LeBriefdu 26 novembre 2020
Fin de l'enceinte Djingo et recyclage : Orange ne s'est toujours pas décidéCrédits : David Legrand

Il y a quelques jours, le FAI lançait sa grande opération de Noël. Une campagne promotionnelle, qui sera vantée à grands coups de publicités, présentée comme « à la fois humaine et responsable ».

Car Orange s'est engagé en matière de respect de l'environnement, que ce soit à travers la conception de ses dernières Livebox ou son programme de reconditionnement des mobiles. Mais il y a des sujets où la société est moins à l'aise.

Venant d'annoncer à l'ensemble de ses clients Orange Bank qu'ils allaient passer d'une carte bancaire VISA à MasterCard (phosphorescente) du fait d'un changement de partenaire, elle a aussi mis fin à l'aventure de l'enceinte connectée Djingo. 

Les « Explorateurs » du Lab qui avaient pu tester le produit ont eu il y a quelques jours pour directive de le renvoyer, un bon de transport leur étant fourni. Les clients qui s'étaient payé l'assistant vocal souverain sont encore en attente de détails, que ce soit pour le sort de l'enceinte ou le geste commercial qui nous avait été annoncé mi-octobre.

Pourra-t-on continuer d'utiliser l'enceinte Djingo en Bluetooth ? Le service Alexa d'Amazon sera-t-il toujours exploitable ? Le bloc noir deviendra-t-il une brique décorative ? Pour le moment, Orange nous informe que rien ne sera annoncé avant quelques semaines, le service continuant de fonctionner d'ici là.

Quid de toutes les enceintes produites mais non vendues, celles récupérées ? Leurs emballages et composants seront-ils tout simplement détruits ou pourront-ils être réutilisés ? Là encore, le FAI botte en touche. 

Un mois et demi après nos premières questions, il nous indique qu' « à ce jour, aucune avancée. Nous avons plusieurs pistes mais elles ne sont pas validées ». Là aussi, il faudra attendre encore quelques semaines et l'annonce du sort de l'enceinte Djingo aux clients.

Inserm : « les écrans, à haute dose, sont mauvais pour la santé. Mais sont-ils si dangereux que ça ? »

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale vient de mettre en ligne une vidéo répondant à cette vaste question, d’autant que le temps d’écran a largement augmenté pour une bonne partie des personnes durant les deux confinements. 

« Pourtant, tout le monde le sait : les écrans, à haute dose, sont mauvais pour la santé. Mais sont-ils si dangereux que ça ? Nous rendent-ils peu à peu stupides ? Et sont-ils à l’origine de nos insomnies ? ». Des éléments de réponse en un peu plus de trois minutes.

Une future boîte à outils pour lutter contre la contrefaçon en Europe 

La Commission a adopté « un plan d'action en faveur de la propriété intellectuelle pour renforcer la résilience et la reprise économiques dans l'Union européenne ». Estimant que la propriété intellectuelle est « un moteur essentiel de la croissance économique », il contient divers chapitres.

Parmi eux, « une boîte à outils européenne de lutte contre la contrefaçon afin de promouvoir et de faciliter une coopération efficace entre les titulaires de DPI, les intermédiaires (tels que les places de marché en ligne) et les autorités chargées de faire appliquer la législation ».

Selon l’instance bruxelloise, « l’importation de contrefaçons et de marchandises pirates représente 6,8 % du PIB de l'UE. La Commission fera en sorte que les DPI soient mieux appliqués, d'une manière efficace et équilibrée. »

Dans le domaine du droit d’auteur, la Commission indique au passage qu’elle publiera prochainement les orientations attendues pour la transposition de l’article 17 sur la directive relative au droit d’auteur.

Ces lignes sont destinées à « aider les États membres à mettre en œuvre cette disposition ». La France a lourdement critiqué celles déjà esquissées par Bruxelles.

