LeBriefdu 10 août 2022
« Marotte de la droite et de l'extrême droite », la carte Vitale biométrique passe au SénatCrédits : _laurent/iStock

Le Sénat vient de signifier « le coup d'envoi au gigantesque chantier de la carte Vitale biométrique », titrent Les Échos : 

« La droite a réussi à faire voter dans le projet de loi de Finances rectificative une première enveloppe de 20 millions d'euros pour l'instauration de la carte Vitale biométrique. Une de ses vieilles revendications pour lutter contre la fraude sociale. »

Le Parlement avait pourtant déjà rejeté une proposition de loi sénatoriale il y a deux ans, invoquant « la protection de la vie privée et des données personnelles », mais Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Palais du Luxembourg, « avait fait de cette mesure une condition pour voter le projet de loi de Finances rectificative » : 

« Marotte de la droite et de l'extrême droite depuis une dizaine d'années, au programme de Marine Le Pen lors des trois dernières élections présidentielles, la mise en place de la carte Vitale biométrique serait pour ses partisans un moyen essentiel de lutter contre la fraude sociale. »

Les Échos soulignent qu'il est « difficile pour autant de chiffrer la fraude sociale » : Retailleau avançait en effet que « plus de 7 millions de cartes Vitale en circulation de plus qu'il n'y a de Français », mais le chiffre a été démenti par les autorités. 

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale de 2020, s'appuyant sur un rapport de la Cour des comptes, évoquait de son côté à « 1,8 à 2 millions » le nombre de cartes Vitale surnuméraires en France, alors que nombre de doublons ne seraient « pas liés à des fraudes (carte perdue puis retrouvée par exemple) ».

La CNAM avait, de plus, estimé que le renouvellement des cartes pourrait prendre 20 ans, et coûter 900 millions d'euros, le coût de la carte biométrique passant à 15 euros, contre 4,40 pour une carte classique.

« Le Sénat gaspille 20 millions pour une mesure inutile et passéiste qui peut faire perdre du temps médical », a d'ailleurs commenté sur Twitter Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d'officine, avec un émoji très énervé.

« En 30 ans de pratique, je n’ai jamais vu de fraude à la carte Vitale », précise-t-il à Public Sénat, estimant qu'il aurait plutôt fallu lutter contre la « fraude qui concerne les fausses ordonnances pour des médicaments très chers qui sont ensuite exportés », que la carte Vitale biométrique n'empêchera aucunement : « on se trompe de réponse à un vrai combat ».

Agnès Giannotti, présidente de MG France, premier syndicat de médecins généralistes, déplore : « c'est de l'affichage politique [...] la fraude sociale est souvent mise au premier plan alors que l'essentiel du problème n'est pas là, il est dans le ciblage de la pertinence des dépenses de santé ».

Intel annonce ses GPU Arc Pro A30M, Pro A40 et Pro A50

Après l’annonce de ses premiers GPU Arc mobiles, Intel passe chez les professionnels avec les Arc Pro série A. « Les premiers produits sont le GPU Intel Arc Pro A30M pour les facteurs de forme mobiles et les GPUs Intel Arc Pro A40 (à un seul slot) et A50 (à deux slots) pour les ordinateurs de bureau à petit facteur de forme », explique le fabricant.

« Ils intègrent tous le support du ray tracing, des capacités d'apprentissage automatique et l'accélération matérielle de l'encodage AV1, une première dans le secteur ». Les détails techniques se trouvent par ici.

 Les GPU seront disponibles à partir de la fin d’année. 

Trois jeunes Français poursuivis par le FBI, mais un seul risquerait l'extraditionCrédits : Merydolla/iStock/ThinkStock

Trois jeunes hommes français sont accusés par le FBI de figurer parmi les membres actifs d'un groupe de cybercriminels connu mondialement et baptisé du nom de la série Pokémon, les « ShinyHunters », explique Libération.

Ils sont accusés d'avoir « pompé l’équivalent de 200 millions de données d’une dizaine d’entreprises dans le monde ».

La Cour de cassation du Maroc vient d'approuver la demande d'extradition de l'un d'entre eux, Sébastien Raoult, 21 ans, incarcéré au Maroc où il était parti en vacances, suite à une fiche rouge d'Interpol émanant des États-Unis. 

