LeBriefdu 19 octobre 2021
De « l'extraordinaire diversité de la vie » aux « nouvelles frontières du vivant »

Dans son Journal, le CNRS s’intéresse à la vie, au sens large du terme. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’année de la biologie (2021-2022) organisée par le CNRS et le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Éric Karsenti, médaille d’or du Centre national de la recherche scientifique en 2015, commence par quelques chiffres :

« Le nombre d’espèces connues s’établit à environ 7,2 millions, parmi lesquelles on recense 6,7 millions d’invertébrés, 80 500 vertébrés et 390 800 plantes. À cela, nous devons ajouter les micro-organismes qui forment la vie invisible de notre planète : il existe plus de 6 millions d’espèces de bactéries, qui s’apparentent plutôt à des catégories génomiques ».

Il ajoute que « caractériser la diversité du vivant sur la Terre est un enjeu fondamental pour connaître notre planète. Il faut avoir conscience que la diversité change tout le temps ! Il s’est produit plusieurs extinctions massives avant nous et à chaque fois, la diversité est repartie dans une autre direction ».

Catherine Jessus, ancienne directrice de l’Institut des sciences biologiques du CNRS, propose un voyage aux « limites du vivant » qui « ne cessent de reculer et posent d’immenses défis aux biologistes ».

« La liste des avancées récentes est impressionnante [elle cite notamment les ciseaux génétiques Crispr-Cas9, ndlr], et pourtant : le champ de ce qu’il nous reste à découvrir ne cesse de s’agrandir... ».

Quels sont les enjeux pour le XXIe siècle ? « Je citerais l’exploration du monde microbien, qui inclut des organismes vivant dans des milieux extrêmes et de nouvelles formes de vie inattendues ; l’étude des moteurs de l’évolution, au-delà des seules mutations génétiques ponctuelles ; le fonctionnement des génomes ».

Apple annonce ses MacBook Pro à base de M1 Pro/Max, à partir de 2 249 euros

Les nouvelles puces du constructeur promettent d'être performantes, mais se paient pour le moment au prix fort. La machine « de base » (14") embarque néanmoins 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage avec trois ports Thunderbolt 4, un HDMI, un lecteur de carte SDXC et port MagSafe 3. Un retour à la connectivité.

Le modèle de 16" débute à 2749 euros, toujours avec un M1 Pro, mais complet cette fois, l'adaptateur secteur passe à 140 watts. Il faut compter pas moins de 3 849 euros pour goûter au M1 Max accompagné de 32 Go de mémoire et 1 To de stockage.

Il est néanmoins proposé en option sur les modèles inférieurs : comptez 500 euros et 730 euros selon sa composition sur le MacBook Pro 14 de base avec 32 Go de mémoire. 460 euros de plus pour passer à 64 Go.

Hier, Apple a également suscité des moqueries en mettant en vente une chiffonnette « constituée d’un matériau non abrasif doux au toucher, la chiffonnette nettoie n’importe quel écran Apple, y compris ceux en verre nano‑texturé, de façon efficace et sûre »  à… 25 euros. Un produit dont on ne connaît pas les dimensions, mais qui a droit à une (ridicule) liste de compatibilité.

Roaming sans surcoût en Europe : le Parlement vote aussi pour 10 ans de plus avec de nouvelles règles

L’itinérance « comme à la maison » est une réalité depuis le 15 juin 2017, après des années de batailles. Le règlement en place est valable jusqu’au 30 juin 2022, mais la Commission européenne a déjà proposé de le prolonger de dix ans, avec de nouvelles règles.

La Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie du Parlement lui emboîte le pas et a voté elle aussi « pour étendre de dix ans supplémentaires le système de "l’itinérance aux tarifs nationaux" », avec également de nouvelles contraintes pour les opérateurs.

