LeBriefdu 23 octobre 2020
L'application TousAntiCovid est disponible

Comme prévu, elle a été mise en ligne hier (ainsi que son code source) pour Android (Play Store et APK) ainsi qu'iOS. Cela s'est fait, en marge des annonces de Jean Castex sur le renforcement du couvre-feu et les nouvelles mesures de soutien au secteur culturel.  Outre le changement de nom, l'application propose désormais des informations et liens directs vers des outils comme le générateur d'attestation de déplacement.

Mais elle n'apporte pas de changement en profondeur à son protocole. Cédric O et son équipe misent désormais sur une communication plus active pour favoriser l'utilisation de TousAntiCovid, devant mobiliser les Français autour de ce qui est désormais présenté comme l'un des comportements- barrières, devant éviter un retour au confinement. 

Est-ce que cela suffira à convaincre ? Ce sera désormais plus facile de le vérifier, des chiffres d'utilisation étant désormais publiés directement dans l'application. Après une indisponibilité hier du fait de la charge plus importante au moment de l'annonce, tout semble revenu à la normale.

Ubuntu 20.10 est disponible, une version Desktop pour Raspberry Pi 4

Comme prévu, la nouvelle version semestrielle de la distribution de Canonical a été mise en ligne hier soir. Elle apporte de nombreuses petites évolutions, sans bouleverser le genre.

La grande nouveauté est d'ailleurs plus dans les images proposées que dans la distribution elle-même. Car outre sa version Server déjà proposée pour Raspberry Pi, celle pour ordinateur de bureau peut y être installée.

Seul le Raspberry Pi 4 est concerné, l'équipe précisant qu'il est préférable de disposer d'au moins 4 Go de mémoire. Un live de présentation du projet est organisé à 18h sur YouTube

 

Le datacenter de Google au Luxembourg en bonne voie

Nos confrères du Quotidien nous apprennent que « le conseil communal de Bissen a validé ce jeudi soir le projet d’aménagement particulier (PAP) », avec dix voix pour et une contre.

Il est prévu de longue date, mais n'a pas avancé sans heurts. Des engagements ont ainsi été pris par le géant américain sur sa consommation d'eau et d'électricité. Il devra aussi réduire l'espace et la hauteur occupés par son centre de données.

Il reste cependant du chemin : « L’adoption du PAP doit en effet être suivie de la présentation d’un projet d’exécution détaillé, qui fait toujours défaut » précisent nos confrères.

« Le ministère de l’Intérieur et le conseil communal vont une nouvelle fois se pencher sur ce document. Ce n’est qu’après le feu vert des conseillers que la construction pourrait être lancée », sans parler de l'étude d'impact qui reste à finaliser.

Ainsi, rien ne devrait être entièrement décidé avant l'année prochaine.  

5G : l’Arcep publie ses « recommandations aux opérateurs en matière de cartes de couverture »Crédits : Olivier Le Moal/iStock

Après des réunions avec des associations de consommateurs, des acteurs de la mesure et des opérateurs, le régulateur affirme que la principale attente était que « les cartes de couverture accompagnant le lancement de la 5G ne devront pas représenter de manière uniforme des niveaux de qualité de service différents ».

Un sujet que nous avions longuement abordé avec Sébastien Soriano, président de l’Arcep, et Guillaume Decorzent, chef de l’unité « Couverture et investissements mobiles ».

Le gendarme veut aussi « faciliter la réalisation de comparatifs d’offres 5G » et publiera donc début novembre « les supports des présentations réalisées au cours des réunions du groupe de travail ».

Trois axes sont visés pour le moment : les paramètres qui font « l’expérience 5G » des utilisateurs (débit, latence…) et de quoi ils dépendent, les différentes manières pour les opérateurs de déployer la 5G (en s’appuyant sur différentes bandes de fréquences), et le concept de « bande d’ancrage », ou pourquoi il n’y aura pas dans un premier temps de 5G sans 4G.

