LeBriefdu 5 janvier 2021
Nouveau logo, nouveau site : la CIA se vend comme une marque

L’agence américaine du renseignement se dote d’un nouveau visage, avec une volonté clairement affichée d’attirer de jeunes talents, en renouvelant son image.

Une image de « vieille agence », voire de club très sélectif pour hommes blancs de l’Ivy League, en référence à ce réseau de huit anciennes universités américaines, dont Harvard, Princeton et Yale. La nouvelle identité veut donc casser les codes.

« Nous sommes la première ligne de défense de la nation », peut-on ainsi lire sur le nouveau site. On y trouve un assemblage de cases contenant le nouveau logo, des messages « forts » ou des photos de personnes puisant dans un maximum de groupes ethniques, pour promouvoir une idée bien spécifique : tout n’est qu’une question de talent. 

À Associated Press, la directrice de l’agence, Gina Haspel, dit espérer que cette nouvelle identité visuelle donnera aux candidats une idée « de l’environnement dynamique qui les attend ici ». Elle ajoute que l’agence a fait bien du chemin depuis qu’elle-même avait postulé. Une campagne de promotion est également en cours sur Twitter.

Mais sur Twitter, justement, cette campagne est critiquée, voire moquée. La tentative de l’agence de s’adresser à des populations plus jeunes et diversifiées est trop visible pour beaucoup, notamment pour des designers qui se sont penchés sur la question.

Les comparaisons affluent, notamment sur le nouveau logo, qui pour les uns fait penser à une marque de vêtements de type « urbain », à un festival de musique pour d’autres, un journal littéraire ou même à The Intercept

En France, la Police Nationale vient elle aussi de se doter d'un nouveau logo, sans toucher au reste cependant.

L’Europe se penche sur la création d’un « système européen de connectivité par satellite »

La Commission européenne a sélectionné un consortium de sociétés (Airbus, Arianespace, Eutelsat, Hispasat, OHB, Orange, SES, Telespazio et Thales Alenia Space) pour mener une étude sur ce sujet… qui n’est pas sans rappeler les projets Starlink (SpaceX) et OneWeb. 

Elle « aura pour but d’évaluer la faisabilité de cette nouvelle initiative destinée à renforcer la souveraineté digitale de l’Europe et à fournir une connectivité sécurisée à ses citoyens, ses entreprises commerciales et ses institutions publiques. Le système aura également pour mission d’assurer une couverture, à l’échelle mondiale, des zones rurales et des zones blanches ».

La Commission veut également savoir comment « ce système spatial pourrait améliorer les infrastructures critiques, actuelles et futures, y compris les réseaux terrestres ». L’étude se penchera aussi sur « le rôle des satellites dans l’écosystème 5G et évaluera les opportunités d’interopérabilité tout en tenant compte de l’évolution à venir vers les technologies 6G ».

Ce projet s’inscrit dans la lignée des programmes Copernicus (surveillance de la Terre) et Galileo (localisation par satellites). « La valeur contractuelle de cette étude de faisabilité, d’une durée d’un an, s’élève à 7,1 millions d’euros ».

La 8K Association renforce ses exigences pour la certification des télévisions

Samsung (un des membres de cette association) explique que, en plus de la définition, la luminance, la couleur et la connectivité, les nouveautés concernent principalement deux points.

Il est question d’un ensemble « plus large de normes de décodage vidéo afin de favoriser une plus grande disponibilité du contenu streaming en 8K ». On retrouve aussi de nouveaux formats pour du son surround multidimensionnel. Aucun détail technique n’est donné par Samsung ou la 8K Association.

Le fabricant ajoute que les clients qui achèteront une télévision certifiée 8K en 2021 profiteront de ces changements… sans préciser les modèles concernés. 

La ministre de la Culture défend la rémunération dite équitableCrédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)

Sonia Krimi, députée La République en Marche, regrette les méthodes de calcul de la rémunération dite équitable. Cette ponction est prélevée par les organismes de gestion collective auprès des établissements recevant du public, mais diffusant des œuvres.

« Le montant de la redevance due varie à la fois en fonction du nombre de places assises dans le commerce considéré, mais également selon le nombre d'habitants de la commune dans laquelle se situe l'établissement » rappelle la parlementaire. 

