LeBriefdu 2 mars 2021
Comment savoir si l'on est concerné par une fuite de données de santé ? La CNIL répondCrédits : Yuri_Arcurs/iStock

Alors qu'un fichier détenant les données de 500 000 patients est en circulation, sans que les personnes concernées n'en aient été informées jusque-là, nombreux sont ceux qui se demandent comment savoir s'ils font partie de la liste.

Il faut tout d'abord se méfier des sites vous proposant de le vérifier et ne surtout pas leur livrer d'informations personnelles. S'il s'agit parfois de sites cherchant simplement à attirer des internautes pour gagner des affichages publicitaires, ils peuvent aussi avoir un but malveillant.

De plus, ce fichier ayant été obtenu illégalement, sa diffusion ou l'utilisation de ses données peut poser des problèmes juridiques. La CNIL a donc décidé de faire le point pour informer les internautes de leurs recours.

La Commission rappelle que « si cette violation vous concerne, l’organisme responsable doit vous en informer dans les meilleurs délais ». Cela devrait d'ailleurs bientôt être le cas dans l'affaire du fichier des 500 000 patients, comme nous l'avions évoqué

Si « la CNIL n’est pas en mesure de vous informer de la présence de vos données dans ce fichier », elle précise que « tous les laboratoires [...] ont indiqué qu’ils allaient informer les personnes concernées. La CNIL s’assurera que ce soit fait dans les plus brefs délais ».

Elle invite ensuite les personnes concernées à changer leur mot de passe. Si vous pensez avoir été victime d'une usurpation d'identité, elle précise qu'il faut vous rendre sur le site officiel Cybermalveillance et déposer plainte.

Covid-19 : Twitter renforce sa lutte contre la désinformation sur les vaccins

Comme cela avait été indiqué en décembre, le réseau social commence « à ajouter des étiquettes aux tweets susceptibles de contenir des informations trompeuses sur les vaccins de la Covid-19 ».

En cas d’infraction aux règles, ces labels seront dans un premier temps ajoutés par les employés. Ces « évaluations » serviront également de base d’apprentissage pour les outils automatisés afin qu’ils puissent épauler les humains. 

« Notre objectif à terme est de mélanger des machines et des humains pour traiter le contenu qui enfreint nos règles de désinformation sur le vaccin Covid-19 ». Ce traitement automatisé débutera en anglais, avant de s’étendre à d’autres langues. 

En cas de violation répétée des règles, le compte pourra être suspendu : 12 heures pour deux ou trois avertissements, 7 jours au quatrième et enfin définitivement à partir de cinq avertissements.

Les nouvelles étiquettes énergétiques sont en place dans l’Union européenne

Elles concernent dans un premier temps quatre catégories de produits : les réfrigérateurs et congélateurs, les lave-vaisselles, les lave-linges et les téléviseurs (et autres moniteurs externes).

Pour rappel, de nouvelles étiquettes pour les ampoules électriques et lampes à sources lumineuses seront mises en place à partir du 1er septembre, et « d'autres produits » suivront dans les années à venir.

Les nouvelles classes vont de A à G, avec une échelle mieux dimensionnée pour les produits actuels. C’est donc la fin des A+, A++ et autres A+++ où on avait parfois l’impression d’être à l’école des fans. 

« Cette échelle, plus stricte, est conçue de manière à ce que très peu de produits soient dans un premier temps capables d'obtenir la note A, laissant une marge pour l'inclusion future de produits moins énergivores », rappelle la Commission.

Ainsi, un réfrigérateur actuellement A+++ pourrait se retrouver dans la classe C des nouvelles étiquettes, « même s'il est aussi efficace qu’auparavant sur le plan énergétique ». Même chose pour un lave-vaisselle A++ classé E. Pendant un temps, les deux échelles peuvent cohabiter. 

Josef Aschbacher est le nouveau directeur général de l'ESA

Le remplaçant de Jan Wörner avait été annoncé mi-décembre par l’Agence spatiale européenne. La fin de son mandat était programmée pour le 30 juin 2021, mais Wörner avait par la suite précisé dans un billet de blog qu’il quitterait ses fonctions fin février.

Depuis hier, Josef Aschbacher est à la tête de l’ESA. Né en Autriche, il « a étudié à l’Université d’Innsbruck où il a obtenu une maîtrise et un doctorat en sciences naturelles. Il a plus de trois décennies d’expérience au sein d’organisations internationales, notamment l’ESA, la Commission européenne, l’Agence spatiale autrichienne et l’Institut asiatique de technologie », indique l’Agence.