Pour rappel, les enchères se sont terminés ce mois-ci et les opérateurs devraient obtenir leurs licences prochainement. L’ouverture des premiers réseaux 5G est attendue pour décembre, notamment chez Orange

Au CEA, « voir naître la technologie des écrans OLED de demain »

Le Centre, qui vient de fêter ses 75 ans, explique que des chercheurs ont « développé de nouvelles molécules émettrices de lumière possédant des propriétés qui améliorent la consommation énergétique et la production lumineuse des diodes électroluminescentes organiques (OLED) ».

« Il s’agit de la première étude corrélant la structure et les propriétés de ce type de matériaux, à l’avenir prometteur dans les technologies d’affichage », ajoute-t-il.  De plus amples précisions sont données dans ce billet de blog.

Le Sénat adopte la certification de cybersécurité des grandes plateformes numériques

 Les sénateurs ont adopté la proposition de loi du sénateur Laurent Lafont (UC) visant à mettre en place « une certification de cybersécurité des plateformes numériques destinée au grand public ».

À l’image du diagnostic énergétique, elle compte obliger les plateformes dépassant un seuil de connexion défini par décret à afficher « un diagnostic de cybersécurité portant sur la sécurisation des données qu’ils hébergent ». 

C’est un arrêté pris après avis de la CNIL qui viendrait fixer les critères. 

« Le diagnostic est présenté au consommateur de façon lisible, claire et compréhensible et est accompagné d’une présentation ou d’une expression complémentaire au moyen d’un système d’information coloriel », prévoit l’article 1er. 

Et quand l’utilisation d’un site nécessite d’abord de s’enregistrer, le diagnostic serait présenté systématiquement à l’utilisateur dès la page d’authentification. 

« La cybersécurité est un enjeu majeur de notre souveraineté numérique. S'en assurer nécessite notamment l'accès de chacun à une indication claire des risques encourus par l'utilisation d'une plateforme numérique. Tel est le sens de cette proposition de loi », avait insisté le sénateur centriste.

« Cette proposition de loi va dans la direction souhaitée par le Gouvernement » a exprimé Cédric O en séance. Le texte part maintenant à l’Assemblée nationale.

La CNIL organise un évènement autour de la portabilité des données

Ce droit, introduit par le RGPD en Europe il y a deux ans, est encore trop peu souvent exploité. Les services ne se bousculent pas au portillon pour avancer sur ce sujet, méconnu des internautes.

Pourtant « en facilitant le passage d’un service à un autre, la portabilité offre de nouvelles perspectives pour les utilisateurs, mais aussi pour tout un écosystème d'acteurs, privés et publics, souhaitant créer de nouvelles solutions et de nouveaux usages » rappelle la CNIL.

Elle organise donc un évènement à ce sujet le lundi 23 novembre 2020 de 14h à 17h30 « afin de faire le bilan des pratiques et d’apporter de nouvelles pistes de solutions technologiques sur ce droit prévu par le RGPD ».

On y aura droit à « un propos introductif » de Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur. Participeront également Isabelle de Silva, Présidente de l'Autorité de la concurrence et Noah Phillips, Commissaire de la Federal Trade Commission (USA).

Des « représentants des parties prenantes d’entreprises privés, associations, porteurs de solutions et promoteurs de la portabilité » seront aussi présents, pour évoquer trois questions : Quels sont les enjeux en matière de régulations croisées ? Quels sont les leviers pour l’innovation et le développement ? Comment mettre en œuvre des solutions concrètes pour fluidifier la circulation des données entre services, dans le respect des droits des personnes ?

myCanal revoit sa gestion des profils sur les appareils Apple, une évolution en test sur Freebox Pop

L'équipe va sélectionner 200 utilisateurs pour en profiter en avant-première, afin de récolter de premiers retours. Les évolutions attendues ne sont pas évoquées, pas plus qu'une éventuelle date de mise en ligne.

D'ici là, myCanal se renforce sur iOS, iPadOS et tvOS, avec une gestion des profils désormais systématiques, intégrant la sélection des favoris pour le direct synchronisés par le compte Apple. 