Ce dernier critère est lourd de conséquences : « la création de communes nouvelles, comme par exemple celle de Cherbourg-en-Cotentin (80 000 habitants), a eu pour conséquence l'augmentation significative de la redevance évoquée sans qu'aucune évolution positive de l'activité commerciale des établissements recevant du public ne soit enregistrée ».

« Les critères de calcul utilisés pour la détermination du montant de la rémunération équitable sont les mêmes que ceux utilisés par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) pour le calcul des droits d'auteur qui lui sont dus » rappelle la ministre dans sa réponse

Or, le système actuel donne « globalement satisfaction à l'ensemble des parties », affirme-t-elle. Comprendre qu’il donne donc aussi satisfaction pour la rémunération équitable.

Elle indique par ailleurs qu’il n'est pas envisagé que la commission chargée de faire évoluer les critères de calcul « se réunisse dans les prochains mois afin d'adapter la rémunération équitable due pour la diffusion de musique dans les cafés et restaurants ».

Steam a dépassé les 25 millions de joueurs connectés simultanément

Cette barrière a été franchie le 3 janvier aux alentours de 15h30. Il faut dire que la progression est relativement constante depuis plusieurs mois. Plus de 24 millions de joueurs s’étaient par exemple connectés en même temps en décembre.

Le jeu avec le plus grand nombre de participants est pour le moment Counter-Strike: Global Offensive, suivi par Dota 2 et PUBG. Un petit nouveau se place en quatrième position : Cyberpunk 2077.

Chrome se prépare à ouvrir en priorité les versions HTTPS des sites visités

Dans un commit repéré par Windows Latest, Google travaille sur un changement important dans le comportement de son Omnibox, autrement dit sa barre d’adresse.

Actuellement, les navigateurs se rendent d’abord sur la version HTTP d’un site, avant de basculer sur la mouture HTTPS quand elle existe. Un mécanisme que l’éditeur souhaite remplacer par un autre, plus évident : une connexion directe à la version HTTPS.

En plus de l’aspect sécuritaire évident, Google milite pour des questions de performances : moins d’étapes, donc une ouverture plus rapide de la bonne version du site. 

Google nomme le mécanisme « upgraded HTTPS navigations ». L’entreprise indique cependant qu’en l’état, l’implémentation de sa technique est « minimale », qui n’est « pas prête pour une utilisation générale ».

L’éditeur a besoin de tester encore son idée, car des incompatibilités pourraient apparaitre. Par exemple, le mécanisme a du mal avec les sites encore en HTTP, car Chrome ne retient par exemple pas lesquels ont présenté un fallback, quand la version HTTPS n’existe pas.

Jack Ma (Alibaba) n’a pas été vu publiquement depuis plus de deux moisCrédits : World Economic Forum at en.wikipedia, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

Sa dernière apparition remonte au 24 octobre 2020, lors d’un discours critique contre le système financier chinois.

Depuis, il est aux abonnés absents, comme l’indique TechCrunch. Il n’est même pas apparu dans sa propre émission télévisée (Africa's Business Heroes) s’adressant à des auto-entrepreneurs. Un porte-parole explique que c’est pour des raisons de compatibilité d’emploi du temps, sans plus de détails.

Depuis son discours, le milliardaire est tombé en « disgrâce » : Pékin a suspendu l’entrée en bourse d’Ant – filiale d’Alibaba spécialisée dans les paiements en ligne – et ouvert une enquête pour « pratiques monopolistiques ».

Daniel Zhang, successeur de Jack Ma à la tête d’Alibaba, est bien moins critique envers le gouvernement en place. Il considère par exemple les nouvelles mesures strictes sur la concurrence comme « opportunes et nécessaires ».

Comme le rappelle Le Monde, plusieurs hommes d’affaires critiques envers le pouvoir en place ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Impossible pour le moment de dire ce qu’il en est exactement pour Jack Ma.

IA : GraphCore lève 222 millions de dollars, sa valorisation approche des 2,8 milliards de dollars

En février 2020, la société spécialisée dans les puces dédiées aux calculs liés à l’intelligence artificielle récupérait 150 millions de dollars pour accélérer sur ses travaux de R&D et son développement international. 

