LeBriefdu 29 mars 2021
Les FAI doivent supporter les coûts du blocage du site raciste Blanche EuropeCrédits : imaginima/iStock

En mars 2020, le procureur de la République assignait SFR Fibre, Orange, Orange Caraïbe, SFR, Société réunionnaise du radiotéléphone, Outremer télécom, Free, Bouygues télécom et Colt technology services. Il réclamait le blocage de ce site, non sans épingler de multiples infractions : délits d'injures, de provocation à la haine et à la violence envers un groupe de personnes « à raison de l'origine, de la religion ou de l'orientation sexuelle », sans compter des contestations de crimes contre l'humanité.

La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) était intervenue volontairement dans cette procédure au soutien de cette demande. Le 10 juillet 2020, le tribunal judiciaire ordonnait ce blocage. Les FAI se voyaient tenus de mettre en œuvre « toutes mesures propres à empêcher l'accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire » au site Blancheurope.com

Free, Orange et Bouygues ont attaqué cette décision devant la cour d’appel, reprochant aux premiers juges d’avoir fait supporter ces mesures sur leurs seules épaules.  En appel, dans l’arrêt du 26 mars 2021 que Next INpact a pu consulter, les magistrats ont considéré qu’il résulte des textes en vigueur, « qu'en dépit de leur irresponsabilité de principe, les intermédiaires techniques de l'internet sont tenus de contribuer à la lutte contre les contenus illicites en ligne et, plus particulièrement, contre la propagation massive de contenus haineux en ligne dès lors qu'ils sont les mieux à même d'y mettre fin ».

En outre, « ni l'article 6-I-7 de la LCEN ni le texte de la directive nº 2000/31 CE du 8 juin 2000, transposée par ladite loi, ne s'opposent à ce que le coût des mesures strictement nécessaires pour faire cesser le trouble commis soit mis à la charge de ces intermédiaires, et ce, même si ces mesures sont susceptibles de représenter pour eux un coût important ».

Par ailleurs, la cour confirme que le principe d'égalité des citoyens devant les charges publiques ne s'oppose pas à ce que le coût de la mesure de blocage de ce site soit supporté par les FAI. Enfin, dans la lignée d’une décision de la justice européenne et d’un arrêt de la Cour de cassation, elle considère que ces coûts n’apparaissent pas être de nature « à les soumettre à des sacrifices insupportables susceptibles de compromettre la poursuite de leur activité ».

Et la décision de révéler que Free a évalué le montant de ce blocage à 176,56 euros TTC. « Dans ces conditions, eu égard aux conséquences économiques manifestement limitées pour les intermédiaires techniques et à l'intérêt majeur qui s'attache à la mesure ordonnée, celle-ci n'est, à l'évidence, pas disproportionnée et ne porte pas atteinte à leur liberté d'entreprendre ni à leur droit de propriété ».

Un « certificat sanitaire » européen dès le 15 juin, annonce Thierry Breton

Il serait « bon que l'on puisse avoir un certificat sanitaire qui démontre votre état », indique Thierry Breton, sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Et le commissaire européen d’annoncer l'arrivée de ce document le 15 juin prochain.

Ce passeport sanitaire, en version électronique ou papier, sera disponible sur le site du ministère de la Santé dans chaque État membre. Il comprendra un QR Code qui indiquera, outre l’état civil du détenteur, si celui-ci a été vacciné, le type de vaccin et s’il a été porteur de la maladie et dispose d’anticorps.

« Pour ceux qui n'auront eu ni le vaccin, ni la maladie et pour lesquels on demandera un test PCR, on trouvera l'état de votre test PCR » Sa vocation sera de faciliter la circulation en UE. Non obligatoire, ce certificat pourra tout de même être demandé « pour voyager, prendre un avion, participer à une "manifestation importante" ou encore entrer dans un lieu public » détaille FranceTV Info. « En l'absence de certificat, un test négatif pourra être demandé ».

Spotify déploie une nouvelle interface unique pour ses applications desktop et web

L’entreprise reconnaît que les écarts entre la version web et l’application pour ordinateur peuvent perturber et que la version desktop n’a pas avancé aussi vite que sa sœur. Elle a donc commencé à déployer – lentement – une nouvelle interface commune le 25 mars.

