LeBriefdu 7 avril 2023
Deux plaintes ont été adressées à la CNIL au sujet de ChatGPT

Deux plaintes ont été déposées en France contre ChatGPT auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), révèle L'Informé.

Me Zoé Vilain, avocate et cofondatrice de Janus International, une association qui veut sensibiliser aux enjeux du numérique et promouvoir le droit à la vie privée, a en effet « constaté lors de la création de mon compte dédié, que Open AI ne me demandait ni d’accepter les conditions générales d’utilisation ni une quelconque politique de confidentialité ».

Elle a donc demandé à Open AI, début février, de lui envoyer toutes les informations la concernant, et réclamé des explications sur les « finalités » de ses traitements, en vain, comme elle l'explique dans sa plainte à la CNIL :

« soit Open AI refuse de donner droit à ma demande d’accès à mes données personnelles, ce qui constitue une violation du RGPD, soit Open AI ne serait pas en mesure de m’identifier alors même que j’ai un compte sur son site, et cela constituerait une violation encore plus grave du droit des données personnelles »

« Je me suis rendu compte que l’organisme en cause avait collecté certaines de mes données personnelles sans m’en avoir informé », déplore de son côté David Libeau, développeur et membre de l’association Exodus Privacy & Open Knowledge France.

Interrogé à son sujet, ChatGPT lui a en effet attribué, à tort, des manifestations en ligne en 2018 contre la directive sur le droit d’auteur ou encore la création de l’association la Quadrature du Net.

Ce pourquoi, précise-t-il sur son blog, il a lui aussi porté plainte contre ChatGPT pour « manque de transparence (car les personnes ne sont pas informées que leur nom peut être enregistré dans le modèle de langage), le défaut de loyauté (car les informations générées par ChatGPT sont incorrectes) et l’absence apparente de base légale dans la politique de protection des données de ChatGPT ».

Chrome 113 débarque en bêta avec le support de WebGPU

WebGPU est initialement une technologie proposée par Apple et devenue depuis un standard, auquel collaborent Google, Mozilla et Microsoft notamment. Il propose, entre autres, un accès direct au matériel, à l’instar de DirectX 12, Metal et Vulkan.

Son arrivée dans Chrome représente une étape majeure dans sa diffusion, pour des raisons évidentes de parts de marché. WebGPU pourrait donc jouer un rôle important bientôt, notamment en réduisant de manière importante la charge du JavaScript ou pour des calculs liés à l’IA.

Cette prise en charge est disponible en bêta pour Windows, macOS et ChromeOS. Les versions Android et Linux de Chrome arriveront peu de temps après.

Dans le sillage de Chrome, tous les autres navigateurs basés sur Chromium incorporeront ce support. Firefox et Safari devraient bientôt proposer WebGPU eux aussi.

Opt-out : en réponse au « formulaire de l'enfer de Facebook », noyb lance son propre formulaireCrédits : bowie15/iStock

Comme indiqué la semaine passée, explique l'ONG noyb, Meta a changé la base juridique de ses pratiques de ciblage publicitaire, « passant d'une pratique illégale à l'autre » : 

« Au lieu de donner aux utilisateurs une option oui/non ("consentement") comme le prévoit le RGPD, Meta prétend maintenant (illégalement) avoir un "intérêt légitime" à suivre les utilisateurs et permet un "opt-out" via le formulaire en ligne le plus compliqué que l'on puisse imaginer. »

« Au lieu de fournir un simple "bouton" pour se désinscrire », déplore noyb, Meta demande aux utilisateurs de remplir un « formulaire caché », qualifié de « formulaire de l'enfer de Facebook » par l'ONG.

Les utilisateurs doivent en effet expliquer pourquoi ils souhaitent se désinscrire, mais également « identifier chaque finalité pour laquelle Meta fait valoir un "intérêt légitime", puis expliquer pourquoi l'évaluation de Meta – qui n'est pas publique – était erronée dans leur cas particulier ». Il est très peu probable qu'un utilisateur normal soit en mesure d'argumenter efficacement sur ces points.

Ce pourquoi noyb « a conçu un outil permettant aux utilisateurs de se désengager de la publicité ciblée et de diverses autres revendications de Meta d'une manière simple et juridiquement valable ».

« Notre formulaire d'opt-out renverse la situation », explique Max Schrems, le fondateur de noyb : « C'est à Meta d'expliquer pourquoi il a un intérêt supérieur, et non à l'utilisateur [...], et Facebook doit traiter cette objection sans délai. »

Le formulaire réclame cela dit la désactivation de « tous les bloqueurs et extensions vie privée », mais aussi d'autoriser les pop-ups, ce qui nous a obligé à suivre la procédure sur notre téléphone portable. Notre navigateur, connecté à Facebook, ne parvenait pas à activer la procédure de noyb.

Une fois connecté à Facebook, noyb a certes préparé le courriel d'opposition que l'ONG propose d'envoyer en notre nom. Las : comme d'autres, nous n'avons cela dit pas reçu le courriel de vérification que noyb était censé envoyer, afin de valider la procédure.

Steam se prépare à abandonner plusieurs vieux macOS et Windows

Valve va se débarrasser du support de plusieurs systèmes anciens, notamment sur Mac. Les versions El Capitan (10.11) et Sierra (10.12) seront ainsi abandonnées le 1er septembre, nécessitant au minimum High Sierra (10.13) pour pouvoir s’en servir (et les jeux qui vont avec).

