Ce que l’enquête sur l’attaque du capitole américain dit des réseaux sociaux

b.a.ba de la radicalisation en réseau
Internet 2 min
Ce que l’enquête sur l’attaque du capitole américain dit des réseaux sociaux
Crédits : Harold Mendoza/Unsplash

Peu d’éléments relatifs aux réseaux sociaux ont été rendus publics dans le rapport du comité de la Chambre des représentants américains en charge d’enquêter sur l’attaque du Capitole. Pourtant, leur travail révèle des dysfonctionnements graves et récurrents.

À la suite de l’attaque du Capitole par des membres de l’alt-right américaine, le 6 janvier 2021, la Chambre des représentants du Congrès américain a chargé un comité bipartisan d’enquêter sur les actes et décisions qui ont permis aux événements de se dérouler. Au cours de l’enquête, plusieurs personnes ont juré sous serment que Donald Trump avait conscience d’avoir perdu les élections. Les membres du comité ont aussi réfléchi, très vite, au rôle des plateformes numériques dans l’ « inflammation du discours politique ».

En décembre 2022, le comité a finalement voté de manière unanime pour renvoyer Trump devant le département de Justice. Il a aussi publié son rapport d’enquête, qui s’est avéré, lui, plus surprenant : si le document fait plus de 800 pages, il a plutôt tendance à épargner les réseaux sociaux et à ne fournir que des recommandations relativement vagues. Le comité aurait préféré renoncer à s’engager dans une bataille publique avec les géants de la tech, selon plusieurs sources du Washington Post.

Le média américain a tout de même obtenu le document résumant les conclusions de l’enquête menées sur le rôle des acteurs numérique, un mémo long de 122 pages. Celui-ci souligne clairement que « les entreprises de réseaux sociaux possèdent et tirent profit des services qu’elles fournissent aux utilisateurs. (…) Elles ont une obligation éthique d’empêcher que ces services soient utilisés pour commettre des crimes, orchestrer de la violence ou contribuer d’autres manières à des violences hors ligne. »

Si le rapport final de la Chambre des représentants ne produit qu’une version très expurgée de ces travaux, ce mémo fournit des informations éloquentes sur l’état des débats politiques en ligne aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Après tout, ce sont peu ou prou les mêmes plateformes qui ont permis aux pro-Bolsonaro de s’organiser pour envahir la place des Trois-Pouvoirs, à Brasília, le 8 janvier 2023, et contester l’élection du Président Lula à la tête du Brésil.

Le mémo permet, aussi, d’étudier clairement certaines logiques proprement numériques de radicalisation.

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