LeBriefdu 17 juin 2021
La Chine envoie trois astronautes vers sa Station spatialeCrédits : Centre d'informations Internet de Chine

La mission Shenzhou-12 a été lancée via une fusée Longue Marche-2F dans le désert de Gobi, au nord-ouest de la Chine.

Le Centre d'informations Internet de Chine indique que trois membres d’équipage ont pris place dans le lanceur : « le commandant Nie Haisheng, vétéran de 56 ans qui a participé aux missions Shenzhou-6 et Shenzhou-10, Liu Boming, 54 ans, qui faisait partie de la mission Shenzhou-7, et Tang Hongbo, 45 ans, dont il s'agit de la première mission spatiale ».

« Après son entrée en orbite, le vaisseau Shenzhou-12 s'amarrera avec Tianhe, module de base de la station spatiale, formant un complexe avec Tianhe et le vaisseau cargo Tianzhou-2. Les astronautes séjourneront dans le module de base », ajoute le site officiel chinois.

Entre la mission cargo Tianzhou-2 et celle-ci, la Chine parvient à respecter le planning prévu. La prochaine grosse étape est prévue pour 2022, avec la mise en orbite des deux Wengtian et Mengtian, via des fusées Longue-Marche 5B. D’ici là, d’autres vols habités (Shenzhou) et missions cargos (Tianzhou) sont prévus.

Satya Nadella élu président du conseil d’administration de Microsoft

S’il fallait un indicateur supplémentaire que les actionnaires font confiance à celui qui a pris la tête de Microsoft en 2014, le voici.

Nadella devient président du conseil d’administration, et donc pleinement président-directeur général de l’entreprise. Il va à la fois continuer d’assurer la direction opérationnelle de Microsoft et s’occuper de la vision stratégique. Le vote a été unanime.

Sous son règne, et comme le rappelle Neowin, l’action est passée de 38 dollars environ à 257 dollars.

La CNIL examine le projet de décret relatif au blocage des sites pornos accessibles aux mineursCrédits : Robin2b/iStock

La CNIL a examiné le 3 juin le projet de décret « relatif aux modalités de mise en œuvre des mesures visant à protéger les mineurs contre l’accès à des sites diffusant un contenu pornographique ». Un texte qui comprend nécessairement un volet relatif aux données à caractère personnel.

Ce projet tente de mettre en œuvre l’article 23 de la loi du 30 juillet 2020 sur les violences conjugales. Il permet au président du CSA de saisir la justice pour bloquer les sites pornographiques accessibles aux mineurs, notamment ceux qui se limitent à une simple déclaration d’âge. 

Depuis cette loi, cette simple déclaration d’âge n’est en effet plus un bouclier suffisant pour éviter les trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende prévus par l’article 227-24 du Code pénal.

« Il revient aux éditeurs de sites de s’assurer que leurs contenus ne sont pas susceptibles d’être consultés par des mineurs. La liberté des moyens leur est laissée pour ce faire » avait, par une pirouette, commenté Bérangère Couillard, députée LREM auteure de la proposition de loi. 

Le décret d’application est beaucoup plus nuancé. Il demande certes au président du CSA de tenir compte « du niveau de fiabilité du procédé technique mis en place par cette personne, afin de s’assurer de la majorité d’âge des utilisateurs souhaitant accéder au service ». Il le charge surtout d’adopter des lignes directrices relatives à ces procédés, afin de ne pas laisser les éditeurs de sites face à une obligation impossible. 

Saisi par des associations, le président du CSA avait déjà demandé à pornhub.com, xvideos.com, xnxx.com, xhamster.com, tukif.com et jacquieetmichel.net de contrôler l’âge des visiteurs, mais sans leur indiquer comment.

Pour ne rien arranger, les textes socles de cette procédure n’avaient pas été notifiés à la Commission européenne. L’oubli a été corrigé après ce courrier. La Commission et les autres États membres examinent actuellement cette législation jusqu’au 7 juillet prochain.

Si le décret est finalement publié, les sites X, bloqués par la justice car accessibles aux mineurs, seront remplacés par une page d’information du CSA « indiquant les motifs de la mesure de blocage ».

