LeBriefdu 21 mai 2021
Accord sur le pass Sanitaire européenCrédits : koya79/iStock

Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil sont parvenus à un accord, pour l’heure provisoire, sur le pass Sanitaire en Europe. Ce certificat « sera disponible aux formats numérique et papier. Il attestera que son détenteur a été vacciné contre le coronavirus, ou qu’il a reçu récemment un test négatif, ou bien encore qu’il s’est remis de l’infection », prévient le Parlement.

« Le règlement relatif au certificat numérique européen Covid devrait être en place pour une durée de douze mois. Le certificat ne sera pas un prérequis pour exercer son droit à la liberté de circulation et ne sera pas considéré comme un document de voyage ».

Les États membres pourront imposer des restrictions supplémentaires aux voyageurs « telles que la quarantaine, l’autoconfinement ou les tests » mais uniquement « si ces restrictions sont nécessaires et proportionnées dans le but de préserver la santé publique ». 

Ils « devront accepter les certificats de vaccination délivrés dans d’autres pays de l’UE à des personnes qui ont été inoculées par un vaccin ayant reçu l’autorisation d’être utilisé dans l’UE par l’Agence européenne des médicaments (actuellement Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen) ». 

Sur le terrain des données personnelles, « le certificat sera vérifié en vue de prévenir les fraudes et falsifications, tout comme l’authenticité des cachets électroniques inclus dans le document. Les données personnelles obtenues via les certificats ne pourront pas être stockées dans les États membres de destination ». Il n’y aura aucune base de données centrale.

« La liste des entités qui traiteront et recevront les données sera publique, de sorte que les citoyens puissent exercer leurs droits à la protection des données conformément au Règlement général sur la protection des données ».

Le texte sera mis aux voix en Commission des libertés civiles le 26 mai, puis en plénière et au Conseil. « S’il est adopté en commission des libertés civiles, il sera soumis pour adoption lors de la première session plénière de juin (7-10 juin 2021) ».

Covid-19 : la campagne de vaccination ouverte à tous les majeurs dès le 31 mai

Depuis le 12 mai, les personnes de plus de 18 ans peuvent déjà prendre rendez-vous, mais uniquement de la veille pour le lendemain s’il reste des places libres.

Jean Castex indique sur Twitter que les vannes seront grandes ouvertes, sans restriction, à partir du 31 mai, soit deux semaines avant la date initialement prévue. Cela ne concerne toujours que les personnes majeures. 

Les professions dites « prioritaires » (la liste est disponible par ici) pourront se faire vacciner dès lundi 24 mai. Cela était auparavant limité aux personnes d’au moins 55 ans.

Depuis la surface de Mars, le rover Zhurong envoie ses premières photos

Après avoir passé plusieurs mois en orbite, la mission Tianwen-1 est entrée dans une nouvelle phase lorsqu’elle a largué son rover sur Mars.

L’ensemble s’est déroulé sans anicroche, le rover est désormais sur sa plateforme d’atterrissage prêt à rouler sur le sol. Il devra pour cela descendre en roulant sur deux rails, que l’on peut voir sur les photos partagées sur Twitter.

Twitter relance son processus de vérification, cette fois avec plus de transparence

C’est fait : le processus de vérification, à l’arrêt depuis un moment, est officiellement de retour. Son déploiement a commencé mercredi, mais il faudra plusieurs semaines pour qu’il soit déployé sur tous les comptes.

Tout le monde peut prétendre à avoir un compte vérifié… dans l’absolu. En pratique, le processus n’aboutira que pour les personnes travaillant dans l’un des six domaines suivants : 

  • Gouvernement
  • Sociétés, marques et organisations
  • Médias et journalistes
  • Loisirs
  • Sports et jeux
  • Activistes, organisateurs et influenceurs

Le profil doit être complet, avec un nom, une image et une adresse email ou un numéro de téléphone vérifié. En outre, le compte doit exister depuis au moins six mois et avoir un historique de respect des règles du service.

Lorsque le compte sera compatible avec la demande de vérification, l’option apparaîtra automatiquement dans les réglages. Il faudra alors fournir soit la photo d’une pièce d’identité valide, soit une adresse email officielle, soit un site référençant directement le compte Twitter.

