LeBriefdu 15 novembre 2022
Géolocalisation : Google accepte de payer un règlement record (près de 400 millions de dollars) pour atteinte à la vie privéeCrédits : AndreyPopov/iStock

Google a accepté de payer « un règlement record de 391,5 millions de dollars à une coalition de procureurs généraux de 40 États pour des accusations selon lesquelles la société aurait trompé les utilisateurs en leur faisant croire qu'ils avaient désactivé le suivi de localisation dans les paramètres de leur compte, alors même qu'elle continuait à collecter ces informations », explique le New York Times.

Dans le cadre de cet accord, « le plus important en matière de protection de la vie privée sur Internet aux États-Unis », Google devra également rendre plus claires les informations relatives à la localisation de ses utilisateurs à partir de 2023 : « l'entreprise devra également indiquer aux utilisateurs comment désactiver le suivi de la localisation, supprimer les données collectées par les paramètres et fixer des limites de conservation des données ».

Google avait en effet « continué d'accumuler et de stocker un historique complexe des déplacements de ses utilisateurs par le biais d'un large éventail d'autres services tels que la recherche, les cartes et les applications qui se connectent aux tours de téléphonie mobile et Wi-Fi », précise le New York Times.

L'enquête avait été entamée après un article de 2018 de l'Associated Press sur les pratiques trompeuses de Google en matière de suivi de localisation : 

« Jusqu'en mai 2018, Google suivait même la localisation des utilisateurs qui s'étaient déconnectés des applis Google, une action qui pouvait faire croire à un consommateur que le suivi de localisation avait été désactivé, ont déclaré les procureurs généraux. »

« Conformément aux améliorations que nous avons apportées ces dernières années, nous avons réglé cette enquête, qui était basée sur des politiques de produits obsolètes que nous avons modifiées il y a des années », a déclaré José Castañeda, porte-parole de l'entreprise.

Dashlane revoit ses offres, plus de limites de mots de passe sur la formule gratuite

Le gestionnaire de mots de passe est probablement l’une des meilleures solutions dans ce domaine actuellement, mais c’est aussi l’une des plus restrictives pour les non-abonnés. La version gratuite n’est en effet compatible qu’avec un seul appareil, et à hauteur de 50 mots de passe uniquement.

L’offre évolue cependant. La formule gratuite garde sa limitation à un seul appareil, mais le nombre de mots de passe devient illimité. Dashlane vient également intercaler une formule Advanced entre la gratuite et la Premium, qui reste à son tarif de 5,49 euros par mois (4,41 avec l’engagement de 12 mois), mais intègre un VPN.

La nouvelle, commercialisée 3,49 euros par mois (2,75 avec l’engagement), prend en charge un nombre illimité d'appareils et ajoute le module de surveillance du dark web, à la recherche de fuites des identifiants. C'est vers celle-là que beaucoup se dirigeront sans doute, car un gestionnaire sans accès mobile perd une bonne part de son utilité.

L’offre Famille s’appelle désormais Friends & Family et ne concerne plus uniquement les membres d’un même foyer. Proposée à 7,99 euros par mois (ou 6,66 avec l’engagement), elle intègre toutes les fonctions de l’offre Premium, ajoute un tableau de bord et prend en charge jusqu’à 10 personnes, contre 6 auparavant.

Apple continue d’embaucher pour ses projets de réalité mixte

Les rumeurs vont bon train depuis des années : Apple travaille sur la réalité mixte, mélange de réalités virtuelle et augmentée. On n’en sait évidemment pas davantage, mais l’entreprise rappelle parfois indirectement que ces projets sont bien en cours.

La firme cherche ainsi un ingénieur pour son QG de Cupertino, dans une époque où de nombreuses grosses entreprises licencient massivement, comme Twitter, Meta et Amazon. Spécialisé dans les frameworks, il intégrera le Technology Development Group et aura l’opportunité « de concevoir de futurs produits qui raviront et inspireront des millions de personnes chaque jour ».

L’ingénieur devra avoir des connaissances en réalité virtuelle, réalité augmentée, machine learning et autres technologies. La personne devra être expérimentée en Swift ou Objective-C, connaitre les technologies Apple, etc. En revanche, les technologies AR/VR elles-mêmes ainsi que la 3D ne sont pas requises.

Bien que les bruits de couloirs évoquent souvent un casque, rien dans l’annonce ne vient renforcer cette hypothèse.

