LeBriefdu 17 décembre 2021
Reconnaissance faciale : Clearview AI mis en demeure par la CNIL

La présidente de la CNIL a mise en demeure Clearview AI de cesser son « traitement illicite », et lui ordonne de « supprimer les données dans un délai de 2 mois ». La société aspire des photographies provenant de très nombreux sites web, y compris des réseaux sociaux, et se serait ainsi approprié plus de 10 milliards d’images à travers le monde, sans avoir pour autant demandé ni donc obtenu le consentement des personnes fichées de la sorte.

Son objectif est de commercialiser son service de reconnaissance faciale à des forces de l’ordre, afin d’identifier des auteurs ou des victimes d’infraction. À la suite de plusieurs plaintes reçues de particuliers, la CNIL avait commencé à enquêté au sujet de Clearview AI en mai 2020. L'ONG britannique Privacy International l'avait également saisie en mai 2021.

La Commission précise avoir « coopéré avec ses homologues européens afin de partager le résultat des investigations, chaque autorité étant compétente pour agir sur son propre territoire en raison de l’absence d’établissement de la société Clearview AI en Europe ». Or, l'entreprise ne respecte pas le RGPD, à mesure que les données sont collectées et exploitées « sans base légale », et que la réponse aux demandes d’accès aux données ne seraient pas « satisfaisante ».

La CNIL a dès lors mis Clearview AI en demeure de : 

  • cesser la collecte et l’usage des données de personnes se trouvant sur le territoire français en l’absence de base légale ;
  • faciliter l’exercice des droits des personnes concernées et de faire droit aux demandes d’effacement formulées.
Capsule habitable Boeing Starliner : une fenêtre de lancement en mai pour le second Orbital Flight Test

La société explique que, « après des tests et une analyse approfondis des vannes sur le système de propulsion du module de service CST-100 Starliner », elle a décidé d’aller de l’avant… et de changer de module.

Un roulement est mis en place : pour ce second test à vide, alias Orbital Flight Test (OFT-2), c’est le module prévu pour le Crew Flight Test (CFT) qui va être utilisé. La capsule qui était prévue pour le premier vol commercial Starliner-1 sera sur la mission CFT.

Une fenêtre de lancement est pour le moment prévue pour le mois de mai. Pour rappel, cette mission Orbital Flight Test devait initialement se réaliser en 2020. De plus, elle a été mise en place après que la capsule OFT-1 n’arrive pas à rejoindre la Station spatiale internationale.

Reddit a déposé un dossier d’introduction en bourse

La société est par contre restée très discrète sur les détails. Elle indique seulement « avoir soumis de manière confidentielle un projet de déclaration d'enregistrement […] auprès de la Securities and Exchange Commission concernant une offre publique initiale de ses actions ordinaires », comme l’indique l’AFP.

« La plateforme avait annoncé en août avoir levé 700 millions de dollars lors d'un tour de table mené par Fidelity Management, ce qui avait valorisé le réseau à plus de 10 milliards de dollars », rappellent nos confrères.

AMD lance son initiative Accelerator Cloud (AAC)

Ce programme vise à proposer aux partenaires de l'entreprise d'accéder à des serveurs intégrant ses derniers processeurs EPYC et autres accélérateurs Instinct.

Ils sont proposés au sein d'un cloud privé permettant de tester ces solutions avant d'éventuellement passer commande, et se rendre compte de leurs performances, mais aussi de s'essayer à leur intégration via la couche logicielle ROCm.

Le constructeur indique que ce programme sera aussi l'occasion d'évènements, comme des hackathons et autres sessions pour apprendre à tirer parti des solutions maison.

Pour sa future offre, Shadow vise les performances de la GeForce RTX 3070

L'entreprise a profité de la fin d'année pour faire quelques annonces sur ses projets en cours et ceux à venir, Octave Klaba ayant diffusé la nouvelle vidéo publicitaire destinée à faire connaître l'entreprise sur les marchés étrangers. Après plusieurs mois à repenser l'offre actuelle et à stabiliser les fondations de l'entreprise, l'équipe veut repartir en croissance à travers une communication plus marquée et prépare surtout la suite, voulant à terme disposer d'une offre industrialisée et tournante.

Comprendre que lorsque de nouveaux composants seront disponibles, ils pourront intégrer la version haut de gamme de Shadow alors que les précédents deviendront l'offre « mainstream », et ainsi de suite. C'était d'ailleurs la promesse originelle de la startup, qui n'avait jamais été réellement tenue auparavant.

Si cela prendra du temps selon la nouvelle équipe, c'est bien l'objectif au long cours. Pour le reste, on a pu apprendre que les grandes lignes de la nouvelle offre sont désormais dessinées et les décisions prises. Le patron, Eric Sèle, est venu l'expliquer évoquant la problématique de la pénurie de composants, notamment de GPU. 

Ainsi, il espère pouvoir proposer de premières instances « next gen » d'ici l'été 2022, indiquant avoir commencé à passer commande de « tout ce que je pouvais » afin d'être dans les temps et être en contact constant avec les grands constructeurs. Il semble néanmoins conscient que cela ne suffira pas à combler la demande dans un premier temps.

