LeBriefdu 20 mai 2021
Moteur réutilisable Prometheus : l’Europe signe un contrat de 135 millions d’euros avec Arianegroup

Véritable couteau suisse, il fonctionne au méthane liquide, ce qui devrait « réduire les coûts opérationnels au sol avant et après le vol ».

Ce moteur est annoncé comme très polyvalent et « pourra être utilisé à la fois pour l’étage principal et supérieur des futurs lanceurs européens, ainsi que pour les propulseurs d’appoint ». « Grâce à sa fabrication additive, qui représente 70 % de la masse du moteur, Prometheus comporte un nombre faible de composants, ce qui accélère la production et réduit les déchets », affirme l’Agence spatiale européenne.

Son coût de fabrication serait dix fois inférieur à celui du moteur Vulcain 2 qui équipe actuellement les fusées Ariane 5. Deux démonstrateurs de Prometheus en taille réelle vont effectuer des essais à feu statiques sur le site du Centre aérospatial allemand (DLR) : « Les données récoltées pendant ces tests fourniront des informations importantes qui permettront de valider et démontrer le concept du moteur ».

L’ESA veut aussi en profiter pour augmenter sa puissance de 20 % pour arriver à 1 200 kN. Une version hydrogène liquide de Prometheus est aussi en cours de développement afin d’équiper Ariane 6. Cette variante pourrait arriver aux alentours de 2025.

Un autre contrat de 14,6 millions d’euros a aussi été signé avec Airanegroup, mais pour Phoebus cette fois-ci. Il s’agit d’un étage supérieur « hautement optimisé qui pourra être utilisé sur de futures versions d’Ariane 6 ainsi que sur d’autres lanceurs ».

Son ambition est d’augmenter de « plus de deux tonnes métriques la capacité d’emport de charge utile d’Ariane 6 vers l’orbite de transfert géostationnaire ainsi que réduire les coûts de production ».

Ce contrat devrait permettre de terminer la phase finale du projet avec « la conception détaillée, la construction, et le test d’un démonstrateur presque à l’échelle 1, qui consistera en un réservoir d’oxygène, un réservoir d’hydrogène, l’interface structurelle entre les deux réservoirs et le cylindre extérieur qui tiendra lieu de revêtement extérieur de l’étage supérieur ».

« L’ESA s’engage résolument dans le développement de nouvelles technologies requises pour des futures solutions de transport spatial qui permettront de garantir l’accès autonome de l’Europe à l’espace, et ce à un coût abordable. Le moteur réutilisable Prometheus et l’étage supérieur Phoebus en sont d’excellents exemples », affirme Daniel Neuenschwander.

Il faut dire que l’Europe semble à la traîne face à une société comme SpaceX qui mise allègrement sur le réutilisable, avec succès. L’entreprise a déjà réussi à faire voler dix fois un même premier étage. 

Face à « trop d'incertitudes », le salon IFA 2021 est annulé

L’annonce officielle est tombée hier : « Le plus grand salon mondial de l'électronique grand public et domestique reviendra en 2022 ». Les indicateurs sur la santé n’évoluent pas assez rapidement et le risque engendré par certains variants, notamment d’Asie du Sud, poussent les organisateurs à jeter l’éponge.

De plus, une partie des installations est actuellement utilisée pour vacciner les personnes, et cela devrait durer plus longtemps que prévu. 

« Il y a tout simplement trop d'incertitudes pour le moment. Par conséquent, il est devenu presque impossible pour quiconque de planifier de manière responsable sa participation à un salon professionnel », affirme Kai Hillebrandt, président du conseil d’administration de gfu Consumer & Home Electronics GmbH. 

« Nous n'avons pas pris cette décision à la légère […] Les efforts pour contenir cette pandémie – des programmes de vaccination à la reprise des voyages internationaux – ne se sont pas déroulés au rythme que nous espérions », explique Martin Ecknig le CEO de Messe Berlin. 

L’IFA se prépare désormais pour l’année prochaine et donne rendez-vous du 2 au 6 septembre 2022.

AMD veut racheter jusqu’à quatre milliards de dollars de ses actions

La société explique qu’elle « prévoit de financer ces rachats par à la trésorerie générée via des opérations qui ont été renforcées par les solides résultats de la société ».