En plus de continuer à utiliser son téléphone portable sans coût additionnel lors d’un déplacement dans l’Union européenne, il est question de profiter de « la même qualité de vitesse de connexion mobile à l’étranger que dans leur pays d’origine » (pas de 3G alors que la 4G est disponible par exemple), de proposer un accès gratuit aux services d’urgence et de « mettre fin aux surtaxes pour les appels intra-UE ».

Avant de se mettre en place, ce nouveau règlement doit encore faire l’objet d’un accord entre le Parlement et le Conseil. Une première étape est franchie puisque « le rapport a été adopté par 67 voix pour, aucune contre et 7 abstentions » au Parlement. De plus, « les députés ont voté pour ouvrir les négociations avec le Conseil ».

Une sénatrice demande l’exclusion des biens reconditionnés de la redevance pour copie privéeCrédits : MicroStockHub/iStock

En commission de développement durable, cinq amendements ont été déposés sur l’ensemble de la proposition de loi sur l’empreinte environnementale du numérique examinée en seconde lecture.

Un seul réclame la suppression pure et simple de l’article 14 Bis B qui, dans sa version adoptée par les députés sur demande gouvernementale, assujettit les matériels reconditionnés à la redevance pour copie privée.

Pour Laurence Muller-Bronn, sénatrice LR du Bas-Rhin et auteure de cet amendement de suppression, cette extension risque d’avoir pour conséquence « de pénaliser la vente des smartphones reconditionnée en augmentant leur prix de 10 % pour les téléphones reconditionnés les moins chers, recherchés par les consommateurs le plus modestes ».

Elle dénonce le risque d’appareils « moins attractifs », avec une redevance pénalisant « l’essor de l’économie circulaire ».

Relevons que les sénateurs écologistes n’ont produit aucun amendement à cet instant, pas plus que le sénateur Patrick Chaize, coauteur de la proposition de loi. Celui-là même qui avait pourtant demandé et obtenu l’exclusion du reconditionné, en première lecture. ll dénonçait alors le risque d’ « une perte de pouvoir d’achat pour les Français et un frein au développement de solutions environnementalement vertueuses ».

Celui-ci nous a depuis indiqué qu’il souhaitait un vote conforme à celui des députés.

L’examen est programmé le 20 octobre en commission, le 2 novembre en séance.

Lucy in the sky with problème sur un panneau solaire

Si le décollage de cette mission de la NASA s’est déroulé sans problème, ce n’est pas le cas du déploiement de ses panneaux solaires. En effet, selon les données l’un d’entre eux pourrait ne pas « être entièrement verrouillé ».

L’Agence spatiale américaine se veut rassurante : « Tous les autres sous-systèmes sont normaux. Avec son attitude actuelle, Lucy peut continuer ses opérations sans menacer sa santé et sa sécurité ».

Bien évidemment, une analyse est en cours pour « comprendre la situation et déterminer les prochaines étapes ».

Pour rappel, le James Webb Telescope devra lui aussi se déployer dans l’espace, notamment son miroir principal qui est composé de trois blocs… on lui souhaite plus de réussite du premier coup que Lucy.

N26 lève plus de 900 millions de dollars, sa valorisation atteint 9 milliards de dollars

La société affirme qu’il s’agit d’un « montant historique » pour une banque en ligne européenne. N26 « devient ainsi la fintech la plus valorisée en Allemagne et rejoint le top 20 des fintechs mondiales ».

Third Point Ventures, Coatue Management, Dragoneer Investment Group et les investisseurs existants ont participé à ce tour de table. Ce financement servira à « compléter son offre de services bancaires mobiles ».

« Pour mener à bien l’ensemble de ces projets, la banque N26 va faire croître ses équipes en recrutant 1 000 employés supplémentaires dans les deux années à venir, basés dans ses 8 bureaux actuels répartis dans le monde pour travailler en priorité sur le Produit, l‘innovation Tech et la Sécurité ».