Instagram lance ses Live Rooms, pour des entretiens publics jusqu’à quatre personnes

Les Live Rooms sont une extension d’Instagram Live, lancé en 2017. Cette fonction permet pour rappel de lancer un Live et d’y inviter une autre personne. La conversation peut alors être suivie publiquement.

Les Rooms étendent le concept à trois personnes. Si vous créez un flux Live, vous pourrez donc inviter jusqu’à trois personnes à vous rejoindre pour une conversation. La fonction est compatible avec les « badges » d’Instagram, que le public peut acheter pour récompenser l’auteur du flux.

Des outils supplémentaires arriveront plus tard, notamment pour régler l’audio ou la modération.

La fonction semble avoir été inspirée par l’impact de la crise sanitaire sur la fonction Live, qui aurait servi entre autres à faire intervenir des célébrités dans le rappel des gestes barrières.

CNRS : « Nos sociétés ont besoin de citoyens comprenant les méthodes de la science »

Dans son Journal, le Centre national de la recherche scientifique explique que « la formation d’une culture scientifique partagée par le plus grand nombre figure parmi les grands enjeux de la démocratie ».

Il revient sur ce sujet à l’occasion de la réédition du livre « Science et Culture » et propose une interview maison d’Hélène Langevin-Joliot, physicienne nucléaire, directrice de recherche émérite au CNRS et présidente de l'Union rationaliste.

« La science joue un rôle plus grand que jamais dans les sociétés modernes, alors que sa place est très réduite dans la culture des citoyens d’aujourd’hui, y compris celle des "élites" intellectuelles et politiques. C’est une situation dangereuse pour la démocratie et aussi pour le progrès social », explique-t-elle. 

« Je m’inquiète de la violence avec laquelle la science (les technologies plutôt) est mise en cause par certains, qui peuvent aussi à l’occasion basculer dans une foi aveugle en son pouvoir. Je dirai que le questionnement est général, pas la violence », ajoute-t-elle. 

Edge : les améliorations prévues pour le lecteur PDF

La visionneuse PDF était l’une des fonctions phares de l’ancien Edge. Le nouveau n’avait pas toutes ses capacités à sa sortie, mais Microsoft les remet en place petit à petit et compte bien aller plus loin.

La plupart des améliorations demandées seraient aujourd’hui disponibles sur les trois plateformes principales, dont la table des matières, les miniatures ou encore le remplissage d’informations sur les formulaires basiques et les annotations en plusieurs couleurs.

L’entreprise a publié une feuille de route des prochaines améliorations prévues. L’une des plus importantes est sans conteste la reprise de lecture à la dernière position, très utile quand on lit des documents de plusieurs dizaines de pages.

Deux autres fonctions devraient arriver bientôt : la possibilité de lire les fichiers MIP protégés et le support des signatures à longue validité.

Plus tard viendront l’aperçu des PDF dans l’Explorateur et Outlook, le support des boites de texte dans les formulaires, la lecture des labels sur les fichiers protégés, l’ajout de signatures et la validation des signatures ETSI ainsi que plusieurs améliorations liées à l’accessibilité, dont des capacités avancées de remplissage de formulaire et de navigation grâce aux lecteurs d’écrans.

TGO (ExoMars) prend en photo la position du rover Perseverance

En orbite autour de la quatrième planète, Trace Gas Orbiter a non seulement repéré le rover de la mission Mars 2020, mais aussi son parachute, son bouclier thermique et son module de descente.

Tous se trouvent dans la région du cratère Jezero. Les images ont été capturées par la caméra CaSSIS le 23 février. 

Google vante maintenant les avantages du stockage en qualité originale dans Photos

Pendant des années, Google Photos a permis l’envoi sans limite de photos dans son espace de stockage, à la condition qu’elles soient en mode Qualité haute. En fait une qualité très légèrement dégradée et limitant les clichés à 16 mégapixels et les vidéos au 1080p.

En novembre dernier, coup de tonnerre : Google annonce la fin du stockage illimité pour son service. À compter du 1er juin, tous les contenus ajoutés à Photos seront décomptés de l’espace Google, y compris en Qualité haute. La solution ? Les abonnements Google One bien sûr, à partir de 1,99 euro pour 100 Go.

Et voilà que Google envoie actuellement des emails aux utilisateurs pour les avertir que stocker les images en Qualité haute n’était de toute façon pas une bonne idée, puisque la qualité ne serait – justement – pas si « haute ».

Le courrier contient une comparaison entre les deux modes sur la même photo, très à l’avantage de la qualité originale. L’autre mode dégraderait donc-t-il les clichés au point que les pixels soient si grossièrement visibles ?