Il y a quelques jours, 222 millions de dollars supplémentaires sont venus s’ajouter. « Cet investissement porte le total des fonds levés par Graphcore à plus de 710 millions de dollars, la société s'attendant à disposer de plus de 440 millions de dollars de liquidités pour soutenir sa croissance future ».

Elle indique que sa valorisation atteint désormais les 2,77 milliards de dollars.

Edge reçoit enfin la synchronisation de l’historique et des onglets

Le nouveau navigateur de Microsoft a été lancé voilà un an. Un démarrage très progressif, l’éditeur ne le proposant par exemple en mise à jour que des mois plus tard. Son inclusion dans Windows 10 ne s’est pas faite avant la mise à jour Octobre 2020 (20H2).

Une fonction importante manquait cependant depuis le début : la synchronisation de l’historique et, dans une moindre mesure, celle des onglets ouverts.

Un an plus tard, Microsoft en commence le déploiement. Un nombre croissant d’utilisateurs rapportent en effet avoir les deux dans les paramètres de synchronisation, celle-ci étant désormais complète.

L’activation se fait visiblement côté serveur et sur la version stable du navigateur. Il n’y a donc plus qu’à patienter, mais il reste dommage que l’entreprise ait mis si longtemps à activer une fonction considérée comme basique par beaucoup depuis des années.

Supprimer le CSPLA ? Quelle idée !Crédits : Deagreez/iStock

La suggestion de la sénatrice Françoise Férat (Marne-UC) n’a pas vraiment convaincu le gouvernement. Cette instance consultative née en juillet 2000 a pour vocation première « de conseiller le ministre chargé de la culture sur tout sujet ayant trait à la propriété littéraire et artistique », rappelle Roselyne Bachelot. 

L’actuelle locataire de la rue de Valois considère sans mal que le CSPLA « représente l'écosystème de la propriété intellectuelle », et que ses missions ne peuvent être dévolues à d’autres comme le CNNum ou encore la Hadopi. 

Et pour cause, le Conseil « compte 59 membres, dont 39 représentants des auteurs, artistes-interprètes, éditeurs, producteurs et diffuseurs des différents secteurs de la création culturelle (musique, audiovisuel, cinéma, jeu vidéo, logiciel, livre, presse, arts plastiques), ainsi que fournisseurs d'accès et consommateurs et utilisateurs ». 

« La spécificité du CSPLA, tenant tant aux intérêts qu'il représente qu'aux missions qu'il accomplit, justifie que son existence soit confortée pour l'avenir ». Et celle-ci de rappeler que les travaux conduits ces dernières années par le CSPLA « se sont avérés très précieux dans la négociation de la directive sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique ». 

Dit autrement, le ministère ne veut surtout pas supprimer une instance qui lui a soufflé les lignes à suivre pour un texte qui profitera à la majorité de ses membres.

Décrets sur le fichage : pas d’atteinte aux libertés fondamentales selon le Conseil d’État

La Haute juridiction a rejeté la requête de plusieurs organisations (CGT, FO, FSU, Syndicat de la magistrature et Syndicat des avocats de France) contre les décrets publiés le 4 décembre dernier.

Ces textes organisent le fichage des « opinions politiques », des « convictions philosophiques et religieuses » ou encore de « l'appartenance syndicale », alors que les précédents décrets se limitaient aux seules activités politiques, religieuses et syndicales.

La juridiction n’a détecté aucune atteinte aux libertés fondamentales dans le décret Fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique (PASP), celui sur la Gestion de l'information et prévention des atteintes à la sécurité publique (GIPASP) et enfin celui relatif aux Enquêtes administratives liées à la sécurité publique (EASP).

Nous reviendrons plus en détail sur la décision. 

Twitter rachète Breaker pour renforcer ses conversations audio Spaces

Il y a peu, le réseau lançait en bêta un nouveau service baptisé Spaces. Il s’agit d’un système de chat vocal pour ses utilisateurs car « parfois 280 caractères ne sont pas suffisants ». Afin de renforcer son service, la société se paye Breaker, spécialisée dans le podcast et les interactions sociales. 

Mais ce rachat a une conséquence : « Malheureusement, pour nous et nos utilisateurs, nous arrêterons Breaker le vendredi 15 janvier. Cela nous permettra de nous concentrer sur la suite », explique Erik Berlin (CEO de Breaker) sur Medium.

