LeBriefdu 4 mars 2021
Au JORF, dissolution de l’association Génération identitaire, considérée comme milice privéeCrédits : Gzen92 (CC-BY-SA-4.0)

La décision a été actée aujourd’hui au Journal officiel avec la publication d’un décret du ministère de l’Intérieur. Plusieurs points sont mis en avant, pour justifier la mise en œuvre de l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure. 

Selon cette disposition, « sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait [...] qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». 

Même funeste destin pour celles qui « soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». 

Selon Gérald Darmanin, au travers de ses interventions, de ses publications et des agissements de ses dirigeants ou membres, l’association promeut « une idéologie incitant à haine, à la violence ou à la discrimination des individus à raison de leur origine, de leur race ou de leur religion »

L'association présente « l'immigration et l'islam comme des menaces que les Français doivent combattre et entretient délibérément un amalgame insidieux entre, d'une part, les musulmans ou les immigrés et, d'autre part, la « racaille », les « assassins » ou les terroristes ». 

Selon la place Beauvau, elle vise à « attiser le ressentiment d'une partie de la population à l'encontre des étrangers ou des Français d'origine étrangère ». Le décret cite également la location d’un navire « manœuvré par des militants identitaires pour tenter d'empêcher les sauvetages et repousser des embarcations de migrants voulant atteindre l'Europe » ou encore les opérations « Defend Europe » dans les Alpes ou les Pyrénées où « des militants de Génération identitaire, revêtus d'uniformes, ont organisé des opérations visant à "barrer la route aux migrants clandestins" ».

« Par suite, l'association « Génération identitaire » peut être regardée comme présentant par sa forme et son organisation militaires, le caractère d'une milice privée » en conclut l’Intérieur. 

Comme pour le Collectif Cheikh Yassine et Barakacity, cette décision engage la mise en œuvre de la loi sur le renseignement qui permet des mesures de surveillance électronique afin de prévenir les « actions tendant au maintien ou à la reconstitution » des groupements dissous.

Pour Stéphane Richard, Orange Bank reste un projet stratégique

Après les annonces de ce mardi, reprises largement dans la presse et dans nos colonnes, le patron du groupe français a voulu se montrer rassurant chez nos confrères du Figaro.

Ainsi, l'activité bancaire reste « un projet stratégique pour Orange » qui se cherche bien un nouveau partenaire, évoquant le manque d'intérêt de Groupama dilué lors de la dernière augmentation de capital.  

Il évoque une rentabilité possible en 2024, un développement en Europe et en Afrique, mais aussi le besoin de travailler avec un acteur dont la banque est le métier principal, pouvant l'aider à atteindre ses objectifs.

Ainsi, bien que la question de la cession du contrôle semble ne pas se poser à court terme, elle pourrait bien faire l'objet des discussions à venir. Affaire à suivre.

Paula Forteza, Cédric Villani et Émilie Cariou ne veulent pas de redevance Copie privée sur les smartphones reconditionnés

Dans le projet de loi relatif à la lutte contre le dérèglement climatique, ces élus estiment que la ponction culturelle ne peut être due « lorsque les supports d’enregistrement sont issus d’activités de préparation à la réutilisation et au réemploi de produits ayant déjà donné lieu à une telle rémunération. » 

Pourquoi ? Selon eux, « les impacts environnementaux du numérique se concentrent principalement sur la phase de fabrication des équipements ». 

Ils jugent donc « essentiel, pour réduire l’empreinte du numérique en France, d’agir en faveur d’un allongement de la durée de vie des équipements existants, d’une limitation du renouvellement en terminaux neufs, et d’un soutien à la filière du réemploi et du reconditionnement, source d’emplois peu délocalisables bénéficiant aux territoires ».

Philippe Latombe (Modem), membre de la commission des lois, a déposé des amendements similaires, comme révélé hier dans nos colonnes

Les « Formules Magiques » mathématiques, qui se démontrent avec des histoires et des dessins

Le CNRS commence doucement avec le triangle de Pascal, dont la démonstration imagée est accessible à tout le monde, avec une histoire de nombre de conseils municipaux de k membres qu’il est possible de constituer dans une ville de n habitants.

Les choses se corsent un peu avec l’ajout d’un maire parmi les k membres, puis davantage encore lorsqu’un nouvel habitant s’installe. 

