Bruxelles pose ses conditions à la réforme de l'annuaire public de noms de domaine

Définissez « laborieux » 1
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Crédits : code6d/iStock
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le vendredi 09 février 2018 à 15:56
Guénaël Pépin

La Commission européenne voit des problèmes dans les trois modèles proposés par l'ICANN pour conformer le « whois » au futur règlement européen sur les données personnelles. Bruxelles demande aussi à l'organisation de repousser sa décision à la mi-mars.

Dans une lettre, le directeur général de la DGConnect à la Commission européenne, Roberto Viola, demande à l'ICANN de clarifier ses plans pour réformer le « whois ». Depuis novembre, l'organisation qui gère les ressources mondiales du Net est sous pression, face à l'application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai.

Comme nous l'expliquions, ce texte serre la vis sur les traitements de données personnelles des Européens, qui doivent être strictement justifiés. Or, la publication des coordonnées des titulaires de noms de domaine à extensions génériques (« .com », « .org »...) est imposée par l'ICANN, sans réel contrôle par les internautes. L'Article 29, l'organisation qui regroupe les CNIL européennes, s'en est émue début décembre, avant que trois commissaires européens ne lui emboitent le pas le mois dernier.

L'ICANN a proposé trois modèles de réforme du « whois », avant de remplacer le protocole par un nouveau système dans plusieurs années. Les trois modèles sont fondés sur le même principe : laisser une quantité minimale de coordonnées accessibles publiquement, en réservant le reste à ceux présentant une demande légitime, voire une assignation valide.

Trois brouillons de modèles... trop brouillons pour la Commission

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