LeBriefdu 17 janvier 2023
Les Académies des sciences et des technologies déplorent le sacrifice de la technologie en 6eCrédits : PeopleImages/iStock

L’Académie des sciences et l’Académie des technologies déplorent dans un communiqué conjoint la décision de supprimer la technologie en classe de 6e.

Cherchant à ajouter une heure d’enseignement en français et en mathématiques, pour tous les élèves de 6e, à volume horaire inchangé, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse a décidé de sabrer dans la technologie : 

« Sur les vingt-six heures d’enseignements obligatoires en 6e, c’est le "bloc" d’enseignements "sciences de la vie et de la terre – technologie – physique-chimie" qui servira de variable d’ajustement, passant de quatre heures à trois heures hebdomadaires en étant amputé de sa partie technologique. »

Les deux Académies recommandent a contrario de « consolider les bases de mathématiques à l’école élémentaire » : 

« En effet, réduire à l’entrée au collège les enseignements de sciences et de technologie, qui sont intimement liés, leur paraît être un choix regrettable, au moment même où s’éveillent de premières vocations, où prennent forme des centres d’intérêt chez les jeunes mais aussi où apparaissent des visions erronées des sciences et de la technologie. »

Microsoft 365 aura une formule Basic le 30 janvier pour 1,99 dollar par mois

L’abonnement Microsoft 365 permet d‘obtenir la suite Office pour plusieurs appareils et d’obtenir 1 To de stockage sur OneDrive, entre autres services. La formule standard coûte 7 euros par mois (69 euros par an) pour cinq appareils, tandis que la formule à 10 euros (99 euros par an) peut couvrir six personnes d’une même famille.

À ces deux abonnements, Microsoft va ajouter un troisième. Le 30 janvier, la formule Basic fera son apparition, pour 1,99 euro par mois (ou 20 euros par an). Pas question de suite Office à télécharger ici : on reste sur les versions web, avec en plus 100 Go de stockage sur OneDrive, le retrait des publicités dans Outlook (y compris dans les versions mobiles), ainsi qu’un support technique. 

Facturée au même prix que l’actuel échelon 100 Go pour OneDrive, elle le remplacera. L’ensemble des personnes payant actuellement cette option pour le stockage seront automatiquement envoyées vers la nouvelle formule et obtiendront donc plusieurs bénéfices au passage.

Des avocats veulent interdire à la police de demander à Google qui a recherché tels mots-clefsCrédits : alexsl/iStock

Des avocats états-uniens veulent interdire à la Justice de pouvoir utiliser des données fournies à la police par Google, relève Bloomberg.

Suite à la mort de 5 personnes dans un incendie criminel, les enquêteurs, qui n'avaient aucune piste, ont demandé à Google la liste des personnes ayant recherché l'adresse du lieu qui avait été incendié.

Ils avaient alors identifié trois adolescents, qui ont depuis été inculpés de meurtres. Leurs avocats estiment que ce type de mandats de recherche inversée, ou geofencing (géorepérage, en français), constitue un « filet numérique aux proportions immenses » et conteste sa constitutionnalité.

Alors que d'ordinaire les mandats visent les données attachées à tel ou tel suspect, ce type de perquisition par mot-clef « fonctionne à l'envers : recherchez d'abord tout le monde et identifiez les suspects plus tard », expliquent-ils.

Google relève que les mandats de geofencing augmentent depuis 2018, au point de représenter plus d'un quart de toutes les requêtes adressées au moteur de recherche aux États-Unis.

Synology DS223 : un NAS sans surprise avec deux emplacements et un SoC Realtek

En plus du DS723+, le constructeur a un deuxième NAS à deux baies dans sa manche : le DS223. Il s’agit cette fois-ci d’un modèle d’entrée de gamme avec un SoC Realtek RTD1619B (4C à 1,7 GHz). Il est épaulé par 2 Go de DDR4. 

La connectique comprend un port RJ45 et trois ports USB 3.2 Gen 1. Toutes les caractéristiques techniques sont disponibles par ici.

Il n’a pour le moment été annoncé qu’aux États-Unis et aucun tarif n’est indiqué.

1 à 3 % de fausses écoutes pour gonfler les chiffres du streaming musical

Première du genre, le Centre national de la musique (CNM) a publié le 16 janvier une étude sur les faux streams musicaux en France. Elle définit ceux-ci comme « l’augmentation artificielle du nombre d’écoutes ou de vues, par des robots ou des personnes physiques ». Le but de la manœuvre : augmenter les revenus et/ou améliorer la performance du titre concerné dans les playlists et/ou orienter les algorithmes de recommandation.

En se basant sur les données de 2021 partagées par Deezer, Qobuz et Spotify et plusieurs distributeurs (Universal, Sony, Warner, Believe et Wagram) entre un et trois milliards de streams « au moins » étaient frauduleux, soit 1 à 3 % des écoutes. Le CNM regrette qu’Amazon Music, Apple Music et YouTube n’aient pas « pu ou souhaité » partager leurs propres données pour les intégrer à l’étude.

