Micropuces chinoises sur des cartes mères : Bloomberg en remet une couche, Supermicro réfute

Same player shoot again
Tech 2 min
Micropuces chinoises sur des cartes mères : Bloomberg en remet une couche, Supermicro réfute
Crédits : Elen11/iStock

Selon Bloomberg, l’affaire de la puce-espionne sur les cartes mères Supermicro ne serait qu’une petite partie de l’iceberg. Malgré les nombreuses contestations, nos confrères persistent et signent, en s’appuyant sur de nouvelles déclarations et sources. Pas de quoi convaincre Supermicro, qui dément formellement les nouvelles accusations.

Il y a un peu moins de deux ans et demi, Bloomberg publiait une longue enquête portant sur les services de renseignements chinois qui auraient développé et intégré dans des cartes mères Supermicro – largement utilisées dans le monde des serveurs – des micropuces-espionnes.

Apple, Amazon et Supermicro se sont rapidement inscrits en faux et ont demandé à nos confrères de se rétracter, ce qu’ils n’ont jamais fait. Le fabricant de cartes mères a lancé une enquête indépendante qui n’a relevé « aucun matériel malveillant sur les cartes mères ».

Petite révision sur les accusations et démentis

D’autres se sont ajoutés à la liste des sceptiques face à cette révélation. Les services de renseignements anglais et américains ont par exemple affirmé n’avoir « aucune raison de douter des informations détaillées publiées par AWS [Amazon Web Services, ndlr] et Apple ». Même son de cloche à la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS).

Quelques jours plus tard, Rob Joyce (conseiller pour la cybersécurité à la NSA) affirmait n’avoir « rien vu » et craignait « que nous poursuivions des fantômes ». De son côté, Octave Klaba nous expliquait avoir « passé beaucoup de temps » sur cette histoire, là encore sans rien trouver, etc. Idem sur le site spécialisé ServeTheHome (STH) pour qui « les détails techniques du prétendu piratage de Bloomberg sont inexacts et/ou invraisemblables ».

Depuis, c’est le calme plat. Chacun campe sur ses positions : aucune société n’a apporté la preuve formelle de la présence d’une puce-espionne sur une carte mère Supermicro, tandis que Bloomberg n’a fait aucune rétractation. Nos confrères au contraire affirmaient avoir une « nouvelle preuve de piratage de matériel Supermicro chez un opérateur américain ».

Une nouvelle saison du feuilleton débute, avec un nouvel article de nos confrères – « The Long Hack : Comment la Chine a exploité un fournisseur de technologie américain » – où ils donnent de nouveaux détails et sources… un article suivi rapidement d’un démenti de Supermicro.

Bloomberg brandit de nouvelles accusations (et sources)…

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !