À une semaine du RGPD, la réforme de l'annuaire public de noms de domaine toujours en travaux

Deux ans passent si vite 11
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Crédits : ICANN (CC-BY-SA 2.0)
Loi
Guénaël Pépin

Le 25 mai, la protection des données personnelles passera à un niveau supérieur en Europe. Pourtant, la mise en conformité du « whois », l'annuaire des titulaires de noms de domaine, piétine toujours. Derrière la volonté d'une issue rapide se cachent toujours d'importantes divergences entre États, organisations et autorités communautaires.

Depuis novembre, l'organisme en charge des ressources mondiales d'Internet, l'ICANN, prépare la réforme du « whois », la base de coordonnées des titulaires de noms de domaine (voir notre analyse).

Le problème est simple : le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui s'applique en UE le 25 mai, exige que toute collecte ou traitement d'informations personnelles soit consentie ou justifiée. Or, la publication par défaut des coordonnées des titulaires de noms de domaine à extension générique (« .com », « .net », « .org »...), de loin les plus nombreux, est imposée aux internautes. Il faut corriger le tir.

Ces deux dernières semaines, les échanges se sont intensifiés entre la direction de l'ICANN (via son président Göran Marby), le comité consultatif des gouvernements (GAC), où siègent les États, et certaines autorités européennes de protection des données (les homologues de la CNIL). À une semaine de l'application du RGPD, la panique transparaît toujours dans certains courriers.

Des sociétés (dont Cloudflare) demandent au moins six mois de délai

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