LeBriefdu 12 janvier 2023
Meta : noyb « pourrait devoir faire appel » de la décision de la DPC irlandaise

La Data Protection Commission (DPC) irlandaise a rendu publique sa décision finale sur le traitement illégal par Meta des données des utilisateurs pour la publicité personnelle, relève l'ONG noyb, à l'origine de la plainte.

Sa décision « montre clairement un désaccord massif entre le DPC irlandais et le CEPD », composé des représentants des autorités de protection des données des pays membres de l'UE et de l'Espace économique européen (EEE). « Le DPC s'est même écarté (au moins à une occasion) de la décision contraignante du CEPD », souligne noyb : 

« Il ressort de la décision de la DPC que les autorités autrichiennes, allemandes, françaises, italiennes, néerlandaises, norvégiennes, polonaises, portugaises et suédoises ont toutes soulevé des objections formelles contre la décision de la DPC. Or, traditionnellement, les autorités ne soulèvent pas d'objections formelles s'il est clair que la question a déjà été soulevée par un certain nombre d'autorités. La DPC ne s'est même pas soucié de modifier la décision et d'adapter ses positions, mais a simplement copié la position du CEPD dans la décision précédente. »

Pour Max Schrems, le fondateur de noyb, « la décision se lit comme un devoir où l'élève ne s'est même pas souciée de modifier ses erreurs, mais s'est contenté de copier les corrections du professeur dans un texte ».

A contrario, la DPC a accordé à Meta une période de mise en œuvre plus longue que celle mandatée par la décision pourtant contraignante du CEPD. La DPC « ne semble pas non plus répondre entièrement aux plaintes de noyb, car sa décision ne couvre pas des questions telles que l'utilisation des données personnelles pour améliorer la plateforme Facebook ou pour un contenu personnalisé ». 

noyb « pourrait devoir faire appel de la décision pour ces motifs », notamment au vu du montant de l'amende, dont le montant exigé par le CEPD était « nettement plus élevé » que celle infligée par la DPC. 

« Éclairer les évolutions du métier d’enseignant » : le rapport McKinsey à 496 800 euros est disponible

Suite à des demandes CADA, « le bureau de presse du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse » a donné accès à plusieurs de nos confrères au fameux rapport, notamment David Libeau.

Il est disponible par ici (jusqu’au 25 janvier 2023) ou par là et le document principal sur « Éclairer les évolutions du métier d’enseignant au XXIe siècle » fait 204 pages. Il y en a un deuxième sur « Valorisation du mérite des professeurs » de 66 pages et un dernier sur « Quel modèle de gestion des professeurs pour l’école de demain ? » de 35 pages.

Le traducteur DeepL lève 100 millions de dollars

La start-up allemande DeepL, qui fournit des services de traduction instantanée en ligne, vient de clore une levée de fonds de 100 à 125 millions de dollars, selon les sources de TechCrunch. L’opération porte la valorisation de l'entreprise installée à Cologne à un milliard d’euros (un peu plus d’un milliard de dollars).

Fondée en 2017, DeepL utilise des réseaux de neurones artificiels pour proposer des services de traduction de vingt-cinq langues (dont le chinois, l’anglais britannique et américain et bon nombre de langues européennes) en direct aux entreprises et aux particuliers. Jusqu’ici principalement concurrencée par les services de traduction de géants comme Google ou Microsoft, elle a été saluée pour l’efficacité de ses technologies.

La levée de fonds a lieu alors que le paysage des outils linguistiques algorithmiques est en ébullition – rien n’empêche d’envisager que les récentes démonstrations de force d’OpenAI avec son ChatGPT se déclinent côté traduction, par exemple.

Données personnelles : l’autorité de la concurrence allemande avertit GoogleCrédits : Terry J Alcorn/iStock

L’Office fédéral allemand de lutte contre les cartels (Bundeskartellamt) a publié un communiqué mercredi annonçant avoir averti, le 23 décembre 2022, Alphabet et ses deux filiales européennes Google Allemagne et Google Irlande sur leur utilisation des données des utilisateurs. L'autorité se base sur la loi allemande sur la concurrence de 2021 pour affirmer que «  Google doit donc modifier ses conditions de traitement des données et ses pratiques associées ».

