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Open source, libre et communs : contribuer ne nécessite pas de développer

Faire de bons macarons suffit parfois
Internet 5 min
Open source, libre et communs : contribuer ne nécessite pas de développer
Crédits : LoveTheWind/iStock

Si l'open source et le logiciel libre gagnent du terrain dans notre quotidien, nous ne sommes en général que des bénéficiaires de ces communs. Habitués à une position de consommateur dans un écosystème numérique ouvert, pourtant pensé avec une certaine symétrie. Participer est donc possible, même si vous n'êtes pas développeur.

Contribuer. Dans son bilan de la seconde année du projet Contributopia, Framasoft définissait cette action comme le fait d'« œuvrer ensemble à concrétiser des idées communes ». On pense souvent au monde du logiciel libre et au fait que cela ne concerne que les développeurs et la participation au code source. Ce n'est pas le cas.

Internet n'est pas qu'un grand supermarché

Les premiers sites web (dont INpact Hardware, devenu Next INpact) puis les blogs sont nés de cette volonté de partage du savoir individuel. Avant que chacun ne soit plus qu'un avatar sur les réseaux sociaux, potentiel influenceur commentant le monde en 280 caractères dans un immense brouhaha, l'Internet symétrique devait nous permettre de ne pas être que consommateur, mais aussi producteur de connaissances décentralisées.

Cela ne s'est pas (tout à fait) passé comme prévu. Et même lorsque l'on parle de logiciel, ce n'est jamais que ça. C'est en général un projet, parfois disponible dans différentes langues, nécessitant donc des traductions. De la documentation, pour expliquer comment utiliser l'outil ou participer. Mais aussi une interface graphique, une expérience utilisateur, des logos et visuels. Quand le succès est au rendez-vous, une communauté, avec laquelle il faut interagir. Un budget, à boucler. Bref, un ensemble de compétences nécessaires, à faire travailler ensemble.

Et ce n'est pas facile. Le débat, aussi récurrent que douloureux, sur la participation des graphistes au monde de l'open source et la recherche d'un juste milieu entre sécurité et simplicité des interfaces en est la preuve.

Mais chacun peut participer à sa manière. 

Notre dossier sur la maîtrise de Git et de ses plateformes :

Le cas PeerTube (entre autres)

Prenons l'exemple d'un projet open source français à succès : PeerTube. Cette plateforme vidéo décentralisée, basée sur le standard ActivityPub, a été lancée par Framasoft il y a quelques années. Chocobozzz, son développeur principal, a été recruté par l'association qui se finance principalement par les dons.

La première manière d'aider cette alternative à YouTube est donc le soutien financier. Une collecte « perlée » est d'ailleurs en cours autour des fonctionnalités de la v3. 34 000 euros ont déjà été récoltés sur les 60 000 demandés. Mais c'est loin d'être la seule manière d'apporter son aide au projet.

Sur son dépôt GitHub, il détaille comment (en anglais, pour ne pas se limiter au public francophone). Ce sont des actions simples, comme nous le faisons sur nos propres projets : participer à la communauté, dire quelles fonctionnalités vous manquent, celles que vous aimeriez voir évoluer, déclarer des bugs, etc.

Comme tout bon gestionnaire de logiciel open source, GitHub propose un outil pour effectuer des remontées. Il suffit d'avoir un compte pour participer. Il est utilisable en ligne ou via les différentes applications proposées par le service. L'équipe de PeerTube est également disponible via IRC, Matrix ou le forum dédié au projet.

La traduction passe par le compte Weblate de Framasoft où l'on peut voir les langues concernées et ce qu'il reste à traduire. Même en français, tout n'est pas finalisé à 100 % ! Là aussi une documentation est disponible pour vous expliquer quoi faire et comment. Si vous avez un peu de connaissances en développement, vous pouvez également participer à la documentation, à l'amélioration du site ou la création de thèmes et plugins.

Parfois, il suffit d'en parler à ses proches pour initier un effet boule de neige. On retrouve des mécaniques similaires pour d'autres projets libres, comme le gestionnaire de finances Kresus, la plateforme d'auto-hébergement Yunohost. Même les Freebox (reposant en partie sur du logiciel libre) ont leur propre bug tracker permettant aux clients d'indiquer les problèmes qu'ils rencontrent et suivre leur résolution.

Les communs et le libre au-delà du code (et du numérique)

Mais comme le monde associatif (auquel il est souvent associé), le libre est divers et ne s'arrête pas aux logiciels. C'est pour cela que l'on parle plutôt de communs. Et là aussi il existe bien des projets à soutenir. 

On pense bien entendu à l'un des plus visibles : Wikipédia. Si chacun y pioche régulièrement des connaissances, l'encyclopédie collaborative est le fruit du travail de milliers de contributeurs. 5 700 sur le dernier mois, pour 932 000 modifications sur 372 000 pages selon les statistiques disponibles à l'heure où nous écrivons ces lignes. Vous avez envie de participer et de faire partager vous aussi votre savoir ? Il y a un guide du débutant pour cela.