Une fois la requête envoyée, le requérant devrait recevoir une première réponse en quelques jours, mais la procédure peut réclamer plusieurs semaines. En cas d’approbation, le fameux badge bleu apparaîtra automatiquement sur le profil.

Des aménagements sont déjà prévus, notamment sur les catégories qui ne représentent pas « toutes les personnes qui devaient être éligibles à la vérification ». Twitter prévoit donc d’introduire plus tard cette année plus de catégories, dont « les scientifiques, universitaires et dirigeants religieux ».

Google va ouvrir sa première boutique physique à New York

La société était déjà présente chez certaines enseignes via des « corners », notamment chez Fnac Darty en France. Mais c’est la première fois qu’elle ouvre un magasin entièrement dédié à ses produits. 

Il est situé dans le quartier de Chelsea (New York) et, bien évidemment, Google affirme que toutes les règles sanitaires seront respectées. Aucune indication n’est donnée sur d’éventuelles autres ouvertures, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs.

Virgin Galactic : un nouveau vol de VSS Unity est prévu pour demain

La société se prépare activement, mais reste soumise aux aléas des conditions météorologiques et techniques, précise-t-elle. En tout cas, l’examen de maintenance du vaisseau mère VMS Eve est terminé. Il doit pour rappel emporter le VSS Unity sous ses ailes avant que celui-ci ne prenne seul son envol une fois dans les airs.

VSS Unity comprendra deux pilotes à son bord, ainsi que des expériences scientifiques. Pour rappel, ce lancement fait suite à l’abandon d’un essai du même genre en décembre, suite à un problème moteur.  

Redevance culturelle frappant le reconditionné : 7 amendements contre, 1 pourCrédits : jurgenfr/iStock

Les ayants droit auraient-ils franchi la ligne rouge en voulant ponctionner les téléphones et tablettes reconditionnés ? Sept amendements ont été déposés en commission du développement durable pour blinder l’interdiction de prélever la redevance copie privée sur ces supports.

Virginie Duby-Muller (LR) estime nécessaire de soutenir ce secteur, alors qu’en face, « le montant brut collecté au titre de la rémunération pour copie privée est passé de 273 M€ en 2019 à 295 M€ en 2020 » (273 millions en « net », après retraitement). 

Ainsi, « contrairement aux prévisions des ayants droit, les effets de la crise sanitaire (espaces physiques de vente fermés, déplacements limités), n’ont eu aucune incidence sur le montant de la collecte qui a augmenté. De plus, les montants collectés vont fortement augmenter en 2021 et 2022 en raison de l’assujettissement des PC/Mac à la rémunération pour copie privée ».

Même objectif dans cet amendement signé par 11 autres élus LR. 

Des députés Agir Ensemble pensent aussi qu’il faut supprimer la redevance pour tous les produits reconditionnés, peu importe leur origine. « L’assujettissement du secteur du reconditionnement à la rémunération pour copie privée augmenterait les prix des produits numériques reconditionnés de 6 à 12 %, impactant négativement le pouvoir d’achat des consommateurs ».

Ils ajoutent qu’un tel prélèvement « réduirait aussi l’écart de prix avec les produits neufs, nuisant ainsi à l’attractivité des produits issus de l’économie circulaire. Or, on sait que plus de 80 % de l’impact environnemental du numérique est généré par la fabrication des terminaux ». En outre, « 2 500 emplois sont aujourd’hui en jeu », expliquent-ils non sans révéler que leur amendement a été proposé par le Syndicat Interprofessionnel du Reconditionnement et de la Régénération des Matériels Informatiques, Electroniques et Télécoms (SIRRMIET).

Le député LREM Jean-Charles Colas-Roy partage l’analyse : cette industrie « est fortement génératrice d’emplois industriels et permet l’accès à des terminaux écoresponsables aux populations issues des classes plus défavorisées ».

Son collègue Jean-François Eliaou ajoute qu’ « en l'absence d'harmonisation européenne, voire internationale, imposer aux acteurs français une telle contrainte aurait pour conséquence première de fermer le marché français et ensuite de freiner le développement de la consommation de produits reconditionnés ».

D’autres élus de la majorité refusent une telle ponction, non sans s’expliquer : « devoir payer cette redevance rendrait économiquement non-viables des filières peinant déjà à trouver un modèle économique rentable ».

