LeBriefdu 23 novembre 2020
Time2Watch explique les raisons de sa fermetureCrédits : Tero Vesalainen/iStock

« Le site nous a beaucoup apporté en terme de connaissances techniques en tout genre, et aussi beaucoup humainement à travers toutes les personnes qu’on a pu côtoyer ». Dans un billet, l’admistrateur de Time2Watch revient sur les raisons de la fermeture de son site de streaming et direct download. 

« Arrive un moment où l’on a fait le tour de tout ce qu’il était intéressant de faire, où même l’envie de combattre ces géants des offres légales, de coiffer sur le poteau cette chronologie des médias bien française, et de rentabiliser cette blague de redevance pour copie privée... »

« Tout ça n’apporte plus assez de motivation pour continuer à s’investir autant, après tant d’années pour certains, face à la fatigue et à l’envie de passer à autre chose, tout simplement ».

S’il dénonce une offre légale éparpillée, « qui s’arrache les exclusivités, qui perd les droits du jour au lendemain... », il épingle également les comportements parfois originaux des structures spécialisées dans la protection des droits d’auteur. 

Rivendell et Leakid ? « Les "deux" sociétés utilisent donc les mêmes outils de scraping, depuis les mêmes adresses IP, depuis le même compte inscrit à notre site que nous avons aussi pu identifier. Tirez-en les conclusions que vous voulez ».

Pour Rivendell, « nous avons pu relever (sur une période de plusieurs mois) des connexions depuis plus de 10 000 adresses IP d’opérateurs français (Orange, Bouygues, SFR...), chacune de ces IP ne faisant que 3-4 requêtes (dans le mois) sur notre site pour récupérer l’URL de la page comportant notre captcha pour accéder aux liens, afin de l’envoyer à Google et Cloudflare ».

L’ALPA, association de lutte contre le piratage, est mise en cause pour avoir réclamé le déréférencement du site d’une manière plus qu’ambitieuse, puisque seul avait été rendu au moment de la demande un jugement ordonnant le blocage par DNS du site..

Le site concède que ces mesures de restriction ont conduit à une perte de trafic de 20 %, jusqu’au moment où les utilisateurs retrouvent leurs habitudes auprès du nouveau site, renommé pour l’occasion. 

Avec un blocage « DNS dynamique *ET* un déréférencement dynamique, le site mourra petit à petit, acculé par ses revenus publicitaires dégressifs. Et il n’y aura plus d’alternatives pour les administrateurs, à part bourrer encore plus de popups et d’arnaques pour essayer de compenser la perte de trafic organique ».

Sur la partie financière, il indique qu’entre 60 et 80 % des revenus publicitaires « servaient pour les différents serveurs, notre infrastructure (…) puis pour l’acquisition de certains outils et services nécessaires au site ». 

Le reliquat partait « dans des donations comme aux associations Save The Children ou Trees For The Future (donations dont vous aviez pu vérifier certaines transactions bitcoin sur notre compte Twitter). C’est d’ailleurs là qu’ira le peu qu’il reste ».

Joyeux triple anniversaire : 25 ans de Gimp et Toy Story, 15 ans de la Xbox 360

L’annonce du logiciel de traitement d’image remonte en effet au 21 novembre 1995, par Peter Mattis. 

GIMP était l’acronyme de General Image Manipulation Program, et désormais de GNU Image Manipulation Program. 25 ans plus tard, il est toujours là, disponible gratuitement et libre, continue d’évoluer et d'être largement utilisé. 

Le lendemain de l’annonce de GIMP, le long métrage d’animation en images de synthèses Toy Story sortait dans les salles de cinéma américaines… Là encore, pas de quoi nous rajeunir.

Il y a eu en tout quatre films pour le moment. Le second est sorti rapidement après le succès du premier volet (en 1999), le troisième en 2010 et enfin le dernier en 2019. 

Et puisque l’on parle des anniversaires, sachez que la Xbox 360 de Microsoft vient de fêter ses 15 ans (le 22 novembre) aux États-Unis. 

