Les laborieuses expérimentations de « caméras-piétons »

Les yeux revolver 34
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Crédits : konstantin32/iStock
Loi
Xavier Berne

Matériel encombrant, batteries qui ne tiennent plus la charge au bout de quelques années, réactions hostiles de la part d’individus qui n’acceptent pas d’être filmés sans leur consentement... Certaines « caméras-piétons » utilisées par les forces de l’ordre n’ont pas que des avantages, de l’aveu même du directeur général de la police nationale.

Après une phase d’expérimentation enclenchée en 2012, les caméras-piétons ont été progressivement généralisées lors du précédent quinquennat. Le gouvernement de Manuel Valls mettait alors en avant « l’effet modérateur » de ces appareils portés au niveau du torse par les policiers et gendarmes : « D’une manière générale, la captation d’images et de sons tend à dissuader les mauvais comportements et les écarts de langage des personnes contrôlées. »

Depuis, le législateur a autorisé – les yeux fermés – de nombreux autres professionnels à recourir à ces yeux électroniques (qui avaient suscité différentes réserves de la part de la CNIL) : policiers municipaux, sapeurs-pompiers, surveillants de prison, agents de sûreté de la SNCF, etc.

Les évaluations relatives à ces caméras embarquées ne courent effectivement pas les rues... Next INpact en avait révélé une, en 2017 (voir notre article). Il y a quelques jours, Mediapart a en dévoilé une autre, plus récente.

Un tiers des contrôles non filmés pour des « motifs techniques »

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