Julien Dray veut offrir 50 000 euros aux jeunes de 18 ans grâce à une « taxe sur les GAFA »

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Crédits : BFM TV
Loi
Marc Rees

Ce week-end, sur BFMTV, Julien Dray a proposé que chaque jeune reçoive une dotation de 50 000 euros à sa majorité. Une dotation qui serait financée par une taxe sur les géants du Net. 

Sur le plateau de BFM TV, le conseiller régional PS d’Ile-de-France a développé une généreuse idée : « Je propose que nous mettions en place une taxe spéciale sur les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon], qui permettra de constituer une dotation universelle pour chacun d'entre nous, de 50 000 euros, à l'âge de 18 ans ».

La logique justement serait que « vous et moi, nous sommes tous des algorithmes et nous travaillons tous les jours ». L’élu PS prend exemple de la vente de Linkedin, vendu « 38 milliards de dollars » (en fait 26). Une somme monstre permise parce que ses propriétaires « ont vendu vos données ». « Ils vous ont donné de l’argent ? Ils vous ont rémunérés ? » s’interroge-t-il faussement.

40 milliards d'euros (chaque année)

En comptant environ 800 000 jeunes qui atteindront 18 ans en 2018, la taxe imaginée par ce titulaire d’un DEA en économie engendrerait une ponction de 40 milliards d’euros chaque année, puisqu’on ne voit pas pourquoi elle ne serait réservée qu’à une seule vague. Autant dire accessoirement qu’elle ruinerait l’attractivité de la France, voire du numérique dans le monde si tous les pays adoptaient des mesures similaires.

« On a connu Julien Dray plus inspiré... s’est exprimé le député LREM Éric Bothorel sur Twitter. Si l'idée c'est de taxer les boites qui utilisent les données personnelles. Concentrons plutôt nos efforts à une approche européenne de taxation du CA au lieu de nous disperser avec des mesures franco-françaises isolationnistes ».

La question de la fiscalité du numérique, un serpent de mer qu’aucun gouvernement n’a su apprivoiser, revient ainsi sous des formes diverses et variées ces derniers jours. La semaine dernière, Juliette Méadel, ancienne secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes, a proposé une « taxe Charlie Hebdo » payée par les grands acteurs du numérique, afin d’assurer cette fois la sécurité des journalistes et de leur environnement.


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