Fin du support de Windows 7 : Nicolas Dupont-Aignan interpelle le gouvernement

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Crédits : Asbe/iStock
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Xavier Berne

Tout comme Windows XP il y a quelques années, Windows 7 ne recevra bientôt plus de mises à jour de sécurité. Le député Nicolas Dupont-Aignan, par ailleurs candidat à la présidentielle, estime que les pouvoirs publics devraient anticiper ce mouvement à venir dans un peu plus de trois ans en migrant vers des logiciels libres.

À compter du 14 janvier 2020, Windows 7 ne bénéficiera plus du support étendu de Microsoft (voir notre article). Cela pourrait poser problème – entre autres – aux administrations dont les postes de travail seront encore équipés du célèbre système d’exploitation... Le risque est simple : que des pirates exploitent des failles non colmatées.

Face à ce qu’il décrit comme une stratégie d’« obsolescence programmée » orchestrée par la firme américaine, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) met en avant une solution déjà largement usitée : opter pour un système d’exploitation libre, basé sur Linux.

Le souverainiste veut se défaire de « l’obsolescence programmée » par Microsoft

« Au contraire des logiciels populaires qui offrent une rente de situation aux gros éditeurs au détriment de leurs clients, et placent ceux-ci en situation de dépendance technique, les logiciels libres garantissent une indépendance technique et financière et, surtout, une garantie de sécurité des données qui devrait intéresser l'État », explique le parlementaire au travers d’une question écrite.

Selon lui, la fin du support technique de Windows 7 « fournira enfin l'occasion pour l'État de mettre en place une véritable gouvernance informatique permettant de se libérer de la tutelle des grandes firmes internationales et de maîtriser les coûts de fonctionnement des services ». Le récent reportage de Cash Investigation sur le contrat « Open Bar » entre Microsoft et le ministère de la Défense était assez éclairant à ce sujet, le coût de cet accord-cadre de quatre ans étant passé de 82 à 120 millions d’euros dès sa première reconduction...

Dans la loi Numérique, un vague encouragement aux logiciels libres

Si la secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire, dispose désormais d’un délai (théorique) de deux mois pour revenir vers Nicolas Dupont-Aignan, rappelons que le gouvernement et le Parlement ont déjà eu l’occasion de se prononcer sur ce dossier il y a quelques mois. Lors de l’examen du projet de loi Numérique, la majorité a refusé que les logiciels libres soient utilisés prioritairement, en cas d’équivalence, au sein de l’administration. En lieu et place, le législateur a opté pour un vague encouragement, qui semble complètement dépourvu d’effets contraignants...

En 2014, une sénatrice avait interpellé la locataire de Bercy au sujet de la fin du support de Windows XP. Axelle Lemaire s’était alors justifiée en expliquant que l’Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) avait pris les devants, en transmettant des recommandations aux administrations près de deux ans avant la fin du célèbre système d’exploitation. Celles-ci furent notamment invitées à passer à un Windows plus récent ou, en attendant, à demander à leurs agents de « respecter les règles de base de la sécurité informatique, que sont notamment la mise à jour des logiciels, l'installation d'un antivirus et l'adoption d'une approche prudente devant des contenus potentiellement risqués (faux emails, sites non sécurisés, etc.) ».


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