Health Data Hub : deux ans pour quitter Microsoft ? Le député Philippe Latombe demande des explicationsCrédits : utah778/iStock

Dans une question parlementaire sur la rampe, le député MoDem Philippe Latombe s’inquiète du  délai de retrait de l'hébergement par Microsoft de l'ensemble des données de santé des Français via la plateforme dite « Health Data Hub ». 

« Par un courrier adressé à la CNIL en date du 19 novembre 2020, vous vous êtes engagé auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) à substituer un prestataire européen à Microsoft d'ici deux ans maximum » résume l’élu.

Avant de considérer qu’à ses yeux, « ce délai semble trop long au regard de la potentielle divulgation de ces données personnelles aux autorités américaines ». 

Il rappelle que dans l’arrêt du 16 juillet 2020 « Schrems II », la Cour de justice de l'Union européenne « a jugé que la surveillance exercée par les services de renseignements américains sur les données personnelles des citoyens européens était excessive, insuffisamment encadrée, et sans réelle possibilité de recours ».

« Elle en a déduit que ces transferts depuis l'Union européenne vers les États-Unis étaient contraires au règlement général sur la protection des données et à la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ». 

Le Conseil d’État « a pris acte de cette décision et a invité la CNIL, par une ordonnance de référé du 13 octobre 2020, à conseiller les autorités publiques sur les mesures et garanties propres à pallier le risque de transfert ».

Le député veut donc savoir « pourquoi l'action du Gouvernement nécessiterait plus de douze mois » pour une telle migration. 

ProtonMail peut désormais être utilisé comme client email par défaut sur iOS

C'est autour de la solution chiffrée suisse de proposer cette fonctionnalité introduite par la dernière version du système mobile d'Apple. Pour l'activer, passez par ses paramètres.

Un petit guide détaille la procédure par ici. La version 1.12.7 de l'application n'apporte rien d'autre, si ce n'est quelques corrections de bugs. Notez au passage que ProtonMail Plus est actuellement en promotion à l'occasion des fêtes de fin d'année.

La PPL Sécurité globale ? Un texte « écrit avec les pieds » selon Philippe Bas

Ce texte de loi « n'est ni fait ni à faire. Il a été écrit avec les pieds ». Le sénateur Philippe Bas, membre de la Commission des lois, donne le ton sur Public Sénat

Alors que la proposition de loi a été adoptée par les députés, l’élu dénonce une nouvelle fois l’une de ses dispositions phare, l’article 24 relatif à l’image du visage des policiers.

« Inapplicable et inconstitutionnel », « une atteinte à la liberté de la presse », dégainait-il déjà dans les colonnes du Monde

Le texte, qui comprend bon nombre d’autres dispositions à risque pour les droits et libertés, sera examiné en première lecture par la chambre haute dans les prochaines semaines, peut-être seulement en janvier 2021.

Le Conseil d’État refuse de suspendre le décret de dissolution de l’association BarakacityCrédits : Marc Rees

Fin octobre, le ministre de l’Intérieur révélait le futur décret qui allait entraîner la dissolution de l’association BarakaCity. 

Le ministre a appuyé sa décision sur l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure qui permet de frapper les associations ou groupements de fait qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager ces infractions. 

Des messages postés par Barakacity ou son fondateur ont provoqué selon Gérald Darmanin, des commentaires en ligne « hostiles à l’Occident, à la laïcité, aux francs-maçons ou encore aux musulmans qui ne partagent pas la conception de l’islam promue par l’association ». 

« Certaines de ces prises de position comme celles émises, à la fin du mois d’août 2020 en marge des procès de l’attentat de Christchurch, glorifiant la mort en martyr, ou, au début du mois de septembre 2020 de l’attentat contre le journal « Charlie Hebdo » appelant de ses voeux des châtiments sur les victimes (….) incitent à la haine et à la violence » a confirmé le Conseil d’État.

Saisie par l’association, la juridiction estime en outre, comme le ministre, que « ces prises de position ont elles-mêmes suscité de nombreux commentaires antisémites, haineux, incitant à la violence et au meurtre ».