S'il était extradé, il risquerait une peine cumulée de 116 années de prison, contre 5 ans « pour le même crime » s'il était jugé en France.

L’extradition ne peut cependant être décidée que « par le Premier ministre sur proposition d’une commission réunissant aussi les ministres des Affaires étrangères et de la Justice », ce qui pourrait reporter la décision de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, précise Libération.

« Mon fils a été trahi par la France, il a été vendu aux Américains », dénonce son père. Les autorités américaines auraient en effet adressé une demande d’entraide internationale aux autorités françaises l’été 2021.

« Évidemment que la demande d’entraide internationale est passée sur le bureau de M. Dupond-Moretti comme c’est le cas dans ce type d’affaires », relève son avocat, Philippe Ohayon, pour qui la France aurait joué un rôle de « sous-traitant ». Il a adressé une demande de saisine de l’inspection générale de la justice.

Une accusation d'autant plus curieuse que le procureur n’aurait « été saisi d’aucune plainte ou de dénonciation des autorités américaines », argument « surprenant alors qu’au moins deux autres Français mis en cause par le FBI ont été mis en garde à vue au moment où Sébastien Raoult se faisait arrêter ».

ADRA NDR : une application de cybersécurité payante pour des switchs QNAP

Le fabricant de NAS explique qu’il s’agit d’une « solution de cybersécurité innovante intégrant plusieurs fonctionnalités de détection, d’analyse et de réponse contre les menaces de rançongiciels ».

« Une fois les attaques détectées, une analyse plus approfondie est menée afin de déterminer une politique de réponse applicable, telle que mettre en quarantaine des clients compromis et s’assurer qu’ils n’affecteront pas les autres sur le réseau local », ajoute QNAP.

ADRA NDR prend la forme d’une application pour les switchs PoE de la gamme QGD (QGD-1600P et QGD-1602P). Elle n’est pas gratuite, loin de là : il s’agit d’un abonnement à 399 dollars pour un an, ou 1 099 dollars pour trois ans. 

WhatsApp : délai de suppression, visibilité en ligne, captures d’écrans interdites…

La messagerie se dote actuellement de plusieurs nouveautés bienvenues en lien avec la vie privée. Depuis peu, on dispose ainsi de 2 jours et 12 heures pour supprimer un message envoyé, alors qu’elle est actuellement d’une heure seulement. Passé ce délai, le comportement reste le même : on ne peut plus supprimer le message que pour soi.

D’ici la fin du mois, deux apports significatifs seront également faits. D’une part, on pourra choisir qui dans les contacts peut voir que l’on est en ligne. On pourra laisser ce statut visible par tout le monde, au contraire par personne, ou à un groupe seulement. Cette fonction sera jumelée à celle permettant de voir la dernière présence active.

Ensuite, les contenus envoyés en mode éphémère (Vue unique) ne pourront plus faire l’objet de captures d’écran. La fonction sera bloquée par l’application.

Enfin, il va être possible de quitter un groupe sans que tous les membres voient l’information. Seul l’administrateur du groupe en sera prévenu. Au moment de quitter, WhatsApp proposera quand même d’archiver le groupe, ce qui permettra de continuer à recevoir les messages, mais sans en être averti.

Il n’y a pas de date pour cette dernière fonction. Elle est simplement « en test ».

1Password 8 disponible sur Android et iOS, avec une nouvelle interface

Le gestionnaire de mots de passe fait peau neuve avec sa version 8, qui inaugure un écran d’accueil personnalisable. Comme l’explique l’éditeur AgileBits dans son annonce, on peut y épingler ses favoris, identifiants récemment créés ou souvent utilisés, etc. Tous les éléments peuvent être cachés ou réarrangés.

L’application mobile reprend à son compte la fonction Watchtower (tour de guet), affichée elle aussi sur l’écran d’accueil. Pour rappel, Watchtower permet d’afficher un score global de sécurité pour ses mots de passe et de prévenir l’utilisateur s’il y a eu compromission de ses données, entre autres.

On retrouve également les Collections apparues dans les versions Mac et Windows. Elles permettent le regroupement de coffres dans des groupes, pour en simplifier l’utilisation et surtout le partage. Cas typique, le regroupement des mots de passe de la famille.

1Password 8 reste sur le même modèle que précédemment, avec un abonnement de 3,99 euros par mois ou 37,99 euros par an. Une formule famille existe pour un foyer de six personnes, pour 7,49 euros par mois ou 62,99 euros par an.

