#Flock s'inquiète pour le futur

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Dessins

Comme chaque samedi à 13h37, Flock pose son regard acide sur l'actualité dans le domaine numérique. Il publie ainsi une chronique regroupant cinq dessins en rebond sur nos articles.

« Le futur, c'est maintenant ». Une phrase qui montre à quel point nous préparons aujourd'hui, ce qui nous attend demain. Ou à quel point nous sommes en train de ne pas assez anticiper.

La question de l'éducation est l'exemple type de ce genre de préoccupation. Faut-il former nos enfants à programmer des robots, à les réparer ou à les servir ? Une interrogation qui peut faire sourire face à la problématique de l'obsolescence programmée. Alors que les machines ont tendance à durer de moins en moins longtemps, peut-être que cela sera dans le futur une manière d'éviter qu'elles n'évoluent trop ?

Il faudra pour cela que l'on apprenne à protéger nos chères petites têtes blondes, fût-ce du lait en poudre. Les responsables doivent ainsi rendre des comptes lorsque la machine déraille, sans avoir l'impression qu'ils pourront s'en tirer en créant une armée de comptes Twitter bidons comme si nous étions encore en 2012.

Il faudra également que l'on arrête de penser que soutirer de l'argent aux géants du Net pour n'importe quelle raison est la solution à tous nos problèmes, en espérant que cela nous évite d'avoir à faire face à nos responsabilités et aux choix qui s'imposent. Ce, même si chacun serait heureux de commencer sa vie active avec 50 000 euros plutôt que des dettes.

Car le domaine des technologies est celui d'outils. On peut en faire le pire, comme c'est parfois actuellement le cas, comme le meilleur. Encore faut-il le vouloir. Améliorer les conditions de soin peut ainsi être une bonne chose, si cela est fait pour de bonnes raisons et de la bonne manière.

Nombreux sont ceux qui veulent se lancer dans ce secteur, qui sera forcément amené à se développer, parfois au détriment d'autres secteurs de moins en moins lucratifs. C'est notamment le cas de La Poste, qui est en pleine recherche de nouveaux débouchés, tout en se reposant sur son rôle de tiers de confiance équipé d'une armée de postiers.

Espérons néanmoins que nos séniors seront mieux considérés que certains de nos colis, et qu'ils ne seront pas de plus en plus gérés par des sous-traitants si le « marché » devient de plus en plus difficile... Car prendre soin de notre futur, c'est aussi être reconnaissant envers ceux qui ont permis de bâtir notre présent.

Cette chronique est financée grâce au soutien de nos abonnés. Vous pourrez la retrouver en accès libre dès la semaine prochaine, comme toutes les précédentes publications de Flock dans nos colonnes.

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