On manque encore de détails techniques. Seul élément précisé : la mémoire sera de la DDR4 à 3 200 MHz. La référence du CPU n'a pas été donnée. Et le GPU ? Ce sera un équivalent de Radeon RX 6000 ou de GeForce RTX 3000, cela dépendra des possibilités du marché. Mais l'objectif est de viser les performances d'une GeForce RTX 3070… même avec ray tracing actif ? Il ne faudra pas traîner, de nouveaux GPU devant être lancés en 2022 par AMD, Intel et NVIDIA.

Cette nouvelle offre devrait être proposée aux clients comme une option « Performances » à activer sur leur abonnement, avec un surcoût à payer, dont le montant n'a pas été précisé. On devrait sans doute en apprendre plus d'ici le printemps, la nouvelle équipe devant « fêter » la reprise de Shadow en mai prochain.

D'ici là, on aura droit à quelques évolutions, l'équipe renforçant actuellement son application Android, la gestion de la VR, le support du 4:4:4 matériel, etc. Tous les détails sont donnés dans cette vidéo.

Orange : l'application Ma Livebox va disparaître

En marge de nos informations sur le projet Safran, il nous a été confirmé par différentes sources que Orange & Moi fait actuellement l'objet d'un test, qui vise à regrouper de nombreuses fonctionnalités en un seul endroit.

Elle va ainsi récupérer celles de Ma Livebox, notamment pour ce qui est de la gestion et du diagnostic. Cette dernière disparaîtra donc à terme, si tout se passe comme prévu. 

Sur Mars, Ingenuity dépasse les 30 minutes de vol cumulées… et ce n’est pas fini

La NASA rappelle que cette étape symbolique a été dépassée au cours du 17e vol de début décembre. L’Agence en profite pour rappeler quelques chiffres : 3,5 km parcourus, une hauteur maximum de 12m et une vitesse de 16 km/h. 

Le drone est toujours en bonne santé et ne s’arrête pas en si bon chemin. Mercredi, il a réalisé son 18e vol, mais la NASA n’a pas encore dévoilé les images et les résultats de ce vol qui devait repousser « les limites de la portée radio et des performances d'Ingenuity ». 

BlueHats Semester of Code : CentraleSupélec s'allie avec Etalab pour le développement des logiciels libres

L’école d’ingénieurs explique le principe de ce partenariat : « après un appel à projets lancé cet automne par le pôle logiciels libres d’Etalab auprès des administrations afin qu’elles partagent des besoins portant sur leur usage des logiciels libres, 12 projets de stage portant par exemple sur des développements pour LibreOffice, Thunderbird, Peertube, Esup-Pod, JabRef ont été rédigés et proposés aux étudiants de CentraleSupélec ».

Cela concerne les étudiants en 2e année « souhaitant placer leurs compétences au service de l’intérêt général, développer leur connaissance des logiciels libres et rejoindre le pôle logiciels libres d’Etalab pour un stage de 6 mois », qui se déroulera de mars à août 2022.

Les étudiants sélectionnés « seront assistés et suivis par un enseignant-chercheur de CentraleSupélec et un référent du pôle logiciels libres d’Etalab. Ils auront aussi la possibilité d'interagir avec les communautés impliquées dans le logiciel libre et auxquelles ils proposeront des contributions ».

Facebook bloque 7 « cyber-mercenaires » et alerte 50 000 de leurs cibles potentiellesCrédits : ymgerman/iStock

Facebook annonce avoir informé près de 50 000 utilisateurs dans plus de 100 pays qu'ils pourraient avoir été la cible de tentatives de piratage par des sociétés de surveillance travaillant pour des agences gouvernementales ou des clients privés.

La notification est le résultat d'une enquête de plusieurs mois menée par Meta, la société mère de Facebook, sur ce que les responsables de Meta ont qualifié de « cyber-mercenaires ». Ils utilisaient Facebook et Instagram pour des activités de surveillance, principalement pour rechercher et préparer des cibles pour des infections ultérieures par des logiciels espions.

Alors que ces « cyber-mercenaires » prétendent souvent que leurs services ne ciblent que les criminels et les terroristes, l'enquête a conclu que le ciblage « est en fait aveugle » et inclut aussi des journalistes, des dissidents, des critiques des régimes autoritaires, des familles d'opposants et des militants des droits humains.

Facebook a « désactivé » les comptes associés à ces sept entités, et partagé ses conclusions avec des chercheurs en sécurité, d'autres plateformes et des décideurs. Sur Twitter, le responsable sécurité de Facebook pointe ainsi du doigt une entité inconnue chinoise, mais aussi et surtout les entreprises Cobwebs, Cognyte, Black Cube, BlueHawk, BellTrox, et Cytrox.

Le Citizen Lab, expert ès-logiciel espion, révèle dans un rapport (thread) qu'un des dissidents égyptiens visés avait ainsi, et dans le même temps, vu son iPhone infecté par le logiciel espion Pegasus de NSO, ainsi que par Predator, de son concurrent Cytrox.

#LeBrief prend une pause pendant les fêtes

Comme chaque année, l'équipe va profiter de la période à venir pour se reposer et ne plus considérer que 6h du matin, c'est grasse matinée. Cette édition du Brief sera donc la dernière de 2021.

Rendez-vous donc en 2022 pour de nouvelles aventures. D'ici là, l'équipe reste bien entendu sur le pont pour suivre l'actualité, notamment le Journal Officiel post-Noël, promis !

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