Outre une ergonomie strictement identique (et appelée à le rester), Spotify vante l’accès simplifié aux fonctions du service. Par exemple, Recherche est maintenant dans la colonne à gauche, les profils incluent les artistes et chansons les plus écoutés et les utilisateurs peuvent déclencher une session radio depuis n’importe quel titre via le menu «».

La création de playlists s’enrichit avec la possibilité d’écrire des descriptions, d’envoyer des images, de déplacer plus facilement des titres vers des listes existantes et surtout l’arrivée d’une barre de recherche intégrée aux listes, de manière à éviter les allers-retours. Sur desktop, la modification de la file d’attente est simplifiée, l’accès aux titres récemment lus est enfin là et un nouveau filtre « Votre bibliothèque » est disponible.

Si vous ne voyez pas encore la nouvelle interface, c’est que Spotify prend son temps, le déploiement se faisant sur plusieurs semaines. Il n’est pas nécessaire de réinstaller l’application.

Dommage que l'entreprise n’en ait pas profité pour aborder des demandes régulières comme la prise en charge des paroles, des thèmes ou de la puce M1 pour les derniers Mac.

La DGCCRF fête la première année de SignalConso et évoque ses évolutions

Le dispositif avait été généralisé en février 2020 après une période d'expérimentation. Comme son nom l'indique, il permet de signaler tout problème qu'un consommateur peut rencontrer avec un professionnel. En un an, il est « devenu incontournable pour simplifier et continuer à moderniser les relations entre les consommateurs, les professionnels et la DGCCRF », qui indique avoir déjà reçu 60 000 signalements. Le service a aussi subi quelques changements.

« Par exemple, la plateforme a très vite intégré une rubrique dédiée à la pandémie de Covid-19, cette dernière ayant entraîné une augmentation des signalements de certains produit ». Ce sujet compte pour 5 000 signalements, 1 400 pendant le premier confinement. L'accès depuis un smartphone a également été facilité, comptant pour 50 % des visites désormais. On peut aussi « signaler une entreprise connue uniquement par son numéro de téléphone, afin de lutter plus efficacement contre le démarchage téléphonique abusif, qui pénalise particulièrement les consommateurs les plus vulnérables ».

Depuis octobre « SignalConso facilite les signalements portant sur des achats en ligne par les consommateurs et leur traitement par les entreprises ». Là aussi, c'était nécessaire, puisque le secteur comptabilise 25 000 signalements.Ce renforcement va continuer en 2021 puisqu'il sera possible « d’effectuer un signalement sur les produits dangereux non alimentaires, notamment en lien avec le nouveau site unique des rappels de produits, RappelConso ».

Les professionnels ne sont pas oubliés : il est prévu « d’améliorer la relation avec eux en consolidant l’apport de SignalConso pour aider les plus petites entreprises à gérer leurs relations avec les consommateurs, par exemple en simplifiant les modalités de traitement ».

Carding Mafia : le forum de piratage piraté

297 744 des 537 155 comptes de carders ont ainsi été exposés, ironise Motherboard. La violation de données concerne des adresses e-mail, IP, noms d'utilisateur et empreintes de mot de passe (MD5).

Have I Been Pwned a annoncé mardi la fuite, affirmant qu'elle s'était produite la semaine dernière. Sur un autre forum de piratage, un utilisateur annonçait les données prétendument volées à Carding Mafia le 27 janvier de cette année, relève Motherboard. 

Sur Android, un malware « sophistiqué » se fait passer pour une mise à jour système

La bestiole a été repérée par la société de sécurité Zimperium, qui décrit le malware comme « le plus sophistiqué » qu’ils aient jamais vu.

Il ne se trouve pas sur le Play Store et ne peut donc être récupéré que depuis une source externe ou une boutique tierce. Une fois installé via l’application frelatée dans laquelle il se cache, le malware se déguise en mise à jour d’Android, de manière très convaincante.

S’il parvient à obtenir les droits, le code malveillant peut faire à peu près tout et n’importe quoi : voler les messages, contacts, détails de l’appareil, favoris ou encore l’historique de navigation, enregistrer des appels ou le son aux alentours du téléphone, prendre des photos via les caméras avant et arrière, etc.