Dans sa décision, il a rejeté le recours visant à la suspension du décret. Rappelons que la loi sur le renseignement permet depuis ce texte de déployer des mesures de surveillance pour recueillir des renseignements sur les « actions tendant au maintien ou à la reconstitution » d’un groupement dissous.  

Le CNRS est sponsor platine de Software Heritage, qui dépasse les « 9 milliards de fichiers de code source »

Lancé mi-2016, cette initiative veut sauvegarder tout le code source possible. Il y a deux ans, nous en avions discuté avec son fondateur Roberto Di Cosmo.

Le CNRS rejoint cette aventure « en tant que sponsor de platine, en apportant un soutien de 100 000 euros par an à cette bibliothèque universelle de codes sources de logiciels ». « Deux ans après leur ouverture au public, les archives de Software Heritage contiennent plus de 9 milliards de fichiers de code source issus de plus de 140 millions de projets logiciels, consultables par tous », explique le Centre national pour la recherche scientifique.

« Parmi les plus célèbres, on peut citer le code source du système de navigation d’Apollo 11, qui permit le premier pas sur la Lune, ou celui du navigateur NCSA Mosaic, qui popularisa l’utilisation du web. Elles accueillent aussi les codes utilisés par les scientifiques pour leurs recherches, dans un souci de science ouverte, afin qu’ils puissent être consultés et réutilisés », ajoute-t-il.

Suppression de 1180 à 1385 postes chez IBM France, la CFE-CGC « demande des garanties »

La CFE-CGC explique que « cette réduction de près du quart des effectifs va avoir lieu avant la réorganisation majeure annoncée par Arwind Krishna, PDG d’IBM Corp, concernant la scission d’IBM en 2 sociétés distinctes d’ici fin 2021 ».

« Ces réorganisations vont réduire de près de 50% les effectifs actuels d’IBM France de 5.000 IBMers. Cette situation est comparable à celles d'IBM dans d'autres pays d’Europe de l'Ouest », ajoute le syndicat. 

Il ajoute que « cette restructuration sans précédent concerne tous les services et devrait cibler les plus âgés avec des mesures de départ de fin de carrière », mais ajoute aussi que « vu l'ampleur des chiffres, des départs volontaires, voire involontaires pourraient être nécessaires si les mesures proposées ne sont pas suffisamment attractives ».

Le syndicat demande enfin à la direction d’« apporter des réponses plus claires » et questionne sur « le projet industriel et ce que sera IBM France en 2022 ».

Un couple belge écope de 1 500 euros d’amende pour des caméras filmant le voisinage et la voie publiqueCrédits : MicroStockHub/iStock

Cinq caméras de surveillance étaient installées chez ce couple. Deux d’entre elles débordaient sur le voisinage et le domaine public. « L’intérêt légitime des plaignants à protéger leur propre propriété ne justifiait en effet pas dans ce cas-ci le fait de filmer la voie publique ou la propriété d’autrui » rappelle l’Autorité de protection des données (APD). 

« Les voisins du couple ont porté plainte auprès de l’APD car certaines de ces caméras filmaient une partie de la voie publique, ainsi que de leur propriété privée ».

Selon l’autorité, « les plaignants en tenaient pour preuve des images les concernant, obtenues via cette vidéosurveillance, qui ont par la suite été partagées avec un expert dans le cadre d’une procédure auprès du département de l’environnement ».

Problème là encore, « d’une part, les images avaient été obtenues sans base légale valable. D’autre part, la loi prévoit la possibilité d’un transfert d’images à des services de police ou des autorités judiciaires, or l’expert en question ne fait partie ni de l’un ni de l’autre ».

Le couple avait fait appel à un professionnel pour faire installer ce système. L’autorité souligne « que c’est la personne qui décide d’installer et d’utiliser des caméras de surveillance qui est responsable du placement correct de celles-ci ». Non le professionnel en question.   