Kodi 19 (Matrix) : la première bêta est disponible

Après plusieurs alphas, l’équipe en charge du projet passe à l’étape supérieure. Elle souhaite publier la version finale aussi vite que possible début 2021. 

Les changements sont nombreux et concernent une large panoplie des fonctionnalités de l’application. Une liste est disponible par ici

Health Data Hub quittera Microsoft d’ici deux ansCrédits : ipopba/iStock

Le ministre de la santé Olivier Véran, dans un courrier en date du jeudi 19 novembre que Mediapart s’est procuré, s’est engagé auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à mettre un terme, d’ici deux ans, à l’hébergement par Microsoft du Health Data Hub (HDH), plateforme devant centraliser l’ensemble des données de santé des Français.

« Il n’existe pas, à court terme, de solution optimale d’un point de vue technique. C’est seulement en travaillant ensemble et en mettant en commun nos réflexions, nos expertises, et nos leviers d’action que nous parviendrons à faire émerger une alternative efficace et durable », écrit le ministre de la santé.

Cette décision de ne plus confier l’hébergement du Health Data Hub à Microsoft est une réponse à une demande de la CNIL, révélée par Mediapart le 8 octobre dernier, de ne plus confier l’hébergement de données de citoyens français à une société américaine, en raison des risques de transferts de données que le gouvernement américain pourrait imposer à celle-ci.

Cette position avait été exprimée à l’occasion d’un recours formé par le collectif SantéNathon – regroupant des professionnels de la santé, des syndicats et des acteurs du secteur du logiciel libre – visant à annuler un décret publié le 21 avril dernier et accélérant, au nom de l’état d’urgence sanitaire, le déploiement du HDH en y intégrant les données issues de l’épidémie de Covid-19.

Dans sa décision, rendue le vendredi 14 octobre, le Conseil d’État avait rejeté le recours de SantéNathon en raison de son utilité dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, mais  en reconnaissant les risques de transferts pointés par la CNIL. Il appelait les autorités à concrétiser, « dans les délais les plus brefs possibles », leurs engagements.

Parquet de Paris : un pôle spécialisé pour lutter contre la haine en ligne

 Le Procureur de Paris a annoncé la création début 2021 d’un pôle spécialisé dans la lutte contre la haine en ligne, dans le cadre de la mise en application de la loi Avia adoptée en mai dernier. 

« Ce projet se justifie enfin par la grande proximité du parquet de Paris avec le parquet national antiterroriste (Pnat). Ce dernier est toujours avisé des faits d’apologie de terrorisme, ce qui permet de croiser les éléments et de déterminer à qui on a affaire », explique Rémy Heitz, procureur de la République de Paris dans un entretien accordé à Ouest France ce lundi 23 novembre.

« Traiter ces affaires demande d’être réactif et de faire le tri entre ce qui peut relever de comportements isolés sans lendemain et ce qui peut constituer des signaux faibles pouvant annoncer un passage à l’acte », précise Rémy Heitz.

La WebView2 d’Edge maintenant disponible pour .NET

Microsoft avait publié la mouture Win32 pour C et C++ le mois dernier. Une arrivée importante, puisque ce composant est celui appelé par les applications pour afficher du contenu web. Or, jusqu’à cette disponibilité, il fallait passer par la première WebView, liée à l’ancien Edge.

Désormais, le même composant est fourni pour .NET 5, .NET Core et pour l’ensemble des applications WinForms et WPF.

WebView2 s’enrichit au passage d’un mode « Fixed Version », qui permet aux développeurs de choisir une version spécifique du navigateur pour exploiter le contenu web de leur application.

Microsoft note qu’avec l’évolution régulière du projet Chromium – en moyenne une version toutes les six semaines – le SDK sera mis à jour avec le même rythme. La WebView continuera donc de recevoir des améliorations régulières.

Article 24 : Éric Dupond-Moretti rappelle qu’on ne peut poursuivre des gens pour une intention

« Il y a un certain nombre d'individus qui disent la haine en ligne et ceux-là sont jugés selon les modalités de la loi de 1881. (…) Je ne veux pas que les crapules soient protégées par cette loi ». 

Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, confirme sur BFM qu’une réforme conduira à transférer dans le Code pénal des infractions aujourd’hui inscrites dans la loi sur la liberté de la presse. Un tel glissement pourra entraîner la comparution immédiate du prévenu, outre un allongement des délais de prescription. 

Sur l’article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale, le ministre de la Justice rappelle au ministère de l’Intérieur, mais également à l’ensemble des députés qui ont terminé l’examen du texte, que l’« on ne peut pas poursuivre en droit pénal français des gens pour une intention, mais en réalité pour un acte ou pour un fait ». « Cela fait partie des choses que j’ai transmises », ajoute le ministre. 

L’article vise à punir d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser la photo du visage d’un policier, dans l’intention (ou le but) manifeste de porter atteinte à son intégrité physique ou psychique.

CLAIRE : une application sur les ingrédients des cosmétiques, par l'industrie des cosmétiquesCrédits : Oleksandra Polishchuk/iStock

Elle est lancée par la Fédération des entreprises de la Beauté (FEBEA) et développée par la Société Française de Cosmétologie (SFC). Elle propose des informations sur « plus de 25 000 ingrédients présents dans les produits cosmétiques ».

Elle se destine en priorité aux professionnels (notamment les conseillères en vente), mais elle est aussi disponible aux particuliers. L’application intègre un moteur de recherche pour les ingrédients afin de savoir s’il est « controversé » ou non, et connaître « son nom commun, sa fonction, son origine, et éventuellement des données toxicologiques ».

« L’autre nouveauté de CLAIRE est le scan, non pas du code-barres du produit, mais de la liste commençant par "Ingrédients" présente sur l’emballage (la liste INCI[nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques, ndlr]). Ce système permet de connaître exactement la composition de chaque produit, ce qui n’est pas le cas du code-barres : lorsque la composition d’un produit évolue, son code-barre ne change pas. », explique la FEBEA.

Cette dernière explique que CLAIRE « n’a pas pour objectif de classer le produit dans une catégorie "bonne" ou "mauvaise", car une telle classification n’a pas de base scientifique : elle suppose un algorithme et donc des partis pris »… probablement aussi une manière de ménager ses membres. Elle est disponibles sur Android et iOS

C’est aussi une manière de répondre à Yuka qui s’est lancé en 2018 dans « l’analyse des cosmétiques et des produits d’hygiène » – avec une note à la clé cette fois-ci – et aussi à l’application Inci Beauté lancée par la société Touslesprix.

De son côté, l’UFC-Que Choisir vient de mettre à jour son comparatif des substances toxiques dans les cosmétiques, tandis que le gouvernement revenait sur « l’exigence d’une information claire des consommateurs ».

La DGCCRF a procédé à des contrôles annuels sur le sujet et « malgré le maintien d’une pression de contrôle constante, le taux d’établissements en anomalie (40,5 %) relevé en 2018 demeure élevé ».

Cloud : Salesforce rejoint le projet européen Gaia-X

Juste avant l’ouverture du Summit 2020 de Gaia-X la semaine dernière, on apprenait que 158 membres supplémentaires rejoignaient le projet européen de place de marché pour les services liés au cloud (stockage, IA, etc.).

Des acteurs internationaux faisaient ainsi leur entrée, notamment SalesForce qui a publié un communiqué. L’occasion pour l’entreprise américaine de surfer sur la vague de la vie privée et d’affirmer que sa « priorité absolue est la sécurité et la confidentialité des données » de ses clients.

« Rejoindre GAIA-X est notre dernier engagement pour travailler en collaboration avec les acteurs en Europe sur le développement d’infrastructures numériques de confiance », sans plus de détail pour le moment.

TF1 et M6 réclament des dizaines de millions d’euros aux organismes de gestion collective

TF1 a assigné plusieurs sociétés de gestion collective, dont la SACEM, la SCAM et l’ADAGP. M6 également, en visant la SACD. Dans ce dossier révélé par Electron Libre, les chaînes s’appuient sur une jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne de 2015 sur « l’injection directe ».