« Je pense que beaucoup de temps et d’énergie ont été investis dans la création de cette application. Nous estimons qu’il existe d’autres applications comme celle-là, et nous faisons de notre mieux pour les trouver aussi rapidement que possible », a déclaré Shridhar Mittal, PDG de Zimperium, à TechCrunch.

Selon Mittal, le degré de sophistication du malware le rend candidat aux créations pensées pour un nombre restreint de victimes. Il note quand même une tendance à la hausse des RAT (remote access trojan) sur les appareils mobiles.

Google bloque, unilatéralement, une opération de lutte contre le terrorismeCrédits : Oren Kfir/iStock

Le blocage et la révélation publique d'une cyberattaque particulièrement sophistiquée et impliquant 11 vulnérabilités "0days" (non identifiées par les éditeurs de logiciels, ndlr), a provoqué une controverse au sein de Google. La cyberattaque émanerait en effet d'un service de renseignement allié des États-Unis, révèle la MIT Technology Review.

Google explique que l'équipe de « Project Zero se consacre à la recherche et à la correction des vulnérabilités "0days" et à la publication de recherches techniques conçues pour faire progresser la compréhension des nouvelles vulnérabilités de sécurité et des techniques d'exploitation dans la communauté de recherche ».

« Nous pensons que le partage de cette recherche conduit à de meilleures stratégies défensives et augmente la sécurité pour tous. Nous n'effectuons pas d'attribution dans le cadre de cette recherche. »

L'annonce de Google a toutefois omis de manière flagrante des détails clés, notamment qui était responsable du piratage et qui était ciblé, ainsi que des informations techniques importantes sur le malware ou les domaines utilisés dans l'opération, note le MIT, pour qui Google ne pouvait ignorer que l'opération émanait d'un service de renseignement allié des États-Unis.

Certains employés de Google ont fait valoir que les missions de lutte contre le terrorisme ne devraient pas être rendues publiques ; d'autres pensent que l'entreprise était entièrement dans ses droits et que l'annonce sert à protéger les utilisateurs et à rendre Internet plus sûr.

Sur Twitter, l'opération fait débat : est-il éthique qu'une entreprise privée puisse ainsi mettre un terme à une opération anti-terroriste ? Une « cyber-guerre » peut-elle être brusquement interrompue à cause d'un « Patch Tuesday » ? La communauté du renseignement est-elle plus responsable que Google ? Les internautes devraient-ils être protégés par des services de renseignement ou des sociétés privées ? Corriger une faille 0day exploitée est-il plus bénéfique que l'opération de contre-terrorisme qui l'exploitait ?

Molotov retransmettra « un show inédit » de Kev Adams et Camille Lellouche le 5 avril

Le service de « TV réinventée » s'associe pour cela à Gigson.live qui diffusera CamKev, Comedy and Songs dès 21h. Pour le voir, il faudra payer un billet à 14,99 euros.

« Dans un contexte où les salles restent désespérément fermées, les artistes s’organisent et se mobilisent pour continuer d’offrir des spectacles à leurs fans, en utilisant les plateformes digitales », précise le communiqué.

Molotov dit être « le partenaire idéal » pour cela : « Plusieurs artistes dont Jean-Marie Bigard, David Guetta, ou encore Christophe Maé ont proposé leur concert ou leur show en Live streaming et/ou en VoD exclusive sur la plateforme ».

Mobiles subventionnés : Iliad réclame 790 millions d'euros d’indemnisation à Orange

La maison-mère de Free, indique l’Express, reproche à son concurrent des actes de concurrence déloyale.

À l’index, le subventionnement des téléphones, couplé à un abonnement. « Un procédé constitutif d'offres de crédit à la consommation déguisées selon Free, à l'origine d'une concurrence déloyale », expliquent nos confrères qui indique qu’ en février dernier, Free a réévalué à 722 millions d’euros, le préjudice dont serait responsable Bouygues pour les mêmes raisons.

Les premières pierres dans le jardin des téléphones subventionnés furent jetées en 2012 lorsque Free attaquait SFR en dénonçant déjà des contrats de vente à crédit déguisés. Ce mobile subventionné, c’est « une sorte de couscous-boulettes : on mélange tout, et vous ne savez pas au juste ce que vous payez ni combien » expliquait Xavier Niel.