Nouvelle interface de Windows 10 : les grandes ambitionsCrédits : Macrovector / Freepik

Fin octobre, une rumeur apparaissait : Microsoft travaillait sur un large renouvellement de l’interface de Windows 10, aussi bien pour la moderniser que l’harmoniser.

Une harmonisation qui n’a jamais vraiment eu lieu, aussi bien à cause de certains vieux éléments Win32 qu’au sein des vagues Modern UI puis Fluent Design. Par exemple, les sections d’une application sont parfois affichées horizontalement en haut, et d’autres verticalement à gauche.

Cette nouvelle interface porterait le nom de code « Sun Valley » et serait disponible avec la deuxième mise à jour semestrielle de 2021 (nom de code Cobalt), donc durant l’automne prochain.

Une offre d’emploi parue tout récemment va dans ce sens. Microsoft y cherche un ingénieur logiciel confirmé, mais le texte en a été légèrement changé. Dans la première version, relevée notamment par Windows Latest, l’entreprise évoque « le rajeunissement visuel de Windows » et la volonté de pouvoir dire que « Windows est DE RETOUR ».

Dans la deuxième version, publiée hier, rien de tout ça, mais l’annonce revient quand même sur les opportunités de « construire de brillantes et délicieuses expériences pour Windows ainsi que pour notre ligne de produits Surface Hub ».

Il est possible d'avoir une petite idée de ce qui attend les utilisateurs en se penchant sur le cas de l'application Alarmes et horloges. Comme repéré par Neowin, un changement a eu lieu dans le canal Insider Dev de Windows, l'application changeant complètement d'interface. Et le moins que l'on puisse dire est que la nouvelle est nettement plus agréable.

Vers un projet de loi resserré, incluant la lutte contre le piratage

« Le ministère de la Culture travaille actuellement à l'élaboration d'un nouveau projet de loi resserré, qui comportera plusieurs dispositions relatives à la lutte contre le piratage ».

L’information est glissée au détour d’une réponse parlementaire adressée par la ministre de la Culture au député LREM Éric Girardin, lequel plaidait la nécessité d’une réforme visant à accentuer la lutte contre les contrefaçons. 

Ces dispositions, qui concernaient notamment le piratage des contenus sportifs, devaient se nicher dans le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et à la souveraineté culturelle à l'heure numérique. 

La crise du Covid a bouleversé son calendrier et fait éclater le texte. Ainsi, la transposition des articles phare de la directive sur le Droit d’auteur se fera par ordonnance, en particulier celle relative au filtrage. D’autres dispositions sont donc attendues dans une loi spécifique, à l’agenda encore incertain. 

Des employés de Google se syndiquent

Cette annonce intervient dans un climat tendu et « coïncide avec une multiplication des divergences avec leur direction », explique l’AFP. Il s’agit de l’un des tout premiers syndicats de la Silicon Valley, indiquent nos confrères. Celle-ci était jusqu’à présent « parvenue à éviter la création de syndicats en offrant de généreuses rémunérations à ses salariés », ajoutent-ils.

« Ça va être le tout premier syndicat ouvert à tous les employés et contractuels d'Alphabet, avec des membres s'acquittant d'une cotisation, un conseil d'administration (représentatif) et un personnel dûment rémunéré », affirment les employés dans un communiqué. 

Il se présente comme « la structure garantissant que les employés de Google peuvent pousser activement pour de réels changements au sein de l'entreprise, des contrats aux salaires en passant par les questions de rémunération ». 

Plus de deux cents employés (sur plus de 130 000 dans les rangs d’Alphabet) auraient déjà fait part de leur intention de rejoindre le syndicat. Les tensions entre employés et dirigeants se multiplient ces derniers temps avec, par exemple, le « départ » de Timnit Gebru, des indemnités versées à d’anciens dirigeants accusés de harcèlement sexuel et des inquiétudes autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle.

« Bien évidemment que nos employés ont des droits que nous soutenons. Mais comme nous l'avons toujours fait, nous continuerons à discuter directement avec tous nos salariés », a indiqué laconiquement Kara Silverstein, une dirigeante de Google.

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