L'activation va se faire de manière progressive. Les notes de version évoquent également une recherche adaptée à la version 14 de tvOS et aux recommandations d'Apple. 

Au J.O., le décret sur la responsabilité sociale des plateformes de mise en relation (VTC et livraison de marchandises)

Le gouvernement a publié au Journal officiel le décret « relatif aux modalités d'application de la responsabilité sociale des plateformes de mise en relation par voie électronique ». Le texte concerne les plateformes de mise en relation dans les secteurs des VTC et de la livraison de marchandises. 

« Lorsqu'une plateforme de mise en relation par voie électronique détermine les caractéristiques de la prestation de service fournie ou du bien vendu et fixe son prix, elle a une responsabilité sociale à l'égard des travailleurs indépendants qui y recourent », introduit le texte.

Le texte concerne tout particulièrement les plateformes ayant établi une charte déterminant les conditions et modalités d'exercice de sa responsabilité sociale. 

Quand la fragmentation d’Android pose des problèmes aux applications de contact tracingCrédits : Bill Oxford/iStock

Sur son blog personnel, Vincent Toubiana (secrétaire général adjoint du CNNum, passé par l’Arcep et la CNIL) explique en quoi cette fragmentation est « un obstacle pour les applications contact tracing ». En cause, un changement important dans Android depuis la version 6 : « il faut que la localisation soit active pour utiliser certaines fonctionnalités Bluetooth Low Energy »… or elles sont justement nécessaires pour les applications de suivi des contacts.

« Pour corser le problème, explique Vincent Toubiana, la solution la plus simple pour activer la localisation depuis une application (et donc s’assurer que le BLE fonctionne) implique de remonter des informations de localisation à Google ». Cela dépend non seulement de la version d’Android, mais aussi des modifications apportées par les constructeurs.

« Sur certains smartphones, il faut que la localisation soit active pour qu’une app puisse détecter les appareils Bluetooth à proximité, mais sur d’autres cela fonctionnera même avec la localisation désactivée », explique-t-il. Conséquence : le comportement peut différer d’un smartphone Android à l’autre. « Ainsi, les développeurs devraient tester leurs applications sur de multiples smartphones pour considérer les différents cas de figure ».

Et pour ne rien arranger, « un smartphone qui bloque le scan BLE ne remontera pas d’erreur mais indiquera seulement qu’il n’a détecté aucun appareil à proximité. L’application ne sera donc pas en mesure de savoir si c’est parce qu’effectivement aucun appareil n’est à proximité ou si c’est parce que l’OS a bloqué le scan ».

Pour Toubiana, « une meilleure solution serait de n’activer la localisation que sur les terminaux Android sur lesquels cela est nécessaire […] mais encore faut-il pouvoir les identifier or l’API ne permet pas forcément de le faire ». De son côté, TousAntiCovid (qui vient d’arriver), « semble ne demander l’activation de la localisation que dans une situation précise : si le téléphone est sous Android 10 et qu’il ne supporte pas le batch de scan », mais sans pour autant pouvoir « déterminer si cela réglait le problème ».

Baisse de revenus pour Intel, mais plus de 4 milliards de dollars de bénéfice net ce trimestre

Le fondeur vient de mettre en ligne son bilan financier pour le 3e trimestre, avec un chiffre d’affaires en baisse : 18,3 milliards de dollars contre 19,2 milliards l’année dernière. La marge est aussi en baisse, avec presque 7 points de moins pour arriver à 53,1 %. Le bénéfice net reste tout de même confortable avec 4,3 milliards de dollars, contre 6 milliards l’année dernière.

Dans le détail, les revenus d’Intel se divisent en deux catégories : PC-centric et data-centric. La première est à 9,8 milliards de dollars, en hausse de 1 %. Dans la seconde, c’est une baisse quasi générale : Data Center Group (DCG) perd 7 % pour arriver à 5,9 milliards de dollars, Non-volatile Memory Storage Group (NSG) perd 11 % à 1,2 milliard de dollars… Pour rappel, Intel va se séparer de ses activités NAND pour 9 milliards de dollars auprès de SK Hynix.