En 2018, après des revers devant le tribunal de commerce de Paris puis en appel, Free obtenait satisfaction devant la Cour de cassation, laquelle demandait en substance aux juridictions de fond de vérifier si la majoration des mensualités payées par un consommateur n’était pas concomitante à la réduction substantielle du prix du mobile.

OVHcloud : SBG4 remis en route, le travail sur SBG1/3 se termine doucement

Les travaux continuent sur le site de Strasbourg. SBG4 a été entièrement rallumé vendredi matin et le rythme s'est accéléré pour SBG3, à hauteur de 20 clients public cloud (pCC) et HPC toutes les trois heures, là où il fallait un jour auparavant. Mais cette remise en place a été plus longue que prévue en raison d'erreurs dans le processus, qui seraient réglées désormais. « Cela ressemble à des puzzles de 6 à 12 pièces avec des pièces manquantes puisque des racks sont en nettoyage » confie Octave Klaba.

Car depuis le milieu de la semaine dernière, les équipes de l'hébergeur nettoient les racks serveur par serveur grâce à un produit fourni par une société spécialisée. La solution semble efficace, mais prend du temps : 3 racks par jour, avec 32 racks à remonter. Le travail continue donc, certains serveurs (pCS) sans sauvegarde des données ayant nécessité la création de copies pour éviter toute perte de données.

Le transfert des serveurs de SBG1/AD dans SBG4 et de SBG/E à Croix devrait être terminé d'ici demain. Klaba ajoute que SBG3 compte un cinquième niveau qui avait été préparé uniquement pour le lancement d'un nouveau produit dans une dizaine de jours, le fruit de 18 mois de travail. Désormais, les salles doivent entièrement être nettoyées. Elles le seront dès que les soucis actuels des clients auront été résolus.

Pour rappel, le point de la situation est régulièrement fait sur cette page. Une FAQ est également disponible par ici.

Greenwashing : Aurore Bergé veut aiguiser les sanctions et leurs diffusions

« En cas de pratique consistant à laisser entendre ou à donner l’impression qu’un bien ou un service a un effet positif ou n’a pas d’incidence sur l’environnement ou est moins néfaste pour l’environnement que les biens ou services concurrents, le montant de l’amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 80 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique constituant ce délit »

Dans un amendement déposé sur le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, la corapporteure Aurore Bergé veut renforcer les sanctions en cas de « greenwashing » ou blanchiment écologique.

Elle prévient que la sanction effectivement prononcée fera l’objet d’un affichage ou d’une diffusion « soit par la presse écrite, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique ».

Elle sera également diffusée sur le site internet de la personne morale condamnée, pendant un délai de trente jours.

iOS/iPad 14.4.2 et watchOS 7.3.3 colmatent une importante brèche dans WebKit

Vendredi soir, Apple a publié par surprise quelques mises à jour pour ses systèmes mobiles, iOS, iPadOS et watchOS.

Objectif, corriger une vulnérabilité importante dans WebKit, le moteur de rendu de Safari. Des sites spécialement conçus l’utiliseraient déjà pour injecter du contenu malveillant dans des pages (attaques XSS).

Les utilisateurs sont donc invités à mettre à jour leurs appareils rapidement.

Google vante « les meilleurs produits pour tout » pendant quelques semaines

L’initiative est surtout conçue pour les États-Unis, mais risque de faire plaisir aux marques concernées. L’idée de Google est de rassembler au sein d’un microsite environ un millier de produits, une sélection basée sur leur popularité.

Les produits sont répartis en huit grandes catégories : bébés & tout-petits, électronique, les jeux & arts, santé & beauté, maison & bureau, extérieurs & sur la route, animaux de compagnie, et sports & fitness.

On peut également parcourir la page et cliquer sur les sous-catégories, variées : poussettes, cafetières, webcams, sacs à dos, friteuses, aspirateurs, écouteurs sans fil, couteaux, jeux de plateau, téléviseurs, douce, appareils photo, caméras de sécurité, trépieds, après-shampoings, ventilateurs et ainsi de suite.

Google vante aussi bien les produits – au grand plaisir des constructeurs concernés – que son propre service Shopping, qui a servi à alimenter le site dédié. Dans son annonce, l’éditeur rappelle qu’il propose ainsi de nombreux services pour aider à faire son choix, comme les notes, commentaires, comparaisons et autres.

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