zettascale à un horizon 2026-2028, soit environ 1 000 fois les performances des systèmes actuels. En démocratisant le HPC pour tous avec une approche ouverte et collaborative, cela sera le début de la démocratisation du calcul haute performance à grande échelle, ou en d'autres termes de "l'exascale à la périphérie" ».

Arm pourrait licencier jusqu’à 15 % de ses effectifs

« René Haas, le nouveau directeur général d’Arm, a déclaré lundi au personnel que les licenciements affecteraient 12 à 15 % de ses effectifs mondiaux », indique le Telegraph. Cette annonce fait suite à la fusion avortée avec NVIDIA.

Toujours selon nos confrères, la majorité des suppressions d’emplois se feraient au Royaume-Uni et aux États-Unis. Dans un email envoyé aux employés et consulté par Telegraph, il explique : « Cela va être une période difficile pour tout le monde ».

À l’AFP, Arm explique que, « comme toutes les entreprises, Arm examine continuellement son plan d'activités pour s'assurer que l'entreprise a le bon équilibre entre opportunités et discipline financière », ce qui inclut notamment « des suppressions d'emploi ».

Indirectement, les contribuables paieront 15 millions d’euros à la SACEM & co pour les téléphones et tablettes reconditionnés en France

Le 17 juin 2021, Cédric O avait fait connaître ses vœux, alors que les ayants droit venaient de faire adopter un barème de « taxe » copie privée sur les appareils reconditionnés : « il faut faire en sorte que ça n'impacte pas les reconditionneurs et les PME du secteur ».

Annoncé hier dans nos colonnes, le décret qui permet de neutraliser cette ponction a été publié au Journal officiel. Il instaure une aide exceptionnelle de 8 euros pour chaque smartphone, chaque tablette reconditionnées. L’enveloppe globale est limitée à 15 millions d’euros sur trois ans, dans la limite de 200 000 euros par structure.

Si celle-ci a déjà perçu de l’argent public, ce plafond en sera réduit d’autant, afin de respecter des normes européennes. L’aide est réservée aux entreprises qui justifient d'une activité de reconditionnement sur le territoire français de téléphones mobiles multifonctions ou de tablettes informatiques.

Elles doivent avoir débuté leur activité avant le 1er janvier 2022 et être à jour de leurs obligations fiscales et sociales, mais aussi « des obligations spécifiques à l'activité de reconditionnement et de première vente après le reconditionnement de téléphones mobiles multifonction et de tablettes informatiques reconditionnés ».

Ce qui suppose que ces entreprises aient bien payé la redevance pour copie privée aux industries culturelles qui la perçoivent, via leur société Copie France.

L’aide de 8 euros permet donc de gommer la redevance payée, du moins pour les 25 000 premiers smartphones et tablettes reconditionnés par structure (200 000 euros/8 euros). Soit en tout 1,875 million de produits reconditionnés (15 millions d’euros/8 euros).

Sous un autre angle, cette aide financée sur fonds publics vient mettre sur les épaules des contribuables ce que les industries culturelles, aidées par Jean Castex, ont réussi à faire peser sur les reconditionneurs. Une usine à gaz et à cash dont seule l’exception culturelle a le secret.

La Commission européenne autorise le rachat de MGM par Amazon, sans condition

Cette opération à 8,45 milliards d’euros a été annoncée en mai de l’année dernière. Elle était évidemment soumise à l’approbation des autorités compétentes.

L’Europe vient de donner son feu vert : « La Commission a donc conclu que l'opération envisagée ne poserait de problème de concurrence sur aucun des marchés examinés dans l'EEE et l'a autorisée sans condition ».

L’API DirectStorage désormais disponible sur Windows

Avec les dernières Xbox, Microsoft avait publié une API permettant au GPU de communiquer directement avec le stockage de la machine, sans passer par le processeur central : DirectStorage. Dans un premier temps, la nouvelle interface ne devait s'étendre qu'à Windows 11, avant que l’éditeur se ravise.

« À partir d’aujourd’hui, les jeux Windows peuvent être publiés avec DirectStorage. Ce SDK public débute une nouvelle ère de temps rapides de chargement et de mondes détaillés dans les jeux PC en permettant aux développeurs d’utiliser pleinement la rapidité des derniers périphériques de stockage », annonce fièrement l'entreprise.

Évidemment, le résultat devrait être bien plus sensible sur un SSD NVME qu’un disque dur SATA classique. Dans tous les cas, DirectStorage doit réduire grandement le nombre d’opérations entrées/sorties en évitant des traitements inutiles et en parallélisant les instructions. Seule condition, avoir un GPU compatible DirectX 12.

Notez que si Windows 10 est compatible avec les jeux qui prendront en charge DirectStorage à compter de sa version 1909 (l’immense majorité), Microsoft insiste sur les performances supérieures de Windows 11, qui contient des optimisations spécifiques pour le stockage.

Au-delà de ces élans marketing, on attend maintenant de voir les jeux qui tireront parti de la nouvelle API.

Twitter revient à l'ordre chronologique des derniers tweets

Le réseau social a tenté une expérience : afficher les derniers tweets dans un onglet aux côté du flux normal, celui basé sur les algorithmes de ce que l’on a pu rater depuis la dernière visite.