Finalement, seule Mobileye s’en tire bien avec 2 % de hausse, mais avec un chiffre d’affaires de 234 millions de dollars seulement. Pour le prochain trimestre, le fondeur prévoit un chiffre d’affaires de 17,4 milliards de dollars. 

Dans la séance d’après clôture, la bourse sanctionne la société d’une baisse de près de 10 %. L’action est à moins de 49 dollars après la fermeture, alors qu’elle était à plus de 54 dollars auparavant. Elle était même à plus de 60 dollars en juillet.

La Cnil espagnole inflige 30 000 euros d’amende à Iberia pour sa gestion des cookies

L’autorité lui reproche sa gestion des cookies. Ainsi, il était impossible de refuser ces traceur. De plus, si un utilisateur voulait continuer de naviguer sur ses pages, il devait les accepter.

L’autorité espagnole était prête à s’engager vers une simple mise en demeure, au regard des corrections promises par la société en janvier 2020.

En juin 2020, toutefois, elle a constaté de nouvelles violations de la réglementation européenne au regard de sa politique de gestion des cookies. La compagnie Iberia écope au final d’une amende de 30 000 euros, signale le site DataGuidance.

L’article 22.2 de la loi sur les services de la société de l’Information et du commerce électronique prévoit que les prestataires peuvent utiliser pareils dispositifs mais à condition d'avoir obtenu le consentement des utilisateurs, après informations « claires et complètes » sur l’utilisation des cookies.

Huawei Mate40 (Pro) : SoC Kirin 9000 en 5 nm et EMUI 11 (sans les services Google) dès 899 euros

Comme prévu, le fabricant tenait hier une conférence de presse pour dévoiler ses nouveaux smartphones et un SoC pour les accompagner.

Ce dernier, baptisé Kirin 9000, est gravé en 5 nm, prend en charge la 5G et intègre pas moins de 15,3 milliards de transistors. Il dispose de huit cœurs pour la partie CPU, dont un « haute performance » Cortex-A77 jusqu’à 3,13 GHz. Pour le reste : 3x Cortex-A77 à 2,54 GHz et 4x Cortex A-55 à 2,05 GHz. La partie graphique est un Mali-G78 avec 24 cœurs et un NPU est aussi de la partie.

Du côté des téléphones, nous avons donc le Mate40 avec un écran Flex OLED de 6,50" à 90 Hz, tandis que celui de la version Pro est de 6,76". Les deux disposent d’un lecteur d'empreinte sous l’écran et de Face Unlock (en 3D pour le Pro).

Les deux disposent de trois caméras à l’arrière (dont un capteur de 50 Mpixels), mais les trois autres du Mate40 Pro affichent une résolution plus élevée. Il existe même une version Pro+ avec des performances encore améliorées sur ce point. Tous les détails sont disponibles sur le site de Huawei.

Ils sont livrés avec EMUI 11, l’interface maison du fabricant basée sur Android (AOSP, version open source) 10, mais sans les services Google ni le Play Store donc. À la place, on retrouve les Huawei Mobile Services (HMS). Huawei est pour rappel placé sur liste noire par les États-Unis, empêchant tout commerce avec une société américaine. 

Les tarifs de bases sont de 899 euros pour le Mate40 (8 Go de mémoire, 128 Go de stockage), 1 199 euros pour le Mate40 Pro (8/256 Go) et 1 399 euros pour le Mate40 Pro+ (12/256 Go).

Signalons aussi l’annonce du casque FreeBuds Studio (48 kHz) avec pas moins de six micros, un système de suppression de bruit ambiant et une autonomie de 24h. 

Les députés imposent le paiement préalable des prunes de stationnement, avant contestation

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021, les députés ont adopté l’amendement LREM  destiné à contraindre les automobilistes à payer le forfait post stationnement s’ils veulent le contester. Cette obligation avait été épinglée début septembre par le Conseil constitutionnel, non dans son principe mais dans ses modalités.