Hielke Hijmans, président de la Chambre contentieuse, rappelle au passage « que le RGPD ne s’applique pas qu’aux entreprises, mais aussi aux citoyens qui traitent des données personnelles hors du cadre strictement domestique ». 

Il espère que la décision encouragera les utilisateurs « à bien se renseigner sur les règles en vigueur et à comprendre l’importance de respecter la vie privée de leurs voisins.»  

Pour le Black Friday, l’ADEME lance une opération : « je prends conscience de ce que je consomme »

L’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie donne des conseils pour « une consommation et des achats plus responsables » et pose une question : « avons-nous bien mesuré l’impact de nos achats pour la planète ? ».

Qu’il se tienne cette semaine ou la prochaine, le Black Friday est une période pendant laquelle « nous sommes tentés d’acheter plus », affirme l’Agence. Elle met en avant une étude IPSOS de 2016 : « Alors que les Français pensent posséder 34 équipements électriques et électroniques chez eux, ils en possèdent en réalité 99. Et 6 d’entre eux ne sont jamais utilisés ». 

Parmi les alternatives, il y a évidemment acheter d’occasion et penser aux smartphones reconditionnés. L’impact écologique de plusieurs secteurs est analysé au passage. Toutes les informations se trouvent sur cette page.

Vente de TikTok aux États-Unis, la date limite repoussée au 4 décembre par l’administration de Trump

Depuis l’annonce du bannissement de l’application cet été sur fond de risques pour la sécurité nationale, les nouvelles s'enchaînent à vitesse grand V. 

Un accord a finalement été trouvé avec Oracle et Walmart pour un rachat des activités au pays de l’oncle Sam… mais avec un imbroglio sur les termes. La date limite pour finaliser cette opération avait été repoussée au 27 novembre par l’administration américaine.

Reuters indique qu’elle est de nouveau prolongée, au 4 décembre cette fois-ci. Pour justifier ce report, un porte-parole du Trésor explique avoir reçu une nouvelle proposition concernant la vente de TikTok.

Pour rappel, en septembre, Donald Trump avait affirmé qu’il « n'y aura[it] pas de prolongation de la date limite pour TikTok ». On est déjà au second report. 

Le Parlement européen plaide pour la reconnaissance d’un « droit à la réparation »Crédits : golubovy/iStock

Cette autre résolution du Parlement européen dresse plusieurs pistes que l’Europe se dirige « vers un marché unique plus durable pour les entreprises et les consommateurs ». Ainsi, les eurodéputés veulent que soient précisés, dans les informations précontractuelles à fournir aux clients, la durée de vie estimée et le degré de réparabilité d’un produit.

Ils réclament une meilleure lutte contre l’obsolescence prématurée des produits, « en étudiant la possibilité d’ajouter à la liste figurant à l’annexe I de la directive 2005/29/CE les pratiques qui  raccourcissent de fait la durée de vie d’un bien pour en accroître le taux de remplacement et limiter ainsi indûment la réparabilité des biens, y compris les logiciels ». Cette liste dresse, pour mémoire, les « pratiques commerciales réputées déloyales en toutes circonstances ». Elle s’impose à l’ensemble des États membres.

Autre suggestion : obliger les mises à jour correctives, « à savoir les mises à jour de sécurité et de conformité », pendant toute la durée de vie estimée du dispositif. Les mises à jour évolutives, elles, doivent être réversibles, « sachant qu’aucune mise à jour ne doit jamais réduire les performances ou la réactivité des biens ». Ils invitent aussi la Commission européenne à établir un « droit de réparation » au profit des consommateurs.

Ce droit permettrait de « faire en sorte que les réparations deviennent systématiques, rentables et attrayantes, en tenant compte des spécificités des différentes catégories de produits, dans la droite ligne des mesures déjà prises concernant plusieurs appareils ménagers conformément à la directive sur l’écoconception ».

Plusieurs chemins pour aiguiser ce droit : encouragement d’un processus de standardisation des pièces détachées, des pièces vendues à des prix raisonnables, etc. 