Au premier trimestre, le Texan explosait les compteurs avec 3,445 milliards de dollars de revenus et 555 millions de dollars de bénéfice net. Le trimestre précédent, il avait enregistré un bénéfice de 1,781 milliard de dollars, dont 1,301 milliard suite à une économie d’impôts.

« L’annonce d’aujourd’hui reflète notre confiance dans les activités d’AMD », affirme Lisa Su, directrice générale de l’entreprise. « Ce programme de rachat n'a pas de date de fin et peut être suspendu ou interrompu à tout moment », précise AMD. 

Redevance culturelle sur le reconditionné : Back Market voit rougeCrédits : MicroStockHub/iStock

« Toute l’ironie de l’histoire, c’est que le gouvernement tente de glisser cette disposition particulièrement dangereuse pour les acteurs du reconditionné dans un paquet de loi visant précisément à réduire l’impact du numérique sur l’environnement. »  

Les co-fondateurs de Back Market, pas peu fiers de leur récente levée de fonds de 276 millions d’euros, attendent avant de sabrer le champagne. En cause, le chantier lancé par les ayants droit, révélé dans nos colonnes voilà un an, et destiné à soumettre les biens reconditionnés à la redevance pour copie privée qu’ils perçoivent. 

Et ces bénéficiaires ont déjà obtenu l’aval de Matignon. 

« Là où le bât blesse, c’est que le gouvernement français désire aujourd’hui appliquer cette redevance aux produits reconditionnés » commente Back Market qui devine sans grand mal « une double injustice ». 

« Pour les consommateurs d’abord – qui verront leur pouvoir d’achat grignoté par une nouvelle taxe, qui sera d’ailleurs parfois payée deux fois (lors de l’achat du produit neuf, puis à nouveau une fois ce produit vendu reconditionné). Pour les reconditionneurs ensuite – car cette redevance [...] va bien évidemment rogner leurs marges et amputer leur compétitivité ».

L’exécutif bataille en effet au chevet des ayants droit pour faire sauter une disposition déjà adoptée au Sénat taillée pour préserver le secteur du réemploi. Il compte sur la majorité LREM, mise sous pression, pour transformer les vœux des industries culturelles en réalité. 

La cible à abattre, pour Matignon ? L’article 14 B Bis qui prévoit que la redevance pour copie privée « n’est pas due non plus lorsque les supports d’enregistrement sont issus d’activités de préparation à la réutilisation et au réemploi de produits ayant déjà donné lieu à une telle rémunération. » 

Face à cette menace de suppression, Back Market indique avoir « tenté par (à peu près) tous les moyens d’expliquer au législateur qu’il était sur le point de mettre en péril des centaines d’emplois partout dans l’hexagone et de couper les ailes à tout un pan de l’économie circulaire remade in France. Mais il semblerait qu’on soit encore un poil moins costaud en lobbying que Monsanto ».

Des députés veulent soumettre le démarchage téléphonique au consentement des personnes

Plusieurs élus de l’opposition veulent réformer le démarchage téléphonique. Ils relèvent, dans les premières lignes de leur proposition de loi, que « de nombreux pays européens, comme l’Allemagne, le Danemark ou encore le Portugal, ont [...] assujetti les numéros de téléphone au même régime que celui prévu par le RGPD en optant pour un système reposant sur le recueil préalable du consentement du consommateur ».

Son article 1er prévoit en conséquence que la prospection commerciale par voie téléphonique ne sera autorisée que dans deux hypothèses :

  • Elle a un rapport direct avec l’objet d’un contrat en cours 
  • Le professionnel a reçu le consentement du consommateur.

Le texte en profite pour supprimer de la faculté offerte de s’inscrire sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique.

Le gouvernement s’oppose à l’amendement anti-Google sur les droits voisins des éditeurs de presseCrédits : BrianAJackson/iStock

Les sénateurs réunis en commission de la Culture, ont adopté la semaine dernière l’amendement de David Assouline. 

Une rustine taillée pour obliger Google (et les autres services en ligne) à négocier les droits voisins avec les éditeurs et les agences. Et pour cause, « en cas de refus à entamer la négociation ou à conclure l'accord », elle soumet les récalcitrants « à l'arbitrage de l'État et à une éventuelle sanction pécuniaire ».  