Bpifrance et le CNRS soutiennent « la création de start-up issues de la recherche publique »

« Ce rapprochement contribuera à amplifier nos actions de transfert de technologies, qui mobilise en particulier CNRS innovation, notre filiale de valorisation », explique Antoine Petit, PDG du Centre National de la Recherche Scientifique.

Cette coopération visera à « renforcer l’impact de l’investissement public en recherche et maturation dans le domaine de la deeptech ». Trois axes sont donnés :

  • « développer le flux de projets susceptibles de déboucher sur la création de start-up à partir des résultats de la recherche, l’objectif étant de doubler le flux de start-up à fort potentiel d’impact ;
  • rendre lisible et partager les pratiques des acteurs de cet écosystème ;
  • mettre en place les conditions optimales permettant la croissance des start-up créées. »

Enfin, le CNRS explique que « cet engagement s’inscrit dans l’un des objectifs du plan Deeptech de faire émerger 2 000 start-up "deeptech" d’ici 5 ans ».

Biden demande à Poutine d'interdire certaines cyberattaquesCrédits : Matej Moderc/iStock

Joe Biden a expliqué mercredi à Vladimir Poutine que les cyberattaques ciblant certaines infrastructures critiques devraient être « interdites », rapporte l'agence Reuters.

Biden n'a pas été explicite sur les domaines en question, mais n'en a pas moins clairement fait référence aux 16 secteurs désignés comme critiques par le département américain de la Sécurité intérieure, notamment les télécommunications, les soins de santé, l'alimentation et l'énergie.

« Nous avons convenu de charger des experts de nos deux pays de travailler sur des accords spécifiques » visant à désigner ce qui serait interdit, a déclaré Biden à la suite du sommet qu'il a tenu avec Poutine à Genève.

Un haut responsable de l'administration a déclaré que la proposition était axée sur les piratages « destructeurs », par opposition aux opérations d'espionnage numérique conventionnelles menées par les agences de renseignement du monde entier.

Lors d'une conférence de presse distincte, Vladimir Poutine a de son côté déclaré que les deux dirigeants avaient convenu d'« entamer des consultations » sur les questions de cybersécurité, sans pour autant faire directement référence à la proposition de Biden.

Plusieurs experts, interrogés par Reuters, se disent cependant sceptiques. Ils rappellent notamment qu'un accord similaire entre l'ancien président américain Barack Obama et le dirigeant chinois Xi Jinping avait théoriquement interdit, en 2015, le vol de propriété intellectuelle à des fins commerciales.

Commission européenne : « 14,7 milliards d'euros pour une Europe plus saine, plus verte et plus numérique »

Cette annonce s’inscrit dans le cadre du programme Horizon Europe. « Ces investissements contribueront à accélérer les transitions écologique et numérique et à assurer une reprise durable après la pandémie de coronavirus, ainsi qu'à renforcer la résilience de l'UE face aux crises futures », explique la Commission.

Cette dernière précise que « plus de quatre euros sur dix, soit environ 5,8 milliards d'euros au total seront investis dans la recherche et l'innovation afin de soutenir le Pacte vert pour l'Europe et l'engagement pris par l'Union de faire de l'Europe le premier continent climatiquement neutre d'ici à 2050 ».

Pour le reste, « le développement des technologies numériques de base bénéficiera d'un soutien à hauteur d'environ 4 milliards d'euros sur la période 2021-2022 ». Enfin, ce programme « orientera des investissements d'environ 1,9 milliard d'euros pour aider à réparer les dommages économiques et sociaux immédiats causés par la pandémie de coronavirus ».

RGPD : vers une décision d’adéquation de la Corée du Sud

« La Commission engage ce jour le processus devant conduire à l'adoption d'une décision d'adéquation en vue du transfert de données à caractère personnel vers la République de Corée » explique ce communiqué.

Si la décision est validée, la Corée du Sud sera considérée comme offrant un niveau de protection « adéquat ». Ce qui facilitera et fluidifiera ensuite les transferts de données des Européens vers les responsables de traitement installés dans ce pays tiers.

