Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Domotique « intelligente » : ne nous laissons pas enfermer par nos objets connectés

The X-Files : the robotics
Domotique « intelligente » : ne nous laissons pas enfermer par nos objets connectés

Alexa, Google, Siri : des assistants devant apporter réponses et actions instantanées, profitant de la puissance de l'IA et du contrôle vocal. Des alliés pour une installation domotique « moderne », simple à mettre en place. Des promesses marketing souvent déçues, notamment si l'on prend en compte le besoin de liberté des utilisateurs.

Avec la montée en puissance de l'Internet des objets et des assistants vocaux, s'intégrant à des enceintes intelligentes connectées, la domotique connaît un regain d'intérêt auprès du grand public. Automatiser ses prises, volets, chauffage, intégrer de la vidéosurveillance, récupérer de nombreuses informations sur son habitat n'a jamais été aussi facile. 

On peut désormais tout contrôler depuis son smartphone, sa tablette ou à la voix. De quoi réaliser en quelques heures et à peu de frais (ou presque) les fantasmes d'automatisme des plus geeks d'entre nous. C'est d'autant plus facile que les technologies modernes favorisent les interactions entre des produits différents, conçus par une variété de marques.

Des services comme IFTTT deviennent des protocoles de fait. Une réalité qui ne doit pas en cacher une autre : nombreux sont les acteurs cherchant à repenser la domotique comme un écosystème dont ils sont le centre de gravité.

L'ère des comptes

On pense bien entendu aux plateformes américaines, qui bradent plus ou moins leurs enceintes, écrans connectés et autres appareils pour gagner en part de marché. Loin des protocoles domotiques « à l’ancienne », qui se sont développés depuis 40 ans, tout passe par le réseau... ce qui n'a pas que des avantages.

Car ces solutions reposent le plus souvent sur un élément d'importance : le compte. Chaque grande plateforme exige que vous en ayez un pour utiliser ses outils qui se disent dotés d'intelligence. Celle-ci n'est pourtant présente que dans leurs serveurs. Vous en êtes donc dépendants, pour chaque action que vous désirez mener par leur intermédiaire. 

Les constructeurs en ajoutent le plus souvent une couche, incitant également à la création d'un compte liés à leurs services. Les arguments pour vanter cette approche sont imparables : c'est pour votre bien, la facilité d'usage, votre sécurité lorsque vous utilisez vos appareils à distance. Une domotique « 2.0 » pour le bien de tous, en somme.

Surtout, un ensemble de solutions montrant des signes de fatigue en cas de défaillance de votre connexion Internet. Sans parler des risques liés à la multiplication des comptes concernant la sécurité de vos données. Ou de ce qu'il advient de l'utilisateur quand une gamme de produits ou de services prend fin, n'est plus maintenue, etc.

Holi
Holî, le réveil connecté vanté à de multiples CES... avant que ses utilisateurs ne soient abandonnés

De « vieux » protocoles qui ont leurs avantages

Les standards que sont EnOcean, ZigBee et Z-Wave sont ainsi le plus souvent mis de côté, considérés comme de la domotique « à la papa », nécessitant des ponts ou des box à la gestion parfois complexe. Ces technologies ont pourtant l'avantage d'une faible consommation, d'être conçus nativement pour une communication maillée.

Mais là où le Wi-Fi implique le plus souvent la création d'un compte pour la gestion d'une simple ampoule (bien que ce ne soit pas nécessaire) et le changement régulier des piles d'une tête thermostatique de chauffage, où le compte Amazon, Apple ou Google fait office de centrale domotique « dans le cloud », ce n'est pas le cas avec ces bons vieux protocoles.

Ils peuvent également « grapiller » l'énergie dans leur environnement, ce qui favorise encore un peu plus l'indépendance des objets connectés, qui continueront de se multiplier dans nos habitats. Quant aux box domotiques, elles existent en bonne partie au travers d'un écosystème ouvert, où l'open source est en bonne place.

Et que les amateurs de la French Tech se réjouissent : nous disposons en la matière de notre champion français : Jeedom.

La maison connectée comme outil « anti-churn » des FAI

Penser que les risques d'enfermement vis-à-vis de la domotique ne seraient que le fait de méchants acteurs américains aux tendances monopolistiques serait oublier que la France ne manque pas d'idées en la matière. 

Les fournisseurs d'accès Internet ont d'ailleurs bien saisi l'intérêt de ce filon. Face aux clients infidèles, qui changent de forfait et de FAI au gré des promotions, les solutions domotiques (presque) clé en main sont un outil qui peut se révéler diablement efficace. Ce, même lorsque l'on respecte des standards.