Problème, beaucoup n’ont pas aimé cet affichage, notamment parce que le bouton accueil finissait toujours par renvoyer vers le flux classique. En outre, si l’on avait des listes épinglées, le nouvel onglet venait s’intercaler et augmenter le nombre de panneaux à faire glisser.

Dans un tweet, la société indique simplement « Nous vous avons entendu », avant de confirmer que l’expérience est abandonnée. La « timeline » reprend donc son aspect normal, pendant que Twitter « explore d’autres options ».

La justice européenne encadre la liberté de la presse en matière d’informations financièresCrédits : code6d/iStock

Un journaliste du site Daily Mail avait été sanctionné de 40 000 euros par l’Autorité des marchés financiers. Il avait publié des rumeurs d’offres publiques d’achat sur les titres Hermès et Maurel & Prom. La publication avait fait grimper les cours. 

Surtout, l’AMF lui reprochait d’avoir informé plusieurs résidents britanniques de la publication prochaine de ses articles. Des « informations privilégiées », selon l’AMF, qui avait flairé un délit d’initié. Des ordres d’achat avaient été passés juste avant cette publication. Les titres furent revendus juste après.  

Saisie par la cour d’appel de Paris, la Cour de justice de l’UE a rendu son arrêt hier (la décision, le communiqué de presse). 

Elle considère en substance qu’ « une information portant sur la publication prochaine d’un article de presse relayant une rumeur de marché concernant un émetteur d’instruments financiers est susceptible de constituer une information "à caractère précis" et, donc, de relever de la notion d’"information privilégiée" lorsqu’elle fait notamment mention du prix auquel seraient achetés les titres, du nom du journaliste ayant signé l’article ainsi que de l’organe de presse en assurant la publication ». 

Cependant, une divulgation d’une information privilégiée par un journaliste peut être justifiée « lorsqu’elle doit être considérée comme étant nécessaire à l’exercice de sa profession et comme respectant le principe de proportionnalité ».

Avec ces ingrédients, les juridictions françaises devront examiner notamment s’il était « nécessaire » pour le journaliste de divulguer ces informations pour jauger par exemple la véracité de ses informations.

Lancement et mise en orbite réussis pour Astra, après un échec en février

C’est un peu les montagnes russes chez Astra. L’entreprise spatiale a enchaîné les loupés jusqu’en novembre avec son premier lancement réussi.

La mission de février avait cependant rencontré « un problème dans le vol » empêchant « la livraison des charges utiles ». Il y a une dizaine de jours seulement, l’entreprise expliquait que « les mécanismes de séparation (notre carénage en a 5) ont été tirés dans un ordre incorrect », ce qui a provoqué une déconnexion électrique.

Ce n’est pas tout : « nous avons découvert un problème logiciel qui empêchait le moteur de l’étage supérieur d’utiliser son système de contrôle vectoriel de la poussée. Cela a conduit à la chute du véhicule après la séparation non nominale de l’étage supérieur et a provoqué la fin de la mission ».

À peine un mois après son échec, Astra a tenté un nouveau lancement, avec succès cette fois. Les satellites ont correctement été déployés, affirme la société sur Twitter.

Google rend les Android Vitals disponibles à travers une API

Les Vitals sont un ensemble de signaux que les développeurs peuvent consulter pour obtenir des retours sur la qualité technique de leurs applications. Le service génère des rapports sur les problèmes rencontrés par les utilisateurs et aide à gérer les priorités.

Les développeurs réclamaient toutefois de pouvoir utiliser ces informations ailleurs que dans la Play Console. Dont acte : Android Vitals peut s’utiliser maintenant au travers d’une API.

L’arrivée de cette interface débloque plusieurs scénarios, dont la possibilité de se bâtir ses propres tableaux de bords, de mélanger les informations avec celles provenant d’autres sources ou encore l’automatisation de certains mécanismes liés aux erreurs et à la publication.

1Password prend maintenant en charge les clés SSH

C’est une poussée vers les développeurs que réalise 1Password avec plusieurs nouvelles fonctions destinées à les séduire, dont la prise en charge des clés SSH, que le gestionnaire peut référencer en plus des mots de passe habituels.

L’idée est d’en finir avec les phrases de passe, les copies manuelles de clés vers les nouveaux appareils ou même le stockage local de fichier. 1Password veut donner automatiquement les clés publiques sur les sites comme GitHub, GitLab, BitBucket et Digital Ocean.

Dans son billet, 1Password explique la démarche en trois temps, qui consiste à activer d’abord l’agent SSH dans le gestionnaire, puis à configurer ssh pour qu’il puisse se servir de 1Password, et enfin générer une clé SSH dans 1Password avant d’ajouter la clé publique dans chaque service en ayant besoin.

Touch ID fait son entrée, les opérations pouvant maintenant être autorisées par empreintes digitales sur les machines compatibles.

La fonction intègre une « trousse » nommée Developer Tools, qui inclut notamment une nouvelle CLI (interface en ligne de commande). La syntaxe en a été améliorée et elle peut également être déverrouillée par la biométrie.

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