Le CNRS revient ensuite sur la célèbre suite de Fibonacci (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13…) : « A priori, rien d’évident. Mais nous allons voir que la suite de Fibonacci possède un lien avec les pavages ! ». Le Centre récidive ensuite avec la suite de Lucas qui a un lien avec le pavage des cercles.

2CRSi s'exprime suite au redressement judiciaire de Blade

Nous avions contacté l'entreprise, qui n'a pas répondu à nos questions. Elle vient néanmoins de publier un communiqué, notamment pour rassurer ses investisseurs après une journée où elle a perdu pas moins de 11,3 points en bourse à 6,12 euros. Hier, son action s'est échangée au plus bas à 5,87 euros.

Principal fournisseur de la startup, ses documents financiers nous avaient confirmé qu'elle était toujours en attente de grosses sommes d'argent. Elle précise la situation : « 2CRSi est susceptible de ne pas être en mesure de recouvrer tout ou partie des sommes dues par le client [...] Les créances correspondantes dans les comptes consolidés au 28 février 2021 se montent à 10,8M€ (intérêts compris) ».

Elle ajoute néanmoins que « dans tous les contrats liant les deux sociétés, les serveurs fournis restent la propriété de 2CRSi jusqu'à ce que l'intégralité des loyers ou échéances soit payée par Blade ».

Cela représente une somme de 30,2 millions d'euros de commandes selon l'entreprise, un chiffre sans doute moindre en réalité désormais avec la dépréciation des composants, remplacés par d'autres plus récents tant chez Intel que chez NVIDIA par exemple.

Mais la pénurie actuelle pourrait néanmoins profiter à 2CRSi en cas de reprise du matériel, puisqu'elle a déjà « reçu des marques d’intérêt de plusieurs clients pour les serveurs concernés ». Et elle ne semble pas vouloir attendre : « une procédure de revendication va être engagée par 2CRSi sans délai, conformément aux dispositions légales afin de récupérer ces matériels dont le Groupe reste propriétaire ».

2CRSi rappelle avoir investi 2 millions d'euros en compensation de créances dans Blade fin 2019, et qu'étant donné la situation actuelle « cet investissement sera intégralement déprécié ». Mais aussi que tout cela ne concerne pas la filiale américaine du groupe (Blade Corp), qui ne fait pas, elle, l'objet d'une procédure de redressement judiciaire.

2CRSi termine en précisant que Blade ne représente plus désormais que moins de 10 % de ses livraisons, son portefeuille client ayant été grandement diversifié ces dernières années. Elle revoit néanmoins « son objectif de chiffre d’affaires pour l’exercice clos le 28 février 2021. Celui-ci devrait être compris entre 162 et 175 M€ (contre 170 à 200 M€ visés précédemment) ».

Blade s'exprimera à 18h à l'occasion d'un Shadow News afin de revenir sur la situation à travers l'un de ses cofondateurs, Stéphane Héliot.

Google arrête la commercialisation de son Cardboard, mais reste engagé sur le projet open source

En 2014, Google se lançait dans la réalité virtuelle avec un morceau de carton, quelques élastiques et accessoires. En 2019, la société passait le SDK en open source. Aujourd’hui, le « Google Cardboard n'est plus disponible sur le Google Store », comme l’a repéré Android Police.

Vous pouvez toujours télécharger les plans et en construire un vous-même, ou en acheter chez un tiers. La société de Mountain View ajoute qu’elle continuera à « aider les développeurs qui souhaitent créer de nouvelles expériences grâce à [son projet] open source Cardboard ».

Android 12 Developer Preview 1.1 : mise à jour mineure, avec quelques correctifs

Deux semaines après la mise en ligne de la première mouture publique d’Android 12, Google corrige quelques bugs qui pouvaient se révéler gênants. Les notes de versions se trouvent par là.

En ce mois de mars, une seconde Developer Preview doit être mise en ligne, puis une troisième en avril. Il faudra attendre le mois de mai pour une version bêta.

L'application Steam Link est désormais disponible sous Linux via Flathub

Depuis longtemps, le client permet de partager l'écran de la machine à distance, notamment dans les jeux, avec des clients pour Android, iOS ou Raspberry Pi.

Valve vient d'annoncer une version plus générique sous Linux, diffusée sous la forme d'un Flatpak.

Il s'agit pour rappel d'un format de paquets natif à Fedora par exemple, mais nécessitant une installation spécifique sous certaines distributions. Il faut aussi ajouter le dépôt FlatHub.

Une fois qu'il est en place, récupérer et lancer l'application Steam Link tient en deux commandes : 

flatpak install flathub com.valvesoftware.SteamLink
flatpak run com.valvesoftware.SteamLink 
Google lance Flutter 2, les applications desktop et web en ligne de mire

Flutter 2 a tout d’une version majeure. Le toolkit a été initialement créé pour faciliter le développement des interfaces pour les applications mobiles, quel que soit l’environnement. Ce concept est aujourd'hui étendu aux applications de bureau et web.

Le même code peut donc être désormais utilisé pour construire des applications à destination d’Android, iOS, Linux, macOS, Windows et du web. En préparation depuis un bon moment, le support du desktop est cependant à considérer comme étant en « bêta ». 

Le support web est de son côté considéré comme stable. Au cours de la dernière année, l’équipe de développement est passée d’un modèle classique centré sur DOM à une autre base, baptisée Canvas Kit. Il s’agit d’un projet en WebAssembly reprenant le même moteur graphique Skia que dans Android et Chrome. Canvas Kit est décrit comme nettement plus rapide que l’approche DOM classique.

Flutter 2 fait notamment la joie de Canonical et Microsoft, qui soutiennent activement le projet open source. Canonical va ainsi l’utiliser pour toutes ses prochaines applications desktop et mobiles. Pour rappel, l’éditeur travaille notamment sur une modernisation de son installeur, qui utilisera justement Flutter.

Microsoft travaille avec Google pour s’assurer d’un support complet de Windows dans Flutter. La firme a d’ailleurs publié ses contributions au moteur de Flutter pour le support des écrans pliables sur les appareils Android. Les rumeurs évoquant une nouvelle version du Surface Duo pour cet automne, on ne sera pas étonné.

Pour Microsoft, l’arrivée de Flutter 2 pourrait être une réelle opportunité, puisque le kit va se retrouver aux premières loges pour les développeurs de PWA (Progressive Web Apps), puisque des éléments manquants comme le remplissage automatique du texte et le support des manifestes sont maintenant là. 

Les PWA étant bienvenues dans le Windows Store au même titre que les autres, la boutique pourrait donc d’autant plus vite se remplir. Sans parler de la place que Microsoft leur a faite dans Windows 10, avec la possibilité de les « installer » via Edge, avec raccourci dans le menu Démarrer, notifications et autres.

Big Sur 11.3 intègre un mécanisme de suppression de Rosetta pour certaines régions

On ne sait pas pourquoi, mais la dernière bêta de macOS 11.3 présente des références à une obligation de supprimer la couche Rosetta 2 dans le système pour certains marchés.

Rosetta est pour rappel une partie importante de Big Sur sur les Mac M1, car il permet une traduction des appels à l’architecture x86 vers Apple Silicon. En clair, il permet aux applications Mac Intel de fonctionner sur les Mac M1.

Il n’y a pour l’instant aucune explication à la présence de ce texte. Il pourrait simplement s’agir de se préparer en cas de bataille juridique, par exemple en cas de conflit de marques déposées, ou pourquoi pas un choc avec Intel sur la thématique de l’émulation.

Mais dans tous les cas, ce serait un très mauvais argument pour les Mac M1 dans ces pays (qui ne sont pas nommés), car même si les applications optimisées sont relativement nombreuses aujourd’hui, il en reste beaucoup en cours de travaux ou sans plan particulier de mise à niveau. Chez le seul Microsoft, Office est bien optimisé Apple Silicon, mais pas Outlook.

OneDrive : le résumé des nouveautés introduites en février

Comme chaque début de mois, Microsoft fait le point sur les apports faits dans OneDrive au cours des semaines précédentes, dans le cas où les utilisateurs en auraient raté.

On trouve par exemple le mode sombre pour la version web, toujours en cours de déploiement. Vous ne le verrez donc peut-être pas encore dans la colonnes des paramètres, obtenue en cliquant sur la roue crantée en bas à droite. Le thème ne peut qu’être sélectionné manuellement pour l’instant. 

Le partage des documents Word a également évolué avec l’analyse du fichier pour en tirer quelques informations comme la durée estimée de lecture et les points-clés. Les documents marqués comme sensibles ne seront pas analysés.

Sur iOS, l’application OneDrive sait depuis peu insérer des marque-pages dans les documents PDF. L’ajout ou la suppression passe par le bouton dédié ou plus simplement par un appui long dans le document. Tous les marque-pages sont disponibles ensuite depuis une vue dédiée.

