LeBriefdu 30 septembre 2022
Au CNRS, de la stéganographie à la stéganalyse, « ou la version IA de Sherlock Holmes »Crédits : RBOZUK/iStock

Le Larousse rappelle qu’il s’agit d’un « ensemble de techniques permettant de transmettre une information en la dissimulant au sein d'une autre information (photo, vidéo, texte, etc.) sans rapport avec la première et le plus souvent anodine ».

Comme entrée en matière, le CNRS donne un exemple très connu : écrire un message avec du jus de citron. Il faut alors approcher le support d’une source de chaleur pour le faire apparaître. 

Il faut bien séparer stéganographie et cryptographie : le second « laisse le message visible mais le rend illisible à quiconque ne possède pas la clé de déchiffrage », alors que le premier « consiste à rendre ce message quasi invisible aux yeux de tous ». 

La différence est importante ; « la stéganographie est nécessaire à ceux qui ne peuvent pas se permettre qu’on soupçonne qu’ils cachent quelque-chose, ce qui est par exemple le cas des dissidents vivant dans des régimes totalitaires, des espions… ou des criminels ».

À l’époque des attentats du 11 septembre, « on soupçonnait alors les agents d’Al-Qaïda d’utiliser les méthodes de la stéganographie pour faire passer des messages », explique Patrick Bas, directeur de recherche au Centre de recherche en informatique, signal et automatique de Lille.

Le développement de la stéganographie a entraîné l’arrivée de la stéganalyse « ou la version IA de Sherlock Holmes » : « Ces méthodes reposent d’abord sur les logiciels de deep learning (apprentissage profond) qui inspectent des milliers de contenus, dans le but de rassembler les caractéristiques communes et les différences parmi les images qui contiennent des messages et les images qui n’en contiennent pas ».

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à aller lire cet article du Journal du CNRS.

Google met fin à Stadia et remboursera tous les achats

Google vient d’annoncer la fermeture de Stadia. Beaucoup s’en doutaient, tant le service n’évoluait plus, en dépit d’une communication qui se voulait rassurante.

Lancé fin 2019, Stadia avait un modèle particulier, qui nécessitait d’acheter les jeux auxquels on souhaitait jouer en streaming. À ce titre, Google remboursera l’ensemble des achats réalisées par les joueurs, ainsi que les DLC. Il en sera de même pour tous les accessoires achetés sur le Google Store. Seule exception : les abonnements Pro.

Les abonnements actifs ne seront plus facturés dès le 29 septembre. Les serveurs, eux, seront coupés le 18 janvier. Tout va donc très vite.

« Nous restons profondément engagés sur le jeu vidéo et continuerons à investir dans de nouveaux outils, technologies et plateformes alimentant le succès des développeurs, partenaires industriels, clients cloud et créateurs », a indiqué Phil Harrison, vice-président de Stadia. Il est possible que la technologie de Stadia – qui a fait ses preuves – soit employée dans d’autres produits.

Stadia n’est en tout cas que le dernier nom sur une longue liste de services abandonnés par l’entreprise.

hubiC ferme définitivement ses portes et laisse place à Shadow Drive

Rien de surprenant, cette mise à mort était actée depuis le début de l’année. L’équipe d’hubiC envoie des emails de la dernière chance à ses clients pour les informer que le service « fermera DÉFINITIVEMENT ses portes le 30 septembre prochain pour laisser place à Shadow Drive ».

hubiC renvoie ses clients vers Shadow Drive (basée sur NextCloud) qui proposerait « gratuitement jusqu'à 20 Go de stockage », avec une version « Premium pour 8,99 euros mois, pour un stockage de 2 To ». Problème, le service n’est pas encore disponible, Shadow indique sur son site qu’il sera « bientôt disponible ».

Le chatbot indique de son côté que « Shadow Drive sera disponible en Soft Launch auprès d’une sélection d’utilisateurs cet été, et disponible pour tous en Europe dès cet automne, et prochainement en Amérique du Nord ». 

La sonde Juno prend en photo Europe (une des lunes de Jupiter) à 352 km d’altitude seulementCrédits : NASA

Cette image a été prise le 29 septembre à 11h36 alors que la sonde passait au-dessus de la zone Annwn Regio. 

La NASA ne cache pas son plaisir : « ce n'est que le troisième passage de l'histoire en dessous de 500 kilomètres d'altitude », mais aussi le plus proche depuis janvier 2000 lorsque la sonde Galileo était passée à 351 kilomètres de la surface.

La NASA rappelle qu’Europe « est la sixième plus grande lune du Système solaire, , elle est légèrement plus petite que notre Lune ».

Eric Lagadec, astrophysicien à l'Observatoire de la Côte d'Azur, donne quelques explications :

« Sous la surface : un océan. Les lignes sur la surface,autrement très lisse, sont dues à des mouvements tectoniques et à des éruptions de glace ».

Ubuntu débarque dans Amazon WorkSpaces

WorkSpaces est une solution de bureau virtuel disponible depuis Amazon Web Services. Jusqu’à présent, les clients n’avaient le choix qu’entre des machines virtuelles Windows ou Amazon Linux.

Désormais, cette VDI (virtual desktop infrastructure) entièrement managée accueille Ubuntu, première distribution Linux tierce à entrer dans le service d’Amazon.

Pour les entreprises ayant l’habitude de la distribution de Canonical, ce peut être un sérieux avantage. Comme souvent dans ce genre de cas, il devient possible pour les administrateurs de préparer à l’avance des sessions Ubuntu finement paramétrées avec plus ou moins d’applications, outils et autres selon le type d’utilisateur.

Par exemple, des travailleurs distants peuvent se voir servir une session spécifique, avec outils et environnement adaptés, sans faire courir à l’entreprise le risque d’une machine mal configurée. Les contrôles de sécurité d’AWS s’appliquent, notamment sur la connexion, et les données sont chiffrées au repos.

Fedora coupe l’accélération matérielle pour les codecs H.264, H.265 et VC1 dans Mesa

C’est une mauvaise nouvelle pour les personnes se servant de la distribution qui bénéficiaient de cette accélération matérielle pour la vidéo, le plus souvent à travers le pilote AMD open source.

La décision n’a pas été plaisante, mais est le résultat d’un problème de licence. L’accélération est donc coupée pour Mesa VA-API dans Fedora 37, et probablement répercutée dans les anciennes versions supportées. De ce que l’on sait, le support actuel aurait été diffusé par erreur.

S’agissant d’un problème de licence, il est probable que la situation ne s’améliorera pas rapidement. S’il y a un jour une solution.

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