Le député Philippe Latombe ajoute sa pierre : « la clientèle de ces matériels recyclés est en général une clientèle à revenus modestes pour laquelle cette filière contribue à résoudre la problématique de la fracture numérique, ou une clientèle très investie, avec raison, sur les vertus environnementales du recyclage ».

Seule pour l’instant la députée non inscrite Emilie Cariou plaide pour l’assujettissement : « Ce mécanisme existe dans pratiquement toute l’Union européenne et n’a cessé de démontrer son caractère vertueux. Il profite à la fois aux consommateurs de biens culturels, aux créateurs, artistes et professionnels de la création artistique et apporte toujours plus de valeur aux smartphones, tablettes et appareils de stockage qui auraient moins d’intérêt sans la possibilité d’y stocker nos contenus culturels ».

Il faut dire qu’en 2014, elle fut en charge auprès de la ministre de la Culture d’alors, Fleur Pellerin, du financement de la création, du développement de l’offre légale et du droit d’auteur. En 2016, elle fut conseillère chargée des affaires européennes, internationales et du numérique au sein du cabinet d’Audrey Azoulay.

Bouygues Telecom : revenus et base clients en hausse, grâce à BTBD (nouveau nom d’EI Telecom)

Le groupe Bouygues a publié son bilan pour le premier trimestre de l’année, incluant donc les résultats de sa filiale sur les télécoms : « À fin mars 2021, le parc forfait Mobile hors MtoM compte 14,3 millions de clients, grâce à l’intégration des 2,1 millions de clients de BTBD et à la conquête de 141 000 nouveaux clients sur le trimestre ».

BTBD ? Il s’agit en fait de Bouygues Telecom Business Distribution, le nouveau nom d’Euro-Information Telecom racheté en début d’année. 

Face à son objectif de gagner 4 millions de clients d’ici 2026, Bouygues Telecom fait les comptes : 54 % du chemin ont été parcourus… mais grâce au rachat de EI Telecom. Sur le fixe, Bouygues Telecom revendique 1,8 million de clients sur la fibre (+190 000 en trois mois), sur un total de 4,3 millions de clients (+98 000 sur le trimestre).

Côté finances, le chiffre d’affaires du premier trimestre « ressort à 1,7 milliard d’euros, en hausse de 17 % par rapport à fin mars 2020 (+9 % à périmètre et change constants) ».

Les Freebox Server passent en version 4.3.3

Les notes de version sont succinctes : cinq correctifs seulement.

Il est ainsi question de « jouer du son via AirMedia sur la Freebox Révolution », d’une « instabilité SMB1 lorsque SMB2 est activé », de « se connecter au service SMB en IPv6 », d’un problème sur l’authentification des sessions SMB1 et enfin d’une mise à jour de la documentation Freebox OS.

Comme toujours, il suffit de redémarrer sa box pour en profiter.

Un pass Culture de 300 euros pour tous les jeunes de 18 ans

Au passage, ce « chèque » culturel perd 200 euros pour plafonner pour l’instant à 300 euros.

Après une expérimentation dans plusieurs départements, l’application dédiée s’offre à tous les jeunes de 18 ans « sur laquelle ils disposent de 300€ pendant 24 mois pour découvrir et réserver propositions culturelles de proximité et offres numériques », indique le site officiel.

« Le pass Culture a pour objectif d’encourager la rencontre entre les acteurs culturels et les utilisateurs » prévient-il. « Il n’est donc pas possible de se faire livrer des biens matériels.  Les achats de biens numériques (ebook, SVoD, jeux vidéo…) sont plafonnés à 100€ ».

Cinéma, concert, spectacles, musées, patrimoine culturel et centres d'art, instruments de musique (plafonnés à 200 euros), livres, etc. « Pour les plates-formes, nous mettons en avant nos industries françaises, souligne une conseillère élyséenne dans les colonnes du Monde. Deezer et non Spotify pour la musique, Canal+ ou OCS et non Netflix pour l’audiovisuel ». Amazon Prime et Disney ne sont pas davantage de la partie. « Canal, OCS, FilmoTV et quelques autres plateformes sont en revanche accessibles, dont bientôt Salto » ajoute le Figaro.

« À partir de janvier 2022, seront offerts 25 euros pour les quatrièmes, 25 euros pour les troisièmes et 50 euros par année et par élève en seconde, première et terminale » ajoutent nos confrères. On retrouvera alors les 500 euros promis initialement.

