LeBriefdu 25 novembre 2022
JO 2024 : le ministère des Sports confirme le recours à la vidéosurveillance « intelligente »Crédits : imaginima/iStock

« Aucune donnée biométrique » ne sera utilisée, et il n'y aura pas de reconnaissance faciale aux Jeux Olympiques, confirme le ministère des Sports au Parisien : « le gouvernement vient de trancher, pour éviter un procès en surveillance généralisée », précise son article intitulé « Paris 2024 : pas de reconnaissance faciale aux JO ». Il n'en confirme pas moins le recours à des algorithmes « intelligents » de détection de comportements « suspects ».

« La mesure qui sera proposée en matière d’intelligence artificielle pour faciliter le travail de sécurisation de la compétition, dans le cadre du projet de loi relatif à l’organisation des JO de Paris 2024, exclut totalement et explicitement le recours à la reconnaissance faciale », précise le ministère, confirmant un engagement pris par Cédric O en mars dernier.

La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, avait précisé au Sénat qu' « actuellement, les dispositions législatives concernant la sécurité ne prévoient pas ces dispositifs » : 

« Nous travaillons sur des algorithmes intelligents, mais anonymisés, pour gérer les mouvements de foule dans les transports. Et même ces dispositifs de vidéoprotection devront être examinés par la Cnil et le Conseil d’État avant d’être mis en œuvre. »

L'objectif serait également d'identifier la présence d'objets abandonnés par leurs propriétaires sur la voie publique. Reste donc à savoir quels seront les autres cas d'usage utilisés en matière de détection de comportements « suspects ».

Évoquant l'expérimentation des algorithmes de l'intelligence artificielle de XXII Group, son fondateur Wiliam Eldin expliquait que « c'est l'interprétation logicielle qui fait la boîte à outils de l'intelligence artificielle », et que « la seule limite, c'est notre imagination » : 

« Et c'est ça qui est magique, car la vision chez l'être humain est le capteur principal pour analyser et évoluer dans le monde extérieur, donc à chaque fois qu'on arrivera à reproduire des schémas de pensée d'un être humain, on arrivera à trouver un cas d'utilisation. »

Semi-conducteurs : un plan de 45 milliards d'euros pour subventionner les fondeurs européens

« L'Europe revoit sa copie pour son plan d'aide au secteur des semi-conducteurs », titre l'Usine digitale, en adoptant un plan de 45 milliards d'euros, contre 43 milliards dans la proposition initiale.

L'objectif est de débloquer des subventions pour que les fondeurs augmentent leur capacité de production en Europe, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des fabriquants asiatiques et américains :

« D'autres changements ont également été réalisés afin d'autoriser des subventions pour une gamme plus large de puces : celles-ci couvrent les puces qui apportent une innovation en matière de puissance de calcul, une meilleure efficacité énergétique, des gains environnementaux ou des compétences pour les calculs d'intelligence artificielle. »

L'UE souhaiterait atteindre « une part de 20 % de la production mondiale dans les semi-conducteurs d'ici 2030 », alors qu'elle n'est plus que de 8 % aujourd'hui, contre 24 % en 2000, rappelle Reuters.

Les ministres de l'Union européenne se réuniront le 1er décembre pour approuver ce plan qui doit encore être débattu avec le Parlement dans le courant de l'année prochaine.

Elon Musk félicite ses employés de la baisse des discours de haine

Dans un tweet publié hier, le PDG de Twitter félicite ses équipes pour le niveau des incitations à la haine, qui serait redescendu d’un tiers par rapport au niveau « d’avant le pic », en référence au déferlement que beaucoup ont pu observer depuis qu’il est arrivé.

Dans un autre tweet, il tient à clarifier la situation : « Encore une fois, pour être parfaitement clair, l’engagement fort de Twitter pour la modération des contenus reste absolument inchangé. En fait, nous avons constaté que les discours de haine avaient chuté *en-dessous* de nos normes précédentes, contrairement à ce que vous pourriez lire dans la presse ».

Problème avec ces déclarations, elles n’engagent que le patron de Twitter, car il n’y a aucune donnée à l’appui. Le Center for Countering Digital Hate indiquait en tout cas avoir constaté le 10 novembre une recrudescence de ces discours et des insultes raciales depuis le début du mois.

La police de San Francisco envisage la possibilité d'autoriser des robots tueursCrédits : davincidig/iStock

Le département de police de San Francisco (SFPD) demande au conseil de surveillance de la ville l'autorisation de pouvoir déployer des robots tueurs lorsque les forces de l'ordre considèrent que « le risque de mort pour les membres du public ou les officiers soit imminent et l'emporte sur toute autre option à la disposition du SFPD », rapporte Engadget.

Le SFPD dispose d'ores et déjà de « 17 robots dans son arsenal, dont 12 sont décrits comme étant pleinement fonctionnels », précise Mission Local, un journal franciscanais. Robert Rueca, le porte-parole de la police, précise qu' « ils n'ont jamais été utilisés pour attaquer qui que ce soit », mais sont utilisés, en mode robots télécommandés, pour enquêter sur des bombes potentielles et les désamorcer, « ou pour surveiller des zones trop difficiles d'accès ou trop dangereuses pour les agents ».

Ils sont cela dit « souvent équipés de cartouches de fusil à blanc utilisées pour perturber de force le fonctionnement interne d'un engin explosif », et rien n'empêcherait la police d'utiliser des balles réelles, comme la police d'Oakland l'a récemment reconnu, avant de supprimer la possibilité de recourir à de tels robots tueurs. 

Le projet fait également polémique parce que le SFPD a aussi exclu « ses 608 fusils d'assaut semi-automatiques, 64 mitrailleuses et 15 pistolets mitrailleurs » de son inventaire initial, puis 375 des fusils d'assaut semi-automatiques dans sa version mise à jour.

Le chef de la police les définit en effet comme des « armes de service standard », quand bien même elles relèvent de la catégorie des « armes de guerre », et que leur omission permettrait à la SFPD de ne pas avoir à s'expliquer sur l'utilisation qui en a été faite dans ses opérations, non plus que sur les blessures ou morts qu'elles pourraient engendrer.

Foxconn calme les émeutes avec des primes

Tout portait à croire que la situation sur le site de Zhengzhou était particulièrement tendue. Dans un contexte sanitaire jugé difficile, faisant ressortir les craintes de la maladie et surtout des quarantaines très strictes imposées en Chine, une grande partie des employés de Foxconn s’était mise en grève, générant des émeutes.

Selon CNN, Foxconn argue d’une erreur technique et d’un problème de communication : « Nous nous excusons pour une erreur de saisie dans le système informatique et garantissons que la rémunération réelle est la même que celle convenue ».

À l’origine de l’explosion de colère a priori, des primes promises de 3 000 yuans (400 euros) après 30 jours de travail puis une autre, identique, après 60 jours. Puis Foxconn aurait annoncé que ces primes ne seraient finalement versées qu’en mars et mai prochains.

L’entreprise a apaisé les esprits en promettant une prime supplémentaire de 8 000 yuans (1 000 euros) s’ils acceptaient de quitter les usines pour retourner à leurs dortoirs, à laquelle s’ajouterait une surplus de 2 000 yuans (270 euros) s’ils partaient tout de suite dans des bus.

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