LeBriefdu 15 juin 2022
Atos annonce un projet de scission, Rodolphe Belmer démissionne de son poste de directeur général

Dans un communiqué, la société annonce qu'elle étudie « une possible séparation en deux sociétés cotées ». Le but serait de créer « deux grands leaders sur leurs marchés respectifs, chacun avec une stratégie propre, une équipe de management dédiée, un Conseil d'administration indépendant et une structure financière adaptée ».

Il y aurait d'un côté SpinCo (Evidian), « un acteur de premier plan sur les marchés de la transformation numérique, du big data et de la cybersécurité » et de l'autre TFCo (Atos), « un leader dans les services d’infogérance, les espaces de travail numériques (Digital Workplace) et les services professionnels ».

Le premier serait doté de 400 millions d'euros pour « accélérer sa croissance rentable », le second de « 1,1 milliard d'euros pour mener à bien un redressement complet d'ici 2026 ». De plus amples détails sont disponibles par ici.

Pour être mené à bien, ce projet nécessite une réorganisation interne qui serait achevée au second semestre 2023. La cotation en bourse de SpinCo est envisagée d'ici la fin de l'année prochaine.

Dans le même temps, Atos annonce le « départ de Rodolphe Belmer à l’issue du lancement d’un projet de séparation du Groupe ». Sa démission sera effective au plus tard le 30 septembre 2022. Il est précisé que le projet de séparation a pour conséquence une « réduction significative du périmètre des fonctions et la redéfinition de la mission du directeur général d’Atos ».

D'autant que la scission entraîne la nomination de deux directeurs généraux délégués : Nourdine Bihmane en charge de Tech Foundations (TFCo) et Philippe Oliva prend de son côté la direction de ce qui est appelé à former SpinCo.

Coinbase se prépare à un « hiver cryptographique » et licencie 18 % de ses effectifs

L'annonce a été faite par Brian Armstrong, CEO et cofondateur de la plateforme d'échange de cryptomonnaies. Il s'explique dans un billet de blog.

Brian Armstrong met en avant les conditions économiques : « Nous semblons entrer en récession après un boom économique de plus de 10 ans. Cette récession pourrait conduire à un autre hiver cryptographique qui pourrait durer longtemps ». Il en profite pour préciser que la société aurait déjà « survécu à quatre hivers cryptographiques majeurs ».

« Nous avons grandi trop vite [...] Notre équipe s’est développée très rapidement (>4x au cours des 18 derniers mois) et nos coûts sont trop élevés pour gérer efficacement ce marché incertain », ajoute-t-il.

Tous les employés recevront un email pour les informer de la situation et savoir s'ils sont ou non concernés par cette vague de licenciements.

Cloudflare annonce avoir bloqué la plus grosse attaque DDoS jamais enregistrée

26 millions de requêtes par seconde : c’est le rythme extrême de l’attaque que Cloudflare annonce avoir bloquée, « la plus grosse attaque HTTPS DDoS de l’histoire ». Elle dépasse donc celle de 15 millions r/s bloquée en avril.

Cette opération partage d’ailleurs des caractéristiques avec la précédente, notamment son origine, puisqu’elle provient essentiellement de fournisseurs cloud et non de fournisseurs d’accès classiques. Selon Cloudflare, cela signifie des machines virtuelles piratées et des serveurs puissants, plutôt qu’un ensemble d’appareils de type IoT.

Plus précisément, l’attaque émane d’un lot de 5 067 appareils, chacun générant environ 5 200 requêtes par seconde.

Elle se distingue par son utilisation du HTTPS, plus rarement utilisé dans les attaques DDoS. Elle réclame plus de ressources par l’établissement de connexions chiffrées TLS, mais est surtout plus complexe pour la cible à atténuer.

En moins de 30 secondes, les appareils avaient généré 212 millions de requêtes HTTPS provenant de plus de 1 500 réseaux répartis dans 121 pays, principalement des États-Unis, du Brésil et de Russie. 3 % des attaques venaient de nœuds Tor.

Bien sûr, ce genre de communication renseigne sur l’évolution des attaques distribuées par déni de service, mais est également une publicité pour Cloudflare, qui peut ainsi vanter les mérites de sa protection.

Maps affiche le prix des péages aux États-Unis, en Inde et en Indonésie

L'annonce avait été faite en avril dernier. La fonction arrive désormais avec un peu de retard, dans un nombre très limité de pays

Google explique s'être rapproché des exploitants des péages pour récupérer les informations. Le prix est calculé en fonction du jour de la semaine et de l'heure de passage estimé. Près de 2 000 routes sont concernées pour le moment.

La fonctionnalité n'est pas encore disponible en France, mais elle est intégrée dans Waze (qui appartient à Google)... avec une petite différence : « Les frais de péage disponibles dans Waze sont des estimations. Ils ne remplacent pas les prix réels fixés par les sociétés d'autoroutes, qui sont publiés sur leurs sites Web et indiqués sur les panneaux routiers ».

Pour l’autorité anglaise antitrust, Apple et Google « ont toutes les cartes en main »Crédits : Mapics/iStock/ThinkStock

La CMA (Competition and Markets Authority), autorité anglaise veillant à la bonne marche de la concurrence au Royaume-Uni, a Apple et Google dans le collimateur, à cause de leur mainmise absolue sur le marché des smartphones.

« Quand on en vient à la manière dont les gens utilisent leurs téléphones mobiles, Apple et Google ont toutes les cartes en main. Aussi bons que soient leurs services et produits, leur forte mainmise sur les écosystèmes mobiles leur permet d’interdire l’entrée à leurs concurrents, tirant en arrière le secteur technologique britannique et limitant le choix », a déclaré Andrea Coscelli, directrice de la CMA.