La banque en ligne en profite pour revendiquer « plus de 7 millions de clients dans 25 pays, dont près de 2,5 millions en France ». Elle devrait réaliser cette année « plus de 90 milliards de dollars de volume de transactions ».

macOS Monterey sera disponible le 25 octobre

Apple aura pris son temps, mais c’est fait : Monterey est terminé et sera disponible lundi prochain, 25 octobre. Une Release Candidate est d’ailleurs distribuée depuis hier soir aux testeurs, pour une version 12.0.1 d’ailleurs.

Rappelons que Monterey rejette quelques Mac acceptés par l’actuel Big Sur. Les nouveaux modèles minimaux deviennent :

  • iMac : fin 2015
  • iMac Pro
  • MacBook Air : début 2015
  • MacBook Pro : début 2015
  • Mac Pro : fin 2013
  • Mac mini : fin 2014
  • MacBook : début 2016

Le système rejette notamment les iMac et Mac mini de 2014, des machines ayant 7 ans. Cela nous parait bien peu pour un système de bureau, surtout quand on sait qu’iOS grimpe régulièrement à six ans d’ancienneté sur les iPhone et iPad.

Comme nous l’avions signalé dans notre article, Monterey évolue en douceur. Sa plus grande nouveauté, Universal Control, n’est pas encore présente. Pour le reste, il y a surtout Safari 15, une vraie évolution de Notes, l’arrivée de Raccourcis, l’assistant de concentration, l’audio spatial pour FaceTime ou encore SharePlay.

Les versions finales d'iOS et d'iPadOS 15.1, tvOS 15.1 et watchOS 8.1 seront également disponibles la semaine prochaine, mais Apple n'a pas donné de date.

Baromètre France Num : « de plus en plus de TPE/PME passent au numérique »

Un peu en mode Captain Obvious, le dispositif France Num (piloté par la DGE) a mené une enquête entre « mars et avril 2021 sur 2 796 entreprises de 0 à 249 salariés ». Sans surprise, « le numérique est une solution de plus en plus plébiscitée par les chefs d’entreprise : ils sont 78 % à penser qu’il représente un « réel bénéfice » contre 68 % avant la crise sanitaire.

« La crise sanitaire a poussé les entreprises à s’équiper en numérique et à renforcer leur présence en ligne. Ainsi, la part de celles disposant d’un site internet qui présente leur activité (hors réseaux sociaux) a bondi en un an, passant de 37 % avant la crise, à 66 % en 2021. Aussi, 20 % d’entre elles détiennent désormais un site internet marchand, contre 9 % avant la crise ».

Une infographie a aussi été mise en ligne, accompagnée d'une version « textuelle ». Les résultats détaillés se trouvent par là, avec des documents complémentaires à télécharger si besoin.

Le baromètre fait par contre l’impasse sur l’accès à Internet et notamment les abonnements fibres pour les professionnels qui sont (très) loin d’être aussi concurrentiels que ceux pour le grand public.

Avec Ego4D, Facebook veut pouvoir analyser la réalité augmentée par l'intelligence artificielle

« Facebook recherche des systèmes d'IA qui voient, entendent et se souviennent de tout ce que vous faites », titre The Verge.

Un nouveau projet de recherche de l'équipe d'IA de Facebook imagine en effet des systèmes qui analysent constamment la vie des gens en utilisant la vidéo à la première personne ; enregistrer ce qu'ils voient, font et entendent afin de les aider dans leurs tâches quotidiennes. 

Ego4D, qui fait référence à l'analyse de la vidéo à la première personne, ou « égocentrique », analyse quelques 3 205 heures enregistrées par 855 participants dans neuf pays via des caméras GoPro et des lunettes de réalité augmentée. 

Toutes les images ont été dépersonnalisées par les 13 universités réparties dans le monde et partenaires du projet, afin de flouter les visages des passants et de supprimer toute information personnellement identifiable.

