LeBriefdu 22 janvier 2021
Droits voisins : les exclus de l’accord Google persistent dans leur combatCrédits : AndreyPopov/iStock

Hier, Google a annoncé la signature d’un accord avec l’Alliance de la Presse d’Information Générale. Un accord visant à orchestrer le paiement des droits voisins par le géant, pour la reprise des titres de presse. 

Problème, si la hache de guerre est enterrée avec le représentant des grands éditeurs de presse français, tel n’est pas le cas avec d’autres. 

Le Syndicat des éditeurs de la presse magazine « maintient sa plainte à l’encontre de Google » devant l’Autorité de la concurrence. Le syndicat qui parmi ses membres Bayard Presse, le groupe Prisma, L’Express ou encore Challenges, plaide pour une rémunération effective « pour l’ensemble de la presse qu’elle soit IPG ou non, quelle que soit sa famille de presse ou son organisation représentative ». 

Même son de cloche à la Fédération Nationale de la Presse d’information Spécialisée (FNPS). D’un, cet accord cadre « ne s’applique qu’à quelques titres de presse en ignorant ceux qui ne sont pas reconnus d’information politique et générale par la législation française, notion qui n’existe pas en droit européen ».

De deux, cet accord « acte de facto la position illégale de Google consistant à ignorer les contenus des éditeurs non reconnus IPG, voire pire, à proposer en ce qui les concerne la signature de licence à prix nul ». 

Il regrette que les signataires « plient devant les exigences de la plateforme en position ultra dominante dont elle abuse en proposant une rémunération à prix nul pour une grande part de leurs propres contenus ».

Emmanuel Naëgelen est nommé adjoint au directeur général de l’ANSSI

C’est via un décret au Journal officiel que la nouvelle est officialisée. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information rappelle qu’il a pris « la tête du pôle Opérations du Commandement de cyberdéfense (COMCYBER) du ministère des Armées » en 2018.

Il est resté deux ans à ce poste, avant de devenir conseiller à l’ANSSI depuis août 2020. Il est donc désormais adjoint au directeur Guillaume Poupard et remplace Emmanuel Germain qui occupait ce poste depuis le 1er novembre 2016.

SI-DEP, Contact Covid, Vaccin COVID et TousAntiCovid : le bilan intermédiaire de la CNIL

Dans un bilan intermédiaire (la délibération), la CNIL « publie son deuxième avis adressé au Parlement sur les conditions de mise en œuvre de SI-DEP, Contact Covid, Vaccin COVID et TousAntiCovid ».

Des remarques ont été exprimées à l’égard de Contact COVID, un traitement mis en œuvre par la Caisse nationale d’assurance maladie destiné à recueillir « des informations sur les cas contact et les chaînes de contamination ». 

En particulier, elles portent sur « certaines mauvaises pratiques résiduelles relatives aux conditions d’authentification, à la traçabilité et à la transmission de données personnelles à un tiers non habilité à héberger des données de santé ».

Elle a dénoncé plusieurs manquements, notamment sur les durées de conservation et la sécurité. 

Sur TousAntiCovid, comme elle l’avait déjà exprimé à propos de StopCovid, son ancien nom, elle juge « indispensable de développer des initiatives et des indicateurs permettant d’évaluer pleinement l’effectivité sanitaire du dispositif dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de COVID-19 ».

Iliad : dix engagements pour arriver à la neutralité carbone d’ici 2035

Dans un communiqué, la société affirme qu’elle va « investir 1 milliard d’euros en 15 ans pour atteindre la neutralité carbone en France et en Italie ». En Pologne, « les travaux pour l’intégrer au Bilan Carbone du Groupe ont déjà commencé ».

Trois objectifs sont au programme : 

  • dès 2021, un approvisionnement 100 % d’électricité d’origine renouvelable ;
  • dès 2035, avec 15 ans d’avance sur les Accords de Paris, 0 émission nette sur ses émissions directes ;
  • en 2050, 0 émission nette sur ses émissions indirectes les plus significatives. 

Pour plus de détail, un livre blanc a été mis en ligne, ainsi qu’une vidéo de présentation. L’opérateur rejoint ainsi la galaxie de sociétés faisant des annonces du même genre depuis des mois, des actions qui s’inscrivent dans la lignée des accords de Paris et de la volonté de l’Europe de devenir « le premier continent climatiquement neutre d'ici à 2050 ».

Intel : plus de 20 milliards de dollars de bénéfice net en 2020

Hier, le fondeur a publié ses résultats pour le quatrième trimestre de 2020 (avec des infographies par ici). Les revenus sont en très légère baisse à à 20 milliards de dollars, contre 20,2 milliards il y a un an (-1 %). Le bénéfice net suit la même tendance avec 5,9 milliards de dollars au lieu de 6,9 milliards (-15 %).