À noter qu’il s’agit d’une nouvelle application et qu’elle ne remplace pas automatiquement l’ancienne.

Joe Biden signe les CHIPS et Science Act, Micron annonce 40 milliards de dollars d’investissement

Il s’agit d’un très vaste plan pour soutenir l’industrie et la recherche aux États-Unis, notamment face à la Chine.

Cette signature inscrit « dans la loi le paquet de 280 milliards de dollars qui comprend 52 milliards de dollars de financement pour stimuler la fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis », explique The Verge.

Il est question de « 39 milliards de dollars d'aides pour encourager les entreprises à produire localement, et 13 milliards pour les laboratoires de recherche », ajoute La Tribune. Le crédit d'impôt à l’investissement occupe une part importante puisque la « nouvelle loi prévoit qu'il atteindra 25 % pour les usines de puces », indiquent nos confrères.

Hier, Micron annonçait « un investissement de 40 milliards de dollars [jusqu’à la fin de la décennie, ndlr] dans la fabrication de puces mémoire ». La société « prévoit de commencer la production dans la seconde moitié de la décennie ». À terme, la création de 40 000 postes est prévue.

« Afin de rivaliser avec la Chine, 200 milliards de dollars seront injectés sur dix ans pour stimuler la recherche scientifique américaine. Le Congrès devra encore adopter une loi de crédit pour financer ces investissements », précise Reuters.

Sans surprise, l'ambassade de Chine à Washington n’est pas sur la même longueur d’onde. Ce plan rappellerait la « mentalité de la Guerre froide ».

Parallels Desktop 18 : support de macOS Ventura, des puces M1 Ultra et M2, performances améliorées

Nouvelle version majeure pour Parallels Desktop, qui commence par se mettre en phase avec les nouveautés apparues au cours des douze derniers mois chez Apple : macOS Ventura (dont la version finale n’arrivera vraisemblablement qu’en octobre), la déclinaison Ultra du M1 et le M2, sorti récemment au travers des nouveaux MacBook Air et MacBook Pro 13 pouces.

Avec un M1 Ultra – pour les personnes pouvant se payer une telle machine – le support de Windows 11 permet une nette amélioration des performances. Corel indique qu’elles peuvent pratiquement doubler, pour peu que l’on affecte des ressources conséquentes. La limite est de 18 cœurs CPU et 62 Go de mémoire.

Les écrans ProMotion des MacBook Pro 14 et 16 pouces sont supportés eux aussi, tandis que l’USB 3.0 est mieux géré pour tout ce qui touche à la capture vidéo. Nouveau également, le support des manettes de jeu installées sur le Mac sont prises en charge dans Windows, par exemple les manettes de Xbox et PlayStation.

L’édition Standard coûte 99,99 euros par an, 129,99 euros en licence perpétuelle ou 69,99 euros en mise à jour. Les versions Pro et Business sont plus chères et destinées aux entreprises, avec des fonctions comme l’isolation du réseau des machines virtuelles ou encore le déploiement de machines Windows 11 dans un parc Mac.

Google Meet : le chiffrement côté client débarque pour les comptes WorkspaceCrédits : matejmo/iStock

Ce chiffrement était attendu, car déjà disponible dans Drive, Docs, Sheets et Slides. Il permet aux détenteurs de comptes Workspace (payants) un contrôle direct des clés de chiffrement.

La fonction se destine, selon Google, « aux entreprises ayant besoin d’un niveau supplémentaire de confidentialité et rend le média indéchiffrable, y compris par Google ». Toutes les données sont concernées : texte, audio et vidéo.

Le chiffrement côté client (CSE) ne fonctionne dans un premier temps que pour la version web de Meet, et uniquement pour les membres de l’organisation. La compatibilité avec les applications mobiles, le matériel de réunion et les invités arrivera plus tard.

Comme pour Zoom avec l’arrivée du chiffrement de bout en bout, le CSE rend certaines fonctions inopérantes, par exemple l’atténuation du bruit et les sous-titres, qui s’exécutent sur les serveurs de Google.

Attention cependant, car cette nouveauté n’est disponible, pour l’instant en tout cas, que dans trois variantes de Workspace : Enterprise Plus, Education Standard et Education Plus.

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