Coronavirus : la pandémie a aussi des conséquences sur l’exploration spatiale

Quatre missions de l’ESA en pause 2
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Crédits : den-belitsky/iStock
Espace
Sébastien Gavois

L’Agence spatiale européenne doit encore réduire ses effectifs présents dans son centre des opérations en Allemagne, avec des conséquences sur plusieurs missions spatiales qui vont se mettre en « pause » pour une durée indéterminée.

La pandémie de Covid-19 a des conséquences sur l’ensemble des activités autour du globe, mais aussi en dehors de notre planète. Le Centre Spatial Guyanais a par exemple suspendu l’ensemble de ses lancements jusqu’à nouvel ordre, et ils « reprendront dès que les conditions sanitaires le permettront ». On peut aussi signaler ExoMars 2018, 2020, 2022 qui a de nouveau été repoussée de deux ans, mais la faute n’incombe pas uniquement à la crise sanitaire.

L’ESA réduit encore son personnel dans l’ESOC

La semaine dernière, L’Agence spatiale européenne (ESA) expliquait que « la majorité des effectifs de l’ESOC [Centre européen des opérations spatiales, ndlr] ont commencé à travailler à domicile », à cause de la pandémie de coronavirus (Covid-19).

L’ESA maintenait quand même une présence minimale dans son centre pour continuer l’ensemble de ses activités, notamment liées aux opérations spatiales en temps réel. « Dans l’histoire du centre de contrôle de mission de l’ESA, il n’y a jamais eu de période avec si peu de personnes sur place », expliquait Rolf Densing, directeur des opérations.

Réduire encore le personnel sur place aurait des implications sur certaines missions – 21 en cours – et sur la collecte des données, avait prévenu l’ESA. C’est pourtant l’annonce qui a été faite hier, avec une mise en pause de plusieurs missions, dont deux autour de Mars.

Mars paye le plus lourd tribut

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