Selon le président de l'Office, Andreas Mundt, « le modèle économique de Google repose en grande partie sur le traitement des données des utilisateurs. Grâce à son accès aux données pertinentes recueillies via un grand nombre de services différents, Google bénéficie d'un avantage stratégique par rapport à d'autres entreprises. Les pratiques de Google doivent être évaluées à l'aune des exigences des nouvelles règles de concurrence applicables aux grandes entreprises numériques ».

L'autorité allemande reproche à Google de se permettre, via ses conditions générales, de collecter, traiter et de croiser les données qu'elle récolte via ses différents services comme « Google Search, YouTube, Google Play, Google Maps et Google Assistant, mais aussi par le biais de nombreux sites web et applications de tiers ».

Les services web généralement ciblés ne sont pas les seuls cités. L'Office précise que cela «  concerne également les données provenant des services dits d'arrière-plan de Google, y compris les services Google Play, qui, dans une certaine mesure, recueillent régulièrement des données sur les appareils Android ».

Le Bundeskartellamt estime que les utilisateurs ne disposent pas « d'un choix suffisant pour savoir si et dans quelle mesure ils acceptent ce traitement de grande envergure de leurs données à travers les services ».

L'autorité explique qu'elle mène une procédure administrative contre Google, dont cet avertissement fait partie, qui peut aboutir au classement de l'affaire par l'autorité, à la présentation d'engagements par l'entreprise ou à l'interdiction des pratiques de Google par l'autorité de la concurrence.

Via un communiqué transmis à l'AFP, Google assure « poursuivre (son) dialogue constructif avec l'autorité de la concurrence allemande, afin de répondre à leurs préoccupations ».

L’ouverture d’Amazon au Pakistan a provoqué une explosion d’arnaques

Le Pakistan l’attendait depuis longtemps : en mai 2021, Amazon a enfin répondu et permis aux vendeurs locaux d’ajouter leurs produits à sa plateforme. En un an, le Pakistan est devenu le troisième pays comptant le plus de vendeurs sur la plateforme, juste derrière les États-Unis et la Chine.

Le phénomène a suscité la création d’un robuste réseau d’arnaques. La plus fréquente d’entre elles : un système de dropshipping qui envoie de fausses informations de suivi de colis aux clients et permet aux fraudeurs de siphonner leurs fonds pendant ce temps. Problème classique de modération : en intensifiant la lutte contre le phénomène, l’entreprise de Jeff Bezos en viendrait déjà à pénaliser les vendeurs honnêtes, selon Rest of world.

Suite à une fuite, le vaisseau Soyouz MS-22 arrimé à l’ISS va rentrer à vide

L'agence spatiale Roscosmos a annoncé mercredi qu'elle allait faire revenir sans passager le vaisseau Soyouz MS-22 actuellement arrimé à la Station spatiale internationale (ISS). Un trou de 0,8 mm dans un de ses compartiments avait été repéré en décembre dernier. L'agence a par ailleurs affirmé qu'il était « expérimentalement prouvé » que cette fuite était due à l'impact d'un micrométéoroïde sans toutefois expliquer comment elle en est venue à cette conclusion.

Roscosmos a expliqué qu'elle allait envoyer le vaisseau Soyouz MS-23 à vide le 20 février pour la remplacer et permettre le retour des cosmonautes russes Sergey Prokopyev et Dmitri Petelin et de l'astronaute américain Frank Rubio dont le retour devait se faire à bord de MS-22. On ne sait pas encore quand ce retour sur terre pourra avoir lieu. De même, l'agenda est chamboulé pour l'arrivée des cosmonautes et spationautes qui devait initialement arriver à bord de l'ISS grâce à MS-23.