Enfin, la synchronisation du client prend désormais en charge l’historique de versions pour les fichiers DWG.

NAS QNAP : la sauvegarde/synchronisation via Amazon Drive va être retirée

Cette mesure prendra effet le 30 avril pour les outils Hybrid Backup Sync, HybridMount et Cloud Drive Sync.

Les utilisateurs sont invités à récupérer leurs données pour les transférer dans un autre service s'ils comptent toujours se reposer sur ces outils. Rien ne change en revanche pour l'accès depuis les clients officiels d'Amazon Drive. 

Un guide pratique a été mis en ligne (en anglais). 

Brave veut développer son propre moteur de recherche respectueux de la vie privée

Il s'était pour rappel associé un temps à Qwant en France, mais semble désormais prendre son envol sur le sujet, alors que la non-collecte des données a été un de ses arguments forts depuis son lancement.

Pour cela, il s'est payé Tailcat, une solution de recherche open source créée par des anciens de Cliqz, ayant travaillé sur des projets de navigateurs et de recherche avec les mêmes objectifs. Ils avaient pour rappel été abandonnés en mai 2020.

Cet outil deviendra la base du moteur de recherche de Brave, indique l'entreprise. Elle ajoute que même les alternatives à Google se reposent en général sur des solutions de grandes sociétés américaines comme Bing (utilisé par de nombreux moteurs alternatifs, dont en partie par Qwant). 

L'idée est ainsi de proposer Brave Search comme moteur par défaut dans le navigateur à terme, avec son propre index. Puis de trouver des solutions respectueuses de la vie privée exploitant des solutions maisons et/ou la blockchain pour le financement, notamment via le commerce en ligne.

Pour le moment, aucune date précise n'a été donnée, l'entreprise invitant seulement les internautes à fournir une adresse email pour être tenus informés de l'avancée du projet. Elle ne sera pas utilisée à d'autres fins, promet l'éditeur.

Une sénatrice veut soumettre les cagnottes en ligne au dispositif de lutte contre le blanchiment

Dans le projet de loi sur le Respect des principes de la République (anciennement sur le Séparatisme), la sénatrice Nathalie Goulet entend soumettre les cagnottes en ligne au dispositif contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. 

« À la différence des intermédiaires en financement participatif (IFP) qui mettent en ligne des projets, les cagnottes en ligne concernent de simples évènements et ne relèvent pas, sur le plan juridique, du secteur du financement participatif » note la sénatrice, alors que « les IFP et les sites de cagnottes en ligne présentent des risques similaires ».

Electron 12 est déjà là

La dernière mouture datait de novembre et avait notamment apporté le support de l’architecture Apple Silicon, permettant aux applications Electron 11 de s’exécuter nativement sur les Mac équipés de puces M1.

Electron 12 ne propose pas d’ajout aussi conséquent, mais a quand même son lot de nouveautés, dont des mises à jour pour Chrome 88 et 89, V8 8.8 et 8.9, ainsi que Node.js 14.16.

Parmi les changements importants, on trouve la méthode exposeInMainWorld pouvant exposer des API non-objet, l’ajout d’une API webFrameMain pour accéder aux sub-frames d’une instance WebContents depuis le processus principal, ou encore le passage de la valeur par défaut à true pour contextIsolation et worldSafeExecuteJavaScript.

Ces changements de valeur par défaut peuvent casser la compatibilité du code. Ce sera également le cas avec la dépréciation du module remote, remplacé par @electron/remote.

Electron 12 s’adapte en outre aux évolutions de Chrome, notamment la suppression de Flash et les instructions SSE3 rendues obligatoires par Chrome 89.

OnlyOffice Docs 6.2 : validation des données et segments pour le tableur

La validation des données est une fonction importante des tableurs, puisqu’elle permet de définir le type d’entrée que l’on pourra faire dans une cellule. Par exemple, fournir une liste spécifique d’entrées à choisir dans une liste déroulante.

Le tableur s’enrichit également des segments pour les tableaux croisés dynamiques. Ils permettent de filtrer rapidement les données et de spécifier le statut du filtre pour voir les données affichées. À noter l’arrivée des formats personnalisés pour les nombres.

Le traitement de texte reçoit de son côté la table des illustrations. Elle fonctionne comme la table des matières, mais pour les tableaux, équations, images, graphiques et formes. En clair, tout ce qui n’est pas le corps du texte.

Les autres améliorations de cette mouture 6.2 se trouvent dans les notes de version.

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