LeBriefdu 5 décembre 2022
Twitter ferait l'objet d'une explosion de tweets haineux depuis son rachat par Elon MuskCrédits : ozgurkeser/iStock

Les tweets antisémites ont explosé « de plus de 61 % dans les deux semaines suivant l'acquisition du site par M. Musk », relève le New York Times, qui déplore une augmentation « sans précédent » des discours haineux sur Twitter : 

« Avant qu'Elon Musk n'achète Twitter, les insultes contre les noirs américains apparaissaient sur le service de médias sociaux en moyenne 1 282 fois par jour. Depuis que le milliardaire est devenu propriétaire de Twitter, ils sont passés à 3 876 fois par jour. Les insultes contre les homosexuels apparaissaient sur Twitter 2 506 fois par jour en moyenne avant que M. Musk ne prenne le relais. Depuis, on en dénombre 3 964 fois par jour. »

Ces estimations, émanant du Center for Countering Digital Hate, de l'Anti-Defamation League et d'autres groupes qui étudient les plateformes en ligne, « sont alarmantes », ont déclaré les chercheurs, ajoutant qu'ils n'avaient « jamais vu une telle augmentation des discours de haine, des contenus problématiques et des comptes anciennement interdits en si peu de temps sur une plate-forme de médias sociaux grand public ».

M. Musk, qui n'a pas répondu au New York Times, avait déclaré qu'il était un « absolutiste de la liberté d'expression », et ré-autorisé le compte de Donald Trump, avant d'accorder une « amnistie générale » aux comptes qui avaient été préalablement suspendus, qu'ils soient d'extrême-droite ou complotistes, y compris antivax, Twitter ayant mis fin à sa politique de lutte contre la désinformation au regard du Covid-19 : 

« L'Anti-Defamation League, qui enregistre régulièrement des tweets antisémites sur Twitter et garde une trace des messages supprimés, a déclaré que l'entreprise était passée de 60 % des tweets signalés à seulement 30 %. »

De plus, et « au cours des 12 premiers jours suivant la prise de contrôle de M. Musk, 450 comptes associés à l'Etat islamique ont été créés, en hausse de 69 % par rapport aux 12 jours précédents, selon l'Institute for Strategic Dialogue, un groupe de réflexion qui étudie les plateformes en ligne. »

Fait aggravant : Meta, qui possède Facebook et Instagram, a tenté en vain d'alerter Twitter au sujet des comptes qu'il avait identifiés comme « associés à des campagnes d'influence soutenues par l'État russe et chinois sur ses plateformes le mois dernier » : « les e-mails adressés à leurs homologues de Twitter ont rebondi ou sont restés sans réponse, ont déclaré les employés de Meta, signe que ces travailleurs ont peut-être été licenciés ».

Guillaume Poupard quitte la direction de l’ANSSI

C’est dans un message sur le réseau social Linkedin que Guillaume Poupard, directeur de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information ANSSI) a annoncé qu’il quittait ses fonctions à la fin de l’année, après près de 9 ans à ce poste. Sous sa direction, l’ANSSI est devenu une agence moins discrète et capable de communiquer vers le grand public.

Si dans son discours aux Assises à Monaco où il a abordé les sujets de la cybersécurité et Cloud de confiance, il avait prévenu dès le début : il n'est pas question de faire un quelconque « bilan » ou de « régler des comptes », celui-ci peut quand même être vu, rétrospectivement, comme un bilan de son action. En 2020, il exprimait déjà une certaine satisfaction sur la cybersécurité : « On a le sentiment qu’on arrive enfin au terme d’une phase d’évangélisation ».

Nous ne savons pas encore qui prendra le relais à la tête de l’Agence. Guillaume Poupard était pour rappel préssenti cet été pour remplacer Patrick Pailloux à la tête de la DGSE.

Pong a 50 ans

Et quelques jours de plus puisque le titre d’Atari était sorti sur les bornes d'arcade le 29 novembre 1972. Le compte Today in Tech History (repris par le compte officiel Atari) propose une image de la borne d’arcade de l’époque. 

Selon la société, c’était le « premier jeu vidéo à toucher un large public ». Pong a également propulsé vers l’avant cette industrie du jeu vidéo encore naissante.

L'établissement hospitalier de Versailles victime d'un rançongicielCrédits : Alexei Cruglicov/iStock

L'hôpital André-Mignot du centre hospitalier de Versailles a été victime d'une cyberattaque samedi soir à 21 heures, révèle France Info : 

« Certains écrans d'ordinateurs sont devenus noirs et ont été bloqués. L'hôpital a déclenché son plan blanc, partiellement déprogrammé les opérations et met tout en œuvre pour maintenir les soins ambulatoires de sa patientèle et les consultations. Par mesure de sécurité, le système informatique est coupé. Une cellule de crise, en lien avec les autorités, a par ailleurs été ouverte ce dimanche au centre hospitalier de Versailles-Le Chesnay. »

Le ministre de la Santé, François Braun, s'est rendu dimanche après-midi à l'hôpital et a annoncé le transfert de six patients vers d'autres établissements. Il a par ailleurs assuré dimanche que le Samu « n'est pas atteint » par l'attaque. 