À la fac de Lyon, la moitié des copies en handicapologie avaient été rédigées par ChatGPTCrédits : LuckyBusiness/iStock/Thinkstock

Stéphane Bonvallet, un enseignant en handicapologie de la faculté de Lyon, avait demandé à ses élèves de « définir les grands traits de l’approche médicale du handicap en Europe », rapporte Le Progrès. Or, 7 des 14 copies présentaient des similitudes très étranges : 

« Il ne s’agissait pas de copier-coller. Mais les copies étaient construites exactement de la même manière. On y retrouvait les mêmes constructions grammaticales. Le raisonnement était mené dans le même ordre, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts. Enfin, elles étaient toutes illustrées par un exemple personnel, relatif à une grand-mère ou un grand-père… Il semblait donc évident que ces copies n’étaient pas normales. Mais je n’ai pas tout de suite compris de quoi il s’agissait. À l’évidence, il ne s’agissait pas d’un plagiat de site. »

Interrogée, une des étudiantes ayant rendu un devoir douteux reconnaît que « 50 % des élèves de la classe s’étaient servis de l’intelligence artificielle ChatGPT pour rédiger leur copie ». Ils s'étaient passés le mot sur les réseaux sociaux.

« N’ayant pas de cadre interdisant actuellement cette pratique, j’ai été contraint de les noter. D’une copie à l’autre, ça valait entre 10 et 12,5. J’ai donc mis 11,75 aux 7 étudiants qui ont utilisé ChatGPT. La direction de l’université a toutefois été avertie. Elle a désormais les copies entre les mains et mène une instruction. »

À l’entendre, le phénomène serait massif, surtout dans les lycées : « Les trois quarts des enseignants m’ont dit avoir eu affaire à des copies louches ces dernières semaines ».

Open AI chercherait à développer une solution permettant d’identifier les textes générés par son IA, en déployant un filigrane invisible qui pourrait être repéré par un logiciel spécifique.

Paint.NET 5.0 étend son support du GPU pour le rendu

La version 5.0 du logiciel gratuit Paint.NET ne touche à presque rien dans son interface, mais améliore significativement certaines de ses fonctions.

La plus grosse évolution est le support étendu du GPU. La branche 4.X le gérait déjà pour l’affichage du canvas à l’écran. La version 5.0 prend en charge quasiment tout le reste : l’interface elle-même et presque tous les outils et ajustements, en tirant parti de Direct2D. 

Le résultat, on s’en doute, est une hausse importante des performances. Tous les effets sont calculés avec une précision de 32 bits en virgule flottante, améliorant la qualité du rendu et la justesse des couleurs. Ces nouveautés sont également disponibles pour les plugins.

L’autre grand ajout de Paint.NET 5.0 est le support du degré de pression pour les stylets et tablettes graphiques, à condition d’être compatibles avec Windows Ink. La stabilisation du trait est aussi présente et active par défaut.

Parmi les autres améliorations, citons le support des profils de couleurs (les développeurs comptent ajouter à l’avenir une gestion complète des couleurs), plusieurs nouveaux outils d’ajustements (exposition, ombre, température…), de nouveaux effets ainsi que des plugins.

Pour rappel, le téléchargement peut se faire de deux manières : soit gratuitement en passant par le site officiel, soit en payant via le Windows Store, pour soutenir les développeurs.

OpenAI prépare ChatGPT Professional (payant) et ouvre une liste d’attente

Greg Brockman (président et cofondateur d’OpenAI) explique « travailler sur une version professionnelle de ChatGPT » avec « des limites rehaussées et des performances améliorées ». Il a mis en place un sondage avec liste d’attente.

Les personnes intéressées sont invitées à donner leur avis sur plusieurs questions. « À quel prix (en dollars par mois) considérez-vous que ChatGPT est trop cher pour envisager de l'acheter ? » ou au contraire que le prix est trop bas pour refléter un produit de qualité, etc. Le formulaire est disponible par ici.

ChatGPT Professional est pour le moment au stade expérimental, les participants sont triés sur le volet. 

LHS 475 b est la première exoplanète confirmée par le télescope James Webb

Des chercheurs se sont basés sur les données de TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) qui laissaient penser à l’existence de cette exoplanète, c’est-à-dire une planète orbitant autour d’une autre étoile. 

Au niveau de la taille, elle ressemble beaucoup à notre Terre avec un diamètre équivalant à 99 % de celui de notre planète. Elle est « relativement » proche, à 41 années-lumière. De plus amples détails sont disponibles sur cette page.

« Ces premiers résultats de l’observation d’une exoplanète rocheuse de la taille de la Terre ouvrent la porte à de nombreuses possibilités pour étudier les atmosphères de planètes rocheuses avec Webb », explique Mark Clampin, directeur de la division d’astrophysique de la NASA.

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