LeBriefdu 11 octobre 2021
Numérique éducatif : Jean Castex dresse le bilan et annonce de nouveaux dispositifsCrédits : Gouvernement.fr

Le Premier ministre commence par un rapide point de la situation, sous la forme d’un doux euphémisme : « Il y a eu, je le dis et je l'assume, un certain nombre de dysfonctionnements dans nos systèmes lorsque nous avons été contraints de passer au distanciel ».

« Il ne faut pas les exagérer, mais il ne faut pas non plus le nier. On a bien vu que ni l'école avec un grand "E", ni les universités n'étaient suffisamment équipées, préparées, pour faire face à un basculement complet, parfois brutal compte tenu des conditions sanitaires dans l'enseignement à distance ».

Pour Jean Castex, il faut avoir une vision globale du sujet : « Ce n'est pas simplement un problème d'équipements, on le voit bien, c'est aussi un problème d'infrastructures. C'est aussi un problème de formation, d'éducation, c'est un problème de maîtrise des usages ».

Il rappelle que, depuis septembre 2020, deux départements ont joué le rôle de pilote dans l’expérimentation « Territoires Numériques Éducatifs » (ou TNE) : Aisne et Val-d'Oise. Dix nouveaux départements vont se joindre à cette expérience : Bouches-du-Rhône, Cher, Corse-du-Sud, Doubs, Finistère, Guadeloupe, Hérault, Isère, Vosges et Vienne.

Ensuite, 17 projets d’écoles et d’universités ont été retenus dans le cadre des « démonstrateurs numériques dans l’enseignement supérieur (DemoES) ». « Comme pour les TNE, il s’agit d’expérimenter concrètement dans un ensemble d’établissements représentatifs de la diversité de l’enseignement supérieur français, toutes les dimensions de la transformation numérique et son impact ».

Troisième axe des annonces du jour : « un programme d’équipements prioritaires et de recherche "Enseignement et numérique" de 77 millions d’euros » est annoncé. Tous les détails sont disponibles dans ce communiqué.

Le Premier ministre en profite enfin pour faire un parallèle avec la transformation écologique qu’il « faut accompagner ». « Il n'est pas question de discuter la validité des objectifs. Il y a même urgence. La question, c'est est-ce qu'on le fait de manière dogmatique, brutale ? Ou est-ce qu’on le fait de façon accompagnée, de façon pragmatique, j'allais dire de façon humaine ? C'est résolument la voie que nous avons choisie. C’est un peu celle du sérieux parce qu'il nous semble que, en réalité, c'est la seule voie possible ».

Vols habités : Shatner (Kirk) attendra un jour de plus, Starliner de Boeing pas avant 2022

Alors que l’acteur qui incarnait le capitaine James Kirk devait décoller mardi 12, Blue Origin le déplace d’une journée à cause de vents violents.

De leur côté, les équipes de Boeing continuent de plancher sur leur capsule Starliner pour trouver et corriger le souci des valves. L’été dernier, elle était pour rappel « prête » pour le lancement, installée sur sa fusée, avant d’être démontée.

Désormais, l’Orbital Flight Test-2 n’est pas attendu avant 2022 selon la NASA. Le premier essai s’est déroulé pour rappel fin 2019, mais la capsule avait loupé son rendez-vous avec la Station spatiale internationale. Depuis, un second test doit avoir lieu et il est régulièrement repoussé.

Instagram et les adolescents : dans la tourmente, Facebook fait de (molles) annonces

Le réseau social est au cœur d’une tempête médiatique ces derniers temps, notamment accusé d’être conscient de « causer du mal aux adolescentes ».

Nick Clegg, responsable des affaires internationales et de la communication chez Facebook, a fait deux annonces, comme le rapporte Reuters. « Nous allons introduire quelque chose qui, je pense, fera une différence considérable : quand nos systèmes détectent que l'adolescent regarde le même contenu encore et encore et que c'est un contenu qui peut ne pas être propice à son bien-être, nous l'inciterons à regarder d’autres choses ».