Comme le résumait alors le blog de la juriste Laure Marino, il s’agit d’un « processus en deux temps dans le cadre duquel un diffuseur (ici, un diffuseur télé) transmet ses signaux porteurs de programmes à ses distributeurs par une ligne point à point privée ». 

« Ces signaux sont ensuite transmis par les distributeurs à leurs abonnés. Pour la Cour de justice, la transmission de signaux non accessibles au public n’est pas un acte de communication au public », résume-t-elle. Dans un tel cadre, la répartition des droits doit donc être revue à la baisse, au grand dam des sociétés de gestion collective.

Ouest France : un virus perturbe la diffusion de l’édition dominicale

Le premier titre quotidien français en termes de diffusion (plus de 600 000 exemplaires par jour en 2019) a été victime d’un virus informatique qualifié d’« assez redoutable » par la rédaction basée à Rennes ce dimanche 23 novembre (dépêche AFP).

« Ce virus malfaisant n'a pas impacté le journal de samedi ni notre site internet », a précisé à l'AFP François-Xavier Lefranc, rédacteur en chef. « Pour garantir la sortie du journal, nous avons limité le nombre d'éditions. Le journal sera diffusé partout, mais en une seule édition », déplore-t-il néanmoins.

Electron 11.0 supporte maintenant les Mac M1

Version importante pour le framework, qui permet pour rappel de faire fonctionner des applications sur plusieurs plateformes en faisant appel à HTML, aux CSS et à JavaScript. Le cadriciel se sert de Chrome pour le rendu et de Node.js et V8 pour le traitement en arrière-plan.

Les applications Electron subissaient jusqu'ici une importante dégradation de leurs performances sur les Mac M1. Et pour cause : compilées pour des environnements x86, elles étaient récupérées par Rosetta 2 dans Big Sur, exécutant alors deux fois la compilation JIT.

La solution est donc Electron 11.0, qui bénéficie désormais d’un support complet avec les puces M1. Les développeurs sont invités à recompiler leurs applications pour profiter de l’apport significatif en performances ainsi que certains bonus spécifiques à M1, comme la taille plus importante de la page mémoire.

Pour s’assurer qu’il n’y aura pas de confusion, l’équipe fournit deux versions séparées d’Electron : une pour plateformes x64, l’autre pour les Mac M1 (ARM64). Elle a réfléchi à la possibilité d’une compilation qui fournirait les deux codes en un seul binaire, mais le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, le poids de l’application grimpant en flèche.

Cette compatibilité est le plus gros apport d’Electron 11.0, mais quelques autres améliorations sont présentes, comme l’ajout d’un message de plantage pour V8 et d’informations de localisation pour les paramètres de crashReport, ou encore l’arrivée de webContents.forcefullyCrashRenderer() pour tuer un processus de rendu.

À noter que depuis la publication de la version 11.0, deux moutures 11.0.1 et 11.0.2 ont été fournies pour régler quelques bugs de jeunesse.

Zoom va supprimer la limite d’appel de 40 min… pendant une journée

Le 26 novembre, jour de Thanksgiving, Zoom abandonnera l’actuelle limitation de 40 minutes pour les appels vidéo. 

Cette suppression est très temporaire : de jeudi minuit au lendemain midi. Une manière pour l’entreprise de « consoler » les utilisateurs qui préfèreront rester chez eux en ce jour très spécial aux États-Unis, face à une épisode de Covid-19 ayant fait de très nombreuses victimes dans le pays.

Cette limitation de 40 min parait aujourd’hui « pingre », surtout dans le contexte actuel. C’est l’une des restrictions les plus franches dans le domaine de la vidéoconférence. Cisco coupe automatiquement ses appels Webex au bout de 50 min, Google en laisse 60 dans Meet, mais Microsoft pousse jusqu’à 4 heures dans Skype.

On parle ici évidemment de versions gratuites. Les tarifs de Zoom sont d’ailleurs assez peu pensés pour le grand public, puisque le forfait le plus accessible est le « Pro » à 13,99 euros par mois, ou 139,90 euros par an. 

