LeBriefdu 20 janvier 2023
#DrahiLeaks : victoire pour Reflets en appel, Altice « déboutée de toutes ses demandes en appel »Crédits : alengo/iStock

Le 6 octobre, le tribunal de commerce rendait sa décision dans l’affaire opposant Altice à nos confrères de Reflets. Si le juge déboutait Altice d’une partie de ses demandes, il ordonnait dans le même temps « à la société Rebuild.sh [la société qui édite Reflets, ndlr] de ne pas publier […] de nouvelles informations ». Reflets avait fait appel de cette décision. 

La décision est tombée hier : « La cour a estimé qu'il n'y avait pas lieu à référé au titre du dommage imminent. Elle infirme par ailleurs l'ordonnance du tribunal de commerce rendue le 6 octobre 2022 ordonnant de ne pas publier sur le site Reflets.info de nouvelles informations concernant Altice », expliquent nos confrères. « Nous allons donc continuer nos enquêtes basées sur les #DrahiLeaks et vous proposer de nouveaux articles », ajoutent-ils.

Ce n’est pas pour autant la fin de cette histoire judiciaire : « Le jour où la cour d'appel rendait sa décision, nous déposions nos conclusions pour l'affaire portée cette fois au fond par Altice ».

En effet, il s’agit dans le cas présent d’un référé, « une procédure judiciaire d'urgence qui permet, dans le respect du débat contradictoire, de prendre des mesures provisoires et rapides pour régler un litige », rappelle le service public. Cette procédure ne permet pas de régler définitivement un litige, c’est là qu’entre en compte le « procès au fond ».

Pour rappel, Next INpact est attaqué en justice par Avisa Partners pour diffamation, suite à cet élément du brief. Après la première audience du 28 novembre 2022, celle des plaidoiries a été fixée au lundi 26 février 2024. 

Mais au fait, comment ça marche l’encre électronique e-Ink ? Deus Ex Silicium sort le microscope électronique à balayage

On retrouve donc Stéphane Marty qui met à nu une liseuse Kindle d’Amazon. Cela commence par un démontage dans les règles de l’art, avec une analyse des composants. 

Il passe ensuite la seconde avec une analyse du fonctionnement de l’écran e-Ink, des micro-capsules et des électrodes. Une note de 3 sur 5 est attribuée en réparabilité et également de 3 sur 5 pour le rapport qualité de l’électronique par rapport au cout. 

Installez-vous, prévoyez 13 minutes devant vous et on vous laisse découvrir de quoi il en retourne.

1Password a disparu des App Store d’Apple en France

Il est impossible actuellement de télécharger 1Password 8 depuis l’App Store d’iOS ou le Mac App Store. Sur ce dernier, on peut quand même trouver la version 7.

On ne sait pas vraiment le problème à l’origine de ce retrait. AgileBits, éditeur de gestionnaire, a confirmé il y a quelques jours sur Twitter ce retrait temporaire des App Store français, qu’il s’agisse de la France métropolitaine ou des territoires d’outre-mer. 

L’entreprise ne donne cependant aucune explication ni date de retour à la normale. Nos confrères d’iGen émettent l’hypothèse d’une attente d’une validation par l’ANSSI, car les solutions utilisant du chiffrement doivent être déclarées à l’agence. Ils soulignent néanmoins que la version Android est, elle, toujours en place dans le Play Store.

La gendarmerie française et la justice américaine font fermer un crypto-blanchisseur russeCrédits : Zoonar RF/Thinkstock

La Justice américaine a annoncé l'arrestation à Miami du fondateur et principal propriétaire de Bitzlato, une plateforme russe accusée d'avoir blanchi plus de 700 millions de dollars de crypto-actifs illicites émanant de gangs de rançongiciels, mais aussi et surtout de la place de marché russe Hydra de vente de drogues sur le dark web.

Anatoly Legkodymov, un Russe de 40 ans qui vivait à Shenzhen, en Chine, a été arrêté avec l'aide de la gendarmerie française. ZDNet.fr a par ailleurs appris que cinq autres cadres dirigeants de la plateforme avaient été interpellés en Europe, ainsi que 16 millions d'euros d'avoirs criminels en France. 