Ainsi, pour sa « Maison connectée et protégée », Orange a fait le choix du DECT ULE. Une norme très peu utilisée en pratique, mais sélectionnée parce qu'elle ne nécessite pas de grande évolution technique de la Livebox. Et une fois ses clients équipés, à coup de « Prises intelligentes » à 40 euros, oseront-ils aller ailleurs au risque de tout perdre ?

Bien entendu, des produits tiers sont gérés. Mais comme pour l'assistant vocal Djingo, c'est assez limité et passe par le réseau puisque le support des protocoles domotiques classiques n'est pas de la partie.

Prise Connectée Orange

Il en est de même pour le kit de sécurité de Free que seule la Freebox Delta et l'application maison savent gérer. Un an après sa sortie, celle qui pouvait potentiellement gérer de nombreux protocoles se contente de celui de Somfy et de l'intégration de Jeedom à son service de machines virtuelles... nécessitant des clés USB tierces.

Chez SFRon a droit à des appareils Bluetooth ou Wi-Fi selon les cas, en plus de produits tiers. Le client étant incité à tout gérer depuis l'application maison et à payer un abonnement pour en profiter.

Dans tous les cas, si le client change de FAI, il devra donc au minimum reconfigurer toute son installation domotique, lorsqu'il ne se retrouvera pas tout simplement avec des produits inutilisables. Un manque d'interopérabilité qui devrait alerter l'Arcep, dont c'est l'un des sujets. Mais elle ne semble pas pressée de s'en emparer sérieusement.

La simplicité d'usage ne doit pas s'opposer à la liberté de l'utilisateur

On le voit assez bien, si le monde de la domotique s'est développé progressivement depuis les années 80, il n'a percé auprès du grand public que lorsque ses usages sont devenus simples et accessibles.

Certes, beaucoup sont ceux qui achètent des enceintes et objets connectés s'imaginant automatiser toute leur maison et finissent par abandonner l'idée, car tout n'est pas aussi simple, pratique et efficace que le disent les constructeurs. Il s'agit le plus souvent de gadgets, fermés et limités, reposant sur des protocoles réseau qui n'ont pas été pensés pour cela.

Mais il y a tout de même une lame de fond, une révolution en cours. Il faut donc dès maintenant prendre les bonnes habitudes. Car pour le moment, c'est un modèle où l'utilisateur n'est pas totalement libre de ses choix qui domine. Comme nous le clamions il y a deux ans, le lien profond entre matériel et logiciel dans ces écosystèmes est l'un des problèmes.

La dépendance aux comptes un autre. Et les acteurs locaux, qui ont la critique facile vis-à-vis des acteurs américains, feraient sans doute mieux de balayer devant leur porte sur le sujet, tant ils montrent qu'eux aussi trouver rapidement des intérêts à ne pas laisser leurs clients totalement libres de leurs choix.

Car un système domotique bien pensé, à l'ancienne ou non, sur un protocole réseau ou non, se doit de respecter quelques règles. Certes, il se doit d'être simple de configuration et d'usage. Mais il doit aussi être capable de fonctionner sans compte, de manière locale, sans nécessiter l'usage d'un appareil ou d'un écosystème en particulier.

L'utilisateur doit pouvoir « changer de crèmerie » sans avoir à perdre d'appareils au passage. En ce sens, les API ouvertes en complément des applications mobiles proposées par les constructeurs sont une bonne pratique, puisqu'elles permettent une intégration à différents outils tiers par les développeurs. Libérant de fait l'utilisateur.

Récemment, de nombreux acteurs, dont le français NodOn, se sont regroupés au sein de l'initiative CHIP (Connected Home over IP), visant à réunir le meilleur des deux mondes. Se basant sur ZigBee mais également des outils développés par Amazon, Apple ou Google, il doit être exposé dans un premier brouillon d'ici la fin 2020.

Une initiative intéressante, mais qui doit encore faire ses preuves, notamment dans sa capacité à laisser l'utilisateur libre de ses mouvements. Nous la suivrons donc avec attention. D'ici là, nous allons revenir plus en détail sur ces sujets, de l'histoire de Jeedom en passant par l'évolution des protocoles domotiques, le Nabaztag ou le niveau de liberté proposée par différents objets connectés. À suivre sur INpact Hardware et dans le numéro 2 de notre magazine.