En préparation de l’examen en séance, le gouvernement a déposé un amendement de suppression. L’exécutif considère que toute modification du régime transposé en France en juillet 2019 « se doit d’être envisagée avec de grandes précautions, compte tenu des risques de fragilisation juridique qu’elle pourrait comporter au regard du cadre fixé par la directive européenne et du risque qu’il y aurait à donner prise à de nouveaux recours dilatoires de la part des plateformes ».

En substance, le texte d'Assouline ne lui « paraît pas opportun en ce qu’il soulève des interrogations importantes s’agissant de la mise en œuvre d’un droit exclusif et au regard du principe de la liberté contractuelle. Une telle modification paraît en outre prématurée dès lors que toutes les voies de droit ne sont pas épuisées, en particulier devant l’Autorité de la concurrence, qui a montré une grande fermeté jusqu’ici sur ce dossier. ».

Et le ministère de la Culture de rappeler que l’Autorité de la concurrence pourrait « condamner la société Google dans les prochains jours pour n’avoir pas répondu, dans les conditions fixées par sa décision du 9 avril 2020, aux demandes d’ouverture de négociations émanant d’éditeurs de presse ou d’agences de presse ».

Zoom propose ses Events pour organiser des conférences en ligne

Le nouveau service vient compléter OnZoom, déjà disponible pour organiser des conférences payantes ou non, avec possibilité de vendre des tickets.

Zoom Events se concentre sur les évènements plus grands, pouvant s’étaler sur plusieurs jours. On retrouve donc le hub central pour gérer les événements, les ventes de tickets et autres, mais avec une organisation plus large, par exemple quand il y a de multiples sessions.

Une entreprise pourra ainsi définir une page d’accueil, avertir du jour et de l’heure pour chaque sessions, afficher un programme, accompagner les évènements de vidéos de présentation, etc. 

Zoom ajoute également un outil pour les personnes arrivant plus tôt à un évènement : la possibilité de commencer à discuter par chat et d’échanger leurs informations de contacts. La société cherche à recréer en quelque sorte l’ambiance qui peut régner dans les grands salons, en s’adaptant autant que possible au contexte actuel.

RGPD : avis favorable du Comité au premier code de conduite des infrastructures cloudCrédits : 3D_generator/iStock

Le Comité européen de la protection des données (EDPB), qui rassemble les autorités de contrôle, dont la CNIL en France, a rendu un avis favorable au premier code de conduite établi pour les fournisseurs de services de cloud.  

Rédigé sous l’égide du CISPE (Cloud Infrastructure Services Providers in Europe), coalition des grands noms du secteur, ce dispositif s’inscrit dans le cadre de l’article 40 du RGPD. Ces codes de conduite sont en effet destinés à contribuer à la bonne application du règlement, en précisant plusieurs modalités d’application. 

Et lorsque, comme ici, un projet de code de conduite concerne des activités de traitement menées dans plusieurs États membres, il est soumis par une autorité de contrôle (ici la CNIL) à l’avis du Comité, lequel vérifie sa conformité avec le RGPD.  

Avec un tel label de confiance, explique le CISPE, « les clients IaaS sont assurés d'avoir des infrastructures cloud fiables ». Il « clarifie les exigences [du règlement] en matière de protection des données pour les fournisseurs d'infrastructure cloud», insiste Alban Schmutz, le président de CISPE. 

Selon le communiqué, le code garantit notamment aux clients « que les fournisseurs de services d'infrastructure cloud accéderont ou utiliseront uniquement les données clients pour fournir leur service, sans les utiliser à des fins de marketing ou de publicité ».

Le code offre aux clients l’option de s’assurer que les données ne sont traitées qu’au sein de l’espace européen. Comme l’envisage le RGPD (article 41), le contrôle du respect du code de conduite sera assuré par des auditeurs indépendants et externes, accrédités par l’autorité de contrôle. 