La seconde est l’introduction d’une fonction « faites une pause ». Comme son nom l’indique, elle « incite les adolescents à simplement faire une pause dans leur utilisation d'Instagram ».

« Je suis juste fatigué d'entendre ce "faites-nous confiance". Il est temps de protéger ces parents qui ont eu du mal avec leurs enfants qui deviennent accros à la plateforme », explique la sénatrice Amy Klobuchar.

Ce problème ne touche d’ailleurs pas qu’Instagram. D’autres réseaux sociaux, comme TikTok, ont les mêmes travers.

Deux piliers dans l’accord fiscal international trouvé à l’OCDECrédits : ronstik/iStock/ThinkStock

« Un accord fiscal sans précédent adapté à l’ère du numérique », voilà comment l’OCDE a résumé vendredi la réforme du système fiscal international approuvée par 136 pays et juridictions, dont les États-Unis. Dans les rangs, tous les pays membres de l’organisation, mais également l’Estonie et l’Irlande. Seuls le Kenya, le Nigeria, le Pakistan et le Sri Lanka ne se sont pas joints.

Deux piliers soutiennent cette construction fiscale. Le premier vise à relocaliser les droits d’imposition du pays d’origine au pays de destination (là où les multinationales exercent leurs activités).

« Les entreprises multinationales dont le chiffre d’affaires mondial dépasse 20 milliards EUR et dont la rentabilité est supérieure à 10 % (…) seront couvertes par les nouvelles règles, et 25 % des bénéfices au-delà du seuil de 10 % seront réattribués aux juridictions du marché ».

Selon les estimations, 125 milliards de dollars de bénéfices devraient être relocalisés dans les pays de destination, pour y subir l’impôt.

L’accord obligera toutes les parties à « supprimer toutes taxes sur les services numériques », ce qui devrait concerner la France et sa fiscalité sur certains services fournis par les grandes entreprises du secteur numérique (TSN).

Le deuxième pilier s’articule autour d’un impôt mondial minimum sur les sociétés. Son taux minimal sera de 15 %. Il ne concernera que les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires d’au moins 750 millions d'euros.

Les études de l’OCDE tablent sur 150 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires à l’échelle mondiale générées par ce taux minimal.

La réforme n’est pas encore finalisée. Le premier pilier devra être consacré dans une convention multilatérale en 2022 pour une mise en œuvre à partir de 2023. Le second pilier reposera sur des réformes dans les législations nationales. L’OCDE élaborera l’année prochaine des règles types pour accompagner ces évolutions.

Le CNRS revient sur la « grande histoire des observatoires astronomiques »

Dans ce premier épisode, le Centre national de la recherche scientifique propose de découvrir « les secrets et les coulisses de quatre d’entre eux » : Paris, Besançon, Strasbourg et Pic du Midi.

Ils sont pour rappel les « théâtres des plus grandes découvertes sur l’Univers » et qu'ils « ont aussi traversé les vicissitudes politiques et économiques des siècles passés ».

Directive Police Justice : au journal officiel de l’UE, la décision d’adéquation du Royaume-Uni

Au Journal de l’UE, a été publiée la décision de la Commission européenne où celle-ci constate que le Royaume-Uni « assure un niveau de protection adéquat » (le règlement d’exécution et la décision d’exécution).

Consécutive au Brexit, cette décision concerne la directive Police Justice qui, avec le RGPD, compose le « paquet européen de protection des données à caractère personnel ».

Conformément à l’article 36 de cette directive, cette reconnaissance permet d’assurer le transfert de données à caractère personnel sans autorisation spécifique. La décision d’adéquation vaudra pour une période de quatre ans, renouvelable.

OpenStack 24 « Xena » se renforce sur les grands déploiementsCrédits : AKodisinghe/iStock/Thinkstock

OpenStack est un ensemble de technologies permettant la création de clouds privés. C’est l’un des projets open source les plus actifs aujourd’hui. Cette version représente un travail de 25 semaines, réunissant 15 000 modifications écrites par 680 personnes réparties dans 125 organisations.