Fondé en 2016 à Hong-kong, Bitzlato « utilisait au moins un hébergeur en France auprès de qui la société louait des serveurs dédiés », explique le parquet de Paris dans un communiqué. 

Marc Boget, le patron des cybergendarmes, précise que l'enquête internationale aurait été pilotée par une cellule française, qu'elle aurait mobilisé 250 enquêteurs, dont cinquante gendarmes français.

Bitzlato ne respectait pas les règles de luttes contre la fraude, à commencer par celle du KYC (pour « Know Your Customer »), et savait pertinemment que nombre de ses clients utilisaient de fausses identités et se servaient de la plateforme pour vendre ou acheter sur Hydra.

Chainalysis estime que la plateforme avait reçu 2,5 milliards de dollars en crypto-actifs entre 2019 et 2023, dont 26 % émanaient de circuits « illicites », et 27 % « risqués », et 32 000 dollars de groupes paramilitaires russes.

On ne sait pas encore pourquoi le cyberdélinquant russe s'était rendu aux États-Unis, en octobre dernier, d'où il continuait à gérer Bitzlato. Mais l'acte d'inculpation indique que le douanier qui avait vérifié son téléphone portable y avait trouvé des chats le reliant à Bitzlato. Celui qui se faisait surnommer « Gandalf » encourt un maximum de cinq ans de prison.

« Big Brother Bercy » pourrait aussi aller piocher des données sur Facebook et Twitter

Sans même attendre la publication des résultats, initialement prévue pour février 2024, le cabinet du ministre délégué chargé des comptes publics Gabriel Attal souhaite élargir et amplifier la collecte des données sur les réseaux sociaux par les services du fisc, révèle La Lettre A :

« Objectif : puiser dans les données publiquement accessibles pour affiner la détection de fausses domiciliations fiscales à l'étranger, d'activités occultes ou de réseaux de contrebande de tabac. »

Or, en 2019, le Conseil constitutionnel avait limité la collecte aux seules données « librement accessibles » sur les plateformes, « à l'exclusion donc des contenus accessibles seulement après saisie d'un mot de passe ou après inscription sur le site en cause », empêchant les enquêteurs du Service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF) d'accéder aux données de Facebook, Twitter ou Instagram.

« Le cabinet de Gabriel Attal entend faire sauter ce verrou », précise La Lettre A. De plus, « le lancement d'une task force de parlementaires est dans les tuyaux pour définir les modalités d'une veille plus poussée sur Internet ».

« Android as a Service » : Shadow rachète Genymobile

Shadow explique que Genymobile s’est lancé en 2011 en fournissant « initialement un émulateur desktop pour Android qui est rapidement devenu le premier choix des développeurs, avant d'évoluer en tant que plateforme Android as a Service à part entière, liée à une expertise unique ».

Fier de son acquisition, la société explique que le produit Genymotion « est utilisé dans le monde entier par des centaines de milliers de développeurs d'applications Android comme outil de test, d'assurance qualité, ainsi que dans de nombreux autres cas d'utilisation ».

Shadow compte utiliser le savoir-faire de Genymobile pour « accélérer sa feuille de route et accroître sa compétitivité industrielle afin de devenir la principale plateforme collaborative basée sur le cloud pour les entreprises, les gamers et les créatifs ». Les deux sociétés se connaissent bien puisqu’elles étaient déjà partenaires avant ce rachat.

Bien évidemment, une réorganisation est mise en place dans les têtes dirigeantes : « Le fondateur et ancien directeur technique de la société, Arnaud Dupuis, est nommé directeur général de Genymobile à partir du 1er mars. Éric Sèle en est nommé président, tout en conservant son poste de directeur général de Shadow. Timothy Danford, actuellement directeur général de Genymobile, deviendra conseiller auprès de Shadow et de Genymobile ». Le montant de la transaction n’est pas précisé. 

