Gaia-X : genèse et ambitions du projet européen

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Crédits : ADragan/iStock
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Sébastien Gavois

Gaia-X veut devenir une « infrastructure de données en forme de réseau, berceau d’un écosystème européen vital ». Il met en avant le respect de la vie privée, la souveraineté des données et l’interopérabilité entre services. Nous avons discuté de ce projet avec deux membres fondateurs afin d‘y voir plus clair sur ses ambitions.

Début juin,  Bruno Le Maire et son homologue allemand Peter Altmaier tenaient une conférence de presse commune sur la « concrétisation » du projet Gaia-X (le replay est disponible ici). Ce nom – provisoire – est une référence à la déesse de la terre dans la mythologie grecque. En gestation depuis des mois, Gaia-X se présente comme « une infrastructure européenne de données »… mais quelle en est la signification ?

Un projet lancé par l’Allemagne, rapidement rejoint par la France

Ce projet n’est pas sorti de nulle part. Ses racines ont plus d’un an et remontent à la publication d’un manifeste franco-allemand en février 2019, lui-même issu d’une initiative allemande sur la « stratégie industrielle nationale pour 2030 ».

Trois piliers étaient alors présentés : « investir massivement dans l'innovation », « adapter notre cadre réglementaire » et mettre en place « des mesures efficaces pour nous protéger ». Le tout était accompagné d’un billet de Bruno Le Maire publié sur la plateforme… Medium, américaine. Les vieux réflexes ont la vie dure.

Les Allemands ont lancé les premiers des pistes de réflexion l’été dernier sur ce qui deviendra Gaia-X. Les Français se sont rapidement joints à l’initiative et le projet a été présenté pour la première fois en octobre lors du Sommet Numérique, accompagné d’une feuille de route. Enfin, un document détaillant les grandes lignes a été mis en ligne en février de cette année. Début juin, il était question de l’« officialisation de l'organisation », avec de nouveaux détails.

Lors d’un entretien, Anne-Sophie Taillandier (directrice de la plateforme TeraLabs de l’Institut Mines-Telecom, l'un des cofondateurs de Gaia-X) ne cache d’ailleurs pas que les Allemands sont bien les initiateurs du projet. Elle ajoute que depuis les deux pays ont « bien travaillé ensemble » pour le faire avancer. Il est désormais géré à parité.

Notre dossier sur Gaia-X : 

Les 22 membres fondateurs, avec déjà 300 partenaires 

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