Sur l’année complète en revanche, le fabricant revendique 77,9 milliards de dollars de chiffres d’affaires (+8 %), avec 20,9 milliards de dollars de bénéfice net (-1 %). En 2020, la branche PC-centric (Client Computing Group) grimpe de 8 % à 40,1 milliards de dollars de revenus, contre 9 % pour la Data-centric à plus de 37 milliards de dollars. 

Au prochain trimestre, Intel s’attend à avoir un chiffre d’affaires de 17,5 milliards de dollars environ, avec une marge opérationnelle de 30 %. Pour rappel, la société va avoir un nouveau PDG le 15 février, Pat Gelsinger.

Jessica Rosenworcel est la présidente de la FCC par intérim

Dans la foulée de l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, Ajit Pai démissionne de ses fonctions à la tête de la FCC, le régulateur américain des télécoms. Il est remplacé par Jessica Rosenworcel, qui occupe le poste par intérim pour le moment.

Dans sa bio officielle sur le site de la FCC, on peut lire qu’elle est une fervente défenseure de la neutralité du Net (mise à mort par son prédécesseur) et d’un accès à Internet pour tous les étudiants afin qu’ils puissent faire leurs devoirs. 

Microsoft facilite l’emploi de Win32 pour les développeurs C# et RustCrédits : Macrovector / Freepik

L’éditeur cherche à se débarrasser de son environnement Win32 depuis longtemps. Mais la situation s’est stabilisée sur une étrange dichotomie : les initiatives continuent pour l’éliminer (Windows RT, 10S, 10X…), mais des efforts sont faits pour mieux l’intégrer dans des applications modernes.

Win32 est surtout disponible aux développeurs C et C++. L’utilisation de ces API est techniquement faisable pour d’autres langages, mais elle est malaisée et peut facilement conduire à des erreurs.

Microsoft propose donc win32metadata (dépôt GitHub) qui fournit, comme son nom l’indique, une description complète de la surface des API Win32, qui peut alors être projetée vers n’importe quel langage. Le résultat en sortie est un fichier de métadonnées Windows (winmd), compatible ECMA-335 et publié sur Nuget.org.

win32metadata peut donc être utilisé pour générer des wrappers vers les API Win32, simplifiant le travail d’écriture et réduisant drastiquement les erreurs potentielles.

Deux sont déjà proposés, C#/Win32 pour le C# et windows-rs pour le Rust. Il s’agit d’un début, l’éditeur espérant en proposer d’autres plus tard.

Sur Mars, la mission InSight est prolongée de deux ans

La sonde est sur la planète rouge depuis plus de deux ans. Les résultats de cette mission et de son sismomètre SEIS, développé par le CNES (en partenariat avec l’IGP de Paris et le JPL, entre autres), sont à la hauteur des espérances.

La sonde arrive néanmoins au bout de sa mission primaire qui est de deux ans. Sans aucune surprise, « la mission martienne InSight est prolongée par la NASA de deux années, jusqu’en décembre 2022 ».

Le CNRS ajoute que l’Agence spatiale américaine ainsi que le CNES (pour les contributions françaises et internationales qu’il coordonne) apportent « un soutien financier élevé ». 

Alphabet (Google) jette l’éponge et met un terme à ses ballons stratosphériques Loon

Dans un billet de blog, la société explique que la route de ce projet de la division X « vers la viabilité commerciale s’est avérée beaucoup plus longue et plus risquée qu’espérée ». « Nous avons donc pris la décision difficile de fermer Loon ». 

« Dans les prochains mois, nous commencerons à mettre fin aux opérations » et « la plupart des membres de l'équipe de Loon passeront à autre chose », ajoute l’entreprise. Un « petit groupe » d’employés restera néanmoins sur le projet afin de s’assurer que les opérations en cours se déroulent correctement.

« Bien que Loon disparaisse, ce n’est pas le cas de notre engagement en matière de connectivité. Aujourd'hui, nous promettons un fonds de 10 millions de dollars pour soutenir les organisations à but non lucratif et entreprises axées sur la connectivité, Internet, l'entrepreneuriat et l'éducation au Kenya ».

Loons avait été lancé en 2013 et plusieurs séries de ballons stratosphériques ont été envoyées dans le ciel afin d’apporter de la connectivité aux populations au sol.

Edge 88 propose enfin la synchronisation de l’historique et des onglets ouverts

Il aura fallu un an, mais Edge a finalement bouclé la boucle. C’était une vraie curiosité : le navigateur synchronisait les mots de passe, adresses, paramètres, favoris et même les extensions, mais pas l’historique ni les onglets ouverts. C’est chose faite.