L’article 45 du RGPD prévient que lorsque la Commission évalue ce caractère adéquat, elle doit tenir compte de plusieurs facteurs, dont « l'état de droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales », « l'existence et le fonctionnement effectif d'une ou de plusieurs autorités de contrôle indépendantes ». La décision d’adéquation, si elle est finalisée, accompagnera l’accord de libre-échange passé entre l’UE et ce pays.

Concernant l'accès éventuel aux données par les autorités publiques de la République de Corée, « en particulier à des fins répressives et de sécurité nationale, le cadre établi dans le contexte de la décision d'adéquation reposera notamment sur le rôle de surveillance important joué par la commission de protection des données à caractère personnel et facilitera l'accès des particuliers de l'UE aux voies de recours ».

Le dispositif est actuellement soumis à l’avis du comité européen de la protection des données, puis sera conditionné par l'approbation d'un comité composé de représentants des États membres.

Deux appels à l'interdiction de la reconnaissance faciale et la biométrieCrédits : metamorworks/iStock

Plusieurs sénateurs américains, soutenus par Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Ron Wyden, ont présenté un projet de moratoire sur l'utilisation de la technologie de reconnaissance faciale et la technologie biométrique par le gouvernement et les forces de l'ordre, relève Motherboard.

Le projet de loi vise également à donner aux particuliers et aux procureurs généraux des États le droit d'intenter une action en justice contre le gouvernement fédéral si leurs informations biométriques ont été recueillies ou utilisées par ces technologies. 

Cette législation fait suite à des années d'efforts d'organisations locales qui se sont organisées contre l'utilisation de la technologie de reconnaissance faciale. 20 villes à travers le pays ont officiellement interdit son utilisation, et le Vermont est devenu le premier et le seul État à le faire en octobre 2020. 

La semaine passée, plus de 175 ONG avaient de leur côté signé une lettre ouverte « appelant à l’interdiction mondiale du recours à la reconnaissance faciale et à la reconnaissance biométrique à distance permettant une surveillance de masse et une surveillance ciblée discriminatoire ».

Entre autres arguments, elle rappellent que les enquêtes sur la manière dont le maintien de l’ordre a historiquement été effectué « montrent que l’utilisation expérimentale de technologies de surveillance incrimine souvent les populations à faibles revenus et marginalisées, notamment les populations de couleur, soit les mêmes personnes qui sont généralement les victimes du racisme structurel et de discriminations ».

OnePlus « s’intègre davantage » dans OPPO

L’annonce a été faite par Pete Lau sur les forums de OnePlus. Il commence par rappeler que, l’année dernière, il a « assumé des responsabilités supplémentaires pour superviser la stratégie produit de OnePlus et d’OPPO ».

« Depuis, nous avons intégré un certain nombre de nos équipes avec OPPO pour mieux rationaliser nos opérations et capitaliser sur davantage de ressources partagées », ajoute le confondateur et CEO de OnePlus.

La suite ne surprendra pas grand monde : « Après avoir constaté l'impact positif de ces changements, nous avons décidé d'intégrer davantage notre organisation à OPPO ». « Nous aurons plus de ressources à portée de main afin de créer des produits meilleurs pour vous », ajoute-t-il.

Pour le reste, rien ne change selon Pete Lau : « Nous continuerons de lancer des produits OnePlus, d'organiser des événements (en personne bientôt, espérons-le) et d’échanger directement avec vous pour recueillir vos commentaires via les mêmes canaux OnePlus qu'auparavant. L'engagement de OnePlus envers vous reste le même ».

Aux États-Unis, la future législation antitrust empêcherait Apple de préinstaller ses applicationsCrédits : mjbs/iStock

Si l’on en croit le texte poussé par le député démocrate David Cicilline, cette potentielle nouvelle loi forcerait Apple à proposer un appareil « vide » sur lequel il faudrait tout choisir, du navigateur par défaut à la boutique d’applications qui servirait de source.

