LeBriefdu 15 octobre 2021
Ubuntu 21.10 (Impish Indri) est disponible

Canonical met bien entendu en avant le passage à GNOME 40, le noyau 5.13, l'intégration de Firefox 93 sous la forme d'un snap ou sa compatibilité avec le sous-système Linux de Microsoft avec interface graphique (WSLg). 

Du côté des serveurs, le retour de l'option d'installation minimale (moins de 100 Mo d'espace disque) est évoquée, ainsi que l'installation par défaut du paquet needrestart qui permet de vérifier quels démons nécessitent un redémarrage après une mise à jour. 

Pour les professionnels, l'entreprise présente aussi une nouveauté pour Ubuntu 18.04 et 20.04, ses deux dernières LTS : ces versions disposent de pilotes certifiés par NVIDIA qui gèrent la virtualisation GPU (vGPU), notamment via KVM. Pour rappel, Wayland est désormais actif par défaut sur Ubuntu 21.10, même avec les pilotes propriétaires de NVIDIA.

Les notes de version ajoutent quelques détails, comme la compatibilité avec les processeurs Intel Alder Lake-S (Core de 12e génération) qui sont bientôt annoncés ou le prochain GPU pour serveurs d'AMD, Aldebaran (MI200). L'Apple M1 a droit à un support « rudimentaire » via le noyau 5.13. On note aussi le passage à PHP 8.0.8, QEMU 6.0, OpenStack Xena, etc.

On apprend également l'incompatibilité de la version pour Raspberry Pi avec le Compute Module 3. Seul le CM3+ est géré désormais, l'eMMC de 4 Go de son prédécesseur étant trop petite. Pour les cartes classiques, le Sense HAT est désormais pris en charge, un paquet lui étant dédié. On peut aussi l'émuler pour effectuer de simples tests.

Bien entendu, la version RISC-V a été mise à jour, mais ne semble pas avoir intégré de grosses nouveautés. Les différentes « saveurs » d'Ubuntu (Kubuntu, Budgie, MATE, Studio, etc.) ont également été mises à jour.

Les Arides : des chercheurs observent une nouvelle pluie de météores prédite théoriquement

L’Observatoire de Paris explique qu’il s’agit d’un « événement d’une rareté exceptionnelle ». Cette pluie vient de la comète 15P/Finlay découverte dans les années 1880 et qui revient périodiquement vers le Soleil.

« Le cas qui nous intéresse ici est exceptionnel ! Bien que la comète 15P/Finlay ait engendré à chacun de ses passages au périhélie plusieurs essaims – dernièrement, en 2008, puis en quantité particulièrement importante en 2014 –, la Terre ne les avait encore jamais croisés sur son orbite ».

Un événement est venu changer cette mécanique : « C’est Jupiter qui a perturbé l’orbite de la comète à ses derniers passages, provoquant également le déplacement de ses essaims associés. Les météoroïdes éjectés par la comète en 2008, puis en 2014 lors du sursaut d’activité, se trouvent désormais sur le passage de la Terre »

En pénétrant dans l’atmosphère terrestre, les météoroïdes « ont déclenché une nouvelle pluie de météores qui a pu être observée pour la première fois, le 7 octobre 2021 ». L'Observatoire de Paris explique en détail comment les scientifiques ont prédit cette pluie et propose des photos de l’événement.

Twitter veut placer de la publicité entre les réponses à un tweet

Elle peut apparaître après les 1er, 3e et 8e éléments indique Bruce Falck, en charge des sources de revenus au sein de l'entreprise. De quoi lui ouvrir de nouvelles perspectives financières.

Il ne s'agit pour le moment que d'un test, pour Android et iOS, sur certains utilisateurs. Il doit durer quelques mois, le temps de voir l'impact sur les utilisateurs, leurs conversations, de retravailler le format et la présentation. Mais il faut s'attendre à ce que cela devienne définitif.

WhatsApp : les sauvegardes chiffrées de bout en bout arrivent en option sur Android et iOS

La fonction est déployée petit à petit chez les utilisateurs. Si vous ne la voyez pas encore dans Paramètres > Discussions > Sauvegarde, elle ne saurait tarder, même si l’éditeur ne donne pas d’indication sur le calendrier.

Pour activer ce chiffrement de bout en bout, deux solutions sont proposées : vous pouvez choisir un mot de passe, ou WhatsApp peut créer pour vous une clé de 64 caractères aléatoires. Dans un cas comme dans l’autre, il ne faudra surtout pas perdre cette clé, car les données seraient perdues. WhatsApp prévient qu’aucune aide ne pourra être fournie dans ce cas.