Absolument pas : le plus souvent, les différences sont imperceptibles et ne se voient que sur grand écran. Mais il fallait bien à Google un argument supplémentaire pour vendre ses forfaits One.

L’éditeur tente étrangement de jouer sur les peurs de perte irréversible, car en fonction des réglages du téléphone, Photos peut être configuré pour supprimer les originaux et ainsi libérer de l’espace dans l’appareil.

Les personnes utilisant le mode Qualité haute n’ont en fait aucune raison de changer actuellement, qu’elles envisagent ou non de payer un abonnement One. À moins bien sûr de vouloir garder la qualité originale, par exemple quand les clichés sont réalisés depuis un smartphone très bien équipé en optique, avec des capteurs de plusieurs dizaines de mégapixels.

Microsoft publie la version 1.7 de Windows Terminal Preview

Elle permet de lancer une nouvelle instance de l'application dans une déjà existante via ses paramètres, mais supporte également les JSON fragment extensions.

Des panneaux peuvent désormais être définis comme accessibles en lecture uniquement, ou avec un focus automatique lors d'un survol de la souris. 

L'interface des paramètres est désormais accessible via le raccourci « CTRL + , » alors que le JSON s'ouvre avec la combinaison « CTRL + MAJ + , ». Le fichier utilisé par défaut peut être affiché (lecture seule) avec « CTRL + ALT + , ».

Les sections en charge des actions et des coloris dans l'interface des paramètres ont été retravaillées. Ce n'est d'ailleurs qu'un début puisque cet outil devrait encore évoluer d'ici son arrivée dans le canal stable de Windows Terminal. 

Celui-ci passe d'ailleurs à la version 1.6. Tous les changements de la 1.7 sont détaillés par ici.

Pixel : Google ajoute des fonctionnalités, l’Enregistreur disponible en ligne

La première mise en avant par le fabricant concerne l’application Enregistreur, qui dispose désormais d’une page dédiée pour retrouver ses enregistrements audio ainsi que les retranscriptions associées (où on attend toujours la disponibilité du français).

Pour les amateurs de photos sous-marines, les Pixels prennent en charge les boîtiers étanches Kraken Sports permettant d’utiliser l’application Appareil photo maison plutôt que celle de Kraken.

D’autres nouveautés sont de la partie, comme de nouveaux fonds d’écran dont certains en prévision de la Journée internationale des droits des femmes (le 8 mars), et l’intégration de Smart Compose dans des applications de messagerie. Cette fonctionnalité propose pour rappel des suggestions de réponses basées sur le machine learning.

Gab, réseau social de l’extrême droite américaine, victime d’une large fuite de donnéesCrédits : piranka/iStock

Selon Wired, qui rapporte les faits, un hacktiviste du nom de JaXpArO a obtenu plus de 70 Go en attaquant le réseau, qui se présente comme une sorte de Twitter et est basé sur un fork de Mastodon.

Grâce à une injection de code SQL, il a obtenu environ 40 millions de publications issues de 15 000 utilisateurs, dont la députée Marjorie Taylor Grene, le PDG de My Pillow Mike Lindell ou encore le très controversé Alex Jones.

Les données ont été partagées avec Distributed Denial of Secrets (DDoSecrets), un groupe fonctionnant sur le modèle de WikiLeaks. DDoSecrets compte partager les informations avec certains journalistes et chercheurs, manifestement triés sur le volet. À la manière d’Edward Snowden et des informations qu’il avait récupérées à la NSA.

Selon Emma Best de DDoSecrets, « c’est une nouvelle mine d’or pour la recherche, pour les personnes examinant les milices, néo-nazis, l’extrême droite, QAnon et tout ce qui entoure [les évènements du] 6 janvier. Elle contient presque tout de Gab, y compris les données des utilisateurs et les messages privés, tout ce dont une personne aurait besoin pour conduire une analyse complète des utilisateurs de Gab et de leurs contenus ».

Réponse du fondateur et PDG de Gab sur Twitter le 28 février : « Des hackers malades mentaux, travelos et démoniaques (je suis très sérieux) attaquent Gab en ce moment-même. Les mêmes personnes derrière cette attaque ont visé des agents des forces de l’ordre et leur famille l’été dernier. Les fédéraux les traitent comme une organisation criminelle de hackers ».

Il assure que son compte et celui de Donald Trump ont été compromis. Mais si l’on en croit The Verge, le compte « realdonaldtrump » ne serait pas associé à l’ancien président, remplacé il y a quelques semaines par Joe Biden à la Maison-Blanche.

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