Proton fête ses 7 ans et passe les 50 millions d’utilisateurs

L’éditeur a franchi une étape symbolique tout récemment en fêtant son septième anniversaire et annonçant avoir dépassé les 50 millions d’utilisateurs, même si ce chiffre recouvre l’ensemble de ses produits, dont le VPN.

C’est un jalon marquant pour une société ayant rejeté toute exploitation des données personnelles et ne proposant pour l’essentiel que des services payants.

« La discussion sur la vie privée a changé surprenamment vite au cours des sept dernières années. Elle est passée d’une pensée après coup au sujet principal d’un grand nombre de conversations sur le futur de l’internet […] Proton est une alternative au modèle de capitalisme de surveillance poussé par les géants de la Silicon Valley, ce qui nous permet de placer les besoins des utilisateurs et de la société en premier », indique Andy Yen, PDG de l’entreprise.

Le fond de commerce de Proton est assuré par l’usage renforcé du chiffrement de bout en bout, qu’il s’agisse de ProtonMail ou de Proton VPN. Les deux cas ne sont cependant pas comparables, puisque même avec un chiffrement E2E, le prestataire d’un VPN saura toujours quels sites sont visités. Proton assure pour sa part ne garder aucune donnée.

Réalité augmentée : Snap présente sa nouvelle génération de lunettes Spectacles

La société annonce la couleur dès le début de son communiqué : elles s’adressent aux créateurs. Elles ne sont d’ailleurs pas en vente et distribuées à une poignée de partenaires triés sur le volet.

« Les Spectacles comprennent 2 caméras RGB, 4 micros intégrés, 2 haut-parleurs stéréo et un pavé tactile pour fournir une expérience multisensorielle ». Elles permettent à leurs utilisateurs de « superposer leurs Lenses [des filtres, ndlr] directement sur le monde, en explorant de nouvelles façons de fusionner le plaisir et l'utilité grâce à la réalité augmentée immersive ».

Les lunettes sont pour le moment baptisées SPS 2021 et pèsent 134 grammes. Elles sont animées par la plateforme XR1 de Qualcomm, mais ne proposent qu’une autonomie de 30 minutes. Un site dédié aux Spectables est disponible par ici.

Plotting/farming en masse : face à l'émergence de Chia Network, Scaleway bride ses offres

L'hébergeur revient sur cette cryptomonnaie imaginée par Bram Cohen, qui exploite non pas la puissance des GPU pour « miner » mais l'espace de stockage. Cela se fait en deux phases : une de calcul (plotting) puis de mise à disposition (farming). 

L'approche se veut « plus verte », mais a ses propres problèmes. Le premier est qu'elle tend l'approvisionnement du stockage, comme nous l'expliquions récemment, de nombreux acteurs espérant tirer profit de ces investissements. 

Le second est que le plotting use prématurément les SSD, surtout lorsqu'ils ne sont pas prévus pour des usages intensifs, comme c'est le cas des modèles grand public. Une fois exploités, ils sont bons à jeter, avec l'impact écologique que l'on devine.

Quoi qu'il en soit, Scaleway a fait face ces derniers temps à de petits malins qui se reposent sur ses infrastructures pour du plotting et du farming via Chia Network, au risque de voir ses serveurs se remplir dans leur intégralité ou ses SSD s'user prématurément.

Pour assurer la qualité de service et éviter de se retrouver à court de stockage sous peu, la société a pris les devants et interdit désormais le plotting sur toutes ses instances SSD, serveurs dédiés, RPN-SAN, ou même Block storage. Elle précise que ses contrats impliquent déjà qu'un usage menant à la destruction d'un composant peut mener à une facturation de ce dernier aux clients. 

Concernant le farming, il est autorisé sur les serveurs dédiés (à la demande ou non) et Block Storage sans restriction, ainsi qu'Object Storage dans le cadre de demandes spécifiques. Dans le cas contraire, il sera limité à 250 To et facturé 0,08 euro par Go. 

L'information a été repérée par Bram Cohen, qui n'a pas semblé concerné par l'effet de Chia Network. Il a simplement remercié Yann Lechelle, patron de Scaleway, d'avoir bien compris la différence entre farming et plotting.

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