Après quoi, toutes les sauvegardes réalisées seront chiffrées de bout en bout, c'est-à-dire sur l’appareil avant même leur émission vers les serveurs de Google Drive ou iCloud.

L’option est clairement bienvenue, car ces sauvegardes n’étaient jusqu’à présent pas chiffrées. La situation était étrange : les échanges actifs bénéficiaient du chiffrement de bout en bout (basé sur Signal), mais les archives étaient en clair sur Google Drive et iCloud.

Cette sécurité reste optionnelle et n’intéressera probablement que les personnes concernées par ces questions. Néanmoins, la fonction est là et devrait être une brique élémentaire de toute messagerie.

Oracle Cloud va ouvrir deux régions en France, dont Marseille

Avec la montée de la demande en services numériques et de la proximitée, on voit les acteurs multiplier les implantations chez nous, et pas uniquement sur la capitale.

Les hyper scalers sont bien entendu à la pointe d'une telle initiative. Oracle Cloud vient par exemple d'annoncer l'ouverture de 14 nouvelles régions dans le monde avec l'objectif d'atteindre 44 d'ici fin 2022. Deux sont attendues en France.

La première sera implantée à Marseille. La seconde n'a pas encore été précisée, mais la carte de déploiement la place dans l'Ouest du pays. 

Bien entendu, la société vante son approche environnementale, mais aussi le multi-cloud. Elle rappelle avoir signé un accord stratégique avec Microsoft Azure en la matière.

Z Event 2021 (Action contre la faim) : ZeratoR donne rendez-vous les 29, 30 et 31 octobre

Cet événement en ligne a été lancé en 2016 et le montant des dons récoltés augmente année après année. Le but est pour rappel de « rassembler plusieurs animateurs spécialisés dans le streaming de jeux vidéo sur Internet pour un marathon s’étalant sur tout un week-end ».

170 000 euros en 2016 pour Save The Children, 500 000 euros en 2017 pour La Croix Rouge, plus d’un million d’euros pour Médecins Sans Frontière, 3,5 millions d’euros pour l’Institut Pasteur et plus de 5,7 millions d’euros l’année dernière pour Amnesty International.

Cette fois-ci, c’est Action contre la faim qui sera le bénéficiaire. Une vidéo a été mise en ligne par ici et vous pouvez aussi retrouver toutes les informations sur le site officiel.

Orange arrête le RTC dans sept villesCrédits : querbeet/iStock

Les villes concernées sont Osny (Île-de-France), Concarneau, Elliant, Melgven, Saint-Yvi, Rosporden et Tourch (Sud Finistère). « À partir du 15 octobre 2021, le service téléphonique sur RTC ne sera plus rendu, quel que soit l’opérateur de télécommunications », explique la Fédération française des télécoms.

« Cela concerne tous les clients résidentiels, professionnels ou entreprises qui détiennent une ligne fixe téléphonique branchée sur une prise murale "en T" ». Les utilisateurs des zones concernées peuvent continuer à profiter du téléphone en IP, via la fibre ou le xDS (la fin du RTC ne signifie pas la fin des box sur la ligne cuivre). Il est aussi possible de souscrire à une offre de téléphonie fixe seule (sans Internet).

Pour plus de détails, la FFTélécom a publié une FAQ et l’Arcep une explication détaillée sur ce qui change. Par la suite, Orange va procéder au décommissionnement du cuivre, mais c’est une autre histoire. 

D’autres communes sont d’ores et déjà prévues pour le 15 octobre 2023 et encore un an plus tard. Une carte détaillée est disponible par là.

OpenBSD 7.0 renforce son support pour les architectures RISC-V 64 bit et ARM64

Journée faste pour le monde open source, car après l’arrivée d’une nouvelle Ubuntu, c’est aussi une version majeure qui attend OpenBSD, un BSD (Berkeley Software Distribution) pensé avant tout pour la sécurité.

OpenBSD 7.0 renforce ainsi son support pour deux architectures prenant de l’ampleur, RISC-V 64 bit et ARM64. Le renfort est bienvenu, mais le support n’est pas encore considéré comme complet.

Pour RISC-V, il s’agit d'une prise en charge initiale de riscv64. Pour ARM64, on trouve de nombreux pilotes pour Apple Silicon et l’installation via partition GPT, mais le support de la puce M1 n’est pas présenté comme prêt pour les utilisateurs finaux.

