D’Edge à Safari, les parcours très différents des deux grands navigateurs historiques

Lente réinvention et isolationnisme 29
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Crédits : kkatemangostar / Freepik
Navigateurs
Vincent Hermann

Après les mastodontes Chrome et Firefox, penchons-nous sur Edge et Safari, indissociables de Windows et iOS/macOS. Bien que liés à ces plateformes, ils optent pour des stratégies parfois opposées. Edge se paye même le luxe depuis l'automne dernier d'être disponible sur Android et iOS.

Edge est la preuve que le monde des navigateurs a beaucoup changé ces dernières années. Le quasi-monopole de Microsoft dans ce domaine s’est effondré et Internet Explorer est devenu le symbole des dérives d’une entreprise se reposant sur ses lauriers.

Le navigateur n’a pas connu de vrai changement en profondeur dans sa version 9, et il était déjà trop tard. Firefox était là depuis quelques années, et la carrière de Chrome avait commencé. Les moutures 10 et 11 d’Internet Explorer n’ont pas davantage redressé la barre, même si elles posaient les bases des évolutions à venir.

Pour Windows 10, Microsoft a en effet repris son moteur Trident. Les ingénieurs n’ont gardé que le code récent, supprimant tout ce qui était lié aux anciennes versions. Le reste, modernisé et développé, est devenu EdgeHTML, le moteur de rendu autour duquel est bâti Edge. Sa machine virtuelle JavaScript, baptisée Chakra, est même devenue open source (sous licence MIT).

Les nouvelles lignes de conduite de Microsoft sont simples : standards et performances. Depuis bientôt trois ans que Windows 10 est disponible, Edge a beaucoup évolué. La promesse est-elle tenue ? Sur les deux points évoqués, oui. Malheureusement, et en dépit des moyens dont dispose l’entreprise, les défauts d’Edge sont ailleurs.

Notre dossier sur les navigateurs en 2018 :

Standards et performances : on est loin d'Internet Explorer

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