LeBriefdu 23 décembre 2022
Pratiques anticoncurrentielles sur la marketplace : la Commission européenne accepte les engagements d’AmazonCrédits : code6d/iStock

L’institution rappelle avoir ouvert une procédure formelle d’examen en juillet 2019 sur « l'utilisation par Amazon des données non publiques des vendeurs actifs sur sa place de marché »

Fin 2020, elle constate « à titre préliminaire que le fait qu'Amazon s'appuie sur les données commerciales non publiques des vendeurs actifs sur sa place de marché pour ajuster ses offres de vente au détail faussait la concurrence loyale sur sa plateforme et empêchait l'exercice d'une concurrence effective ».

Au même moment, la Commission ouvre une seconde procédure afin de déterminer si « les critères fixés par Amazon pour sélectionner le gagnant de la Buy Box et permettre aux vendeurs de proposer des produits dans le cadre de son programme Prime, conduisaient à un traitement préférentiel de l'activité de détail d'Amazon ou des vendeurs qui utilisent les services logistiques et de livraison d'Amazon ».

Amazon a proposé des engagements pour les deux procédures, qui ont été soumis cette année aux acteurs du marché. Amazon a alors revu sa copie, les nouveaux engagements sont disponibles par ici.

« La Commission a constaté que les engagements définitifs d'Amazon garantiront qu'Amazon n'utilisera pas les données des vendeurs sur sa place de marché pour ses propres activités de détail et qu'elle accordera un accès non discriminatoire à Buy Box et au programme Prime. La Commission a décidé de les rendre juridiquement contraignants pour Amazon ».

Si le revendeur ne les respecte pas, « la Commission pourrait lui infliger une amende pouvant aller jusqu'à 10 % de son chiffre d’affaires annuel total, sans avoir à prouver l'existence d'une quelconque violation des règles de concurrence de l'Union ou une astreinte de 5 % par jour du chiffre d'affaires quotidien d'Amazon pour chaque jour de non-respect ».

SecNumCloud : 3,5 millions d’euros pour aider les start-ups et PME à obtenir le Visa de sécurité

Cette mesure avait été annoncée le 12 septembre dernier, elle est désormais en place avec «  l’ouverture d’un dispositif d’accompagnement, qui est doté d’une enveloppe de 3,5 millions d’euros, financée dans le cadre de la stratégie cloud de France 2030 ».

Ce dispositif a pour but d’accompagner « des start-ups et PME à l’obtention du Visa de sécurité SecNumCloud ». « Une première relève du dispositif aura lieu dès le 15 février 2023 et cible en priorité des PME qui souhaitent commercialiser une offre qualifiée SecNumCloud sous 2 ans », explique Bpifrance.

Android 13 débarque en préversion sur Windows 11

C’est de manière très discrète que Microsoft a publié il y a deux semaines une préversion d’Android 13 pour le sous-système Android de Windows 11, avec à la clé des améliorations et corrections.

Parmi les changements mis en avant, on note de meilleures performances au démarrage (jusqu’à 50 %), du mieux pour la prise en charge des évènements souris, la fiabilité du presse-papier et le redimensionnement des fenêtres, le support des jumplists pour les applications qui en proposent, ou encore une meilleure fiabilité pour l’ouverture des fichiers médias présents dans Windows.

Pour utiliser cette préversion, il faudra s’inscrire au programme Preview du Windows Subsystem for Android.

Des streamers tentent de mutualiser la modération du cyberharcèlement sexiste et racisteCrédits : Tero Vesalainen/iStock

Face à l’inaction de Twitch, deux célèbres streamers ont annoncé la création d’un outil collaboratif pour bannir les utilisateurs tenant des propos haineux, explique Mediapart.

Amine m’a tué et RebeuDeter, qui totalisent à eux deux 3,7 millions d’abonnés sur Twitter, et près de 3 millions sur Twitch, ont en effet annoncé la mise en place d’une « tourelle de surveillance » du nom de « Place de la Paix », chargée de « contribuer à la lutte contre le harcèlement, le sexisme et la misogynie que subissent les streameuses » : 

« Place de la paix (PDP) est un bot qui agit à la façon d’une tourelle de surveillance sur le tchat des streamers. Si une personne a un comportement sexiste mysogine ou raciste il suffira à un modérateur d’écrire @PDP_Bot @pseudoàsurveiller dans le tchat. »

Les personnes mentionnées par le bot seront dès lors « mises sous silence dans toutes les chaînes de streamer présentes dans le réseau PDP », et ne pourront plus y écrire de message pendant 24H, « jusqu’à ce qu’une autre équipe de modération lève ou valide cette suspension de façon définitive » : 

« Une personne bannie définitivement du réseau PDP ne pourra plus commenter aucune des chaînes ayant rejoint le bot. Et pour ceux qui se referont un autre compte juste derrière, il vous faudra un numéro de téléphone validé pour parler dans nos tchats. »

Le site précise qu' « un serveur Discord sera mis en place pour, progressivement, affiner l'outil et élaborer ensemble son futur et son utilisation. Ce n'est que le début ».