Parmi les autres nouveautés, on trouve des améliorations pour le multiprocesseur, un support largement amélioré pour le matériel (notamment les GPU AMD et les processeurs Tiger Lake d’Intel) ou encore de très nombreuses mises à jour des composants, comme LLVM Clang 11.1, Go 1.17, GCC 8.4.0 et 11.2, les applications KDE 21.08.1, Xfce 4.16…

Devuan 4.0 passe à Debian 11, toujours sans systemd

Portant le nom de « Chimaera », cette nouvelle version est une vaste mise à jour du système pour reprendre Debian 11.1 et l’ensemble de ses nouveautés, y compris le noyau Linux 5.10 (LTS).

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Devuan, il s’agit d’un fork de Debian centré sur une seule idée : se débarrasser de systemd, en charge de l’initialisation de nombreux Linux. À la place, Devuan laisse le choix entre SysVInit, Runit et OpenRC.

Devuan 4.0 propose également tous les environnements de bureau ou presque, tous débarrassés de systemd. Le système propose son propre thème, la nouvelle version étant l’occasion d’un peaufinage de l’interface, y compris de la séquence de démarrage.

Pour Philippe Bas, « la présidentielle ne doit pas servir d’excuse pour éluder le contrôle parlementaire »

L’extension du cadre de l’état d’urgence et du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 fait réagir au Sénat, d’autant que ce régime va ainsi enjamber l’élection présidentielle de 2022, avec des conséquences possiblement non neutres, comme le craignait et l’anticipait le sénateur Pierre Ouzoulias.

« Nous avons une doctrine. Elle est constante : quand on restreint les libertés pour un motif d’intérêt général, et la situation sanitaire en est un, on ne peut le faire que sous contrôle du Parlement » commente Philippe Bas dans les colonnes de Public Sénat.

« On peut consentir, après le 15 novembre, à la possibilité de recourir à des contraintes, mais seulement jusqu’à trois ou quatre mois de plus, et pas de manière aussi indifférenciée » réagit encore l’ancien président de la commission des lois. « La présidentielle ne doit pas servir d’excuse pour éluder le contrôle parlementaire ».

Et celui-ci de juger bien trop maigre la concession gouvernementale prévu à l’article 2 du projet de loi : la remise d’un rapport intermédiaire au plus tard le 28 février 2022, « exposant les mesures prises en application du présent article depuis l’entrée en vigueur de cette même loi, précisant les raisons du maintien, le cas échéant, de certaines d’entre elles sur tout ou partie du territoire national, ainsi que les orientations de son action visant à lutter contre la propagation de l’épidémie de covid‑19. »

Un tel rapport « n’est pas une alternative au vote du Parlement. C’est une information. C’est insuffisant. Il s’agit tout de même d’appliquer une loi d’exception » ajoute Philippe Bas, toujours chez nos confrères.

NVIDIA met à jour ses outils CUDA-X AI

L'entreprise fait comme à son habitude quelques annonces en amont de la GTC, qui ouvrira ses portes en novembre. Cette fois, il est question de nouvelles versions d'applications et autres SDK.

C'est notamment le cas de TensorRT 8.0, NeMo pour les modèles d'IA conversationnelles, Maxine pour les effets en visioconférence, le serveur d'inférence Triton et le catalogue NGC.

Tout est détaillé par ici.

Dell EMC publie ses Container Storage Modules (CSM)

L'entreprise s'implique de plus en plus dans des projets open source et l'écosystème Kubernetes, dans la veine de ce que fait VMWare avec Tanzu.

Aujourd'hui, elle annonce la mise en place d'une suite d'outils pour faciliter l'intégration de ses produits consacrés au stockage avec un ensemble de conteneurs.

Ses CSM dont disponibles sur GitHub, sous licence Apache 2.0, leur documentation se trouve par ici. Ils viennent en complément des pilotes de la Container Storage Interface (CSI) dont une vidéo de démonstration est visible par là.

Windows 11 : emojis Fluent Design et quelques autres nouveautés pour la build 22478

Nouvelle préversion dans le canal Dev hier soir pour le système, avec les emojis Fluent Design présentés il y a quelques mois… en quelque sorte.

Comme le fait remarquer Neowin, il s’agit de versions 2D, alors que Microsoft avait présenté des versions 3D. Comme on peut le remarquer sur ce fil Twitter de Brandon LeBlanc, l’un des responsables de l’équipe Windows, des utilisateurs en sont fort mécontents.

LeBlanc annonce pourtant qu’il s’agit bien des versions 2D prévues pour le système et que les autres sources utilisaient les mauvais visuels. On lui fera remarquer que toute la communication s’est faite sur des versions 3D (réussies d’ailleurs) depuis des mois, y compris sur Instagram. Sans réponse.