Les décisions d'Elon Musk pourraient mettre en danger des utilisateurs de TwitterCrédits : TED conference 2017

Alors qu’Elon Musk a licencié une bonne partie des salariés de Twitter la semaine dernière, certains craignent des changements brutaux dans la modération du réseau social qui pourraient toucher des personnalités d'opposition et les critiques contre les différents gouvernements, selon Reuters. Allie Funk, de l'association américaine Freedom House, a déclaré à l'agence de presse « Twitter supprime en particulier l'équipe chargée de la sécurisation des utilisateurs ».

Si la semaine dernière, le responsable de cette équipe, Yoel Roth, déclarait que la capacité de Twitter à gérer le harcèlement et les discours de haine n'était pas touchée par les licenciements, il a lui-même quitté l'entreprise depuis.

Interrogée par Reuters, l'avocate et ancienne salariée du réseau social, Marlena Wisniak explique que « le risque est particulièrement important pour les personnes de couleur et celles situées dans les pays du Sud et en zones de conflits ».

Selon Elon Musk, « l'engagement fort de Twitter dans la modération des contenus reste absolument inchangé ». La chercheuse Sarah T. Roberts explique pourtant que plus de 3 000 sous-traitants de Twitter ont vu leurs contrats s'arrêter ce week-end et qu'une bonne partie faisait le travail de modération de la plateforme.

Eric Frohnhoefer, développeur Android a fait les frais de la colère d’Elon Musk. Après l’avoir contredit publiquement sur le fonctionnement de l’application, Elon Musk annonce sur le réseau social son licenciement, depuis « confirmé » par le principal intéressé.

Quoi qu’il en soit, la gestion de l’entreprise par Elon Musk soulève de nombreuses questions, jusque dans les rangs de la FTC : « Nous suivons les récents développements sur Twitter avec une profonde inquiétude. Aucun CEO ou entreprise n’est au-dessus de la loi […] », indique à plusieurs confrères américains Douglas Farrar, directeur des affaires publiques de la Federal Trade Commission. 

Chez Intel, un « détecteur de deepfake en temps réel »

Baptisé FakeCatcher, cet outil serait capable d’identifier des vidéos modifiées en quelques millisecondes seulement, avec une précision de 96 %.

Selon la société, « la plupart des détecteurs basés sur l'apprentissage profond examinent les données brutes pour essayer de trouver des signes d'inauthenticité et identifier ce qui ne va pas avec une vidéo ».

Ce n’est pas le cas de FakeCatcher, qui recherche au contraire « des indices d’authenticités dans de vraies vidéos, en évaluant ce qui fait de nous des êtres humains – comme un subtil "flux sanguin" dans les pixels d'une vidéo ».

Ainsi, « lorsque notre cœur pompe du sang, nos veines changent de couleur. Ces signaux sont collectés sur tout le visage et des algorithmes les traduisent en cartes spatio-temporelles. Ensuite, grâce au deep learning, nous pouvons détecter instantanément si une vidéo est réelle ou fausse ».

Après Meta et Twitter, Amazon devrait licencier 10 000 employés

Selon le New York Times, le plan de licenciement d'Amazon devrait commencer dès cette semaine et concernerait environ 10 000 personnes, essentiellement dans les services des appareils de la marque (dont l'assistant vocal Alexa), de la vente au détail et des ressources humaines.

Si chez Twitter, c'est la moitié de l'effectif du réseau social qui a été renvoyé et 13 % chez Meta, le plan d'Amazon correspondrait à 3 % de la masse salariale de l'entreprise. Le journal insiste sur le fait que ce plan de licenciements va se passer pendant la période des achats des fêtes de fin d'année, période qu'Amazon préfère habituellement garder tranquille pour la gestion de ses ressources humaines.

Le New York Times y voit un signe de la pression mise sur les entreprises du numérique par le déclin de l'économie mondiale.

Jeff Bezos fera don de la majeure partie de sa fortune à des œuvres philanthropiquesCrédits : Amazon

Quatrième personne la plus riche du monde (124 milliards de dollars, selon Bloomberg), Jeff Bezos a déclaré à CNN qu'il consacrerait « l'essentiel de sa fortune à la lutte contre le changement climatique et au soutien de personnes capables d'unifier l'humanité face à de profondes divisions sociales et politiques ».