Tout aussi proche de notre quotidien, Open Food Facts, base de données collaborative sur les produits alimentaires avec plusieurs dérivés : Open Beauty Facts (produits de beauté) et Pet Food Facts (aliments pour animaux). Chacun peut y ajouter des références depuis son smartphone ou remplir les informations de ceux en ligne. Sur la page consacrée aux contributions, l'équipe dit aussi rechercher de l'aide en développement, gestion de projet, de communautés ou en communication.

Vous pouvez également faire de la cartographie via OpenStreetMap, du fact checking avec Captain Fact et pourquoi pas votre petit bout d'Internet, à travers les FAI associatifs locaux comme ceux de la fédération FDN. Car après tout, le numérique n'est qu'une des manières d'apporter sa pierre, bien d'autres moyens existent déjà IRL.

55 commentaires
Avatar de Xerto Abonné
Avatar de XertoXerto- 19/08/20 à 13:02:07

Concernant Open Street Map, je peux recommander StreetComplete , une chouette app qui aide à ajouter pas mal d'infos sur les rues et les magasins autour de soi.

Avatar de Framasoft Abonné
Avatar de FramasoftFramasoft- 19/08/20 à 13:41:09

Merci pour cet article !

Nous tenons juste à préciser que depuis le lancement de Contributopia (oct. 2017) nous avons réalisé à quel point nous ne sommes pas doué·es pour accueillir les contributions, et donc ça fait trois ans qu'on se soigne, qu'on aprend, mais c'est loin d'être parfait : nous sommes loin d'être exemplaires.

Concernant PeerTube, ayant une micro-équipe qui bosse dessus et qui -en ce moment- essaye prioritairement d'avancer sur les fonctionnalités de la v3, il se peut qu'on ne puisse pas accueillir les nouvelles contributions tout de suite, ni avec toute l'énergie qu'elles mériteraient...

Bref : on ne fait que de notre mieux, et merci d'être patient·es avec nous ;)

(ces précisions mises à part : il est top cet article, merci encore ! -- Pouhiou, pour Frama)

Avatar de Citan666 Abonné
Avatar de Citan666Citan666- 19/08/20 à 14:18:11

Bravo pour cet article. Petite interrogation/suggestion : pourquoi ne pas le mettre en accès libre ?

Je doute que cet article suffise "par lui-même" (genre premier article de NXI que de nouveaux lisent) à générer des conversions vers des abonnements payants, en revanche il permet de bien présenter la richesse et la diversité de l'esprit "open source".

Perso j'aimerais donc bien le diffuser "librement" à mon entourage.

Édité par Citan666 le 19/08/2020 à 14:18
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 19/08/20 à 14:19:22
Citan666

Le bouton de partage est là pour ça. Pour le reste, il sera accessibles à tous en accès libre à terme comme tous nos articles ;)

Avatar de odoc Abonné
Avatar de odocodoc- 19/08/20 à 14:33:22

Sympa l'article, je connaissais pas CaptainFact, je crois que je vais m'y inscrire sous peu.

Avatar de numerid Abonné
Avatar de numeridnumerid- 19/08/20 à 14:45:55

D'autres façons de contribuer aux logiciels : rapporter des bugs, c'est enquiquinant mais utile, rédiger des tutoriels, traduire la documentation, créer des modèles (templates, layout quel que soit le nom).

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 19/08/20 à 14:50:54
numerid

C'est un peu ce que dit l'article en fait :transpi: #RTFN

Avatar de Celestelium INpactien
Avatar de CelesteliumCelestelium- 19/08/20 à 15:00:58

L'envie de contribuer n'est pas inexistante mais le problème est souvent qu'en dehors de rares initiatives comme l'application StreetComplete, c'est souvent assez inhospitalier pour les néophytes et les non-développeurs.

Récemment, j'ai justement voulu rapporter un bug sur le bugtracker de PHP et le ticket a été fermé sans explication sur l'origine de "Pourquoi ça se déclare comme comportement". Et quand on voit les discussions qu'il peut y avoir sur chaque ticket, ça donne le sentiment qu'à moins de ne pas avoir la main dans le code, on est juste pas légitime à exprimer des avis.

Donc à défaut, je me contente de petits contributions sur Wikipédia quand je vois des petites erreurs dans les paragraphes. :neutral:

Avatar de Mimoza Abonné
Avatar de MimozaMimoza- 19/08/20 à 15:14:13

"open source et le logiciel libre"
Il y a une différence ? Selon le site de l'Open Source initiative il n'y en a pas vraiment : https://opensource.org/osd

Et sinon a quand un dépot Git avec les sources de NextInpact ? :D

Avatar de bansan Abonné
Avatar de bansanbansan- 19/08/20 à 15:15:28
Xerto

Personnellement, j'utilise l'application Android Vespucci. L'interface est plutôt simple à utiliser mais les contributions sont difficiles. Elle présente les champs à la manière d'une liste clé/valeur et ce n'est pas toujours facile de savoir quoi renseigner dans chaque champ. Mais les contributions arrivent assez rapidement sur OpenStreetMap.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
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  • Introduction
  • Internet n'est pas qu'un grand supermarché
  • Le cas PeerTube (entre autres)
  • Les communs et le libre au-delà du code (et du numérique)
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