Ariane 6 face à « un effondrement » du marché géostationnaire et à la montée en flèche du New Space

« On ne l'avait pas vu venir » 28
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Crédits : Airbus Safran Launcher
Espace
Sébastien Gavois

Alors qu'Ariane 5 a profité de conditions favorables, Ariane 6 aura la vie bien moins facile. Le futur lanceur européen arrive dans un marché spatial qui n'est plus celui envisagé en 2014 lors de la validation du projet. Pour ne rien arranger à ses affaires, SpaceX occupe beaucoup de place et parvient à réutiliser son premier étage plusieurs fois.

Un groupe de travail « Espace » du Sénat, commun aux commissions des Affaires économiques et des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, coprésidé par Sophie Primas (Les Républicains) et Jean-Marie Bockel (Union Centriste), a été mis en place afin de proposer un rapport d'information sur le lanceur européen Ariane 6, et ceux à venir.

Dans les grandes lignes, il appelle à rien de moins « que réinventer la politique des lanceurs spatiaux » et « restaurer l'ambition spatiale européenne ». Il s'inscrit dans un contexte particulier puisque « le conseil de l’Agence spatiale européenne, qui se réunit au niveau ministériel les 27 et 28 novembre 2019, doit prendre des décisions importantes », notamment pour Ariane 6 dont le premier vol est prévu pour l'année prochaine. 

Le futur d'Ariane se jouera (en partie) la semaine prochaine

Pour les deux parlementaires, ces décisions « préparent également le terrain pour que, dès 2022, l’Europe spatiale décide du développement d’un lanceur spatial réutilisable », un changement de paradigme important.

Le rapport se décompose en deux parties. La première retrace l'histoire des lanceurs européens, plus spécialement depuis la validation d'Ariane 6 en 2014. Il s'intéresse également aux changements dans le secteur spatial de ces cinq dernières années, avec une importante différence entre les prévisions de 2014 et ce qui attend Ariane 6 en 2020. 

La montée en puissance de SpaceX et le succès du réutilisable sont également détaillés, avec des données chiffrées pour une fois. Il est ensuite question de l'avenir et des efforts (financiers, industriels, institutionnels) qui devront être mis en place pour maintenir notre autonomie d'accès à l'espace, ce qui fera l'objet d'un second article.

Notre dossier sur la politique des lanceurs spatiaux (européens) :

Ariane : « la fierté ne doit pas conduire à l’aveuglement »

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