LeBriefdu 19 août 2022
Une Saoudienne écope de 34 ans de prison suite à un tweet ironique dénoncé via une app'Crédits : alengo/iStock

Salma al-Shehab, une Saoudienne de 34 ans, mère de deux jeunes enfants, doctorante à l'Université de Leeds, au Royaume-Uni, vient d'être condamnée à 34 années de prison en Arabie Saoudite, raconte The Guardian, « pour avoir suivi et retweeté des dissidents et des militants » saoudiens vivant en exil qui appelaient sur Twitter à la libération des prisonniers politiques dans le royaume.

Détenue à l'isolement 285 jours durant, précise le Washington Post, elle plaida pour sa défense avoir utilisé son vrai nom, qu'elle avait peu de followers (2 000), et qu'elle ne comprenait pas, dès lors, en quoi elle pourrait poser un risque pour la sécurité.

Elle n'en avait pas moins initialement été condamnée à 3 ans de prison pour avoir « provoqué des troubles publics et déstabilisé la sécurité civile et nationale », peine passée à 34 ans de prison suivis d'une interdiction de voyager de 34 ans en appel.

Selon la Freedom Initiative, une ONG basée à Washington, il s'agirait de la plus longue peine connue pour une militante des droits des femmes en Arabie saoudite.

Elle était rentrée en Arabie saoudite en décembre 2020 pour des vacances dans sa famille, avant d'y être convoquée pour un interrogatoire et finalement arrêtée et jugée pour ses tweets. 

« Twitter a refusé de commenter l'affaire et n'a pas répondu aux questions spécifiques sur l'influence – le cas échéant – de l'Arabie saoudite sur l'entreprise », précise The Guardian, soulevant la possibilité d'un conflit d'intérêt : « L'un des plus gros investisseurs de Twitter est le milliardaire saoudien Prince Alwaleed bin Talal, qui détient plus de 5 % de Twitter via sa société d'investissement, Kingdom Holdings. »

Dans un second article, The Guardian révèle que la Saoudienne aurait été dénoncée aux autorités « via une application de signalement de crimes que les utilisateurs du royaume peuvent télécharger sur les téléphones Apple et Android ».

Kollona Amn, ou We Are All Security, se présente comme « un utilitaire qui permet à tous les citoyens et résidents d'Arabie saoudite de jouer le rôle d'un policier ». Le délateur avait constitué un dossier à son sujet après l'avoir insultée pour l'avoir vu tweeter « enfin ! » en réponse à un tweet évoquant le lancement d'un nouveau réseau de bus.

Apple et Google n'ont pas répondu aux questions du Guardian sur l'opportunité d'autoriser le téléchargement de Kollona Amn à la lumière de la condamnation de Shehab.

Plus des 2/3 des nouvelles énergies disponibles aux USA émanent du solaire et de l'éolien

Les énergies renouvelables représentent plus des deux tiers des nouvelles capacités de production électrique enregistrées aux États-Unis au cours des six premiers mois de 2022, estime la Federal Energy Regulatory Commission (FERC).

Cela porte à 26,74 % la part de l'énergie propre dans la capacité totale de production disponible aux États-Unis, contre 19,7 % il y a cinq ans, et 14,76 % il y a dix ans, relève Electrek, qui note en outre qu'aucune nouvelle capacité reposant sur l'énergie nucléaire ou le charbon n'a été signalée pour 2022 : 

« L'éolien (5 722 mégawatts) et le solaire (3 895 MW) ont fourni 67,01 % des 14 352 MW de capacité à l'échelle des services publics (c'est-à-dire supérieure à 1 MW) qui ont été mis en ligne au cours du premier semestre 2022. Une capacité supplémentaire a été fournie par la géothermie (26 MW), l'hydroélectricité (7 MW) et la biomasse (2 MW). Le solde provenait du gaz naturel (4 695 MW) et du pétrole (5 MW). »

Retour des humains sur la Lune : Artemis I est sur son launch pad

La fusée Space Launch System (SLS) et la capsule habitable Orion ont fait un petit voyage d’une dizaine d’heures pour arriver sur la rampe de lancement 39B. Aucun humain n’est à bord pour ce galop d’essai, mais il y a tout de même une longue liste de « passagers ». Des images de SLS et de la mise en place sont disponibles par ici.

Ce vol inaugural est pour rappel programmé pour le 29 août à partir de 14h33 heure française. En cas de report, il sera possible de retenter un lancement les 2 et 5 septembre.

Au Pays-Bas, les data centers de Microsoft ont consommé 4 à 7 fois plus d'eau potable que prévuCrédits : 4X-image/iStock

Le complexe de data centers de Microsoft à Middenmeer, au nord des Pays-Bas, aurait consommé 84 millions de litres en 2021, contre les 12 à 20 millions de litres initialement estimés par Microsoft et la municipalité. 

Une situation qui pourrait empirer cette année, sur fond de sécheresse et de pénuries d'eau. Microsoft affirme en effet n'utiliser de l'eau que lorsque les températures extérieures dépassent 25 ° C, une limite qui n'avait été dépassée que six jours en 2021, selon les données météorologiques, contre six jours pour ces deux dernières semaines seulement.

Or, la municipalité a ajusté ses chiffres consacrés à la consommation d'eau (potable) par les data centers, qui indiquent que Microsoft a utilisé 75 millions de litres pour refroidir ses centres de données et 9 millions de litres pour « d'autres choses ».

Le chiffre, classifié, a été repéré par le média local Noordhollands Dagblad, et repris par Data Center Dynamics. Cette surconsommation d'eau est d'autant plus problématique que des fermiers s'étaient opposés à l'ouverture de nouveaux data centers, en 2021, précisément en raison de l'impact environnemental et de la consommation d'eau de refroidissement.

Au total, les 28 centres de données installés dans le bassin versant de la région ont utilisé 550 millions de litres d'eau potable soit 0,5 % de l'approvisionnement total en eau potable, qui était de 112 milliards de litres en 2021. En comparaison, les entreprises avaient de leur côté utilisé 650 millions de litres, soit 0,6 %.

L'association néerlandaise des data centers rappelle cela dit que « l'eau potable [pour les personnes] prime toujours sur l'eau pour l'industrie », et qu' « il est donc très peu probable qu'une pénurie d'eau potable survienne à cause des centres de données ».

La totalité des centres de données installés aux Pays-Bas, qui se fournissent à 88 % en électricité renouvelable, ont par ailleurs consommé 2,8 % de la consommation électrique néerlandaise

SSD grand public en PCIe 5.0 : Corsair et Samsung en embuscade

Le passage au PCIe 5.0 permet de doubler la bande passante par rapport au PCIe 4.0. Kioxia et Samsung ont déjà sauté le pas sur des modèles pour datacenter, avec les CD7 et PM1743 respectivement.

Côté grand public c’est plus calme pour le moment, il faut dire que les plateformes AMD ou Intel ne sont pas encore disponibles avec cette interface. Cela arrivera avec les Ryzen 7000 pour AMD et Sapphire Rapids chez Intel.

En attendant, le SSD Samsung 990 Pro était pendant un temps listé par le PCI SIG comme étant en PCIe 5.0… Mais c’était avant car il est désormais en PCIe 4.0 selon la même page du PCI SIG.

Quoi qu’il en soit, Corsair se prépare aussi avec le MP700, un SSD M.2 en PCIe 5.0 x4 et NVMe 2.0 capable d’atteindre 10 Go/s en lecture et environ 9 Go/s en écriture selon le fabricant. Aucune autre information n’est disponible pour le moment.

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