Exposition aux ondes : un an après le lancement de la 5G, l’ANFR fait le point

Ça monte et ça descend
Mobilité 3 min
Exposition aux ondes : un an après le lancement de la 5G, l’ANFR fait le point
Crédits : cokada/iStock

Un an après le lancement de la 5G, qu’en est-il de l’exposition aux ondes des populations ? Les résultats de l’ANFR « montrent que l’exposition est comparable ». Sur la bande des 3,5 GHz, il faut néanmoins s’attendre à une hausse de 20 % environ à terme.

En guise de préambule, l’Agence nationale des fréquences rappelle que Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, a présenté en octobre 2020 un « programme de mesures pour l’évaluation de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques ».

Il s’inscrit dans le cadre du lancement de la 5G, qui a ouvert commercialement en novembre. Ce travail de l’ANFR sur la mesure et le contrôle des niveaux d’exposition aux ondes est pour rappel complété par celui de l’l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) sur la question des risques sanitaires liés à la 5G, notamment sur la « nouvelle » bande des 3 500 MHz.

Dans le cadre de l’étude préliminaire dont il est aujourd’hui question, environ 3 000 mesures ont été effectuées sur près de 1 650 sites 5G répartis sur le territoire : 85 % en milieu urbain, 15 % en zones rurales, une répartition proche de celle de la population française qui se trouve à 80 % en zone urbaine. L’ANFR avait pris le soin de mesurer les niveaux d’exposition de certains sites avant l’activation de la 5G afin d’avoir une base de comparaison.

« Les sites ont été sélectionnés à partir des demandes d’autorisation COMSIS (comité de concertation des sites et servitudes) déposées par les opérateurs de téléphonie mobile. La déclaration de mise en service par l’opérateur a ensuite permis à l’Agence de planifier les mesures en 5G sur ces mêmes sites », explique-t-elle. Elle a évidemment dû s’adapter car certains sites prévus n’ont finalement pas été déployés lors des mesures.

Trois bandes de fréquences et deux « cas »

Trois bandes sont actuellement utilisées par les opérateurs pour la 5G : 700 MHz (Free Mobile uniquement), 2 100 MHz (Bouygues Telecom, Orange et SFR) et 3 500 MHz (les quatre opérateurs). Les deux premières sont également utilisées pour d’autres technologies mobiles (2G, 3G ou 4G), la dernière est exclusivement 5G.

Afin d’entrer dans le vif du sujet, une précision importante : le protocole utilisé par l’ANFR est la V4.0 d’août 2017. Il détaille deux types de mesures :

  • Cas A : il « tient compte de toutes les sources et fréquences radioélectriques significatives. Il repose sur l’utilisation d’une sonde large bande couvrant la bande 100 kHz – 6 GHz. Cette sonde a une sensibilité de 0,38 V/m ». C’est une mesure globale de l’exposition aux ondes, toutes fréquences confondues.

  • Cas B : « il suppose l’utilisation d’un analyseur de spectre et fournit une mesure détaillée de chaque contribution à l’exposition dans cette même gamme de fréquences ». Les mesures avec le cas B se concentrent donc sur une bande de fréquences bien précise et sont généralement faites après un cas A.

700 et 2 100 MHz : circulez, il n’y a rien à voir

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !