Frances Haugen devant les députés, Meta (Facebook) sur le banc des accusés

Et il y a l'IA
Droit 2 min
Frances Haugen devant les députés, Meta (Facebook) sur le banc des accusés
Crédits : Assemblée nationale

Frances Haugen a été auditionnée plus d’une heure et demie par la Commission des lois et la Commission des affaires économiques. La lanceuse d’alerte, à l’origine des « Facebook files » a redit tout le mal qu’elle pense de la mécanique actuelle du réseau social, reprenant des pans de son discours devant le Sénat américain le 5 octobre dernier.

« Facebook a toujours fait primer ses intérêts financiers sur la sécurité » soutient-elle devant les députés, l’index pointé sur l’entreprise commerciale. Le système même de ce réseau social serait taillé pour « attiser les divisions, les extrêmes, la polarisation ».

Les systèmes algorithmiques accentueraient davantage de haine, notamment auprès des populations les plus vulnérables. Et Facebook, récemment devenu Meta, au fil de ses multiples excuses dégainées à chaque scandale, nous aurait « maintes et maintes fois trompés » en étant « tout à fait informée de l’aspect nuisible de ses activités ».

Pour la lanceuse d’alerte, pas de doute : l’Union européenne pourrait profiter d’un potentiel « énorme » avec la législation en cours d’adoption, le futur règlement sur les services numériques (Digital Services Act). Frances Haugen considère que les réseaux sociaux d’importance doivent désormais rendre des comptes.

« Facebook ne peut être juge, jury et procureur ». De là, elle plaide en faveur d’une obligation de transparence sur l’utilisation des données. Pour régler ces difficultés, elle vante pour une approche en trois étapes : obligation de rendre comptes des risques, en s’assurant que l’évaluation dépeint un tableau général de la situation, même s’agissant des contrées éloignées de la Californie.

Deuxième étape, un accès aux données afin de « s’assurer que des choses sont faites ». Sans cet accès, Facebook pourra toujours jurer travailler aux problèmes soulevés, main sur le cœur, l’autre sur le portefeuille. « Les plateformes doivent rendre des comptes sur les risques qu’elles engendrent. Elles ne peuvent se limiter à amasser des profits ». Et ces mesures appellent enfin une réaction des États à l’aide de textes spécialement taillés. « Sans action ferme du législateur, rien ne changera ».

Facebook, sans filtre 

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