L’éditeur a un peu attendu, car Steam se sert de Chromium pour afficher le contenu de la boutique et les pages de jeux. Or, Chromium a supprimé ce support avec sa version 104 sortie l’année dernière.

On peut se demander si cela signifie une compilation Apple Silicon pour bientôt, car Steam fonctionne dans un état assez honteux sur les Mac équipés de puces M1 et M2. Les bugs y sont légion et les performances catastrophiques.

Côté Windows, il y aura un peu plus de temps : Windows 7 et 8.1 ne seront plus supportés par Steam le 1er janvier 2024. Sur cette plateforme, il faudra donc une mouture 10 ou 11 pour continuer à s’en servir.

C’est ici aussi la conséquence du cycle de développement de Chromium, qui a abandonné ce support au cours des derniers mois.

Des employés de Tesla ont partagé entre eux des images privées de clients

Reuters a mené une enquête auprès des salariés de Tesla et a découvert que certains ont pris l'habitude de partager entre eux, sur leur messagerie interne, des vidéos et photos obtenues par les caméras embarquées par les voitures de la marque et montrant des clients dans des diverses situations de vie privée.

L'agence de presse américaine explique que les employés se sont partagé des vidéos de chiens, de panneaux de signalisation amusants mais aussi des vidéos relevant de la vie privée comme celle d'un homme s'approchant de sa voiture complètement nu, des accidents ou des scènes d'énervement au volant.

L'enquête de Reuters repose notamment sur les témoignages de plus d'une douzaine d'anciens salariés de Tesla sur plus de 300 contactés. Tous ont préféré rester anonymes.

L'agence relève que Tesla assure pourtant à ses clients que leur vie privée « est et sera toujours extrêmement importante pour nous » et que les caméras qu'elle utilise sont « conçues dès le départ pour protéger votre vie privée ». L'entreprise automobile n'a pas voulu répondre aux journalistes de Reuters.

Selon un ancien salarié, certaines vidéos semblaient avoir été enregistrées alors que les voitures étaient éteintes et garées. « Nous pouvions voir l'intérieur des garages et des propriétés privées des gens » explique à Reuters un autre. L'agence précise qu'il y a plusieurs années, Tesla pouvait recevoir des vidéos enregistrées alors que le véhicule était éteint si les clients avaient donné leur accord, mais qu'elle a arrêté de le faire.

Reuters explique aussi que si Tesla déclare que les « enregistrements des caméras restent anonymes et ne sont pas liés à vous ou à votre véhicule » dans son Avis de confidentialité, sept anciens employés de l'entreprise lui ont indiqué qu'un programme donnait les localisations des enregistrements.

Une ONG allemande demande la création d’un CERN de l’IA

Laion (Large-scale Artificial Intelligence Open Network), une organisation à but non lucratif allemande, a mis en ligne OpenFlamingo un framework d’entraînement de grands modèles de langages.

Construit sur une « reproduction open source de Flamingo », un modèle développé par DeepMind (Alphabet), celui-ci est censé aider la recherche ouverte sur les modèles d’IA génératifs. Au même moment, Laion a lancé une pétition dans laquelle elle demande la création d’une infrastructure de recherche publique, open source et internationale, afin de faciliter la recherche en intelligence artificielle.

Le but : limiter la mainmise des entreprises privées sur le sujet et œuvrer pour la transparence et la sécurité des modèles ainsi mis au point.

La proposition est inspirée du fonctionnement du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire. C’est là que travaillait Tim Berners-Lee lorsqu’il a mis au point le world wide web.

Des employés de Samsung diffusent des documents internes via ChatGPTCrédits : PeopleImages/iStock

Des employés de Samsung Semiconductor ont partagé des informations confidentielles par erreur en s’aidant de ChatGPT.

L’entreprise avait permis à ses ingénieurs d’utiliser le modèle d’intelligence artificielle générative pour s’aider dans certaines tâches de code, mais certains des employés ont partagé avec la machine des éléments de code source confidentiel d’un programme en cours de fabrication et des notes de réunions concernant du matériel construit par l’entreprise.

En un mois, l’entreprise a recensé au moins trois cas de partage intempestif de ce type, selon TechRadar : l’un d’eux avait demandé à la machine de vérifier des erreurs dans son code, un autre l’avait utilisé pour transformer des notes de réunion en une présentation.

Or le modèle retient les données qui lui sont envoyées pour continuer son entraînement.

De fait, les documents confidentiels qui ont été soumis à ChatGPT sont désormais partagées avec OpenAI. Pour éviter que le problème ne se répète, Samsung Semiconductor construit son propre modèle d’IA générative, qui n’accepte que des requêtes limitées à 1024 octets pour le moment.

Ubuntu 23.10 : la bêta prévue pour le 21 septembre, la version finale le 12 octobre

Alors que Canonical est en train de finaliser la version 23.04 (Lunar Lobster, prévue pour le 15 avril), elle vient de mettre en ligne le calendrier prévisionnel de la 23.10 qui arrivera donc au mois d’octobre.

Pas de nom de code pour le moment (si ce n’est « M M »). La bêta est programmée pour le 21 septembre, avec un « freeze » quelques jours auparavant (le 18 septembre). La version finale est quant à elle prévue pour le 12 octobre.

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