Contactée par Mediapart, une célèbre joueuse en ligne, victime de cyberharcèlement, explique sous couvert d’anonymat avoir été quelque peu déconcertée par l’initiative de RebeuDeter. Avec plusieurs de ses collègues streamers et streameuses, elle avait en effet créé il y a deux ans un outil similaire de vigilance contre les propos haineux. « Si RebeuDeter et Amine nous avaient simplement demandé qu’on leur partage notre liste de “ban”, on l’aurait fait avec plaisir », s’agace-t-elle. 

Rachat de VMWare par Broadcom : la Commission pointe des risques et ouvre une enquête approfondie

En mai, Broadcom annonçait son intention de racheter VMware pour 61 milliards de dollars. Bien évidemment, cet accord est soumis au feu vert des autorités compétentes. 

La Commission européenne vient de lancer une enquête approfondie, car elle « craint en particulier que l'opération ne permette à Broadcom de restreindre la concurrence sur le marché de certains composants matériels qui sont interopérables avec les logiciels de VMWare ».

La Commission est notamment inquiète pour le « marché de la fourniture de cartes réseau, de HBA FC [Host Bus Adapter Fiber Channel, ndlr] et d'adaptateurs de stockage ». Elle pointe des risques en « détériorant l'interopérabilité des logiciels de virtualisation de serveurs de VMware » et « en évinçant les matériels de ses concurrents ».

La Commission a désormais jusqu'au 11 mai 2023 pour prendre une décision. « L'ouverture d'une enquête approfondie ne préjuge pas de l'issue de la procédure », précise-t-elle.

JO 2024 : les expérimentations de vidéosurveillance algorithmique dureront jusqu'en juin 2025

Le « projet de loi relatif aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 », adopté ce jeudi en conseil des ministres et qui sera soumis au Sénat le 24 janvier 2023, « comporte un certain nombre de dérogations ou d’expérimentations en matière de sécurité, publicité, ou transport », analyse Le Monde.

Il propose notamment d’instaurer un cadre juridique « expérimental et temporaire » pour « améliorer » les dispositifs de vidéosurveillance, via le recours à des algorithmes d’intelligence artificielle susceptibles de détecter « des situations anormales » aux abords des lieux accueillant les compétitions ainsi que dans les moyens de transport.

Alors que les Jeux olympiques et paralympiques en 2024 se dérouleront respectivement du 26 juillet au 11 août, puis du 28 août au 8 septembre, ces mesures « temporaires » dureront quant à elle jusqu'au 30 juin 2025, le gouvernement considérant qu'il faut du temps pour pouvoir dresser un bilan de ces expérimentations.

Si le recours à la reconnaissance faciale est explicitement exclu dans le texte du projet de loi, ces traitements algorithmiques serviront « exclusivement à un signalement d’attention, strictement limité à l’indication du ou des événements qu’ils ont été programmés pour détecter », et ne pourront déboucher sur « aucune décision individuelle ou acte de poursuite ».

Perseverance a déposé son premier tube d’échantillon sur Mars

L’annonce a été faite par l’Agence spatiale américaine. Ce n’est pas le premier prélèvement, loin de là, mais il s’agit du premier largué à la surface de la planète.

En effet, Perseverance garde encore bien au chaud 17 autres tubes déjà remplis (sans compter les trois tubes témoins) et 20 vides. Tous les détails sont donnés sur cette page. Une dizaine de tubes seront déposés dans les parages – une zone baptisée « Three Forks » – au cours des prochaines semaines. 

La NASA parle du « premier dépôt d’échantillons de l’humanité sur une autre planète », mais il faudra attendre la mission Mars Sample Return dans plusieurs années pour récupérer les échantillons et les ramener sur Terre.

Perseverance double en fait chaque prélèvement. Le rover en laisse un exemplaire sur le sol et garde le second avec lui. Le plan prévoit de récupérer tous les tubes directement dans le rover, mais l’Agence a prévu un plan de secours pour récupérer les échantillons directement sur le sol à l’aide de petits hélicoptères si besoin.

Fiscalités, nationalités et déplacements multiples de la famille Drahi

Il y a quelques jours, Reflets, Blast et StreetPress ont publié la suite de leur enquête sur les documents publiés par les hackers russes Hive. « Ces révélations mettent en lumière un groupe industriel complexe, basé dans des pays très souples en matière fiscale », expliquent nos confrères.

Cette fois, ils proposent un tour du monde et de la fiscalité sur la famille Drahi, dans un article intitulé « Pas de frontières pour les Drahi et leurs 30 passeports ».

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