Ainsi, le montant de cette redevance pour occupation du domaine public ne prévoyait aucun plafonnement. De plus, le législateur avait oublié de prévoir des exceptions conduisant par exemple les victimes d’un vol de véhicule à payer des sommes parfois très lourdes.

Avec l’amendement LREM, adopté mercredi 21 octobre par l’Assemblée nationale et à condition qu’il soit voté également au Sénat, il faudra d’abord payer 33 euros pour contester. L’obligation de paiement préalable sera cependant levée pour celui qui prouve le vol ou la destruction de son véhicule, ou qu’il a été victime du délit d’usurpation de plaque, ou encore pour les personnes qui justifient avoir cédé leur automobile. 

Enfin, cette exception est étendue aux titulaires de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ».

« maga2020! » : un chercheur aurait deviné le mot de passe du compte Twitter de Trump

Selon TechCrunch qui rapporte cette histoire, l’expert en cybersécurité Victor Gevers n’aurait eu besoin que de cinq tentatives pour y arriver. Si « maga » ne vous évoque rien, il s’agit de l’acronyme du slogan « Make America Great Again ». Plus surprenant, aucune double identification ne serait en place.

Le chercheur a averti les autorités compétentes et le mot de passe a été changé dans la foulée. Interrogées, les parties prenantes n’étaient pas promptes à répondre. Twitter botte en touche (pour une fois que ce n’est pas une de ses failles…) : « nous n'avons vu aucune preuve pour corroborer cette affirmation ».

De son côté, l'attaché de presse adjoint de la Maison Blanche, Judd Deere, aurait déclaré que cette histoire n'était « absolument pas vraie ». Aucune annonce officielle pour le moment, notamment du côté de Trump.

Ce serait la seconde fois que Victor Gevers trouve le mot de passe de Trump. La précédente était en 2016, suite à une fuite de données sur Linkedin. Le mot de passe était alors « yourefired », une phrase qu’il disait régulièrement dans la série The Apprentice. 

Le gouvernement va faire migrer le Health Data Hub sur une plateforme européenne

Lors des débats au Sénat sur la proposition de loi sur la certification de cybersécurité des plateformes numériques, Cédric O, secrétaire d’État au numérique, a indiqué que « le Gouvernement a décidé de faire migrer le Health Data Hub vers une plateforme européenne ». 

La décision a été prise la semaine dernière, à la suite de l'invalidation du Privacy Shield par la Cour de Justice de l’Union européenne

Une décision du Conseil d’État a exigé en attendant plusieurs correctifs, face aux risques de surveillance américaine, sur ces données parfois sensibles.

Transposition des directives Droit d’auteur et SMA : la SACD s’inquiète de l’échec de la commission mixte paritaireCrédits : anilakkus/iStock

Députés et sénateurs, réunis au sein de la commission mixte paritaire, n’ont su trouver un accord sur le projet de loi « portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique et financière ». C’est ce texte qui doit transposer en France notamment l’article 17 de la directive sur le droit d’auteur, relatif au filtrage, outre une ribambelle d’autres mesures prises par ordonnance. 

La SACD tire la sonnette d’alarme : voilà « une très mauvaise nouvelle pour celles et ceux qui attendent la transposition des directives européennes sur les services de médias audiovisuels, sur le droit et Cab-Sat ». La pierre d’achoppement a été l’article 4 bis. Introduit au Sénat, mais supprimé par l’Assemblée nationale, l’amendement prévoyait différentes mesures pour protéger le consommateur sur internet avec quatre axes : 

  • La régulation des terminaux en vue de garantir le libre choix de l’utilisateur non professionnel de terminaux
  • L’interopérabilité des plateformes, pour que les utilisateurs non professionnels puissent interagir d’une plateforme à une autre
  • La possibilité, pour l’Autorité de la concurrence, de traiter d’opérations de concentrations sous les seuils de notification et « d’éviter les acquisitions réalisées par les géants du Net au détriment de la concurrence et de l’innovation »
  • La lutte « contre les interfaces numériques trompeuses, qui altèrent l’autonomie du consommateur dans sa prise de décision ».