Le nombre de postes de développeurs de logiciels proposés par Amazon chute de plus de 99 %Crédits : RossHelen/iStock

Amazon ne fait pas que licencier : il arrête également de recruter. Le site amazon.jobs ne propose plus que 299 offres de développeurs de logiciels, soit moins de 1 % des 32 692 offres qui y figuraient en mai 2022, a remarqué un contributeur de Slashdot. 

À l'époque, Amazon avait appelé les autorités états-uniennes à financer l'enseignement de l'informatique dans les écoles publiques pour « créer un vivier de talents indispensable qui nous mènera vers l'avenir », et au motif que « les États-Unis ne produisent pas assez d'étudiants formés en informatique pour répondre aux futures demandes de la main-d'œuvre américaine ».

« Les États-Unis comptent plus de 700 000 emplois ouverts en informatique, mais seulement 80 000 diplômés en informatique par an », avaient déploré en juillet un collectif de plus de 800 PDG d'entreprises de la tech', dont Jeff Bezos.

Depuis, les captures d'archive.org montrent que le nombre d'offres d'emploi était tombé à 24 747 en août, 17 141 en septembre, 2 829 en novembre et 373 en décembre.

Layoffs.fyi, qui dénombre les licenciements dans la tech' depuis la pandémie de Covid-19, en a compté 154 336 en 2022, dans 1024 entreprises, et d'ores et déjà 24 151 dans 91 sociétés pour ces 15 premiers jours de janvier 2023.

Les conditions de travail de Tesla dénoncées par un syndicat allemand

IG Metall, un des principaux syndicats de l’industrie allemande, a ouvertement critiqué Tesla lors de sa conférence annuelle, rapporte Reuters. En cause : des heures de travail jugées déraisonnablement longues et une pression mise sur les employés de l’usine Tesla de Brandebourg pour les empêcher de parler – de plus en plus ont peur d’évoquer leurs conditions de travail à cause des clauses de non-divulgation que l’entreprise leur fait signer avec leur contrat. 

Auprès d’Handelsblatt, des politiques allemands du SPD (centre-gauche) et de la CDU (centre-droit) ont exprimé leur inquiétude et appelé le gouvernement du Brandebourg à accroître son contrôle sur les activités de l’entreprise.

Rachat d'Activision par Microsoft : vers un avertissement de l'Europe

Selon Reuters, Microsoft devrait recevoir un avertissement de la Commission européenne sur le dossier de son offre d'achat d'Activision. Bruxelles serait en train de préparer une communication des griefs récapitulant les préoccupations de la Commission à propos des effets sur la concurrence du rachat de l'éditeur de jeux vidéo par la multinationale pour 69 milliards de dollars (64 milliards d'euros).

Cette décision pourrait bloquer l'opération, mais Microsoft a déclaré qu'elle continuait à « travailler avec la Commission européenne pour répondre à toutes les préoccupations du marché » et que son « objectif est de proposer davantage de jeux à un plus grand nombre de personnes et que l'accord (lui) permettra d'atteindre cet objectif ».

Microsoft dessine un futur Windows immergé dans le cloud et l’IA

C’est au cours d’une présentation d’AMD durant le dernier CES de Las Vegas, que Panos Panay, responsable produit chez Microsoft, a évoqué les grandes capacités de l’IA, décrite comme « la technologie majeure de notre temps ».

Une partie de son intervention a particulièrement marqué : « L’IA va réinventer tout ce que vous faites sur Windows, assez littéralement. Comme ces grands modèles génératifs, pensez aux modèles de langage, de génération de code, d’images ; ces modèles sont si puissants, si exquis, si utiles, personnels. Mais ils sont aussi très intensifs, et nous n’avons jamais pu le faire avant. Nous n’avons jamais vu ces charges intenses à cette échelle, et ils sont juste là. Nous aurons besoin d’un système d’exploitation qui estompe la frontière entre cloud et périphérie, et c’est ce que nous faisons ici ».

Il est peu probable que Panay ait parlé de Windows 11. Ses propos évoquent davantage un Windows 12 dont les liens avec le cloud seraient largement renforcés, probablement pour servir sur un plateau des capacités liées à l’IA, au sens large.

Les intentions de Microsoft sont claires depuis des années. La firme avait déjà investi un milliard de dollars dans OpenAI, et elle envisage d’y injecter dix autres milliards. On sait également qu’elle souhaite se servir de ChatGPT dans Bing ainsi que dans Office.

Microsoft propose depuis quelques années déjà son WinML (Windows Machine Learning) et se tient donc prête pour l’étape suivante. Nul doute que techniquement, une généralisation de l’IA est faisable. Les questions s’orienteront essentiellement sur l’utilité – les usages seront-ils à la hauteur de l’investissement – et des inévitables problématiques de vie privée.

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