Edge 88 propose d’autres nouveautés. La recherche dans la barre latérale est ainsi disponible chez tout le monde. Elle fonctionne comme on l’imagine : un double-clic pour sélectionner un mot, puis un clic droit et « Rechercher avec Bing dans la barre latérale ». Cette fonction n’est disponible qu’avec le moteur de Microsoft.

La version Mac du navigateur est enfin équipée de la bascule automatique des profils. Sur l’ensemble des plateformes fixes, les thèmes sont supportés, en provenance du Store de Microsoft ou du Web Store de Chrome. Visuellement, certains noteront des icônes légèrement différentes, après être passées à la moulinette Fluent Design.

La partie sur les mots de passe se renforce également avec un nouveau générateur. Le navigateur se positionne comme gestionnaire de mots de passe, une orientation que suit également Chrome.

Enfin, Edge sait maintenant endormir les onglets n’étant pas utilisés. Le mécanisme n’a rien de nouveau et libère des ressources. Quand on sait ce que peut consommer un navigateur avec de nombreux onglets ouverts, la fonction est bienvenue mais doit être activée dans les paramètres.

Pour ceux ayant déjà Edge, la nouvelle version s’installera depuis l’À propos, comme sur les autres dérivés de Chromium. Les autres pourront le récupérer depuis son site officiel.

Windows Terminal : l'interface pour les paramètres arrive enfin

Après un long développement et déjà de nombreuses évolutions, la nouvelle console de Microsoft va faire un saut important d'ici peu : la modification simple des options.

Elles se gèrent actuellement dans un fichier JSON. Une solution qui n'effraie pas le public de développeurs visés, mais qui n'est pas vraiment la plus pratique au quotidien. Il était donc temps que cela change.

Netgate introduit WireGuard dans son pfSense et lance une offre Plus

Depuis son passage en version 1.0 en mars 2020, la solution VPN WireGuard fait consensus. Au point d’avoir été adoubée par Linus Torvalds, intégrée dans le noyau Linux (5.6) et plusieurs autres systèmes, notamment FreeBSD.

Chez Netgate, pfSense est une plateforme pare-feu et routeur justement basée sur FreeBSD. Depuis peu, les intéressés peuvent récupérer des préversions de pfSense Community Edition 2.5 apportant le support de WireGuard. Sa gestion se fera à travers l’interface web de pfSense. Netgate précise que c’est le résultat de plus d’un an de travail.

Parallèlement, l’entreprise lance son offre pfSense Plus, plus complète et basée sur la Factory Edition. La différence ne fera qu’augmenter avec le temps entre la Community Edition et pfSense Plus, mais Netgate promet que des fonctions seront « données » régulièrement à la première.

Comme on peut s’y attendre, il y aura davantage de fonctions dédiées à la sécurisation des réseaux, des améliorations de performances, de nouveaux outils de gestion, etc. « Le produit deviendra plus puissant, flexible et simple à utiliser avec le temps, puisqu’il est réarchitecturé pour aller au-delà des limitations du logiciel open source pfSense ».

Les eurodéputés réclament un droit à la déconnexion des télétravailleursCrédits : code6d/iStock

Dans une résolution adoptée par le Parlement, les eurodéputés réclament de la Commission le dépôt d’une proposition visant à consacrer un droit à la déconnexion. Ce texte devrait « permettre à ceux qui travaillent avec des outils numériques de s’en déconnecter en dehors de leurs heures de travail ».  L’initiative « devrait également fixer des exigences minimales pour le travail à distance et préciser les conditions et les heures de travail, ainsi que les temps de repos ».

« Bien que le travail à domicile ait contribué à préserver l’emploi et les entreprises pendant la crise du COVID-19, la combinaison de longues heures de travail et d'exigences plus élevées a aussi pour conséquence une augmentation des cas d’anxiété, de dépression, de burnout et d’autres problèmes de santé mentale et physique ».

Pour le rapporteur Alex Agius Saliba, « nous ne pouvons pas abandonner des millions de travailleurs européens qui sont épuisés par la pression de la connexion permanente et de l’allongement des horaires de travail ». 

Toujours selon l’eurodéputé, « le moment est venu de nous tenir à leurs côtés et de leur donner ce qu’ils méritent: le droit à la déconnexion. C’est essentiel pour notre santé mentale et physique. Il est temps d’adapter les droits des travailleurs aux réalités de l’ère numérique. »

En France, ce droit, consacré en 2017, est organisé par le Code du travail, en son article L2242-17.

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