Facebook souhaite que les chercheurs essaient de résoudre à l'aide de systèmes d'IA formés sur son ensemble de données une série de points de repère, ou de tâches : 

  • Mémoire épisodique : Que s'est-il passé quand (par exemple, « Où ai-je laissé mes clés ? ») ?
  • Prévision : Que suis-je susceptible de faire ensuite (par exemple, « Attendez, vous avez déjà ajouté du sel à cette recette ») ?
  • Manipulation des mains et des objets : Qu'est-ce que je fais (par exemple, « Apprends-moi à jouer de la batterie ») ?
  • Journalisation audio-visuelle : Qui a dit quoi et quand (par exemple, « Quel était le sujet principal pendant le cours ? ») ?
  • Interaction sociale : qui interagit avec qui (par exemple, « Aidez-moi à mieux entendre la personne qui me parle dans ce restaurant bruyant ») ?
CNIL : Mathias Moulin remplace Gwendal Le Grand, qui part au CEPD

Anciennement directeur de la protection des droits et des sanctions de la CNIL, Mathias Moulin vient d'en être nommé secrétaire général adjoint. Il succède à Gwendal Le Grand, qui rejoint le Comité européen à la protection des données (CEPD).

Mathias Moulin aura pour missions principales de « coordonner les cinq directions de la CNIL (la direction de la conformité, la direction de la protection des droits et des sanctions, la direction des technologies et de l’innovation, la direction des relations avec les publics et la recherche et la direction administrative et financière) et de conduire les chantiers transversaux ainsi que les politiques de modernisation de la CNIL », précise l'autorité.

Il avait intégré la CNIL en 2002 au service des affaires juridiques avant de devenir chef de service des correspondants Informatique et Libertés (anciens délégués à la protection des données) en 2008.

Il avait ensuite rejoint la direction de la protection des droits et des sanctions comme directeur adjoint en 2012 puis directeur en 2018, où il mit en œuvre et coordonna l’activité répressive et de contrôle de la CNIL à l’échelle nationale et européenne.

Apple Music Voice, AirPods 3 et Homepod mini colorés

La première partie de la conférence Unleashed d’hier soir était consacrée à la musique. Apple a fait plusieurs annonces, dont une nouvelle formule pour son service Apple Music, nommée Voice.

Cette formule moitié moins chère – 4,99 euros au lieu de 9,99 – se signale par plusieurs limitations. Par exemple, pas d’accès au catalogue Lossless ou Dolby Atmos. Il n’y aura pas non plus d’affichage des paroles ni de téléchargement pour une écoute hors ligne.

Surtout, on ne pourra utiliser le service qu’à travers Siri. En d’autres termes, toute demande de musique ne se fera qu’à la voix. Pour le reste, l’accès au catalogue et aux playlists est le même que dans les autres formules.

L’abonnement Voice sera disponible avant la fin de l’automne dans une quinzaine de pays, dont la France. On attend de voir si Siri arrivera à se débrouiller avec la prononciation française de certains titres et artistes.

Les AirPods ont enfin reçu leur troisième génération, en rumeurs depuis longtemps. Ils sont largement inspirés du modèle Pro dans leur design et leurs capacité, puisqu’ils sont compatibles avec l’audio spatial et disposent de l'égaliseur dynamique. En revanche, pas de réduction active du bruit ni donc de mode transparence.

Ils sont résistants à la pluie et à la sueur (IPX4) et leur autonomie a gagné une heure : 6 heures en écoute audio classique, 5h en audio spatial et 4h en conversation. Le boitier de recharge est compatible Qi et MagSafe pour la recharge par induction. Ils sont en précommande pour 199 euros, l’ancien modèle restant disponible pour 149 euros.

Quant au HomePod mini, il reçoit simplement trois nouveaux coloris, en plus des classiques blanc et noir : bleu, jaune et orange. Le prix de l’enceinte reste à 99 euros.

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