« La conformité au RGPD peut être complexe et coûteuse, en particulier pour les PME et les start-ups », relève le communiqué du CISPE. Les fournisseurs de services cloud qui adopteront ce code de conduite profiteront de conseils, tout en étant tenus de respecter une série de règles destinées à garantir la conformité de leurs services. Son approbation formelle relèvera in fine des compétences de la CNIL. 

Internet Explorer disparaîtra le 15 juin 2022

La onzième et dernière version du navigateur n’aura plus aucun support au-delà du 15 juin de l’année prochaine. À cette date, il ne sera plus possible de lancer Internet Explorer 11, tout appel étant réorienté vers Edge. L’ancien exécutable sera toujours là, mais ne sera plus utilisable.

Pour Microsoft, la solution est simple : le mode Internet Explorer dans Edge, qui assure la compatibilité (avec quelques exceptions) pour les pages qui auraient reçu des modifications spécifiques à IE. Pour les sites modernes assurant une compatibilité avec IE11, Microsoft recommande de s’en débarrasser.

La date concerne l’édition semi-annuelle de Windows 10, autrement dit la majorité des PC. Les éditions suivantes de Windows ne sont pas encore concernées : 

  • Windows 8.1
  • Windows 7 Extended Security Updates (ESU)
  • Windows 10 Server SAC (Semi-Annual Channel)
  • Windows 10 IoT LTSC (Long-Term Servicing Channel)
  • Windows 10 Server LTSC 
  • Windows 10 client LTSC

C’est donc toute une époque qui s’achèvera dans un peu plus d’un an, même si le navigateur était sous respirateur artificiel depuis longtemps. Sa suprématie avait été durement remise en question par Firefox, à son arrivée en 2004. Quatre ans plus tard, Chrome débarquait. On connaît la suite de l’histoire. 

Apple ajoute une impressionnante couche d’accessibilité à ses produitsCrédits : humonia/iStock/ThinkStock

À compter d’aujourd’hui, les personnes sourdes ou malentendantes pourront utiliser la langue des signes pour communiquer avec les équipes Apple lors d’un rendez-vous en boutique ou avec AppleCare.

Pour une fois, la France n’est pas oubliée, puisque la LSF est prise en charge, en plus des versions américaine (ASL) et anglaise (BSL). Le service est exploitable depuis un navigateur web, mobile ou fixe. La firme a ajouté un dictionnaire des termes techniques qu’elle utilise. La formation des équipes a été adaptée pour qu’elles y soient sensibilisées. 

Plus impressionnant (techniquement parlant), l’Apple Watch sera capable plus tard dans l’année d’être utilisée sans toucher son écran. Plusieurs courtes vidéos montrent comment on pourra faire des gestes de la main où est attachée la montre pour en contrôler les actions. 

Par exemple, un mouvement de pince pour sélectionner un bouton, puis fermer le poing pour le valider, ou encore fermer le poing deux fois de suite pour accepter un appel.

Il sera même possible de déclencher un curseur que l’on fera bouger, à la manière d’une souris. Il suffira d’orienter la main pour le piloter et ainsi choisir avec précision un élément à l’écran.

D’autres mises à jour sont prévues, notamment iPadOS. Apple va y intégrer un suivi du regard, permettant de piloter la tablette avec le regard. On attend de pouvoir en mesurer l’efficacité. VoiceOver pourra quant à lui grandir pour prendre en charge les personnes dans une photo, afin de les décrire et d’en donner la position. L’assistant pourra également repérer le texte ou encore des données dans un tableau.

On pourra également activer bientôt des sons d’arrière-plan, pour aider à se concentrer ou à se reposer. On retrouvera toute une panoplie de bruits blancs (pluie, océan, rivière…) qui pourront se mélanger aux autres sons du système ou rester discrètement en retrait. 

Parmi les autres changements prévus, signalons la possibilité de modifier les réglages d’écran et de texte pour chaque application compatible, et non plus uniquement à l’échelle du système. Les Memoji seront mis à jour pour mieux refléter certaines conditions, comme l’implant cochléaire, le tube à oxygène ou un casque anti-choc.

Apple ne précise pas vraiment quand ces améliorations seront disponibles au-delà d’un « plus tard dans l'année ». On peut supposer que beaucoup seront intégrées dans iOS 15, qui sera présenté le 7 juin, date d’ouverture de la WWDC.

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