Pour encourager la réparation plutôt que le remplacement, ils plaident pour « l’extension des garanties ou à la remise à zéro de la période de garantie pour le consommateur choisissant cette option ». D’autres voies sont mises sur la table, comme « la nécessité de mettre en place des mesures d’incitation pour que les consommateurs achètent des biens de seconde main ».

En France, la question est appréciée différemment par les ayants droit. Ceux-ci considèrent que la revente de smartphones et autres produits déjà soumis à la redevance Copie privée, doit être assujettie à nouveau

Canonical s’allie à Docker pour proposer des conteneurs sécurisés

Canonical a publié sur Docker Hub, en partenariat avec Docker, une série de conteneurs que le père d’Ubuntu s’engage à supporter dix ans. Une collection baptisée « LTS Docker Image Portfolio », LTS pour « Long Term Support » bien sûr.

Outre ce long support, Canonical promet une correction sous 24 heures des failles critiques dans les conteneurs concernés.

L’obtention des dix ans de support est liée à l’abonnement Ubuntu Pro, destiné avant tout aux entreprises. Canonical explique cependant qu’une partie des conteneurs seront également distribués en tant que Docker Official Image, avec un support de cinq ans.

Le mouvement va dans le sens d’un renforcement de la sécurité autour de la distribution des conteneurs, sujet d’inquiétude. Le partenariat s’inscrit dans une démarche de vérification des images et, pour les entreprises, d’application des règles de sécurité.

Starlink : SpaceX utilise pour la 7e fois le même premier étage, et le recycle

Hier matin, SpaceX envoyait 60 nouveaux satellites Starlink en orbite, une opération réalisée sans encombre, avec la récupération du premier étage, une opération quasiment devenue une routine pour la société.

Cette mission était néanmoins particulière puisque c’était la 7e fois que le premier étage était utilisé, une première. Reste maintenant à voir s’il sera utilisé une huitième fois. Réponse dans les prochaines semaines/mois.

Liberté de la presse : les inquiétudes du Parlement européenCrédits : wellphoto/iStock

Dans une résolution, le Parlement se dit « fortement préoccupé par l’état de la liberté des médias au sein de l’UE ». Il « dénonce les violences, le harcèlement et les pressions auxquels sont confrontés les journalistes ». Ce texte, qui n’a qu’une portée politique, a été adopté par 553 voix pour, 54 contre et 89 abstentions. 

Le Parlement fustige « les tentatives des gouvernements de certains États membres de faire taire des médias critiques et indépendants et de porter atteinte à la liberté et au pluralisme des médias ». La « liberté des médias s’est dégradée au cours des dernières années ». Cette résolution n’est pas née de l’épisode de la proposition de loi sur la sécurité globale, puisqu’elle lui est antérieure.  

Les eurodéputés « invitent les personnalités publiques à s’abstenir de discréditer les journalistes et insistent sur l’obligation légale d’enquêter sur toute agression ». Ils réclament aussi des mesures « pour éviter une concentration excessive des médias et pour garantir leur transparence ». 

S’ils plaident pour une meilleure lutte contre la haine en ligne, ils considèrent que les plateformes ne « doivent pas devenir des organismes de censure privés ». Ils réclament en conséquence des garanties dans les mécanismes de retrait mis en œuvre. 

Pour la rapporteure Magdalena Adamowicz (PPE, PL), « il n’existe pas de liberté sans indépendance des médias, pas de démocratie sans pluralisme des médias. Les médias doivent servir la vérité et non le mensonge. Ils doivent être au service des électeurs, pas de ceux qui sont au pouvoir. Ils doivent aider à contrôler le pouvoir. Ils doivent protéger la démocratie, mais ils peuvent aussi la tuer. Voilà pourquoi les médias doivent être indépendants. »

Au Japon, Sandisk devient Western Digital

Cela fait maintenant cinq ans que Western Digital a racheté SanDisk pour 19 milliards de dollars. Les noms des deux sociétés sont restés, SanDisk ayant par exemple sa petite réputation sur le marché des SSD.