« Plus de 230 des personnes les plus riches du monde ont promis de faire don de leur argent à des causes caritatives dans le cadre du Giving Pledge, un mouvement philanthropique lancé en 2010 », précise le New York Times, qui relève que la fortune de Bezos a également durement souffert de la chute des cours des actions du Nasdaq cette année : 

« La fortune de M. Bezos, qui s'élevait encore l'année dernière à plus de 200 milliards de dollars, selon Bloomberg, a chuté de plusieurs dizaines de milliards, sur le papier, car elle est étroitement liée au cours de l'action d'Amazon, qui a souffert avec d'autres valeurs technologiques cette année. »

Bezos a cela dit « refusé d'indiquer un pourcentage spécifique ou de fournir des détails concrets sur l'endroit où elle serait probablement dépensée », nuance CNN : « Bien qu'il soit la quatrième personne la plus riche du monde, selon l'indice Bloomberg des milliardaires, M. Bezos s'est abstenu de fixer un montant cible à donner de son vivant » : 

« Bezos s'est engagé à verser 10 milliards de dollars sur 10 ans, soit environ 8 % de sa valeur nette actuelle, au Bezos Earth Fund, dont Ms Sánchez [sa nouvelle compagne, ndlr] est la coprésidente. Parmi les priorités de ce fonds figurent la réduction de l'empreinte carbone du ciment et de l'acier de construction, l'incitation des régulateurs financiers à prendre en compte les risques liés au climat, le développement des technologies de données et de cartographie pour surveiller les émissions de carbone et la construction à grande échelle de puits de carbone naturels à base de plantes. »

« En 1999, le cofondateur de Microsoft Bill Gates et son épouse de l'époque, Melinda French Gates, avaient contribué à inaugurer une nouvelle ère de philanthropie milliardaire en faisant des dons énormes à leur fondation éponyme », souligne le New York Times : 

« Leur ami proche, l'éminent investisseur Warren Buffett, a annoncé en 2006 qu'il allait donner une part importante de ses actions Berkshire Hathaway, évaluées à l'époque à 31 milliards de dollars, à la Fondation Bill et Melinda Gates. Les trois hommes ont ensuite lancé le Giving Pledge, dans le cadre duquel les milliardaires promettent de donner au moins la moitié de leur fortune, afin d'encourager une plus grande générosité parmi les personnes les plus riches du monde. »

Le sort de Salto, le « Netflix à la française », sera scellé d'ici la fin du mois

« TF1, M6 et France Télévisions doivent se réunir dans les prochains jours pour décider ce qu’ils font de leur plate-forme de vidéo à la demande payante [et] prendre une décision : remettre au pot, ou arrêter les frais », précise Le Monde : « Deux ans après son apparition, Salto vit des heures cruciales ».

La Lettre A a récemment affirmé que TF1 voulait en sortir, alors que Delphine Ernotte expliquait récemment aux députés qu'elle recherchait 45 millions d'euros pour boucler le budget 2023 du groupe France Télévisions.

Or, relève Le Monde, « par un hasard comptable, c’est exactement la somme qu’elle était censée obtenir de ses partenaires en échange de la part de France Télévisions dans Salto quand, anticipant la fusion de TF1 et de M6, elle avait annoncé, il y a un an, qu’elle s’en retirerait ».

« Il y a trois possibilités, explique un acteur du dossier. Soit aucun des trois actionnaires ne remet d’argent, et il faut liquider, soit ils s’entendent pour renforcer la plate-forme – mais ce n’est pas le scénario le plus probable –, soit l’un des partenaires ou un acteur extérieur, tel qu’un producteur, rachète les parts des autres. Mais alors, il devra avoir les reins solides. »

« 60 % des abonnés à Salto ont moins de 35 ans, alors que seulement 10 % des téléspectateurs ont moins de 35 ans, ce qui prouve la complémentarité entre cette offre et la télévision classique », met en avant Thomas Follin, le directeur général de Salto, qui « pourrait atteindre le million d’abonnés à la fin de l’année, selon certaines sources ».

« C’est quasiment miraculeux, insiste-t-on chez l’un des groupes concernés, quand on sait que les fournisseurs d’accès à Internet ont fait de l’antijeu en refusant de distribuer Salto ». Ce qui est encore le cas de SFR, Free, Orange, mais pas de Bouygues, « qui la distribue depuis le début, ni Amazon, qui le fait depuis juin ». 

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