Échec de la mission Vega VV15 : les causes probables connues, retour en vol en 2020

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Espace
Sébastien Gavois

Il faut bien une première à tout, mais l'Agence spatiale européenne et Arianespace se seraient bien passées d'un premier échec sur son lanceur léger Vega. Après presque deux mois, la Commission d'enquête rend son rapport et émet des recommandations avant un retour en vol au premier semestre 2020. 

Le 10 juillet à 22h53 heure locale, après de multiples reports pour cause de la météo, le lanceur léger Vega d'Arianespace était prêt à partir sur le pas de tir de Kourou en Guyane française. « 3..2..1.. Top. Allumage P80 [premier étage de la fusée Vega, ndlr] et décollage VV15 avec FalconEye 1. La propulsion du P80 est nominale », le début de la mission se déroule sans la moindre anicroche. 

Deux minutes après le décollage, le centre de contrôle annonce : « séparation du P80, allumage du Zefiro 23 [le second étage, ndlr] La propulsion du Zefiro 23 est nominale ». Mais rapidement la courbe de la trajectoire de la fusée est différente de celle prévue pour la mission.

« la trajectoire n'est pas normale »

Le centre de contrôle ne fait alors aucun commentaire durant son live, jusqu'à un timide « la trajectoire n'est pas normale [...] trajectoire dégradée du Zefiro 23 ». S'en suivent l'annonce de la séparation du second étage et de l'allumage du troisième étage Zefira 9, mais avec « une trajectoire toujours dégradée [et] une perte de l'accélération ». 

La mission ne remplira jamais son objectif. La fusée et son chargement, un satellite de télécommunication FalconEye1, sont définitivement perdus. Luce Fabreguettes, directrice exécutive adjointe d'Arianespace, prenait la parole durant la retransmission pour expliquer qu'une « anomalie majeure » a « abouti à la perte de la mission ». Elle a également présenté ses excuses à ses partenaires.

Pour Jean-Yves Le Gall, président du CNES, « cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue. Il est d’autant plus inattendu qu’il intervient après 14 succès qui avaient démontré la maturité de ce système de lancement ».

Dans les heures suivantes, une Commission d’Enquête Indépendante (CEI) coprésidée par l’inspecteur général de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et le directeur technique et qualité d’Arianespace a été mise en place. Elle vient de rendre ses conclusions et formule des recommandations pour la suite des opérations. 

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