Un changement vient d’être annoncé : la marque SanDisk devient Western Digital, mais au Japon seulement, a précisé la société à Guru3D. Cela ne change donc rien à SanDisk Corporation dans le reste du monde… pour le moment ?

Salesforce serait intéressé par Slack

C’est ce que rapporte le Wall Street Journal, qui évoque des discussions entre les deux entreprises.

On ne connait pas l’état de cette discussion, pas plus que la progression des négociations. Slack étant valorisée actuellement à 17 milliards de dollars environ, il s’agirait en tout cas de la plus grosse acquisition du spécialiste de la relation client (CRM).

À Reuters, une source signale que le rachat de Slack serait vu par Salesforce comme « une extension logique de l’offre aux entreprises ».

Slack pourrait bénéficier de l’appui d’un géant dans une guerre s’intensifiant avec les produits de communication en entreprise, particulièrement Teams de Microsoft. Il y a un mois, le concurrent passait la barre des 115 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement, un net renforcement alimenté en bonne partie par la situation sanitaire mondiale.

Le ministère de l’Intérieur mise sur la « technopolice »

Avec son livre blanc sur la sécurité, Beauvau compte franchir le « mur technologique », titre Acteurs Publics.

Reconnaissance faciale, intelligence artificielle, drones… Le livre de 332 pages publié la semaine dernière, en parallèle à l’examen de la proposition de loi “Sécurité globale”, montre le saut technologique que la Place Beauvau entend réaliser pour surmonter les défis contemporains

Faisant écho à la proposition de Cédric O, le livre blanc propose ainsi « d’expérimenter la reconnaissance faciale dans les espaces publics, afin de maîtriser techniquement, opérationnellement et juridiquement cette technologie à des fins de protection des Français ».

L'objectif serait aussi de « quantifier les difficultés de déploiement à l’échelle de grands réseaux, en termes de charge de calcul, de coût des matériels de déploiement, d’évaluation des différentes catégories d’algorithmes » et des différents capteurs.

Le ministère souhaiterait en outre adopter une approche « multibiométrique », en développant et expérimentant des capteurs d’odeurs ou de la voix, et recourir à l'intelligence artificielle pour analyser les données biométriques ainsi collectées (images, sons, odeurs), ou faciliter le travail quotidien des agents, avec des outils de commande vocale et de compte-rendu.

À l’instar de Bercy pour la détection des fraudes fiscales, l’Intérieur entend également analyser les données en libre accès sur Internet, et en particulier les réseaux sociaux pour repérer d’éventuels « signaux faibles » d’actes malveillants.

Copie privée : la France encore et toujours dans le peloton mondial des perceptions

Le CISAC, le BIEM et Stichting de Thuiskopie ont publié une étude comparative mondiale portant sur la redevance pour copie privée. Comme les années précédentes, la France peut s’enorgueillir d’être une nouvelle fois dans le peloton de tête en matière de perceptions.

Les industriels de la culture, à l’aide d’un océan de données, ont répertorié aussi bien les pays n'ayant pas fait le choix d’un tel prélèvement (comme le Libéria, l’Argentine, le Yémen, ou le Royaume-Uni), que ceux qui misent sur cette rente. 

En Europe, la plupart des pays ont un système de collecte et de redistribution. Parmi eux, la France. Sur le podium mondial, les trois marches sont attribuées à l’Allemagne (332 millions d’euros, 83,02 millions d’habitants), la France (277 millions d’euros, 67 millions d’habitants) et l’Italie (127 millions d’euros, 60,36 millions d’habitants). 

Des données 2018 qui ne correspondent toutefois pas aux chiffres de la Commission copie privée (289 millions d’euros pour 2018). Cette année toujours, sur l’ensemble des pays étudiés, 1,045 milliard d’euros ont été prélevés sur les supports assujettis.   

En France, les collectes de ces dix dernières années ont représenté la bagatelle de 2,69 milliards d’euros.

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