LeBriefdu 4 décembre 2020
#PPLSecuriteGlobale : des experts à l’ONU tancent la France, pendant son ode aux libertésCrédits : ONU

« La pandémie ne doit pas servir de prétexte aux restrictions de l’espace de la société civile, au recul de l’État de droit, aux atteintes à la liberté d’expression, à la détention arbitraire d’opposants, à une remise en cause de la lutte contre les violences faites aux femmes ». 

Voilà le résumé d’un discours d’Emmanuel Macron, dressé par le compte de la Mission permanente de la France auprès de l'ONU. Au même moment, patatras, cinq experts indépendants de l’ONU demandent à la France de revoir sa proposition de loi sur la Sécurité globale.

« La simple réécriture de l'article 24 [sur l’image du visage des policiers, ndlr] ne résoudra pas ses défauts et cette disposition n'est certainement pas la seule dans la proposition de loi qui porte atteinte aux droits de l'homme ». L’article 22 sur les drones attire leur attention : « l'utilisation de drones de surveillance au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme permettrait une surveillance étendue, en particulier des manifestants ».

Selon eux, « cela aura de graves implications pour le droit à la vie privée, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'expression dans le pays - ainsi que dans tout autre pays qui pourrait s'inspirer de cette législation ».

Pour ces experts encore, « l'introduction de ces mesures de surveillance doit être lue à la lumière des nouvelles technologies, notamment la reconnaissance faciale et la collecte massive et sans discernement de données personnelles, qui pourraient dissuader les gens d'exercer leurs droits fondamentaux ».

L'effondrement de l'observatoire d'Arecibo en vidéo

Son état de santé s’était fortement dégradé suite à la rupture de deux câbles, et la structure supérieure s’est effondrée il y a quelques jours. La National Science Foundation publie une vidéo du « drame » qui n’a fait que des dégâts matériels.

Elle en profite aussi pour mettre en ligne sa conférence de presse (et sa retranscription), ainsi qu’une autre vidéo avec des images du radiotélescope avant qu’il ne s'effondre. Une page vient de se tourner. 

L’Arcep publie un guide pour les entreprises : « pourquoi passer à IPv6 »

Le régulateur vient de mettre en ligne son observatoire de la transition nécessaire vers IPv6, avec de fortes disparités entre les fournisseurs d'accès à Internet et les divers services. 

L’Autorité publie aussi un document réalisé par la Task Force IPv6 (Arcep et Internet Society France). Il s’adresse aussi bien aux PME qu’aux grandes entreprises, avec des retours d’expériences.  

Le gendarme précise que « ce document ne représente pas une prise de position de l’Arcep mais reflète les travaux des participants à la Task Force ».

Zettlr 1.8 : cure d’amincissement et fonctions enrichies

L’éditeur de texte est une application Electron, comme souvent dans ce domaine. Nous avions relevé, en dépit d’une bonne réactivité, une vraie lourdeur à l’installation : presque 330 Mo.

Dans sa nouvelle version 1.8, le logiciel a perdu du poids. Son développeur principal, Hendrik Erz, évoque ainsi une réduction à environ 250 Mo, un effort notable. L’application se lance également plus vite, ce qui est toujours bon à prendre.

Le taux d’utilisation CPU sur Mac, qui atteignait voire dépassait les 30 %, est un autre problème réglé. Erz a trouvé le coupable : la bibliothèque chokidar, utilisée pour surveiller les changements dans les espaces de travail. 

Ayant repéré que Microsoft l’utilisait aussi dans Visual Studio Code, il a repris la même solution. Il s’écoule désormais 5 secondes entre deux surveillances. Certaines modifications n’apparaitront donc qu’après un bref instant dans la zone latérale gauche, mais le bénéfice surpasse largement l’inconvénient. Rien n’est dit pour l'instant sur une version optimisée pour SoC M1.

Côté fonctions, Zettlr 1.8 introduit beaucoup de neuf, dont – enfin – un vrai mode machine à écrire, avec curseur de texte toujours centré verticalement. Une barre latérale droite apparait, avec trois nouvelles sections : les fichiers attachés, les références et le plan, que l’on peut donc garder affiché en travaillant dans un autre endroit du document.

