Prometheus : le moteur réutilisable et « low cost » pour les lanceurs européens

De belles promesses 65
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Crédits : ArianeGroup
Espace
Sébastien Gavois

Le projet de moteur Prometheus avance. Développé par ArianeGroup pour le compte de l’ESA, il doit permettre à l’Europe de rentrer dans l’ère du réutilisable (avec Ariane Next ?)… si elle le souhaite. La décision n’est en effet pas encore actée. Les premiers essais ne se dérouleront pas avant 2021, en retard sur le calendrier initial. 

ArianeGroup a annoncé en décembre 2017 la signature d’un contrat de 75 millions d’euros avec l’Agence spatiale européenne (ESA) pour « la conception, la réalisation et les essais des deux premiers exemplaires du démonstrateur Prometheus ». Un moteur nouvelle génération pour les futurs lanceurs européens, à horizon 2030. 

Les promesses du moteur Prometheus 

Il joue sur deux tableaux : la réutilisation – et donc un possible retour sur Terre après le lancement, comme le fait SpaceX – et une baisse significative du prix. La promesse de Prometheus est d’être « dix fois moins cher qu’un moteur actuel du type Vulcain 2 », soit environ un million d’euros « seulement ».

Il appartient à la classe des moteurs de « 100 tonnes de poussée » et utilise un couple d’ergols comprenant de l’oxygène liquide (LOx) et du méthane, à la place de l’oxygène et hydrogène liquides du Vulcain 2 d’Ariane 5. L’ESA vante les performances de ce mélange, d’autant que le méthane est bien plus facilement disponible et manipulable.

« Aucun lanceur n'utilise un mélange d’oxygène et de méthane liquides pour décoller. Si l'Europe se penche sur l'option, c'est aussi le cas des sociétés américaines Blue Origin et SpaceX », expliquait le CNES début 2018. Le méthane a un autre avantage, puisqu'il « pourrait être synthétisé sur la planète rouge et assurer le voyage retour ».

L’ensemble de ces caractéristiques techniques forment l’acronyme du nom du moteur (à quelques ajustements près) : Precursor Reusable Oxygen METHan cost Effective propUlsion System. Il est attendu pour 2030. Une étape intermédiaire devait arriver dès 2020 avec des essais sur banc au DLR (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) à Lampoldshausen en Allemagne, mais l’Agence spatiale européenne a repoussé l’échéance. L'occasion de faire le point.

Prometheus
Prométheus : ceci n'est pas un alien- Crédits : ArianeGroup Holding

Les premiers essais désormais prévus pour 2021

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