Cette 24e mouture, nommée Xena, arrive au bon moment, car OpenStack a gagné en visibilité depuis le début de la pandémie. Xena vient notamment améliorer le support matériel et adoucir certains aspects anguleux du produit, après Wallaby lancée en avril dernier.

Les deux grands axes de développement de Xena sont la meilleure exploitation du matériel et le support des scénarios de type edge (périphérie). Par exemple, Cinder gagne une capacité nommée « multi-attach » qui permet d’attacher le même bloc de stockage à plusieurs machines virtuelles.

Le service Ironic (calcul bare metal) affiche des gains substantiels en temps de réponse des API, avec à la clé une nette accélération des grands déploiements. Autre service, Neutron (réseau) supporte maintenant le routage ECMP (equal-cost multi-path), qui consiste à augmenter la résistance générale du réseau en envoyant des paquets à une même destination par plusieurs chemins.

Manila, en charge des partages de fichiers, gagne plusieurs capacités. Il supporte mieux par exemple les déploiements sur plusieurs pétaoctets. Il propose également un nouveau type de réplication autorisant les utilisateurs à accéder aux réplicats sous forme de serveurs en lecture seule, le serveur primaire d’écriture restant disponible pour mise à jour. Ce type d’installation peut augmenter les performances et aider à la récupération après désastre.

La Dinum vise la parité en 2022

Acteurs Publics a repéré dans les documents annexes au budget 2022 que les femmes devront représenter 50 % des « profils atypiques » recrutés l'an prochain par la direction interministérielle du numérique (Dinum), notamment via son programme des « Entrepreneurs d’intérêt général ».

Une partie des budgets accordés à la Dinum dans le cadre de ce programme servent en effet à « développer des méthodes de recrutement innovantes pour résoudre des défis publics », explique AP.

Cet objectif se matérialise principalement par le programme « Entrepreneurs d’intérêt général » (EIG), lancé en 2017 pour faire bénéficier les administrations de certaines expertises du numérique dont elles ne disposent pas ou peu, le temps d’un projet numérique de dix mois.

La plus grande place occupée par les femmes serait le résultat d’une « politique volontariste pour attirer un maximum d’entrepreneures : mobilisation de réseaux dédiés à la promotion de la diversité hommes-femmes (Ladies4Code, Women in Data Science, Women who Code, Data Women, R Ladies…), discours inclusif lors des événements de présentation du programme, mise en avant d’entrepreneures lors des actions de communication », précise le bleu budgétaire annexé au projet de loi de finances (PLF).

Visual Studio Code a désormais son Webview UI Toolkit

L’environnement de développement gagne un ensemble d’outils destiné à la création d’extensions basées sur les webviews.

Les composants fournis (boutons, listes, étiquettes, champs, onglets…) suivent le langage de conception de Code, disposent d’étiquettes ARIA et s’adaptent automatiquement aux thèmes. L’utilisation du Toolkit ne dépend pas de la pile technologique utilisée (React, Vue, Svelte…).

Il s’agit d’une première préversion du kit. Microsoft tenait manifestement à rendre l’utilisation des webviews plus cohérente, même si l’éditeur déconseille toujours l’emploi des webviews dans les extensions à moins d’avoir des besoins spécifiques.

Comme souvent dans le domaine du développement, les composants sont open source (licence MIT) et disponibles sur GitHub.

Retour sur la folle histoire de Mandrake avec ses trois fondateurs

À l'occasion des 30 ans de Linux, Les Numériques reviennent sur « la folle histoire de Mandrake » et ses nombreux rebondissements, racontés par ses trois fondateurs, Frédéric Bastok, Gaël Duval et Jacques Le Marois.

