5G : coup d’envoi dès le 18 novembre, l’Arcep prépare un observatoire des déploiements

Il est demandé de ne pas passer « en force »
Mobilité 3 min
5G : coup d’envoi dès le 18 novembre, l’Arcep prépare un observatoire des déploiements
Crédits : Brosko/iStock

Les enchères de positionnement sont terminées, les opérateurs vont donc pouvoir proposer de la 5G dans les 3,5 GHz. La date de lancement officielle est fixée au 18 novembre, dans deux semaines. L’Arcep regardera de près les déploiements, reprenant la main à l’ANFR sur ce point.

En matière de téléphonie mobile, les fréquences sont neutres technologiquement. Les opérateurs peuvent donc déployer la technologie qu’ils souhaitent (3G, 4G, 5G) sur les bandes pour lesquelles ils ont des licences.

Pour celle allant de de 3,4 à 3,8 GHz, qui sera au « cœur » de la 5G, ils avaient 310 MHz à se partager. Ils ont accepté de prendre des engagements afin de profiter chacun de 50 MHz à un tarif fixe : 350 millions d’euros. Entre fin septembre et début octobre, se sont déroulées les enchères pour les 110 MHz restants.

Au final, elles sont montées jusqu’à 126 millions d'euros par bloc de 10 MHz. 

Positionnement : Free paye 3 millions d’euros 

Il ne restait plus qu’à placer les opérateurs dans la bande de fréquence. C’était le rôle des enchères de positionnement, qui se sont déroulées le 20 octobre. Avant de rappeler le fonctionnement (préparez un peu d’aspirine), un point sur le résultat.

Free est le seul opérateur à payer : 3,096 millions d’euros. Il est ainsi placé en troisième position, entre Bouygues Telecom et Orange. Des « résultats assez classiques », commentait Sébastien Soriano lors d'une conférence en marge de ces résultats. Voici le bilan des fréquences, positionnements et montants payés par chaque opérateur :

  • SFR : 80 MHz (3 490 à 3 570 MHz) pour 728 millions d’euros
  • Bouygues Telecom : 70 MHz (3 570 à 3 640 MHz) pour 602 millions d’euros
  • Free Mobile : 70 MHz (3 640 à 3 710 MHz) pour 605 millions d’euros
  • Orange : 90 MHz (3 710 à 3 800 MHz) pour 854 millions d’euros

L’enchère de positionnement, ça marche comment ?

Avec quatre lauréats, 24 combinaisons étaient possibles (4! devrait rappeler quelques souvenirs de mathématiques à certains). L’Arcep a donc « demandé aux lauréats pour chaque combinaison de positionnements le montant qu’ils sont prêts à payer pour l’obtenir ». Le régulateur calcule alors la somme des montants pour chaque combinaison.

Celle avec le chiffre le plus élevé est alors adoptée. Jusque-là tout va bien, mais les choses se compliquent pour le prix à payer pour les opérateurs. Voici le principe : « Une fois la combinaison gagnante identifiée, pour chaque lauréat, le montant financier dû par celui-ci au titre de son positionnement dans la bande est défini par le montant minimal qu’il aurait dû mettre sur la combinaison gagnante pour éviter qu’une autre combinaison soit retenue ».

Tous les détails sont expliqués (avec des exemples chiffrés) à partir de la page 46 de ce document. Au final, Free se retrouve le seul à payer pour les enchères de positionnement, mais nous n’avons pas le détail de la mise faite par l’ensemble des participants. Seule certitude exprimée par Sébastien Soriano : Free est l’opérateur « qui a montré une préférence plus forte » pour cette répartition : SFR, Bouygues, Free et Orange.

Le coup d’envoi sera donné le 18 novembre…

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