Les utilisateurs Windows et Linux noteront également de grosses améliorations ergonomiques. Le menu général est ainsi présent dans la barre de titre, alors qu’il fallait avant passer par un menu hamburger. En outre, les utilisateurs préférant une fenêtre « native » peuvent l’activer dans les options avancées. Sous Windows par exemple, elle affichera la barre de titre classique, puis les menus habituels et enfin le reste de l’application.

Parmi les autres améliorations, signalons la possibilité de changer le niveau d’un titre via un petit menu à côté, un même rendu des citations dans les contenus HTML, un pré-rendu des textes dans les tableaux, l’intégration des notifications au panneau idoine des préférences de macOS ou encore l’autocomplétion syntaxique des balises.

Il s’agit donc d’une version majeure, autant pour ses changements techniques que pour ses nouveautés fonctionnelles. Étrangement, l’ensemble parait moins « raffiné » visuellement, mais l’application a clairement gagné en performances et en capacités.

Windows 10 : la préversion 20270 introduit une skill Fichiers pour Cortana

La nouvelle build est en déploiement dans le canal rapide depuis hier soir. Elle apporte essentiellement des correctifs et quelques améliorations, avec quand même une nouvelle skill pour Cortana, lui permettant de manipuler des fichiers.

Disponible uniquement pour les utilisateurs anglais, elle autorise les commandes vocales pour trouver et ouvrir des fichiers spécifiques. Les comptes professionnels peuvent chercher localement, ainsi que dans OneDrive for Business et SharePoint. Les comptes personnels ne peuvent que localement (en tout cas pour l’instant).

Les recherches peuvent se faire de plusieurs façons, par exemple en demandant de trouver les documents provenant d’une personne particulière, les derniers sur lesquels on a travaillé, ou encore ceux d’un type particulier, comme les PDF.

Pour le reste, et en dehors des corrections, on note surtout l’arrivée d’une vue avancée pour l’optimisation des disques, ainsi que la vue séparée pour le clavier virtuel dans le mode portrait des appareils deux en un. Ce dernier ajout se trouvait déjà dans le canal Beta avec la récente mise à jour du Windows Feature Experience Pack update.

New Space européen : la BEI accorde 20 millions d’euros à Spire Global

La banque européenne d’investissement explique que ce financement est destiné à soutenir la jeune pousse pour « la mise au point et le lancement de nanosatellites, son infrastructure spatiale, ses analyses de données et la création d’emplois hautement qualifiés au Luxembourg et dans l’UE ». C’est le premier financement direct « Venture Debt » de la BEI, en faveur du « nouvel espace ». 

La banque rappelle que « Spire Global est une société de collecte et d’analyse de données d’envergure mondiale qui exploite une technologie satellitaire exclusive pour prévoir les conditions météorologiques et suivre les déplacements des navires et des avions ». Elle ajoute que la société « conçoit, fabrique et exploite la plus grande constellation mondiale de petits satellites ».

La Hadopi jauge les conséquences du piratage en ligne et suggère des pistesCrédits : Marc Rees

La Hadopi a étudié les conséquences économiques du piratage des contenus audiovisuels et des retransmissions d’évènements sportifs (son dossier). 

« Ces pratiques illicites, qui portent gravement atteinte aux droits des créateurs, sont également à l’origine d’un manque à gagner évalué, par le cabinet PMP, à 1.03 milliard d’euros ». Un manque à gagner qui serait à l’origine également d’une perte fiscale de 332 millions d’euros pour l’État « et d’une destruction de 2 650 emplois pour les filières concernées ».

Afin de nourrir les débats sur le projet de loi audiovisuel attendu dans quelques mois, elle suggère plusieurs pistes de réformes, peu ou prou déjà proposées dans le passé. L’autorité recommande aussi qu’une disposition mette à la charge des FAI le coût de déploiement de ces solutions contre le piratage des contenus sportifs, du moins quand elles sont en phase avec les recommandations de la Hadopi. 