Twitter va remettre le compte présidentiel @POTUS à Joe Biden lors de son investiture

Le transfert du compte Twitter officiel de la présidence des États-Unis (@POTUS, pour President Of The United States), n’aura pas lieu avant que le président-élu Joe Biden ne prête serment en janvier prochain à l’occasion de son investiture. « Twitter prépare activement la transition des comptes institutionnels de la Maison Blanche pour le 20 janvier 2021 », a confirmé le réseau social samedi.

Le principe est toujours le même : les tweets officiels de l’ancien locataire de la Maison Blanche sont archivés, en collaboration avec la National Records and Archives Administration, pour laisser place à la communication institutionnelle officielle de la nouvelle administration. 

C’est aussi le cas des comptes @VP (vice-président), @FLOTUS (First Lady of the United States) ou encore @whitehouse (Maison Blanche). 

Il est à noter qu’il en va de même chez Facebook pour les pages officielles de la présidence des États-Unis.

Rust 1.48.0 disponible avec quelques améliorations

La nouvelle mouture du langage est à disposition, un mois et demi après la précédente. L’une des améliorations concerne rustdoc et la génération de documentation.

Cet outil peut produire automatiquement une documentation sur la base d’un fichier Markdown notamment. Problème, l’aspect statique de ce dernier rend certaines descriptions complexes, notamment quand il faut inclure un lien. 

Rust 1.48.0 ajoute une syntaxe spécifique permettant d’indiquer à rustdoc quand un lien vers un type doit être créé, afin que le processus soit automatisé vers l’outil.

Parmi les autres changements de cette version, signalons l’arrivée des alias de recherche que l’on peut créer via #[doc(alias = "<alias>")], la stabilisation de la méthode [T ; N] : TryFrom<Vec<T>>, ou encore l’implémentation de io::Write pour ChildStdin, &Sink, &Stdout, et &Stderr.

Windows on ARM sur les Mac M1 ? Pour Apple, tout dépend de Microsoft

Avec sa transition vers ses propres puces d’architecture ARM, Apple lâche Intel et les processeurs x86, et avec la capacité d’y faire fonctionner nativement Windows.

L’architecture étant radicalement différente, que faire ? Craig Federighi, interviewé longuement par Ars Technica (avec deux autres responsables, Johny Srouji et Greg Joswiak), a indiqué que rien n’empêchait techniquement Windows on ARM de fonctionner sur les nouveaux Mac M1.

« Tout dépend vraiment de Microsoft », a-t-il répondu. « Nous avons les technologies de base pour qu’ils le fassent, pour faire tourner leur version ARM de Windows, qui supporte à son tour bien sûr les applications en mode utilisateur x86 ».

Alors quoi ? « C’est une décision que Microsoft doit prendre, de fournir une licence à cette technologie pour que les utilisateurs puissent s’en servir sur ces Mac. Mais les Mac en sont certainement capables ».

En clair, il faudrait que Microsoft fournisse à Windows on ARM une licence du même type que pour l'actuel Windows 10. Tout le contraire d’aujourd’hui, l’éditeur ne délivrant la licence qu’aux OEM qui en font la demande.

Difficile de prédire si une telle édition sera un jour commercialisée. Elle pourrait être vendue spécifiquement pour les Mac M1, au terme d’un partenariat avec Apple par exemple. Il faudrait en effet fournir a minima quelques pilotes et s’assurer que le système est stable dans ces conditions.

Il n’y a pour l’instant pas de manière simple de faire tourner Windows sur les derniers Mac. Les logiciels de virtualisation présents ou en cours d’approche ne peuvent faire fonctionner que d’autres systèmes prévus pour l’architecture ARM.

C’est la fin pour le radiotélescope d’Arecibo, qui va être décommissionné

L’annonce a été faite par la National Science Foundation, comme le rapporte Space News. En cause, la rupture de deux câbles, mettant en danger d’effondrement une structure de pas moins de 900 tonnes suspendue au-dessus du télescope de 305 mètres de diamètre. Il serait trop dangereux et coûteux de le réparer, il est donc mis en retraite anticipée.