95 commentaires
Avatar de skankhunt42 Abonné
Avatar de skankhunt42 skankhunt42 - 04/05/20 à 14:49:41

Le problème c'est surtout la prise à 40 balles closed source...

Avatar de yvds90 Abonné
Avatar de yvds90yvds90- 04/05/20 à 14:54:11

Effectivement c'est casse tête la domotique !

J'ai une box Somfy qui controle les volets et pour le reste c'est la jungle.

Etant récent utilisateur d'IOS je viens de tester HomeKit avec la marque Eve et je pense avoir trouvé mon bonheur.
Ca a l'air de marché même si c'est internet est down à la maison. Ca marche par Bluetooth LE
A priori pas d'envoie de donnée sur des serveurs et cie. Je vais changer de maison et choisir ma domotique pour qu'elle soit compatible avec HomeKit un maximum...

Apple essaye (comme Google et Amazon) de créer un standard. Ca va finir comme pour les PC/Smartphone.
Un marché avec 2/3 standard et a l'utilisateur de choisir.

Vous ne voudriez pas nous faire un pti dossier Alexa Vs Google Home VS Apple HomeKit ?

Avatar de sebtx Abonné
Avatar de sebtxsebtx- 04/05/20 à 15:03:04

Perso pour le moment la domotique c'est des prises connectées flashées sous Tasmota ou ESPEasy, elles se connecteur en local sur un raspberry pi sur lequel tournent Domoticz, Mosquitto et Homebridge.
 
C'est un peu de boulot à mettre en place mais une fois que c'est fait on y touche plus, et même sans Internet ça fonctionne (au moins en local).
 
Et le meilleur c'est que ça n'empêche pas l'interconnexion avec Google Assistant ou Homekit.

Pour un sujet aussi sensible il est primordial voire même indispensable de ne pas dépendre d'un service tiers.

Édité par sebtx le 04/05/2020 à 15:04
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 04/05/20 à 15:03:06

Oui, ça fonctionne tant qu'HomeKit fonctionnera :D L'intérêt de la solution c'est que c'est local et sans envoi de données, mais ça reste un écosystème assez limité (à Apple en l'état). 

Avatar de oeil de feu Abonné
Avatar de oeil de feuoeil de feu- 04/05/20 à 15:03:25

Domoticz à la maison avec zwave et rfxcom depuis 6 ans !

Par contre pour les caméra de surveillance, y'a encore des modèles qui ne nécessite pas de compte en ligne et qui ne soit pas des gruyères en sécurité ?
Pour le moment je suis en vieille DLINK 640x480... c'est pas super résolu mais ça marche tout seul, sans compte en ligne ni appli quelconque !

Édité par oeil de feu le 04/05/2020 à 15:04
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 04/05/20 à 15:06:09

De toutes façons à partir du moment où un produit est gérable par une API, tu peux l'interfacer avec ce que tu veux. Au pire via IFTTT ou des outils du genre. Le souci c'est quand un appareil n'est exploitable que via un compte à lier à aux hubs "GAFAM" pour une gestion locale/distante hors d'une application proprio

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 04/05/20 à 15:06:32

Caméra IP + NAS non ? 

Avatar de DetunizedGravity Abonné
Avatar de DetunizedGravityDetunizedGravity- 04/05/20 à 15:11:21

Je débute doucement, et j'ai voulu mettre Jeedom... Et j'ai renoncé faute de trouver une vraie doc qui explique comment ça marche et ne pas être obligé de me mettre à genou dans un forum pendant 2 mois pour apprendre à faire des manipulations de base. Deuxième tentative sur Home Assistant. A priori un écosystème moins complet, mais apparemment tellement plus simple et mieux documenté...

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 04/05/20 à 15:17:19

Oui HA est en général préféré pour sa plus grande simplicité (et son design). Après c'est toujours une question de goûts et de besoins. C'est aussi pour ça que Jeedom travaille sa doc (qui vient d'être revue), son onboarding, etc. 

Avatar de sebtx Abonné
Avatar de sebtxsebtx- 04/05/20 à 15:19:18

Oui c'est tout le problème. Par exemple le google home mini serait une base parfaite pou plein de projets diy sans google derrière.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 10
  • Introduction
  • L'ère des comptes
  • De « vieux » protocoles qui ont leurs avantages
  • La maison connectée comme outil « anti-churn » des FAI
  • La simplicité d'usage ne doit pas s'opposer à la liberté de l'utilisateur
S'abonner à partir de 3,75 €