Le texte veut combattre les avantages obtenus par les grandes plateformes quand il s’agit de pousser leurs services. On est en plein dans ce que reproche Spotify à Apple depuis des années, et dont la thématique a explosé avec la bataille déclenchée par Epic.

Il faudrait donc pouvoir, selon le texte, installer des applications de n’importe quelle source, ce qui permettrait de se passer de la commission d’Apple sur les paiements. On imagine les angoisses actuelles de la firme à cette idée, une bonne partie de sa sécurité s’appuyant sur cet environnement très contrôlé.

Le texte interroge, car si l’intention est bonne, la pratique risque de rater sa cible. En Europe, on a pu voir des sociétés forcées de laisser le choix d’un navigateur (Google et Microsoft), sans qu’une quelconque position de force soit remise en cause. Les utilisateurs, en revanche, ont perdu en simplicité. La situation pour Windows était encore plus folklorique, avec une édition N débarrassée de tout lecteur multimédia.

Si l’on part du principe qu’un système d’exploitation doit proposer un ensemble de fonctions « essentielles » (navigateur, emails, lecture de musique, etc.), forcer les choix pourrait être contre-productif.

Pourquoi, dès lors, ne pas envisager d’interdire à une entreprise de faire payer une commission aux services concurrents des siens ? Spotify n’aurait par exemple aucune commission à payer en cas d’abonnement depuis iOS. Car c’est finalement là que réside le problème et qu’Apple obtient un avantage injuste, la société ne se payant pas une commission à elle-même.

L’Union européenne et les États-Unis lancent le « Conseil du commerce et des technologies »

Il a été annoncé durant le sommet entre Ursula von der Leyen et Joe Biden à Bruxelles le 15 juin 2021.

« Le CCT servira de forum aux États-Unis et à l'Union européenne pour coordonner leurs approches concernant les principales questions mondiales en matière de commerce, d'économie et de technologie et pour approfondir les relations commerciales et économiques transatlantiques fondées sur des valeurs démocratiques communes », explique la Commission.

Les principaux objectifs du Conseil du commerce et des technologies (CCT) sont de « développer et renforcer le commerce et les investissements bilatéraux », « éviter de nouveaux obstacles techniques au commerce », « coopérer sur les politiques clés en matière de technologie, de questions numériques et de chaînes d'approvisionnement », etc.

Une manière aussi pour l’Europe et les États-Unis d’afficher un front commun contre la Chine sur deux sujets majeurs : le commerce et les technologies.

Deux députés veulent moderniser la lutte contre la contrefaçonCrédits : rkruzan/iStock

Dans une longue proposition de loi, Christophe Blanchet (MoDem) et Pierre-Yves Bournazel (Agir ensemble) entendent « moderniser » la lutte contre la contrefaçon. 

Le texte autorise l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation à notifier les éditeurs de sites utilisés « par un contrefacteur présumé » en matière de marque. 

L’autorité invite l’intermédiaire « à lui adresser ses observations par écrit et à produire tout élément justifiant l’usage de la marque ». Quand elle estime que ce service a rendu « possibles des atteintes graves et répétées aux droits du titulaire d’une marque », elle peut inscrire le nom de cet intermédiaire sur une liste noire, publique. 

Les deux députés veulent aussi que l’administration puisse imposer l’affichage d’un message d’avertissement sur le site. Elle peut inviter « l’intermédiaire à prendre toute mesure utile afin de faire cesser l’atteinte aux droits du titulaire de la marque, y compris toute mesure de déréférencement ou de blocage de l’accès » (même au nom de domaine).

Le texte impose également aux opérateurs de plateformes (des hébergeurs comme YouTube ou Twitter et Facebook) un devoir de vigilance qui devrait les conduire à mettre en place des outils destinés « à détecter, signaler, supprimer et prévenir la publication et la diffusion d’annonces promouvant des produits ou services contrefaisants ». 

Soit un filtrage qui semble pro actif, auquel cas sa compatibilité avec l’article 15 de la directive de 2000 sur le commerce électronique questionne, puisque cet article prohibe la mise en place d’une « obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites ».