Il était notamment connu pour être présent dans plusieurs films et séries : l’épisode Les Petits Hommes verts de X-Files, GoldenEye, Contact, The Arrival… 

Pour rappel, la relève est déjà en place avec FAST, le nouveau plus grand radiotélescope du monde dont la construction s’est achevée en 2016.

Rachat de Play : iliad détient 96,7 % du capital et des droits de vote de l’opérateur polonais

« Nous sommes très heureux que notre offre de rachat ait été acceptée par les actionnaires de Play », indique Thomas Reynaud, directeur général d’iliad. 

Bien évidemment, « le conseil d’administration de Play a été recomposé en vue de refléter l’acquisition du contrôle de Play par iliad et comprend désormais six administrateurs nommés sur proposition d’iliad et trois administrateurs indépendants ». 

Enfin, le règlement livraison de l’offre interviendra ce mercredi 25 novembre 2020.

Copernicus Sentinel-6 Michael Freilich est en orbite

Ce week-end, SpaceX envoyait le satellite à bord d’une fusée Falcon 9, une mission réalisée sans la moindre anicroche, avec en prime la récupération du premier étage.

« Ce nouveau satellite utilisera une technologie d’altimétrie radar de pointe pour fournir une nouvelle vue d’ensemble de la topographie des océans et poursuivre l’enregistrement à long terme de la hauteur de la surface de la mer débuté en 1992 », explique l’Agence spatiale européenne.

Elle ajoute que « ces données sont essentielles pour la science du climat, l’élaboration de politiques et, à terme, la protection de millions de personnes que l’élévation du niveau de la mer met en danger ».

Un nouveau projet paneuropéen s'attaque au chiffrement des smartphonesCrédits : ADragan/iStock

Lancé discrètement en juillet, écrit L'Essor de la gendarmerie, le projet européen Exfiles (Extract Forensic Information for Law Enforcement Agencies from Encrypted Smart Phones), financé par l'UE à hauteur de sept millions d’euros, veut contourner l’« obstacle » du chiffrement.

« Les fabricants proposent un chiffrement intégré et robuste qui peut rendre les données sur un appareil capturé pratiquement inexistantes, notent les partenaires d’Exfiles dans la plaquette de présentation du projet. Il est devenu indispensable de trouver des moyens de déchiffrer systématiquement les appareils mobiles chiffrés. »

Rendue célèbre notamment par son partenariat avec le FBI depuis 2012, l'entreprise israélienne Cellebrite, filiale de la société japonaise Sun Corporation, est devenue un partenaire obligé des polices du monde entier. Mais son expertise n’est pas gratuite, relève l'Essor. 

En France, Cellebrite a gagné l’an passé deux marchés d’un montant total de 7 millions d’euros. Le premier pour fournir aux forces de sécurité, dont la Gendarmerie, des équipements d’investigation informatique et électronique. Le second vise à mettre à jour le parc existant de systèmes d’extraction et d’analyse de données téléphoniques. 

Chère, la solution de Cellebrite est également moins performante pour les dernières générations d’ordiphones. « Leurs outils fonctionnent bien sur les téléphones d’ancienne génération. Mais pour les nouveaux, nous sommes un peu dans l’impasse », explique à L’Essor Assia Tria, responsable technique du projet Exfiles et chercheuse au CEA-Leti, un laboratoire de pointe.

Pour contourner l’obstacle du chiffrement dans les affaires judiciaires, les 14 partenaires d’Exfiles – dont la gendarmerie nationale et Synacktiv, une société qui revendique être une « référence française en matière de sécurité offensive » – vont chercher de nouvelles vulnérabilités sur un certain nombre d’ordiphones, qu’elles soient matérielles ou logicielles.

Exfiles est le successeur du projet CERBERUS (pour Child Exploitation Response by Beating Encryption and Research to Unprotect Systems), une plateforme de cassage de mots de passe utilisable par tout pays de l’Union et mise en oeuvre par la gendarmerie.

L'an passé, sa « nouvelle arme » anti-cryptographie lui avait valu le prix Emerging Forensic Scientist Award de l'European Academy of Forensic Science (qui regroupe l’ensemble des laboratoires européens de criminalistique) pour son travail qualifié de « décisif dans l’expertise numérique et dans le déchiffrement de la donnée ».