« La majorité présidentielle a ainsi refusé de rendre le pouvoir aux consommateurs face aux géants du numérique, à travers la neutralité des terminaux et l’interopérabilité des plateformes » dénoncent les sénateurs

Ce désaccord « aboutit à reporter à une date inconnue l’adoption de ce texte de loi, qui devra être à nouveau examiné à l’Assemblée nationale et au Sénat » regrette la SACD.  Pour la société de gestion collective, « cela marque un coup d’arrêt alors que le président de la République avait pris l’engagement d’une transposition en droit français au 1er janvier 2021 ».

L’organisme de perception et de répartition des droits demande « au Gouvernement et au Parlement de tout mettre en œuvre pour que l’habilitation du gouvernement à transposer ces directives par ordonnances puisse être rapidement adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat ».

Pour Thierry Breton, une plateforme devra dans certains cas connaître l’identité des internautes

Dans une interview au Monde, le commissaire européen au marché intérieur estime nécessaire de revoir les règles en matière d’encadrement des contenus en ligne.

Dans le cadre des réformes européennes en cours, « la publication sous couvert d’anonymat ou de pseudonyme restera possible, mais, dans ce cas, la plate-forme se doit de connaître l’identité de l’auteur dès lors qu’un certain seuil d’audience (qui reste à déterminer) est franchi ».

Selon lui, certains internautes « ont désormais des audiences nettement plus importantes que des médias traditionnels, ce qui leur confère des responsabilités assimilables à celles d’un directeur de rédaction ou d’un éditeur de contenus ».

Aussi, « lorsqu’un contenu illégal est publié, la plate-forme doit pouvoir dire qui en est à l’origine. Et retirer le contenu en question. Lorsque le caractère illégal est évident, le contenu doit très vite disparaître de la Toile. Dans d’autres cas, l’évaluation peut prendre plus de temps ».

Et si la plateforme ne retire pas le contenu illégal, « elle sera sanctionnée financièrement. Si elle persiste et récidive, elle pourra même se voir interdire l’accès au marché intérieur de l’Union européenne ».

Pour réguler ce secteur, il imagine une autorité « désignée pour surveiller l’espace informationnel. En France, ce pourrait être le Conseil supérieur de l’audiovisuel, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, la Répression des fraudes ou une structure ad hoc. Ces autorités seront chargées, avec la Commission, d’évaluer les cas litigieux et de faire appliquer les sanctions ».

Wikimedia publie son rapport de transparence sur la première moitié de 2020

Comme d’autres géants du numérique, l’organisation à but non lucratif publie un récapitulatif des demandes de suppression de contenus et/ou d’informations sur ses utilisateurs.

Wikimedia affirme avoir reçu 30 demandes sur ce dernier point (dont la moitié provenant de gouvernements), mais n’avoir donné suite qu’à une seule. Il y a également 22 demandes de retraits de contenus, dont 4 ont été acceptées.

La documentation MDN passe sur GitHub et revoit sa stratégie

Concernée par la restructuration de Mozilla, on savait qu'elle serait maintenue et que la réduction des investissements passerait par celle des projets soutenus, moins nombreux.

Aujourd'hui, l'équipe détaille les modifications prévues. La première est une migration de la documentation sur GitHub, prévue de longue date (Projet Yari). L'idée est de passer d'une approche Wiki/MySQL à du contenu hébergé via un dépôt Git et exploitant la JAMStack, et donc un site statique.

Les contenus seront organisés non plus selon la technologie (HTML, CSS, JS, Web API) mais en piliers, régulièrement mis à jour. L'équipe promet ainsi le retour de ses notes de version spécifiques aux développeurs, abandonnées depuis quelques temps.

Le blog Mozilla Hacks, présentant des évolutions techniques en profondeur, est également maintenu. Un calendrier éditorial va être mis en place afin de définir des priorités en lien avec le Product Advisory Board et la communauté. 