Le parquet de Versailles s'est dessaisi de l'enquête au profit du parquet de Paris, qui a une compétence nationale pour ces affaires de cyberattaques, et l'enquête a été confiée au centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) et à la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire, précise L'AFP. 

Malgré l’arrivée d’Elon Musk, la communauté scientifique veut pouvoir continuer à tweeter

« Malgré l’arrivée d’Elon Musk à la tête de Twitter – et la crainte de la hausse des contenus haineux et des fake news –, la plupart des chercheurs ne prévoient pas de quitter définitivement le réseau social », d'après 20 minutes. Depuis l’épidémie de Covid-19, les scientifiques ont en effet fait de Twitter « un outil incontournable pour diffuser leurs avancées, échanger avec leurs pairs et informer le grand public ».

Et s'il y ont pour certains été harcelés par des complotistes, voire menacés de mort, « cette visibilité a permis des avancées majeures [et] permis aux pouvoirs publics de prendre des décisions plus rapidement », rappelle notre confrère : 

« Au printemps 2020, un groupe d’ingénieurs américains, spécialistes des aérosols, a multiplié les tweets pour prévenir que la transmission du virus se faisait majoritairement par de mini-gouttelettes flottant dans l’air. Le but ? Convaincre l’Organisation mondiale de la Santé mais aussi leurs confrères, au départ très réticents sur cette théorie. C’est pourtant l’une des caractéristiques les plus importantes dans la compréhension de la diffusion du virus. »

Alors qu'Elon Musk a mis fin à sa politique de lutte contre la désinformation sur le Covid-19, pour les scientifiques qui ont passé des mois à bâtir leur communauté, difficile d’imaginer repartir à zéro, explique Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat : « J’ai une certaine audience sur Twitter, ça a été un travail de longue haleine, il faudrait tout recommencer de A à Z ». 

1Password se souvient des identifications par services tiers

La création d’un compte sur un serveur peut le plus souvent se faire par deux moyens : choisir son identifiant et son mot de passe, ou passer par un système tiers, les plus courants étant Apple, Facebook et Google. Mais on ne se souvient pas forcément de celui utilisé au départ.

Le gestionnaire 1Password ajoute cette corde à son arc. Si vous avez utilisé votre compte Apple pour vous inscrire à Spotify et votre compte Facebook pour n’importe quel autre service, 1Password s’en rappellera. Si vous oubliez lequel de ces services vous avez utilisé pour l’inscription, il n’y aura pas besoin de tous les tester.

Seule condition toutefois, que vous vous soyez connecté(e) au moins une fois avec ce service, pour que 1Password puisse le détecter et l’enregistrer. Les services pris en charge sont Apple, Facebook, GitHub, Google, Microsoft, Okta et Twitter. 1Password peut également enregistrer les identifiants multiples pour une même application (web ou non), par exemple selon que l’on vise une utilisation pro ou perso.

Toutes les extensions de navigateurs ont été mises à jour, ou presque toutes, car Safari manque à l’appel, sans que l’on sache pourquoi.

Mozilla investit dans le metavers et le machine learning avec les rachats d’Active Republica et Pulse

La société vient de racheter coup sur coup deux entreprises. D’abord Pulse, spécialisée dans le machine learning et à qui l’on doit notamment un outil de mise à jour automatique du statut pour Slack.

On ne connaît pas les termes de l’accord, mais Mozilla a précisé qu’elle achetait l’équipe de Pulse pour la faire travailler sur d’autres projets impliquant le machine learning. « Nous continuons à améliorer les expériences utilisateur dans tous nos produits, et le machine learning en fera partie », a indiqué Steve Teixeira, chef-produit chez Mozilla.

Pulse était jusqu’à peu une société discrète. Startup californienne, elle a pourtant récupéré plusieurs très gros clients dans le courant de l’année, dont 1Password et Netflix. Son produit phare a gagné en visibilité, par l’importante quantité d’intégrations qu’il peut établir entre de multiples applications et Slack.

Le lendemain de ce rachat, Mozilla en annonçait un autre. Cette fois, Active Republica est une entreprise spécialisée dans le Web3, plus particulièrement le metavers. Mozilla viserait-elle un domaine dans lequel même Meta semble rencontrer bien des difficultés ?

Oui, car Mozilla le fait déjà et veut renforcer son portail Hubs. Elle compte sur l’équipe d’Active Republica, notamment pour la faire travailler sur plusieurs paliers payants, tous liés par la même thématique : l’organisation d’événements virtuels, y compris les réunions sous toutes leurs formes : travail, événementiel, planification, loisirs, etc.

Hubs était jusqu’il y a quelques jours un service gratuit, mais est devenu une formule à 20 dollars par mois, Mozilla lui ayant ajouté des outils de gestion des comptes, de vie privée et de sécurité. Idéalement, l’introduction de nouveaux paliers – plus complets et donc plus chers – permettrait un retour d’une formule gratuite, forcément plus limitée.

Rappelons que Mozilla travaillait sur une version spécifique de son navigateur pour ce type d’environnement. Nommée Firefox Reality, elle a été arrêtée en février dernier. Dans les raisons données à l’époque, la société avait indiqué que le navigateur avait aidé à faire progresser des technologies comme WebVR et WebAR, mais qu’elle préférait les incuber sur le long terme.

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