La distribution Linux française, lancée en 1998 par Gaël Duval (qui avait alors 25 ans), sera successivement propulsée par un billet sur Slashdot, la vente de boîtes physiques avec CD-ROM d'installation et manuel d'utilisation, « des levées de fonds tous les trois mois en doublant la valorisation de la société, avec des investisseurs parfois prestigieux comme Iliad, la société de Xavier Niel »... au point de « dépasser la centaine de salariés en un rien de temps ».

Las : l'arrivée d'un CEO américain « avec six personnes mieux payées que les PDG de France Télécom ou la SNCF à l'époque », puis celle de l'ADSL permettant aux gens de télécharger la distribution gratuitement, des changements incessants de modèles économiques, entraînent des licenciements en cascade. « En trois jours, j'ai dû virer 50 personnes, se souvient Frédéric Bastok, amer. On a été entre 130 et 150 personnes au maximum, et là on redescendait à environ 70 ».

L'acquisition en 2005 de Connectiva, le leader brésilien de la distribution de Linux (« censé être à l'équilibre, mais qui s'est avéré être un gouffre financier », s'étouffe Jacques Le Marois), un changement de nom pour éviter un procès avec un éditeur américain qui détient les droits sur le personnage de Mandrake le magicien, et l'arrivée d'Ubuntu sonneront finalement le glas de la distribution renommée Mandriva.

En 2015, la société finira par mettre la clé sous la porte. Ironiquement, ce ne sont pas des problèmes liés aux activités de l'entreprise qui ont causé sa chute, relève Les Numériques. À l'époque, une dizaine de salariés y travaillent encore. « Ils ont licencié deux ou trois personnes pour une raison inconnue, se sont pris un procès aux prud'hommes et ont été condamnés, explique Frédéric Bastok. Le montant des indemnités était supérieur à la trésorerie de la boîte. Ils ont été obligés de se mettre en faillite ».

La leçon à retenir pour les trois hommes est résumée par Gaël Duval : « Si vous êtes jeune et que vous voulez entreprendre, il ne faut surtout pas lâcher votre vision d'origine. Ne vous laissez pas influencer par les gens qui ont de l'expérience. Faites-vous accompagner, mais gardez le contrôle, surtout si vous êtes sur quelque chose de très innovant ».

Debian 11.1 rassemble les mises à jour sorties jusqu’à présent

Première mise à jour pour « faire le point » sur Debian 11. Comme d’habitude avec ce type de mouture, elle sert surtout à proposer tous les correctifs de sécurité sortis jusqu’à présent en une version unique, qui comprend plusieurs pansements numériques supplémentaires.

Les utilisateurs faisant régulièrement les mises à jour n’auront que très peu de nouveaux éléments à récupérer.

De nouvelles images ISO ont été publiées pour remplacer la version 11 d’origine. Selon l’équipe, « Il n'est pas nécessaire de jeter les anciens médias de la version Bullseye. Après installation, les paquets peuvent être mis à niveau vers les versions courantes en utilisant un miroir Debian à jour ».

Deux députés proposent 10 pistes pour lutter contre le complotisme

Paula Forteza et Matthieu Orphelin mettent sur la table « 10 mesures pour lutter contre le complotisme ». 10 pistes qui pourraient, d’après ces deux députés, « contribuer à faire reculer la défiance à l’origine des théories complotistes ».

« La censure des théories du complot est, de prime abord, une solution que l’on peut considérer comme efficace. C’est en réalité une solution de facilité qui ne règle en rien la racine du problème. L’exclusion des réseaux sociaux de Donald Trump et de centaines de comptes QAnon n’a pas réglé le problème, il l’a déplacé vers d’autres espaces ».

Ils recommandent chaudement d’éviter les réflexes de censure. Pour y répondre, mieux vaut opter pour des règles positives : améliorer la transparence de l’action publique, ouvrir les archives, renforcer le statut des lanceurs d’alertes.

Autres suggestions : « soutenir les initiatives de fact-checking collaboratif », mais aussi revoir la régulation des réseaux sociaux voire faire en sorte que « les algorithmes de recommandation sur nos fils d’actualité pondèrent de manière moins importante le critère de notoriété du contenu ».

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