Cette dernière est d'ailleurs appelée à contribuer, la documentation expliquant comment faire, ayant été elle-même retravaillée, même pour les débutants

Skype Meet Now va également être déployée dans la version 20H2 de Windows 10

La mise à jour 20H2 est disponible depuis quelques jours. Son déploiement va s’étaler, comme d’habitude, sur plusieurs mois. Il reste possible d’en déclencher manuellement l’installation.

Fin septembre, Microsoft déployait dans son canal Dev l’intégration de Meet Now. Les testeurs pouvaient alors créer ou rejoindre rapidement un salon Skype depuis la barre des tâches de Windows 10, sans avoir besoin d’un compte.

Cette fonction est maintenant aussi dans les canaux Beta et Release Preview, dans la build 19042.608. Il s’agit donc d’une mise à jour pour la 20H2, potentiellement déployée lors du prochain Patch Tuesday, le 10 novembre. 

Les notes de version comprennent également bon nombre de correctifs divers.

ProtonMail propose un assistant d'import des messages, réservé à ses abonnés

Il faut en effet disposer d'un compte payant pour en profiter, précise le service. Aucune date n'est évoquée concernant une éventuelle extension à tous. 

Il se focalise pour le moment sur les emails, à travers le protocole IMAP, mais devrait ensuite fonctionner pour d'autres types de données. 

Une fois la procédure lancée depuis l'interface web, elle est exécutée en tâche de fond et ne nécessite pas de laisser une application active comme l'application actuellement proposée.

Un guide d'utilisation est disponible par ici.

WhatsApp renforce ses fonctions pour entreprise, un mode Silencieux permanent

Dans plusieurs billets de blog, Facebook dit avoir pris la mesure de l’engouement de la messagerie instantanée dans la relation client. WhatsApp serait ainsi utilisé par 175 millions de personnes par jour pour contacter une entreprise.

Dans les mois qui viennent, des améliorations seront donc proposées dans ce domaine. Par exemple, la manière dont une entreprise peut afficher ses produits dans WhatsApp, et l’acte d’achat côté client.

Facebook renforcera également d’autres aspects, notamment ses liens avec les partenaires autour de la plateforme WhatsApp Messaging. Des fonctions de gestion de messages seront proposées à travers des services d’hébergement que Facebook compte proposer.

L’éditeur annonce que certains services seront payants. Il ne dit pas lesquels, ni ce qu’ils coûteront.

Il faut donc prévoir un renforcement du traitement automatique des messages dans le cadre d’une correspondance avec une entreprise. Dans un billet dédié, WhatsApp explique clairement que ces communications ne sont pas chiffrées de bout en bout (via Signal), contrairement à la messagerie personnelle.

Il s’agit d’ailleurs d’un rappel, car passer par l’API WhatsApp Business implique un chiffrement classique depuis le début.

Enfin, pour les particuliers, on note l’arrivée d’une nouvelle option pour le mode Silencieux d’une conversation : « Toujours ». On peut donc déclarer une conversation comme définitivement silencieuse, ce qui permet d’y recevoir des messages sans déclencher de notification. Le délai maximum était jusqu’à présent d’un an.

On peut voir cependant dans les réponses à l’annonce que les utilisateurs pestent contre une application qui n’évolue que trop lentement. Le support des appareils multiples est particulièrement réclamé. 

Microsoft ouvre Forms au grand public

Le service permet depuis quelques années de créer des sondages, quizz et autres. Il était réservé aux entreprises jusqu’à présent, ainsi qu’au monde de l’éducation.

Il est désormais accessible à tout le monde, compte Microsoft 365 ou pas, même si l’abonnement déverrouille des fonctions supplémentaires. Il faut néanmoins un compte Microsoft.

On retrouve donc la création de sondages, quizz et tests divers, avec champs texte pour les réponses, listes à choix simples ou multiples, choix de date dans le calendrier, marquage de questions comme obligatoires, modèles de formulaires ou encore des thèmes.

Les formulaires peuvent être partagés par lien ou code QR. Les personnes ayant créé un sondage ou autre reçoivent les résultats en temps réel. Des graphiques sont également générés automatiquement, avec possibilité d’exporter le tout vers Excel.

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