Dans le communiqué, elle évoque notamment les cas de la navigation web et du cloud gaming, Apple et Google ayant toute autorité pour décider quelles entreprises ont le droit de publier des applications sur leurs plateformes respectives.

La CMA va donc lancer une enquête. Elle devra déterminer si, dans la situation existante, Apple et Google ont des barrières passives ou proactives limitant le choix des consommateurs. Si tel est le cas, les conséquences peuvent aller de l’amende aux changements structurels, autrement dit forcer une séparation de certaines activités au sein de l’entreprise visée.

KDE Plasma 5.25 disponible avec des améliorations d'interface

Les nouveautés sont nombreuses, dont la couleur d’accentuation généralisée à toute l’interface et prenant appui sur le fond d’écran. On la retrouve notamment dans les zones de sélection. Cette version 5.25 introduit également le panneau flottant, activable dans les options.

Citons aussi la possibilité de cacher les fenêtres minimisées, une plus grande souplesse dans la gestion des résolutions, une transition plus douce entre thèmes clair et sombre, une révision de l’interface dans Discover, la possibilité dans cette dernière de lancer un nettoyage des métadonnées après désinstallation d’un Flatpak, un nouveau fond d’écran, etc.

Vous pourrez retrouver l’ensemble des nouveautés sur la page officielle de l’annonce.

Rappelons qu’à l’instar de GNOME et de tous les autres environnements, la mise à jour ne vous sera peut-être pas proposée avant la prochaine révision majeure de la distribution. Ce sera par exemple le cas sur Kubuntu. Sur les distributions en rolling release comme Manjaro et autres, elle devrait arriver très rapidement.

Bien qu'interdites, Google diffuse des millions de publicités pour les armes à feuCrédits : hjalmeida/iStock

« Depuis environ deux décennies, Google se vante de ne pas accepter les publicités sur les armes à feu, reflet de ses valeurs et de sa culture », rappelle ProPublica. 

Le journal d’investigation n'en a pas moins découvert que 15 des plus grands vendeurs d'armes à feu américains avaient utilisé ses systèmes publicitaires pour diffuser « plus de 120 millions de publicités de fabricants d'armes à feu », entre le 9 mars et le 6 juin.

« Certaines des publicités ont probablement violé les règles de Google, mais la grande majorité ont été placées grâce à des failles de longue date dans l'interdiction par la société des publicités pour les armes à feu, les armes et les munitions connexes. »

Google propose en effet deux systèmes publicitaires, chacun avec ses règles. Google Ads, son propre réseau publicitaire, diffuse des annonces sur les résultats de recherche de YouTube et Google. Mais il diffuse également des annonces vendues par des partenaires, qui les placent à l'aide des systèmes de Google.

« La plupart des chaînes de télévision, des magazines et des journaux ont interdit les publicités sur les armes à feu il y a des années », souligne en outre ProPublica, ce qui a poussé les marchands d'armes à se tourner vers Internet.

Et même à en diffuser sur des sites qui, eux aussi, refusent a priori ces publicités pour les armes à feu, tels que le site Festingathome.com de recettes végétariennes, le site Baby Games de jeux pour enfants, le site de quiz Playbuzz ou le dictionnaire en ligne Merriam-Webster.

WhatsApp permet désormais de transporter ses données entre Android et iOS

L’année dernière, WhatsApp avait introduit une capacité très demandée : faciliter le transfert des données d’iOS à Android. Il devenait ainsi possible de déplacer l’historique des messages, photos, vidéos, notes vocales et autres entre les deux plateformes.

Il manquait bien sûr l’opération inverse, qui vient juste d’arriver. On peut donc déplacer ces mêmes données dans le cas d’un changement de crèmerie d’Android vers un iPhone.

Cette possibilité n’a probablement l’air de rien, mais elle pouvait ralentir les envies de migration des utilisateurs. WhatsApp étant la messagerie dédiée la plus utilisée au monde (après Messenger, qui nécessite un compte Facebook), son omniprésence en fait la dépositaire d’un grand nombre de conversations que l’on ne souhaite pas forcément perdre.

Attention cependant, elle n'est disponible que sur un téléphone neuf ou venant d'être réinitialisé. La fonction passe en effet par l'application Migrer vers iOS d'Apple, disponible sur le Play Store. En cas de smartphone existant, tout historique déjà créé sur l'iPhone sera écrasé lors de l'importation des données.

Visual Studio disponible pour la première fois en version native ARM64

La Preview 2 de Visual Studio 2022 17.3 introduit une nouveauté majeure : la compatibilité avec la version ARM64 de Windows 11. Elle y fonctionne nativement, avec les gains de performances que l’on imagine.

C’est une étape importante pour Microsoft, surtout après l’annonce de son projet Volterra. Difficile en effet de motiver les troupes de développeurs tiers sans d’abord montrer le bon exemple, fournir la plateforme n’étant pas suffisant.

L’éditeur tient ainsi sa promesse faite pendant la dernière conférence Build. Cette première préversion ARM64 supporte les scénarios suivants : développement desktop C++, développement desktop .NET (WinForms etr WFP, pour Framework et versions modernes), développement web.

Tous les composants impliqués, y compris les compilateurs, fonctionnent nativement. Bien que tous ne soient qu’en préversion, Microsoft assure qu’ils sont parfaitement fonctionnels, et que les moutures finales seront disponibles d’ici la fin de l’année.

Microsoft précise que l’actuelle version .NET 6 supporte déjà nativement ARM64, cette prise en charge étant étendue au Framework 4.8.1. Ce dernier sera d’ailleurs diffusé dans la mise à jour 22H2 de Windows 11 plus tard cette année, puis sur les anciens systèmes encore supportés dans la foulée.

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