Cloud : le projet européen Gaia-X « ne veut pas réinventer la roue »

On a déjà essayé, ça n’a pas marché 14
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Services
Sébastien Gavois

Gaia-X se présente comme une place de marché pour les services liés au cloud (stockage, IA, etc.), mais où les partenaires doivent montrer patte blanche avant d’entrer. Mais à quoi doit exactement servir ce projet, devant mettre en avant les entreprises européennes respectant les données de leurs clients et l’interopérabilité.

Après être revenus sur les fondements de Gaia-X, analysons son mode de fonctionnement. Pour cela, nous avons échangé avec Anne-Sophie Taillandier, directrice de la plateforme TeraLabs de Mines-Telecom, et Yann Lechelle, directeur général de Scaleway ; les deux entités étant membres fondateurs de Gaia-X. Ils nous livrent leur vision et attente du projet.

Gaia-X est pensé comme « une place de marché »

Commençons par ce que n’est pas Gaia-X : un nouveau service de cloud souverain. Lors de la conférence de presse début juin, Bruno Le Maire ne laissait pas de place au doute sur le sujet : c’est « une place de marché avec différents services et offres interopérables ». Il ne s’agit donc pas non plus d’un nouvel Airbus.

Mais plutôt d’une alliance comme Skyteam dans le secteur des compagnies aériennes pour reprendre la métaphore de Yohann Prigent (Scaleway). Dans ce document on en apprend davantage sur son fonctionnement : Gaia-X joue « un rôle d'orchestration, mais il n'est pas impliqué dans les transactions individuelles entre les participants ».

Oliver Vallet, PDG de Docaposte, ajoute que l’interopérabilité tant voulue par ce projet s’applique aussi bien aux données, qu’aux services et aux infrastructures. Elle n'est d'ailleurs pas fermée aux services américains, tant que c'est réciproque.

Notre dossier sur Gaia-X : 

Du « passage de plats », au niveau européen

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