Elle avait aussi réussi à intercepter, analyser et décrypter plus d'une centaine de millions de messages échangés par des criminels en installant un logiciel espion dans leurs terminaux sécurisés EncroChat.

LinTO.ai : le Français Linagora veut « vocaliser l'ensemble du web » avec sa plateforme open source

Cela fait maintenant plusieurs années que l’on entend parler de Linagora et de son interface vocale LinTO. La société française était par exemple présente au CES de Las Vegas il y a quelques années. 

Elle sera présente aujourd’hui et demain au Voice Tech Paris pour présenter une « première mondiale » : « comment avec LinTO.ai il est possible de vocaliser l'ensemble du web ! », via sa plateforme open source et « GAFA Free » LinTO.ai.

« LinTO.ai part en croisade pour offrir une alternative éthique, libre, gratuite et souveraine en particulier pour le marché B2B », affirme l’entreprise. Une démonstration vidéo est disponible par ici.

Messenger : une faille permettait de vous écouter avant que vous ne décrochiez ou rejetiez l’appel

La brèche a été identifiée par Natalie Silvanovich du Project Zero de Google, et signalée le 6 octobre à Facebook, avec l’habituel délai de 90 jours avant de dévoiler publiquement les détails. Elle concernait la version 284.0.0.16.119 de l’application Android.

Le réseau social présente l’attaque comme « sophistiquée », mais avec de graves conséquences : « pendant que l'appareil sonne, l'appelant commencerait à recevoir l'audio jusqu'à ce que la personne appelée réponde ou que l'appel expire ».

Pour exploiter cette faille, il fallait simplement que le pirate puisse appeler l’autre personne (c’est-à-dire qu’ils soient « amis »). Des correctifs ont évidemment été déployés et une prime de 60 000 dollars a été accordée.

Solar Impulse en passe d'être militariséCrédits : Jackie Niam/iStock

Vendu l’an dernier à une discrète start-up, l’avion Solar Impulse – présenté comme le futur de l’aviation propre – va servir de base de développement à un drone de surveillance à l’attention notamment du secteur militaire, révèle la RTS.

Le groupe de défense italien Leonardo (ex-Finmeccanica), principal actionnaire connu de Skydweller (qui a racheté Solar Impulse), a évoqué lors du dernier salon aéronautique de Dubaï un concept d’appareil autonome basé sur Solar Impulse, capable « d’embarquer un radar, des optiques électroniques, des appareils de télécommunications, des systèmes d’écoute et d’interception téléphonique ».

Si Bertrand Piccard, le pilote d’essai historique de Solar Impulse, a été débauché et est chargé de remettre en vol la machine, l’objectif annoncé de Skydweller est à terme de remplacer l’humain par un système autonome et de profiter du gain de poids pour installer des outils de surveillance et d’observation.

Malgré ces éléments, Bertrand Piccard dit toujours croire aux futures applications commerciales et industrielles du projet, citant des services de télécommunications, de météorologie ou de photographie aérienne. Il invite aussi « à ne pas être hypocrite », rappelant que, dans l'autre sens, « de nombreux systèmes aujourd’hui pacifiques ont été développés par l’armée ».

Cette vente, qui détone avec le combat originel de Solar Impulse pour la transition énergétique et sa promotion de valeurs humanistes, pose également des questions financières, précise la RTS.

Le coût de l’aventure Solar Impulse a en effet été de 170 millions de francs suisses sur 15 ans, en majorité apportée par des sponsors et mécènes privés, mais également par des participations directes et indirectes de la Confédération suisse. Aujourd’hui, le produit de la vente est uniquement encaissé par Solar Impulse SA, société détenue par Bertrand Piccard et son associé André Borschberg.

La vente du bijou technologique a donc rapporté de l’argent aux fondateurs, mais pas aux sponsors et soutiens privés, comme la Confédération. Ce n’était pas prévu dans les contrats. Les accords conclus consistaient essentiellement à profiter de la publicité entourant l’aventure autour du monde.

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