Près de 3 milliards d'euros d'amendes ont été infligées en 2022 pour infraction au RGPDCrédits : 3D_generator/iStock

Les autorités de contrôle des données personnelles européennes ont infligé un montant record de 2,92 milliards d'euros d'amendes en 2022, soit une augmentation de 168 % par rapport à 2021, où elles avaient totalisé près de 1,1 milliard d'euros, relève Le Monde Informatique.

Le chiffre émane de la dernière enquête Amendes RGPD et violation de données du cabinet d'avocats international DLA Piper, qui couvre les 27 États membres de l'Union européenne, plus le Royaume-Uni, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. 

La plus importante, d'un montant de 746 millions d'euros, avait été infligée par le Luxembourg à Amazon, suivie de celles de 405 puis de 265 millions d'euros émises par le commissaire irlandais à la protection des données (DPC) à Meta pour ses non-respects du RGPD par Instagram et Facebook, toutes susceptibles de recours en cas d'appels.

Au total, la DPC irlandaise est celle qui a infligé le plus d'amendes, pour un total de 1 303 514 500 euros, quand bien même elle est pourtant accusée de servir de « paradis fiscal » pour les Big Tech' américaines, la CNIL arrivant pour sa part en troisième position, avec 428 238 300 euros, derrière le Luxembourg.

« Cette hausse témoigne de la confiance croissante des autorités de contrôle et de leur volonté d'imposer des amendes élevées en cas de violation du RGPD, notamment à l'encontre des grands fournisseurs de technologies, et a également été influencée par l'impact fortement inflationniste du CEPD (Comité européen de la protection des données) », peut-on lire dans le rapport :

« Le rapport a également révélé une augmentation notable de l'attention portée par les autorités de surveillance à l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA), tandis que le volume des violations de données signalées aux régulateurs a légèrement diminué par rapport au total de l'année précédente. »

Les États-Unis obtiennent l’exclusion des ONG de la rédaction du traité sur l’intelligence artificielle

Installé à Strasbourg, le Comité du Conseil de l’Europe a été chargé de rédiger une Convention sur l’Intelligence Artificielle (IA) focalisée sur les droits humains, la démocratie et l’État de droit. Si leur statut d’observateur ne leur confère aucune obligation envers l’entité, des pays comme les États-Unis peuvent décider de signer certains traités, comme celui en cours de travail sur l’IA.

Lors de la dernière session plénière de novembre, les États-Unis ont donc proposé de constituer un groupe de travail pour rédiger le brouillon de traité, groupe de travail dont seraient exclues les organisations de la société civile. Leur justification : un refus de diffuser publiquement leur position auprès d’entités ne représentant pas des pays.

Position qui pourrait bien être de pousser pour un traité ne concernant que les entités publiques, précise Euractiv : les États-Unis ont déjà fait pression en ce sens, cherchant à protéger leurs entreprises privées, leader dans le domaine. Plusieurs organisations parmi lesquelles AlgorithmWatch, Fair Trials ou Homo Digitalis se sont mobilisées contre la proposition, mais début janvier, décision a finalement été prise de suivre la proposition américaine.

Organisation internationale réunissant 46 pays et quelque 675 millions de ressortissants, le Conseil de l’Europe est à l’origine de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Cour européenne des droits de l’homme qui veille à son application. En plus de ses membres européens (la Russie a récemment été exclue), il compte quatre États observateurs : le Canada, les États-Unis, Israël et le Mexique.

Boston Dynamics : un nouveau « parkour » pour le robot Atlas, avec un salto vrillé pour finir

La société vient de mettre en ligne une nouvelle vidéo de démonstration des capacités de son robot bipède Atlas. Cette fois-ci, il pose une planche pour disposer d’un passage, porte une caisse à outils et termine par un salto vrillé. 

Bien évidemment, tout n’était pas parfait au premier essai, Boston Dynamics ne s’en cache d’ailleurs pas. La société publie régulièrement des vidéos des « loupés » et des essais de ses robots. C’est encore le cas cette fois-ci.

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