Quelques autres améliorations sont présentes, comme la possibilité d’utiliser la caméra d’un écran secondaire pour se connecter avec Windows Hello quand l’ordinateur portable est fermé, une mise à jour de l’indexeur de contenus pour en améliorer la fiabilité et la taille (en particulier si une très grosse base Outlook est présente) ou encore une modernisation de l’interface d’ajout d’une langue dans Paramètres.

On remarque aussi le retour d’une fonction présente dans Windows 10 et disparue dans 11 : pouvoir utiliser la molette sur l’icône du son en bas à droite pour ajuster le volume. Cela fait effectivement partie des petites régressions du système.

Enfin, cette 22479 corrige comme d’habitude une flopée de bugs.

Rappelons que la branche Dev est par définition moins fiable que la Beta. Microsoft recommandait déjà fin août aux testeurs de basculer sur Beta s’ils souhaitaient garder un système stable, car les versions Dev allaient recevoir de lourdes modifications. À utiliser en toute connaissance de cause donc.

Nouveau record de croissance pour le revenu des opérateurs

L’Arcep vient de publier son observatoire du marché des communications électroniques en France pour le second trimestre. Sur les trois premiers mois, le chiffre d'affaires global avait augmenté de 2 %, contre 3 % sur les trois suivants pour atteindre 8,8 milliards d’euros HT.

Il « n’avait pas connu une telle croissance depuis plus de dix ans. Cette embellie s’explique principalement par une croissance retrouvée des revenus liés à la vente des services et des terminaux mobiles et par une dynamique notable, et qui persiste, du marché internet à haut et très haut débit fixe depuis la fin de l’année 2019 », explique le régulateur.

Concernant les usages, l’effet de la crise sanitaire est encore visible, notamment sur les appels vocaux. Par contre, sur les autres usages comme « la consommation de données sur réseaux mobiles ou de SMS, la crise sanitaire a accentué des tendances déjà entamées avant la crise, mais ces effets semblent s’amoindrir ». L’usage moyen des utilisateurs en 4G grimpe à 11,6 Go par mois (+12 % en un an).

Projet de loi vigilance sanitaire : l’aide individuelle puisée sur la copie privée étendue jusqu’au 31 juillet 2022

Le projet de loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » ne se contente pas d’étendre le cadre de l’urgence sanitaire et du pass jusqu’au 31 juillet 2022.

L’article 5 étend le régime initié durant la période de confinement s’agissant de l’utilisation des 25 % de la redevance copie privée. Un quart des sommes prélevées, soit pour 2020 plus de 68 millions d’euros des 273 collectés, servent à financer les festivals, le lobbying et autres actions de défense.

En 2020, une ordonnance a ajouté un nouveau poste d’affectation : l’aide à ceux « dont les revenus découlant de l'exploitation en France des œuvres et des objets protégés se trouvent gravement affectés en raison de la crise sanitaire ».

La mesure était initialement en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020. Une nouvelle ordonnance publiée en fin d’année dernière a néanmoins étendu ce régime jusqu’au 31 décembre 2021.

Avec une particularité : « les noms des bénéficiaires des aides financières (…) ne [seront] pas inscrits dans la base de données électronique mentionnée à l'article L. 326-2 du code de la propriété intellectuelle ».

En clair le nom des bénéficiaires n’est plus révélé sur la plateforme retraçant ces flux, mise en ligne suite à l’une de nos procédures CADA et un amendement de Marcel Rogemont.

Le projet de loi Vigilance sanitaire déposé cette semaine étend ce mécanisme là encore jusqu’au 31 juillet 2022.

Selon l’étude d’impact, « la période de crise sanitaire que le pays traverse n’est pas terminée et la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les auteurs et les titulaires de droits voisins se prolongera en 2022 dans la mesure où les rémunérations reversées aux ayants droit en 2022 le seront au titre de l’année 2021, année qui n’aura généré que peu de droits en raison de la crise sanitaire et de la réouverture très progressive des établissements qui exploitent les œuvres ».

On apprend aussi que « certains organismes de gestion collective ont (…) souhaité que les noms des bénéficiaires d’aides, ainsi que les montants, ne figurent pas dans cette base publique afin de ne pas faire apparaître publiquement leurs difficultés financières ».

Dans le même document, on découvre aussi qu’en 2020, « la SACEM a ainsi distribué 5,72 millions d’euros d’aides aux auteurs en application de l’ordonnance du 27 mars en 2020. Elle a d’ores et déjà distribué 6,79 millions d’euros en 2021 ».

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