Elle propose aussi la création d’un service de guichet unique, mais non obligatoire pour que soient transmises « des demandes de blocage aux FAI pour un traitement accéléré »

La Cour des comptes européenne lance un audit sur l’efficacité de la protection de la propriété intellectuelle

«L'absence de moyens efficaces pour faire respecter les droits de propriété intellectuelle freine l'innovation ainsi que la créativité et entraîne une diminution des investissements», estime Ildikó Gáll-Pelcz, responsable de l'audit. 

Considérant que « les droits de propriété intellectuelle présentent donc une importance capitale pour la réussite du marché intérieur », l'audit tout juste lancé doit s’achever au second semestre 2021. 

Le cadre de l'UE va être jaugé pour déterminer son efficacité, notamment dans son application. « Nous examinerons le travail effectué par la Commission, l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle, Europol et les autorités publiques dans certains États membres (France, Grèce, Lituanie, Hongrie et Roumanie) ».

Une application de mise en relation clients-taxis est un service de la société de l’information selon la CJUE

Suivant les conclusions de l’avocat général, la CJUE a estimé qu’une application de mise en relation directe des clients et des chauffeurs de taxi constitue un « service de la société de l’information ». 

Il est fourni contre rémunération, à distance, par voie électronique et à la demande individuelle d’un destinataire de services. Il s’ajoute à une activité de transport. S’il est utile, il est cependant non essentiel aux taxis.

Elle considère toutefois qu’une réglementation nationale qui vient subordonner ces solutions à un régime d’autorisation n’est pas nécessairement interdite, lorsqu’elle ne constitue pas une « règle technique » selon les critères de la législation européenne. 

Le ministère américain de la Justice attaque Facebook pour sa politique d’embaucheCrédits : dolphfyn/iStock/Thinkstock

Il y aurait discrimination à l’embauche des travailleurs américains, selon le DoJ. Selon la plainte, Facebook tiendrait deux listes de postes disponibles, dont une réservée aux personnes disposant d’un visa de séjour. 

Le ministère reproche au réseau social de décourager les travailleurs américains en cachant des informations et en les obligeant à passer systématiquement par l’email pour tenter sa chance. L’entreprise contacterait directement les personnes étrangères qui l’intéressent, réservant des places pourtant listées comme disponibles.

Facebook fauterait également sur le processus de pérennisation du visa. Pour passer en effet du classique H-1B provisoire – valable trois ans, renouvelable une fois – au visa permanent, l’entreprise doit attester que la personne employée est irremplaçable. Elle certifie alors qu’aucun Américain ne ferait aussi bien ce travail.

Facebook ne jouerait pas franc-jeu, notamment en court-circuitant le processus habituel consistant à mettre en concurrence les candidats potentiels. L’entreprise ne publierait pas la liste de ces postes et, dans le cas où ils seraient découverts, forcerait à utiliser encore une fois l’email pour postuler.

Ces dysfonctionnements seraient observés depuis trois ans environ, selon la plainte. Durant cette période, 2 600 certifications permanentes auraient été accordées.

2020, une année importante pour l'étude des trous noirs

Si la Covid-19 a mobilisé de nombreux scientifiques, ce n’était évidemment pas le seul sujet d’étude. Dans une série de vidéos, le CNRS a décidé de revenir sur les avancées qui ont marqué cette année. 

« Dans ce premier volet, focus sur les trous noirs qui ont été à plusieurs reprises à la Une de l’actualité ». Il y a notamment eu le prix Nobel de physique attribué à Roger Penrose Reinhard Genzel et Andrea Ghez pour leurs travaux sur ce sujet, mais aussi plusieurs annonces importantes.

En commission, des eurodéputés militent pour un droit à la déconnexion

Au Parlement européen, dans une nouvelle résolution en formation, la Commission de l’emploi plaide pour un droit à la déconnexion. « Afin de garantir ce droit dans toute l’UE, les députés appellent la Commission à présenter une directive européenne » consacrant ce droit. 

Selon le communiqué, « ce droit devrait être un droit fondamental et garantir que les travailleurs puissent s’abstenir d’effectuer des tâches liées au travail et de communiquer par voie électronique en dehors de leur temps de travail sans subir de conséquences négatives ».

« La culture du ‘‘toujours en ligne’’ et l’attente croissante voulant que les travailleurs soient joignables à tout moment peuvent avoir un effet négatif sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, sur la santé physique et mentale et sur le bien-être ».

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