du 02 février 2018
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Les États-Unis pestent contre la fin annoncée du « whois » public

Depuis quelques mois, l'organisme qui gère les ressources mondiales du Net, l'ICANN, a lancé des travaux en urgence pour en finir avec le buffet à données personnelles que constitue le whois public des noms de domaines à extensions génériques (« .com », « .net », « .org », etc.).

Ils suivent des alertes répétées des autorités européennes de protection des données personnelles, qui soutiennent que le système actuel contredit le futur Règlement sur la protection des données (RGPD). Ce dernier impose un consentement libre au traitement ou à la publication de telles informations.

Cette perspective ne plaît pas à l'agence des télécommunications du département du Commerce américain (la NTIA), l'ancienne administration de tutelle de l'ICANN.

Son nouveau responsable, David Redl, déclare que les données personnelles doivent rester aisément accessibles aux forces de l'ordre. Il s'oppose à tout changement drastique réclamé par les autorités européennes sur le sujet, même si le système doit être compatible avec le RGPD.

Comme nous le rappelait l'Afnic, qui gère le « .fr », les informations des noms de domaine associées sont masquées depuis une dizaine d'années. Elles sont fournies sur demande, après analyse de l'association. Ce fonctionnement est l'un de ceux proposés par l'ICANN, qui compte dans tous les cas poser des barrières à l'accès aux données personnelles d'ici le 25 mai.

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