Dans la proposition de loi, ces hébergeurs auraient aussi l’obligation de traiter prioritairement les notifications adressées par la DGCCRF mais aussi les organismes de défense professionnelle. 

Twitter et Facebook auraient aussi l’obligation d’ « informer rapidement l’autorité administrative » dès qu’ils disposent « d’informations donnant à penser qu’un utilisateur de leurs services commet des actes de contrefaçon de marque n’ayant pas encore fait l’objet d’une notification ». Évidemment, ils auraient alors à lui fournir toutes « les informations pertinentes dont ils disposent ».

Facebook va bientôt tester la publicité dans l’Oculus Quest

La société incorporera bientôt des publicités dans certaines applications. Plus précisément, dans le jeu Blason de Résolution Games, et dans deux applications qui n’ont pas été nommées.

Facebook parle de test, mais il n’est pas question de savoir si la publicité en espace virtuel est pertinente. La société cherche davantage à définir dans quelle proportion elle va en intégrer ailleurs et comment.

« Une fois que nous aurons vu comment se déroule ce test et incorporé les retours des développeurs et de la communauté, nous fournirons plus de détails sur quand les publicités deviendront plus largement disponibles à Traver la plateforme Oculus et dans l’application mobile Oculus », déclare Facebook.

L’entreprise dit n’avoir aucune intention d’utiliser les données provenant du suivi de mouvement ou de l’assistant vocal. En revanche, un porte-parole a confirmé à The Verge que celles du compte Facebook seront bien utilisées. On pouvait s’en douter.

Point important, les utilisateurs auront les mêmes contrôles sur les publicités que sur Facebook. Il sera donc possible de masquer une publicité particulière ou toutes celles provenant du même annonceur.

Facebook travaille sur la rétro-ingénierie des deepfakes et leur provenanceCrédits : gn8/iStock

L’entreprise s’est associée à l’université du Michigan pour décortiquer les deepfakes et identifier leur provenance. On pourrait donc savoir à terme d’où viennent ces faux contenus, et potentiellement de qui.

Les deepfakes ne sont pour l’instant pas un réel problème pour Facebook, mais la situation pourrait évoluer n’importe quand. Il y a donc un enjeu stratégique à les reconnaître, même si la rétro-ingénierie suppose une analyse « après coup »

Cette association commence tout juste et constitue un travail de recherche sur le long cours. Il n’y a pas encore d’application concrète. Les pistes sont nombreuses et les personnes participant aux travaux devront plonger dans des contenus variés, incluant le plus souvent des fake news, mais également de la « pornographie non consentie », comprendre un contenu pornographique créé de toute pièce pour porter préjudice à une personne.

Ces recherches prennent appui sur des résultats précédemment obtenus par l’université du Michigan, plus particulièrement par le chercheur Vishal Asnani. Sous sa direction, l’université a été capable de reconnaître quel modèle d’IA avait été utilisé pour générer un deepfake.

Il y avait cependant une limitation : le modèle devait être connu. Récemment, Asnani est donc allé un cran plus loin avec son équipe en devenant capable d’identifier les traits architecturaux des modèles inconnus. Des traits nommés « hyperparamètres » et qui peuvent collectivement donner l’équivalent d’une empreinte digitale, cette dernière pouvant alors permettre de remonter à la source.

« Supposons qu’un acteur malveillant génère de nombreux deepfakes différents et les envoie sur différentes plateformes à différents utilisateurs. Si c’est un modèle que personne n’a jamais vu, il y a peu de chances que nous en ayons dit quelque chose par le passé. Maintenant, nous sommes capables de dire "Regardez, la photo envoyée ici, la photo envoyée là, elles proviennent du même modèle". Et si nous arrivons à saisir l’ordinateur, nous pourrons dire "Voici le coupable" ».

Attention cependant, car en dépit des annonces enthousiastes, il faut rappeler que la détection des deepfakes reste un problème délicat. L’année dernière, Facebook avait organisé un concours sur le thème. Le meilleur algorithme de reconnaissance n’avait obtenu qu'un taux de réussite de 65,18 %. Les chercheurs parlaient clairement de « problème non résolu ».

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